Archives de la catégorie ‘gaz de schiste’

(!) Info minute – Revue de Presse

Après l’annonce faite de l’importation de gaz de schiste par des opérateur énergétiques français (EDF et ENGIE), la ministre de l’Énergie et de l’Environnement Ségolène Royal a indiqué à l’assemblée nationale mardi 10 mai 2016 qu’elle allait ‘examiner juridiquement la façon dont nous pouvons interdire l’importation de gaz de schiste en France’. Alors réelle possibilité et volonté politique ou nouveau coup de bluff pour tenter de tempérer la fronde contre le gaz de schiste en France ?

Si la France interdit la recherche et l’exploitation de gaz de schiste pour des raisons de protection de l’environnement, elle doit en interdire l’importation

La Ministre était interpelée à l’assemblée nationale ce mardi sur les contrats passéssegolene Royal stop gaz de schiste par les deux groupes français EDF et ENGIE, dont l’État est actionnaire, avec le groupe américain Cheniere pour se fournir en gaz naturel liquéfié (GNL) produit aux États-Unis et dont une partie est issue de gisements de gaz de schiste. « Il y a, c’est vrai, dans ces contrats que j’ai regardé de près (…) 40% de gaz d’origine gaz de schiste », a indiqué Mme Royal. Avant de poursuivre : « Puisque la France interdit la fracturation hydraulique pour des raisons de protection de l’environnement, j’ai interrogé ces deux entreprises sur les raisons pour lesquelles elles n’avaient pas été vigilantes, lors de la passation de ces contrats, »

Contrats de fourniture de GNL américain issus de l’exploitation de méthane par fracturation hydraulique

Dans le détail, EDF a signé un accord avec une filiale de l’américain Cheniere Energy en 2014 pour la fourniture de 770.000 tonnes de GNL par an, pendant au moins 20 ans. A la signature du contrat, les premières livraisons avaient été prévues pour 2019. L’électricien français, aussi fournisseur de gaz, a signé en 2015 un autre contrat avec Cheniere pour des livraisons de GNL d’ici 2018.

Interrogations sur la faisabilité de l’interdiction d’importer du gaz de schiste

Une telle mesure (d’interdiction) suscite des interrogations sur sa faisabilité. Sur le plan juridique, les accords commerciaux internationaux prévoient qu’un pays puisse appliquer des mesures restrictives pour le commerce si elles poursuivent un but légitime, comme la protection de l’environnement. Mais faut être parfaitement cohérent dans la manière dont on l’applique, indique Sébastien Jean, directeur du Cepii, centre de recherche et d’expertise sur l’économie mondiale.
Appliquer ce principe au gaz de schiste ne lui semble pas évident, dans la mesure où le fait qu’il y ait une pollution issue de la consommation de gaz est évident, mais cela n’a rien de spécifique au gaz de schiste et n’est donc pas un argument recevable en l’occurrence.

L’État actionnaire d’EDF peu mettre des conditions à l’approvisionnement

Juridiquement je ne sais pas si c’est faisable, mais l’État actionnaire peut peser et mettre des conditions pour que l’approvisionnement en gaz de schiste soit exclu, avance Laureline Bourit, porte-parole de l’association Les Amis de la terre. L’État est en effet actionnaire à près de 85% d’EDF et détient un peu moins d’un tiers du capital d’ENGIE.

Mais pour Arnaud Gossement, avocat spécialiste des questions d’environnement, il serait difficile de rendre ces contrats illégaux car « le gaz et l’huile de schiste sont considérés comme des hydrocarbures comme les autres. Il faudrait donc que la ministre modifie le droit français et européens. »

La France doit rester leader pour interdire l’exploitation et l’utilisation des hydrocarbures non conventionnels

S’il faut modifier le droit et bien allons-y et que la France continue d’être leader dans l’opposition à la recherche et l’exploitation de pétrole et gaz de schiste, activités qui nécessitent de recourir à des techniques risquées et polluantes. Que la France se batte réellement auprès de ses partenaires européens pour interdire la recherche, l’exploitation et l’importation d’hydrocarbures non conventionnels. Le gaz de schiste rappelons-le est du méthane, lequel génère de puissants gaz à effet de serre, contribuant à court terme au réchauffement climatique.

Sources : AFP via Romandie, France Info

(!) Info minute – Revue de Presse

Si la fracturation hydraulique est interdite sur le sol français, l’importation de gaz de schiste ne l’est pas ! Commandée par EDF, une première livraison pourrait arriver en France en juin 2016 en provenance des États-Unis. Nous nous insurgeons.

