Articles Tagués ‘fracking’

(!) Info minute – Revue de Presse

Québec, le 16 août 2017 – Dans la foulée du démantèlement des barricades qui ont bloqué l’accès au site Galt de Junex du 8 au 14 août dernier, près de Gaspé, le Regroupement vigilance hydrocarbures Québec (RVHQ) apprend avec satisfaction que le Camp de la rivière York, établi en appui aux manifestants, sera maintenu. Les citoyennes et citoyens qui avaient organisé le camp de soutien ont en effet annoncé hier soir qu’ils demeureront sur place pour continuer à s’opposer aux travaux d’exploration de Junex, prévus pour le début de septembre. Le RVHQ encourage les gens qui le peuvent à rejoindre le camp, situé aux abords de la route 198 à 20 km de Gaspé, ou à soutenir autrement l’action en cours. L’information à ce sujet se trouve sur la page Facebook du Camp de la rivière – Galt-Junex.

« L’une après l’autre, toutes les consultations ont démontré sans équivoque que l’acceptabilité sociale n’est pas au rendez-vous, a souligné Carole Dupuis, coordonnatrice générale et porte-parole du RVHQ. La population n’a plus le choix des moyens face à l’aveuglement du gouvernement Couillard qui s’entête quand même à favoriser cette industrie et à y engloutir des fonds publics. » Rappelons que Junex a obtenu à la fin de juillet 5,5 millions $ pour le rachat de ses permis sur l’île d’Anticosti et que Ressources Québec a annoncé le 4 août un investissement de 8,4 millions $ dans les travaux d’exploration maintenant envisagés au site Galt.

À l’instar des groupes gaspésiens Environnement Vert Plus et Tache d’huile, qui participent aux activités du Camp de la rivière York, le RVHQ s’oppose à tout projet d’exploitation ou de transit de pétrole ou de gaz fossile au Québec. Il s’oppose avec une intensité toute particulière aux projets d’exploration en cours en Gaspésie, qui mènent selon toute vraisemblance à des opérations de fracturation hydraulique, comme l’ont démontré les études du gouvernement lui-même. En effet, qu’il s’agisse du site Galt de Junex ou des sites Haldimand ou Bourque de Pétrolia, l’Institut national de la recherche scientifique a montré que les formations géologiques analogues sont exploitées au moyen de forages horizontaux avec fracturation hydraulique (1).

« La confusion que Philippe Couillard entretient autour de la fracturation hydraulique n’est que de la poudre aux yeux, a fait valoir Jacques Tétreault, coordonnateur général adjoint. Quand il investit dans Junex ou Pétrolia, il sait parfaitement que leurs projets mènent à la fracturation hydraulique et menacent deux des plus belles rivières à saumons du monde, la York et la Darthmouth, sans oublier la Baie de Gaspé et l’eau potable de nombreux résidents. C’est intolérable. »

Comme le remarquent les militantes et militants du Camp de la rivière York dans leur communiqué, une large part de la population gaspésienne a des activités économiques et des modes de vie qui dépendent de la préservation d’écosystèmes sains, telles que la pêche, la chasse, l’agriculture et le tourisme. Selon Carole Dupuis, « Il est grand temps que le gouvernement du Québec renonce à son rêve pétrolier et gazier, qui est une voie sans issue, et investisse dans les véritables richesses de la Gaspésie : sa population, sa culture, son territoire, ses cours d’eau, sa faune et sa flore uniques au monde. »

De manière plus générale, le RVHQ demande une fois de plus au premier ministre d’interdire la fracturation hydraulique et de cesser toute injection de fonds publics dans les énergies fossiles. « Les règlements de la Loi sur les hydrocarbures sont attendus d’un jour à l’autre et la mise à jour obligatoire du Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP) est en cours, a noté Jacques Tétreault. Espérons que le gouvernement saisira cette dernière occasion de mettre fin à la pénible aventure pétrolière et gazière du Québec. »

Rappelons que le RVHQ a lancé en avril 2017 l’opération #VousNEpasserezPAS invitant la population à afficher son opposition aux divers projets d’hydrocarbures au Québec et à suivre des formations en résistance citoyenne.

