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(!) Info minute – Revue de Presse

L’épopée polonaise visant l’exploitation du gaz de schiste arrive à son terme. Les compagnies d’État PGNiG et le raffineur de pétrole PKN Orlen ont annoncé mettre un point final à leurs projets de recherche.

L’aventure dans laquelle Donald Tusk avait engagé la Pologne il y a cinq ans prévoyait des débuts de production pour 2014. On parlait d’un « Eldorado » et de ressources qui allaient abreuver la Pologne et le reste de l’Europe en gaz stop-gaz-de-schiste-polognenaturel.

Ces projets de recherche de gaz de schiste avaient alors attiré les majors pétrolières telles que Chevron Corp, Exxon Mobil et TOTAL mais une à une les entreprises s’étaient retirées après des résultats décevants et face à la chute des prix du pétrole.

Les compagnies d’État polonaises dont PGNiG et PKN Orlen étaient les dernières à travailler sur les projets de gaz de schiste du pays. « La discussion et les projets liés au gaz de schiste sont une question close pour nous» a déclaré Miroslaw Kochalski, chef adjoint de PKN Orlen lors d’une conférence de presse ce mercredi.

Y faisant échos, Piotr Wozniak, directeur exécutif de PGNiG, à confirmé l’échec de la recherche du gaz de schiste en Pologne.

Source Reuter 12 octobre 2016

 

(!) Info minute – Revue de Presse

Il était un des premiers opposants Polonais à l’exploitation du gaz de schiste, Wieslaw Tryniecki est décédé la semaine dernière. Le réalisateur Lech Kowalski qui l’a accompagné pendant sa lutte a assisté à ses obsèques. Il nous raconte.

Wieslaw, paysan dit Non à l’exploitation du gaz de schiste sur les terres de son village

Son visage ne vous dira rien, son nom non plus. Il s’appelait Wieslaw Tryniecki et avait une toute petite ferme dans le village de Rogow, à côté de Zurawlow à deux pas de lastop gaz de schiste zurawlow Wieslaw Tryniecki frontière entre la Pologne et l’Ukraine. Lorsqu’il a appris que Chevron allait exploiter le gaz de schiste dans sa région, il a dit NON.

En 2008, sous le matraquage médiatique, la Pologne se rêvait un avenir d’Arabie Saoudite et d’indépendance énergétique vis-à-vis de Moscou. Le gouvernement de Donald Tusk délivrait des permis d’exploitations du gaz de schiste aux plus grandes multinationales de la planète dans l’opacité la plus totale (lire aussi ici). Wieslaw Tryniecki avec une poignée d’autres petits paysans de son village, se sont mobilisés contre Chevron, l’entreprise américaine qui entendait planter ses derricks dans leurs jardins.

Wieslaw entre en lutte et témoigne

Dès qu’il a appris que Chevron allait exploiter le gaz de schiste dans son village, Wieslaw Tryniecki ce petit paysan s’est efforcé de comprendre ce qui se passait et de mobiliser ses voisins. Envers et contre tous, il a réussi à convaincre que tout cela n’était qu’un mirage. Présent dans toutes les réunions où Chevron vendait du vent, il était là pour argumenter, discuter, critiquer  (lire aussi le récit de la lutte ici).

Lors des réunions publiques organisées par Chevron avec le soutien des autorités locales, stop gaz de schiste Occupy Chevron Żurawlów Pologneil fallait une sacrée dose de courage pour contredire ses hommes en costumes si sûrs d’eux-mêmes. Wieslaw n’en manquait pas et ses compagnons non plus. Mais aucun média ne relayait leur lutte, personne ne prêtait attention à leur entêtement et à leurs revendications à part une poignée de militant (lire aussi ici et ). Lech Kowalski, réalisateur du documentaire « Drill Baby Drill » avait raconté son combat. Des citoyens français exprimaient leur solidarité, bouteille jetée à la mer face à l’obstination du gouvernement polonais (voir ici).