Hypocrisie totale!

« C’est une hypocrisie totale« , dénonce Paul Reynard, porte-parole du collectif « Stop au gaz de schiste » en Ardèche. Comme la Norvège et le Portugal, la France va désormais methanier stop gaz de schisteimporter du gaz de schiste extrait par facturation hydraulique en provenance des États-Unis. Une manière de contourner la loi française, qui a interdit en 2011 la fracturation hydraulique, seule technique permettant d’extraire le gaz du sous-sol. Les groupes énergétiques Français EDF et ENGIE (ex GDF Suez) ont déjà signé des contrats avec un opérateur texan et un premier bateau pourrait effectuer une livraison dès le mois de juin.

Appel à Ségolène Royal pour interdire l’importation de gaz de schiste

« On interdit en France la fracturation hydraulique pour ne pas polluer, mais on achète du gaz de schiste qui vient d’ailleurs et qui pénalise des populations« , poursuit Paul Reynard. « On ne veut pas polluer dans notre jardin, mais le jardin du voisin, on s’en fout« , estime-t-il. Les collectifs français opposés à la recherche et l’exploitation de pétrole et gaz de schiste demande à la ministre de l’Écologie Ségolène Royal d’interdire l’importation de ce gaz américain.

Les collectifs français restent très mobilisés, ils l’ont encore démontré à Barjac au mois de février 2016 où se sont rassemblés des milliers de citoyens et élus locaux pour réclamer l’abandon définitif de toute recherche d’hydrocarbures non conventionnels (lire ici) .

stop gaz de schiste barjac 3

(!) Info minute – Revue de Presse

Comme le rapporte le correspondant du journal Le Monde à Varsovie, la Commission européenne a décidé ce jeudi 28 avril de renvoyer la Pologne devant la Cour de justice de l’Union européenne pour « des manquements présumés de sa législation en matière d’études d’impact environnemental concernant la fracturation hydraulique » – méthode controversée d’extraction du gaz non conventionnel.

« En vertu de la loi polonaise, il est possible de forer jusqu’à une profondeur de 5 000 mètres, sans évaluer préalablement l’impact potentiel sur l’environnement, indique l’exécutif communautaire dans un communiqué. Le seuil introduit ne prend pas en compte tous les critères et les normes établies par la directive sur l’évaluation d’impact environnemental. » Pourtant selon la législation européenne, les forages profonds doivent être évalués pour les déchets qu’ils produisent, pour leurs effets sur l’eau et le sol et leur impact sur les ressources naturelles.

Grand succès de la mobilisation anti-fracturation hydraulique

Comme le rapporte toujours Le Monde, pour Antoine Simon de  l’ONG Les Amis de laZurawlow does not want shale gas Terre Europe  « C’est un grand succès de la mobilisation anti-fracturation hydraulique, s’est réjoui Antoine Simon, de. Nous devons maintenant attendre la décision de la Cour, mais compte tenu de l’évidence de l’infraction, nous sommes sans doute proches de voir la plus haute instance européenne émettre un précédent juridique contraignant sur la fracturation hydraulique. »

L’Eldorado du gaz de schiste qui fait pschitt ?

Alors la Pologne futur « Eldorado européen du gaz de schiste » tel que la qualifiaient les éditorialistes favorables à l’exploitation des gaz non conventionnels ? Il semblerait que ça ne soit guère qu’un mythe. Face à l’absence de ressources exploitables, les majors se sont retirées les unes après les autres (lire ici, et ). La décision de la Commission européenne pourrait bien porter le coup de grâce.

(!) Info minute – Revue de Presse

AUTORISATION REFUSÉE – LE COLLECTIF HALTE AU FORAGES VAUD FAIT RECOURS ET ANNONCE QU’UNE AUTRE MARCHE SERA ORGANISÉE 
Sous le lac Léman, Petrosvibri veut reprendre ses recherches dans le but avéré d’exploiter du gaz!