(1) ÉTUDE GENV– ESTIMATION DES INTENSITÉS D’ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE DE DIFFÉRENTS BASSINS GÉOLOGIQUES AU QUÉBEC, Étude réalisée dans le cadre de l’évaluation environnementale stratégique sur les hydrocarbures au Québec, 28 octobre 2015, Ministère du Développement durable, de l’environnement et de la lutte contre les changements climatiques du Québec

RENSEIGNEMENTS Carole Dupuis 438 884-8200 Jacques Tétreault 450 261-6151 communications@rvhq.ca

(!) Info minute – Revue de Presse

USA : L’EPA CONCLUT À UN RISQUE DE POLLUTION DE LA FRACTURATION HYDRAULIQUE SUR LES RESSOURCES EN EAU

Un rapport de l’EPA (Agence de protection de l’environnement américaine) conclut que la technique d’extraction par la fracturation hydraulique peut avoir des effets néfastes sur la qualité et la disponibilité des réserves d’eau.

Néanmoins, Thomas Burke, conseiller scientifique de l’EPA, souligne que cette évaluation est incomplète du fait que manquent des données sur l’état de l’eau « avant et après la fracturation » (état zéro de l’eau) sur les sites de fracturation.

Ce rapport fournit toutefois des preuves scientifiques que cette technique d’extraction peut avoir des effets indésirables fréquents et importants sur les réserves d’eau situées à proximité des puits de gaz et de pétrole de schiste.

Le rapport souligne également une importante diminution de la disponibilité de l’eau du fait de la grande consommation de cette ressource par la technique de la fracturation hydraulique.

Le rapport souligne encore la pollution engendrée par la concentration de substances chimiques toxiques contenues dans le fluide de « fracking », tant lors de la fracturation que lors du stockage de la partie récupérée lors du flux de retour. Aux États-Unis le mode de traitement des eaux usées du fracking consiste généralement à les stocker dans des puits. Elles sont ainsi abandonnées sous terre.

Le rapport souligne enfin la faiblesse des structures des puits qui engendrent une pollution des sols mais aussi de l’air.
Lire: https://www.epa.gov/hfstudy

(!) Info minute – Revue de Presse

Traduction et adaptation par nos soins de l’article Oil And Gas Companies Dump Fracking Wastewater Directly Into Oceans With EPA Approval

Dans le Golfe du Mexique, les compagnies pétrolières et gazières déversent des quantités illimitées d’eaux usées et de produits chimiques directement dans l’océan avec l’approbation de l’EPA, l’autorité environnementale fédérale des États-Unis.

284 milliards de litres de fluide de fracturation hydraulique rejetés en mer

Six ans après la marée noire provoquée par l’explosion en 2010 de la plateforme « Deepwater Horizon» opérée par BP, bien que beaucoup pensent que la situation the-gulf-of-mexicos-dead-zone-with-an-offshore-fracking-well-in-the-horizon-credit-oceandoctor-orgdans le Golfe du Mexique soit de « retour à la normale », l’écosystème a continué de souffrir en silence pendant ces dernières années. En effet, les compagnies pétrolières et gazières, avec la pleine approbation de l’EPA, ont poursuivi le rejet de quantités illimitées d’eaux usées de forage et de produits chimiques dans l’océan. Pour la seule année 2014, on estime ces rejets à 75 milliards de gallons (soit 284 milliards de litres !). Bien que ces énormes volumes d’eaux usées ne puissent pas contenir d’huile et soient soumis à des normes de toxicité, les opérateurs pétroliers et gaziers ne sont contraints qu’à quelques tests annuels de toxicité de ces déchets, et ceci sans surveillance. Lorsque le Centre pour la diversité biologique (Center for Biological Diversity) a contacté l’EPA pour plus d’informations, l’EPA a répondu qu’elle «ne savait pas vraiment quels types de produits chimiques étaient déversés dans le Golfe du Mexique ». En dépit de ce manque évident de connaissances et de son incapacité à assurer une véritable surveillance de l’activité des compagnies pétrolières, l’EPA a annoncé un projet de plan … lequel poursuivra cette même «politique» en vigueur depuis des années.

1.500 opérations de fracking dans l’océan exemptées de contrôle

Bien que de nombreux opposants à la fracturation hydraulique (« fracking ») se concentrent principalement sur les forages terrestres, la fracturation hydraulique offshore dans les écosystèmes océaniques a également été en plein essor ces dernièresstop-gaz-de-schiste-offshore-fracking-credit-ib-times années. Pour les quatre années de 2010 à 2014, alors que l’écosystème du Golfe était encore fort impacté  par la marée noire provoquée par l’accident de la plateforme BP Deepwater Horizon, l’administration Obama a approuvé 1.500 opérations de fracking offshore dans 630 puits différents. Ces puits ont bénéficié d’autorisations de l’EPA les exemptant des tests de contrôle complets d’impact environnemental. Mais alors pourquoi l’EPA ferait cela? Tout a commencé en 2005 avec l’adoption de la Loi sur la politique énergétique (Energy Policy Act), aussi connu comme « la faille de Cheney ».