Il y avait chez Wieslaw Tryniecki l’obstination des paysans de cette planète qui stop au gaz de schiste zurawlow pologne Wieslaw Trynieckirefusent avec leurs tripes l’accaparement de leurs terres. Wieslaw Tryeniecki a affronté de nombreux obstacles, pratiquement seul quand la plupart des polonais se laissaient bercer par la propagande pour le gaz de schiste. Ce paysan est un des premiers si ce n’est le premier à s’être levé contre l’exploitation du gaz de schiste en Pologne. Il avait apporté des photos de son village montrant des maisons lézardées par les secousses des camions vibreurs de Chevron. Sur d’autres images, l’eau des puits était noire. Une profonde détermination se dégageait de lui.

Fin de la recherche de gaz de schiste en Pologne par Chevron

Le 31 janvier 2015 l’agence Reuter publiait un communiqué de presse annonçant questop gaz de schiste chevron quitte zurawlow pologne « l’entreprise Chevron va arrêter ses explorations de gaz de schiste en Pologne, un secteur qui n’a pas n’a pas été à la hauteur des espérances premières de transformer l’approvisionnement énergétique de l’Europe de l’Est…. Exxon Mobil, Total et Marathon Oil ont également mis un terme à leurs explorations en Pologne ». La victoire du pot de terre contre le pot de fer (lire aussi ici).

Dans la pauvreté extrême Wieslaw est contraint d’abandonner la lutte

On pourrait arrêter là l’hommage à Wieslaw Tryeniecki ce paysan polonais, qui grâce à son obstination a fait naitre la résistance contre le gaz de schiste en Pologne mais son histoire doit être racontée jusqu’au bout. C’est Lech Kowalski qui nous explique comment il apprit un soir que Wieslaw Tryniecki ne faisait plus partie de la lutte. Sa ferme ne lui permettait plus de faire vivre sa femme et ses trois enfants. Il avait dû se résoudre à accepter un emploi de vigile dans une agence de sécurité chargé de protéger un des sites de forage de …. Chevron.

Ce soir, accompagné de José Bové de passage dans cette région de Pologne orientale, une voiture les emmenait dans la nuit et dans le froid jusqu’à une petite maison bancale et grise. La lumière était encore allumée. Wieslaw les attendait. La porte s’est ouverte. Il les a fait entrer. Dans la cuisine à côté du poêle, il leur a dit la dureté de la crise qui dévaste les campagnes polonaises ; l’impossibilité de faire vivre une famille avec quelques vaches sur moins de 8 hectares, la douleur de devoir brader son lait, l’humiliation de n’avoir plus d’autres solutions que d’accepter ce travail….. Il ne se cherchait pas d’excuses.

Wieslaw Tryniecki a réussi à un moment de sa vie à gripper la machine.

Qu’il en soit remercié.

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(!) Info minute – Revue de Presse

Comme le rapporte le correspondant du journal Le Monde à Varsovie, la Commission européenne a décidé ce jeudi 28 avril de renvoyer la Pologne devant la Cour de justice de l’Union européenne pour « des manquements présumés de sa législation en matière d’études d’impact environnemental concernant la fracturation hydraulique » – méthode controversée d’extraction du gaz non conventionnel.

« En vertu de la loi polonaise, il est possible de forer jusqu’à une profondeur de 5 000 mètres, sans évaluer préalablement l’impact potentiel sur l’environnement, indique l’exécutif communautaire dans un communiqué. Le seuil introduit ne prend pas en compte tous les critères et les normes établies par la directive sur l’évaluation d’impact environnemental. » Pourtant selon la législation européenne, les forages profonds doivent être évalués pour les déchets qu’ils produisent, pour leurs effets sur l’eau et le sol et leur impact sur les ressources naturelles.

Grand succès de la mobilisation anti-fracturation hydraulique

Comme le rapporte toujours Le Monde, pour Antoine Simon de  l’ONG Les Amis de laZurawlow does not want shale gas Terre Europe  « C’est un grand succès de la mobilisation anti-fracturation hydraulique, s’est réjoui Antoine Simon, de. Nous devons maintenant attendre la décision de la Cour, mais compte tenu de l’évidence de l’infraction, nous sommes sans doute proches de voir la plus haute instance européenne émettre un précédent juridique contraignant sur la fracturation hydraulique. »

L’Eldorado du gaz de schiste qui fait pschitt ?