Il est important de savoir que l’exploitation du tight gas (gaz de réservoir compact) requiert de nombreux forages verticaux ; à partir de chacun des puits verticaux forés, des puits horizontaux sont alors forés en étoiles. Voilà la définition qu’en donne le site Manicore: « Le « tight gas » est assez proche d’un gaz conventionnel (il s’agit en particulier d’un gaz qui a bien effectué sa migration secondaire), la seule différence étant que la roche qui le contient est très peu perméable (les pores sont très petits, et surtout il y a eu une cimentation du réservoir sous l’effet d’actions géologiques qui a supprimé la communication entre pores ou l’a rendue très difficile). Du coup la production est limitée physiquement, et il faut parfois faire des puits assez rapprochés parce que justement la circulation interne au réservoir est très mauvaise« .

Déjà des incidents lors du premier forage à Noville

Lors de son premier forage, M. Petitpierre de Petrosvibri a annoncé dans la presse que 8 puits horizontaux avaient ainsi été forés à partir du puits vertical. Un incident sérieux s’était produit lors de ce forage, nécessitant l’usage de charges explosives pour dégager le train de tiges, bloqué par un effondrement. Chacun de ces puits sera fracturé avec la technique de la fracturation hydraulique afin de produire du gaz, ou une stimulation chimique nécessitant moins d’eau et moins de pression mais plus de produit chimiques toxiques.

Après la première campagne de recherche, Monsieur Petitpierre patron de Petrosvibri annonçait vouloir une vingtaine de puits en vue d’exploiter la zone.
Chaque forage va bétonner environ 1 hectare (+ les accès), à moins que la compagnie gazière ne se prépare à des forages offshore? On peut tout imaginer. Quoi de plus beau et surtout de plus écologique qu’une plate-forme pétrolière sur le lac Léman à quelques encablures du château de Chillon? Et que faire en cas de tremblement de terre, d’explosion sur la plate-forme, de fuite ?
En lire un peu plus sur les projets de Petrosvibri dans cet article, celui là ainsi que l’excellent dossier  élaboré par Françoise Lienhard en 2012.
.
Mobilisation le 8 mai 2016
La mobilisation citoyenne régionale a permis de mettre en panne des projets de Celtique en France (permis des Moussières) et en Suisse (voir le site gareauxforages). Il n’est pas possible de rester les bras croisés devant les travaux que veulent relancer à tous prix les aventuriers de la recherche d’hydrocarbure. Aux sources du Rhône, les écosystèmes déjà fortement affectés y sont fragiles, il faut les protéger et faire barrage à des travaux qui peuvent mettre en péril des régions entières et leur ressources aquifères. 

Rendez-vous le dimanche  8 mai 2016 pour une marche pacifique et joyeuse de Villeneuve à Noville, au bout du lac Léman.  Disons notre opposition aux projets de Petrosvibri veut reprendre ses recherches au forage de Noville, dans le but avéré d’exploiter du gaz.
Villeneuve, 8 mai, 14h

Marche_sur_Noville pas de forages au bord du rivage manifestation 8 mai 2016

(!) Info minute – Revue de Presse

Communiqué de Presse des collectifs locaux contre les pétrole et gaz de schiste et de couche réunis en Coordination Nationale.

Lyon, le 03 avril 2016

Les collectifs français opposés à la recherche et l’exploitation des pétrole et gaz de schiste et de couche (de charbon) se sont réunis en coordination nationale à Lyon les 02 et 03 avril 2016.

Les collectifs opposés au pétrole et gaz de schiste et de couche se sont réunis les 2 et 3 Avril à Lyon en coordination nationale. A cette occasion, cette dernière s’est élargie de militants provenant de Lacq. Cet ancien site majeur de l’exploitation du gaz en France connaît une réactivation avec de nouveaux permis d’exploration et de recherche d’hydrocarbures malgré l’impact sur la santé des riverains confirmé récemment.

Dans la continuité de la mobilisation de Barjac le 28 février dernier qui a rassemblé 15000 personnes, dont plus de 350 élus, les collectifs demandent à la Ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, Ségolène Royal, de se mettre en cohérence avec ses propos sur la fin de l’attribution de permis d’exploration et de recherche d’hydrocarbures.

« C’est à la lumière de ces nouveaux choix, consolidés par la loi de transition énergétique, que le ministère met en place un système de refus de toute nouvelle demande d’autorisation de recherches d’hydrocarbures conventionnels »
Ségolène Royal, interrogée à l’Assemblée nationale par le député socialiste Yves Blein le mardi 12 janvier.

Les collectifs demandent donc à la Ministre de rejeter toutes les demandes, renouvellements, mutations, prolongations et prorogations des permis d’hydrocarbures liquides ou gazeux.