La fracturation hydraulique exemptée de l’application de la  Loi sur l’assainissement de l’eau

Ce dispositif législatif exempte de façon permanente les fluides de fracturation de l’application de la Loi sur l’assainissement de l’eau. Celle-ci a été adoptée en grande partie grâce aux efforts de lobbying de Dick Cheney, vice-président à l’époque et ancien PDG d’Halliburton. A cause de cette exemption, l’EPA est incapable et ne veut pas réglementer sur les eaux usées de fracturation hydraulique. Et même si l’EPA pouvait réglementer le contenu des eaux de rejets du fracking, les sociétés pétrolières pourraient refuser de divulguer la liste des produits chimiques utilisés en application du secret commercial et industriel. La politique actuelle n’impose pas aux compagnies pétrolières de divulguer la liste des produits chimiques qu’elles utilisent pour la fracturation, seuls certains opérateurs ont fourni quelques informations sur une base volontaire via le site internet FracFocus. Même si ni le gouvernement ni les citoyens sont en mesure de connaître précisément la composition des fluides de fracturation, des recherches indépendantes ont montré qu’ils sont pleins de composants chimiques toxiques et cancérigènes. Des produits chimiques tels que le benzène, le formaldéhyde et le sulfure d’hydrogène ont été trouvés autour des puits terrestres, certains d’entre eux dépassant cinq fois les limites autorisées par la réglementation fédérale.

Malgré le désastre environnemental… on continue

Malgré cela, les compagnies pétrolières et l’EPA maintiennent que le rejet des fluides devrait continuer à ne pas être réglementé, affirmant que ces liquides de fracturation hydraulique sont suffisamment dilués par l’océan. Or la science utilisée pour soutenir ce point de vue remonte aux années 1980, période à laquelle la fracturation était encore rare et alors que le Golfe du Mexique était beaucoup moins pollué qu’à présent. Or tout indique que ces opérations ont un impact sur la biodiversité du Golfe du Mexique. En fait, il existe une «zone morte» de la taille du Connecticut, où il n’y a plus suffisamment  d’oxygène dissous dans l’eau pour assurer la vie. Or comme par hasard la plupart des puits de fracturation se situent dans cette zone. Il est difficile de dire si cela est dû aux retombées de la marée noire de 2010, à la présence de puits de fracturation, ou d’autres contaminants, mais clairement le rejet des eaux usées toxiques et cancérigènes ne fera rien pour restaurer ce magnifique écosystème océanique.

stop-gaz-de-schiste-offshore-fracking-wells-in-the-gulf-of-mexico-the-gulf-of-mexicos-dead-zone-credit-ecowatch-carleton-edu

(Gauche) puits de fracturation offshore dans le Golfe du Mexique | (Droite) La zone morte du Golfe du Mexique

 

 

(!) Info minute – Revue de Presse

L’épopée polonaise visant l’exploitation du gaz de schiste arrive à son terme. Les compagnies d’État PGNiG et le raffineur de pétrole PKN Orlen ont annoncé mettre un point final à leurs projets de recherche.

L’aventure dans laquelle Donald Tusk avait engagé la Pologne il y a cinq ans prévoyait des débuts de production pour 2014. On parlait d’un « Eldorado » et de ressources qui allaient abreuver la Pologne et le reste de l’Europe en gaz stop-gaz-de-schiste-polognenaturel.

Ces projets de recherche de gaz de schiste avaient alors attiré les majors pétrolières telles que Chevron Corp, Exxon Mobil et TOTAL mais une à une les entreprises s’étaient retirées après des résultats décevants et face à la chute des prix du pétrole.

Les compagnies d’État polonaises dont PGNiG et PKN Orlen étaient les dernières à travailler sur les projets de gaz de schiste du pays. « La discussion et les projets liés au gaz de schiste sont une question close pour nous» a déclaré Miroslaw Kochalski, chef adjoint de PKN Orlen lors d’une conférence de presse ce mercredi.

Y faisant échos, Piotr Wozniak, directeur exécutif de PGNiG, à confirmé l’échec de la recherche du gaz de schiste en Pologne.

Source Reuter 12 octobre 2016

 

(!) Info minute – Revue de Presse

stop-tafta-cetaNON ! les négociations du TAFTA ne sont pas abandonnées !

OUI ! Le CETA risque d’être approuvé le 18 octobre par nos gouvernants !