Parallèlement en Lorraine, les forages se multiplient, l’entreprise La Française de l’Énergie parle déjà d’exploitation pour 2018 alors que la population montre son opposition et s’organise en collectif. Une grande mobilisation se prépare dans les prochains mois.

D’ores et déjà, les collectifs soutiennent et appellent à participer au blocage du sommet du pétrole et gaz offshore qu’organise Total à Pau du 5 au 7 avril.

Face à l’urgence climatique, l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures extrêmes en France et ailleurs implique de construire une nouvelle organisation de société sobre en énergie hors du mythe de la croissance, fût-elle « verte ».

(!) Info minute – Revue de Presse

Adaptation libre d’après une traduction par nos soins de l’article publié par le site Grist sous le titre Half of U.S. oil is now fracked — but it might not stay that way.

Les États-Unis sont rapidement devenus un géant mondial de la fracturation hydraulique, et le phénomène ne ralentit pas pour le moment.

La fulgurante augmentation de la production des hydrocarbures aux États-Unis

Selon un rapport publié en mars 2016 par l’agence américaine de l’énergie (Energy Information Administration – EIA),production petrole de schiste USA FR la fracturation hydraulique représente désormais plus de la moitié de toute la production quotidienne américaine de pétrole alors qu’elle ne comptait que pour 2 pour cent en 2000. Les 300.000 puits de fracturation en production aux États-Unis pompaient 4,3 millions de barils par jour en 2015 – une évolution notable si l’on compare aux 102.000 barils quotidiens pendant l’année 2000. Cette croissance a permis aux États-Unis d’«augmenter sa production de pétrole plus rapidement que jamais dans son histoire », note le rapport, et elle place les USA au troisième rand mondial pour la production de pétrole derrière l’Arabie Saoudite et la Russie.

Les dangers de la fracturation hydraulique

Mais la fracturation hydraulique (fracking), un processus qui consiste à injecter un cocktail de produits chimiques fracking exploitation petrole gaz de schistedans les profondes roches de schiste pour les fissurer et en extraire le pétrole et le gaz – pose un problème majeur. Elle risque de contaminer l’eau et les fuites de méthane que génère le processus d’exploitation et de distribution contribuent à l’aggravation du changement climatique (lire ici et ). Et un faisceau croissant de preuves scientifiques confirme que les opérations liées à la fracturation hydraulique – en particulier, l’évacuation des eaux usées chimiquement chargés dans des puits souterrains – peuvent contribuer à l’activité sismique (lire ici et ).

La fracturation hydraulique en débat dans la course à l’investiture démocrate

Le prochain locataire de la Maison Blanche pourrait décider si ce boom de la fracturation hydraulique doit se poursuivre ou non. Ou, au moins, un président démocrate pourrait essayer de l’arrêter, alors que la question de la fracturation hydraulique est devenue une préoccupation majeure dans la course à l’investiture démocrate pour la présidentielle américaine de 2016. Bernie Sanders a proposé d’interdire totalement le processus et ceci par une décision de l’exécutif, mais sa proposition pourrait être aussi controversé que le processus de forage lui-même: Par exemple, le journal Mother Jones met en garde averti en indiquant qu’une telle interdiction conduirait les consommateurs et les opérateurs à se tournent vers le charbon pour l’énergie – un carburant qui libère moins de méthane, mais est le principal coupable du changement climatique mondial. De son côté, la favorite des démocrates en campagne Hillary Clinton a adopté un ton plus dur sur le fracking que lorsqu’elle était secrétaire d’État, affirmant à présent qu’elle Présidente elle adoptera une réglementation limitative vis-à-vis des opérateurs de fracturation hydraulique ajoutant que «le temps que nous mettions en place toutes ses réglementations, je ne pense pas il y aura beaucoup d’endroits en Amérique où le fracking continuera à avoir lieu ». Rappelons tout de même qu’en tant que secrétaire d’Etat en 2010, Madame Clinton faisait la promotion du gaz de schiste comme «le plus propre des combustibles fossiles disponibles pour la production d’énergie d’aujourd’hui ». Elle ajoutait même que « si sa production était développée, le gaz de schiste pourrait apporter une contribution importante à l’approvisionnement énergétique de notre région, comme il le fait maintenant pour les États-Unis. ». Et l’administration qu’elle dirigeait n’a eu de cesse  de promouvoir la fracturation hydraulique dans les pays en développement.

Quoiqu’il en soit, l’interdiction de la fracturation hydraulique n’aura pas le soutien du Congrès. Et on peut bien imaginer que dans le futur aux États-Unis, la fracturation hydraulique – et ses effets secondaires – continuera d’être cette usine à gaz, avec son corolaire de problèmes.

(!) Info minute – Revue de Presse

Environ sept millions de personnes vivent dans des régions du centre et de l’est des États-Unis où la fracturation hydraulique peut causer des secousses sismiques risquant d’endommager les constructions. C’est ce qu’indique un rapport de l’Institut américain de géophysique publié lundi 28 mars 2016.

L’Oklahoma, le Kansas, le Texas, le Colorado, le Nouveau Mexique et l’Arkansas sont, dans l’ordre, les plus exposés, a précisé le bureau de recherche géologique des États-Unis (US Geological Survey – USGS), notant que l’Oklahoma et le Texas abritaient la population la plus importante exposée à ce risque.

Dans certains endroits, des destructions peuvent être provoquées à la fois par des séismes naturels et par des activités de fracturation cette technique qui consiste à extraire pétrole et gaz naturel par injection d’eau à haute pression dans des puits très profonds, sous les nappes phréatiques.

Dans ces régions, le risque de tremblement de terre toutes causes confondues est similaire à celui de séisme naturel en Californie, qui est très élevé.

L’activité humaine qui accroit le risque de séisme

Le fait d’inclure les secousses sismiques résultant d’activités humaines a fortement accru dans notre évaluation le risque dans plusieurs parties des États-Unis, a souligné Mark Petersen, responsable de la cartographie sismiques à l’USGS.

Cette étude montre également qu’une vaste partie du pays court un risque significatif de tremblement de terre provoquant des dégâts au cours de l’année, qu’il soit de cause naturelle ou résultant de la fracturation, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse.

Publication de carte des risque sismique liés à la fracturation hydraulique, une première

C’est la première fois que l’USGS publie une carte des risques sismiques résultant de la fracturation hydraulique. Auparavant, seuls les risques de tremblement de terre naturel étaient concernés par ses prévisions.

Au cours des cinq dernières années, l’USGS a relaté des secousses puissantes et des dégâts dans desyellow-map-chance-of-earthquake-oklahoma seisme gaz de schiste endroits situés dans les six États les plus à risque et ces tremblements de terre ont résulté pour la plupart d’activité de fracturation, a précisé Mark Petersen.

Les scientifiques ont identifié 21 endroits ayant connu ces dernières années un accroissement des secousses sismiques provoquées par la fracturation.

Leur carte indique tous les séismes, les séismes naturels et ceux résultant de la fracturation, survenus entre 1980 et 2015 dans le centre et l’est des États-Unis dont la magnitude était égale ou supérieure à 2,5 sur l’échelle de Richter.

Ce rapport est un supplément de l’évaluation des risques sismiques de l’USGS qui porte sur les cinquante prochaines années, durée de vie estimée d’un immeuble. Habituellement, l’USGS publie une mise à jour de la carte des risques tous les six ans. Mais face à cette véritable flambée de tremblements de terre, le bureau de recherche géologique des États-Unis envisage à présent de publier une nouvelle carte chaque année.

Sources AFP via Romandie  Time

(!) Info minute – Revue de Presse

L’ECHO DES FORAGES

Bulletin de liaison du Collectif Non au gaz de schiste – Pays de Savoie et de l’Ainle gaz de schiste ce n'est pas fini

Une mobilisation réussie
  • Suite à la décision du Tribunal Administratif de redonner à TOTAL le permis de Montélimar, annulé par l’État suite à la loi du 13 Juillet 2011, et qui s’étend sur 5 départements (Ardèche, Drome, Gard, Vaucluse et Hérault), les collectifs français ont organisé un grand rassemblement le 28 février à Barjac dans le Gard. Plus de 15 000 personnes (dont 80 dans 2 bus organisés par notre collectif NGDS PSA) ont répondu à l’appel.

  • L’objectif était d’exiger :

    que le permis de Montélimar soit définitivement abrogé.

    que pour la trentaine d’autres permis arrivés à échéance (dont Gex), aucune demande de renouvellement ou de prolongation exceptionnelle ne soit accordée.

    que les 133 demandes de permis en cours d’instruction sur le territoire français ( dont Gex Sud, Abondance, Blyes, Préalpes) soient définitivement rejetées.

    que les positions prises par la ministre de l’écologie, de ne plus délivrer d’autorisation de recherches d’hydrocarbures même conventionnels soient mises en œuvre immédiatement.

    que le gouvernement, sur proposition du Parlement, prépare une loi interdisant toute exploration ou exploitation d’hydrocarbures non conventionnels, ainsi qu’il s’y était engagé pendant la campagne électorale de 2012.

    que les accords de libre-échange TAFTA et CETA, qui donneraient les mains libres aux pétroliers états-uniens ou canadiens, ne soient pas signés par nos gouvernants.