OUI! Ces accords sont la porte ouverte à l’exploitation du gaz de schiste en Europe! (lire ou relire Gaz de schiste: Comment l’accord Europe – États-Unis pourrait encourager l’utilisation de la fracturation hydraulique 1  2  3  4  et  5)

Ces accords de libre échange (TAFTA entre USA et UE, CETA entre Canada et UE) mettent en danger fracking-global-frackdown-2016notre démocratie. Leurs enjeux sont  fondamentaux :

  • abandon de la compétence des tribunaux au profit « d’arbitrages privés » pour régler les conflits entre « investisseurs » et États,
  • abaissement des barrières tarifaires, amplifiant la concurrence débridée, empêchant la relocalisation des activités, ruinant des milliers de paysans…
  • nivellement par le bas des normes protégeant l’alimentation, la santé publique, les droits sociaux, l’environnement …
  • privatisation croissante des services publics.

Le Secrétaire d’État au Commerce français a récemment demandé l’arrêt des négociations du TAFTA. Simple effet d’annonce ! C’est l’UE et la commission européenne qui doivent décider !

Soyons tous mobilisés le Samedi 15 octobre 2016 !

- ANNECY: Manifestation à 14 heures (devant la Préfecture)

- LYON: DÉAMBULATION prévue entre 11 et 14h (RV à la fosse aux ours)

- VALENCE : Place Porte Neuve à 14h00
- LES VANS : Rassemblement à 10h00 autour du stand permanent lors du marché

(!) Info minute – Revue de Presse

Si les pétroliers français sont encore en vacances (mais plus poumanif non forage gaz non conventionnel villeneuve noville suisse 3 septembre 2016r très longtemps…) ceux de Suisse envisagent déjà de rechercher du “gaz de réservoir compact”, donc par fracturation hydraulique puisqu’il n’y a pas d’autre technique opérationnelle (lire ici) à ce jour, sous le lac Léman (lire ici).
Le Collectif Non au Gaz de Schiste des Pays de Savoie et de l’Ain soutient donc le Collectif Halte aux Forages Vaud pour refuser la nouvelle demande de forage à Noville, nous sommes autant concernés que nos  voisins suisses.
Plus d’information sur gare aux forages

(!) Info minute – Revue de Presse

Pour faire taire les opposants locaux à l’extraction du gaz de schiste, le Royaume-Uni consentira de fortes indemnités aux communes et contribuables.

Promotion du gaz de schiste et suppression du ministère de l’environnement

Fraichement arrivée au 10 Downing Street, Theresa May qui a remplacé DavidTheresa May stop gaz de schiste Cameron au poste de premier ministre du Royaume-Uni semble vouloir hâter les forages et la production de gaz de schiste par fracturation hydraulique. Il existe dix zones ayant reçu un visa d’exploitation en Angleterre et au Pays de Galles et le nouveau gouvernement veut contrer l’opposition des habitants en leur accordant de fortes indemnités. L’une des dernières mesures de l’ancien ministère fut de supprimer les subventions à 36 entreprises se consacrant à la production de biomasse renouvelable. Dès la formation de son gouvernement, Theresa May a quand à elle supprimé le ministère dévolu à la préservation de l’environnement et au changement climatique. Ses prérogatives sont désormais vaguement dévolues au ministère du Développement économique, de l’énergie et de la stratégie industrielle. 

Des indemnités pour influer sur les maires réticents
Ce lundi, le gouvernement britannique dévoilait les détails d’un vaste plan d’indemnisation pour les zones de future extraction de gaz de schiste. Cela pourrait représenter en moyenne une somme rondelette de 13 000 livres par foyer (et jusqu’à 65 000 dans les localités très peu peuplées) pour les communes. Le but est bien évidemment d’influer sur les maires réticents, qui pourraient craindre pour leur réélection s’ils refusaient cette manne inattendue. Selon les nouvelles modalités envisagées, une partie de ces sommes pourraient être directement versée aux habitants. Le budget global représenterait près de 12 millions d’euros au cours actuel. Faire bénéficier les contribuables du voisinage des futures implantations industrielles (et polluantes) pourrait s’appliquer, à l’avenir, à d’autres types d’investissements.

Les journaux conservateurs anglais favorables au Brexit vantent les avantages de l’extraction par fracturation et les retombées favorables constatées au États-Unis en se gardant de pointer les désastres sanitaires et environnementaux. Rappelons également que la géologie européenne n’est pas comparable à la nord-américaine. De même le modèle d’exploitation très invasif par la multiplication des forages n’est pas applicable dans une Europe où la densité de la population est beaucoup plus élevée que chez l’oncle Sam.

Source: Blastingnews