Pour quels résultats ?
  • Le PDG de TOTAL a déclaré1  » à 30 dollars le baril de pétrole, j’ai autre chose à faire que de chercher du gaz de schiste dans des endroits où l’on ne veut pas de nous ». D’autant plus que toujours selon lui, il n’est « pas sûr qu’il existe du gaz de schiste dans cette région. » Il n’a toutefois pas renoncé officiellement à ce permis, ni dit ce qu’il ferait si le baril de pétrole remontait à 100 dollars !

  • Le vœu intitulé « La Région Auvergne Rhône-Alpes réaffirme son opposition à l’exploration ou l’exploitation des gaz de schiste », présenté par les groupes d’opposition du Conseil Régional a été adopté le 17 mars en Auvergne-Rhône Alpes, l’exécutif se prononçant alors pour l’abrogation du permis de Montélimar, et ceux de Blyes, des Moussières et du Pays de Gex2. Bravo !

  • Nous attendons toujours la réaction de l’État !

  • Une réunion nationale des collectifs est prévu les 2 et 3 avril pour se concerter sur les suites à donner.

La vigilance s’impose toujours !
  • Il ne faudrait pas croire que TOTAL et consorts ont été touchés par la grâce suite à la Conférence Environnementale de Paris. C’est toujours le souci du profit qui prime.

  • La preuve : ils organisent du 5 au 7 avril à Pau (64) le sommet MCE Deepwater Development3 qui rassemblera les décideurs stratégiques des marchés du gaz et du pétrole en eaux profondes (TOTAL, Shell, Exxon, Repsol, BP etc.). L’objectif déclaré est de « mettre les principales compagnies pétrolières et gazières opérant en mer autour de la table pour discuter du futur de cette industrie et trouver des solutions communes à la baisse des cours du pétrole et du gaz ». Il s’agira de « mettre en commun toutes les compétences permettant la réduction des coûts et l’augmentation de l’exploitation du pétrole et du gaz » …et l’augmentation des gaz à effet de serre ? Les bonnes résolutions de la COP21 s’oublient vite.

  • Ils renoncent (provisoirement) à polluer le terre avec les gaz de schiste pour mieux polluer la mer avec les forages en eau profonde ! Un appel4 non-violent à bloquer les fossoyeurs du climat et des océans est lancé par Action non-violente COP21, La Coordination des Alternatiba, Les Amis de la Terre- France, Attac-France, Bizi !, Le Village Emmaüs Lescar-Pau, Nation Ocean, et 350.org. Soutenons le.

  • Et la menace est toujours là en Suisse voisine, dans le Canton de Vaud.

Mais « tenir«  n’est pas facile !
  • Paradoxalement, cette situation de vigilance est plus difficile à assumer pour une association comme la nôtre que celle de menace imminente que nous avons connue dans nos débuts. Le rejet final du Permis des Moussières, l’apparent désintérêt (conjoncturel) des pétroliers, les déclarations lénifiantes du Gouvernement nous incitent à oublier la question des gaz de schiste pour se préoccuper du climat en général, des accords de libre-échange, de l’état d’urgence ou du code du travail (et j’en oublie…). Mais les pétroliers eux restent en en embuscade et ne lâchent rien !

  • Le Conseil d’Administration que vous avez élu début 2015 a assuré la veille, mais il a besoin de renouvellement, plusieurs membres ayant annoncé leur départ après notre assemblé générale prochaine. Nous avons besoin de sang neuf.

Une Assemblée Générale pour résister
  • Nous devons définir ensemble :

    • comment rester vigilants ?

    • avec quelle organisation ?

    • avec qui aux commandes ?

  • Ce sera donc l’enjeu de cette

Assemblée Générale le 9 avril 2016 à 14h

Salle des Eaux et Forêts, 113 Bd du Fier à Annecy

Venez nombreux et n’oubliez pas d’adhérer à votre collectif pour 2016 par courrier ou sur http://collectif.ngds74.info/