Alors la Pologne futur « Eldorado européen du gaz de schiste » tel que la qualifiaient les éditorialistes favorables à l’exploitation des gaz non conventionnels ? Il semblerait que ça ne soit guère qu’un mythe. Face à l’absence de ressources exploitables, les majors se sont retirées les unes après les autres (lire ici, et ). La décision de la Commission européenne pourrait bien porter le coup de grâce.

(!) Info minute – Revue de Presse
Article d’Olivier Petit Jean publié sur le site de l’observatoire des multinationales

Face au changement climatique – dont elle n’admet encore la réalité qu’avec une certaine réticence [1] -, la firme pétrolière américaine Chevron a déjà trouvé la solution idéale (pour elle) : le gaz de schiste. Et elle n’hésite pas à l’imposer par tous les moyens à sa disposition. En témoignent ses pratiques agressives en Argentine, qui lui valent une nomination aux « prix Pinocchio du climat ».

Aux États-Unis et même parfois en Europe, l’industrie pétrolière vante le gaz de schiste comme une « énergie de transition » permettant à nos économies de se défairemultinationaleorg gaz de schiste argentine chevron de leur dépendance envers les énergies fossiles plus sales, comme le charbon. Or cet argument – volontiers mis en avant par une entreprise comme Chevron lorsqu’elle se trouve interpellée sur sa responsabilité climatique – est largement discrédité. De nombreuses études scientifiques suggèrent que le gaz de schiste pourrait être tout aussi nocif pour le climat que le charbon, en raison des fuites accrues de méthane – un gaz 84 fois plus puissant dans l’atmosphère que le dioxyde de carbone [2].

L’Argentine est le seul pays du monde en dehors de l’Amérique du Nord où Chevron ait pour l’instant réussi à imposer sa vision du défi climatique. En Europe de l’Est, ses velléités de développer le gaz de schiste ont fait long feu. La firme pétrolière a dû abandonner ses concessions en Pologne, Roumanie et Ukraine les unes après les autres au cours des derniers mois du fait de forages décevants. En Argentine, en revanche, Chevron est en première lignée de la ruée des multinationales (comme Total et Shell [3]) sur la province de Neuquén, en Patagonie. Elle a été la première à obtenir une concession avec l’entreprise nationalisée YPF en 2013 et s’est accaparée les gisements les plus prometteurs.

Chantage à l’investissement

En brandissant la promesse d’un investissement de plusieurs milliards de dollars dans le pays. Chevron a aussi réussi à convaincre les autorités argentines de lui accorder des conditions d’exploitation et un régime fiscal extrêmement favorables. La firme a même obtenu la mise en place d’un mécanisme de résolution des litiges État-investisseurs sur mesure, proche de ce qui est souhaité dans le cadre du projet de traité de libre-échange Tafta entre Europe et États-Unis… alors même que l’Argentine est le pays le plus ciblé par les procédures de ce type [4].

Pour couronner le tout, Chevron a aussi menacé de renoncer à tous ses investissements au cas où les procédures intentées en Argentine par les victimes de ses crimes environnementaux en Équateur n’étaient pas rejetées [5]. Au moment où la Cour suprême argentine devait examiner la demande des Équatoriens de gel des avoirs de Chevron dans le pays, le PDG d’YPF et le procureur fédéral ont pesé de tous leur poids en faveur de la firme américaine, en invoquant une menace pour l’emploi et l’investissement.

Quelques jours à peine après que la Cour suprême ait finalement rendu un arrêt favorable à Chevron, son PDG John Watson signait en grande pompe son contrat de concession patagonien avec YPF, en présence de la présidente argentine Cristina Kirchner. Les manifestations qui s’en sont immédiatement suivies en Patagonie ont été violemment réprimées (lire ici). Ce comportement de Chevron en Argentine lui vaut une nomination au « prix Pinocchio du climat » organisé par les Amis de la terre et leurs alliés.

Jeu de dupes pour le climat

Au-delà du cas Chevron, la question du gaz de schiste suscite de nombreuses questions sur la position des États-Unis en matière climatique et sur leur capacité à se dissocier véritablement des intérêts de leur secteur pétrolier. Une enquête du magazine américain Mother Jones avait ainsi révélé comment la diplomatie américaine, sous l’égide d’Hilary Clinton, avait activement soutenu les efforts de Chevron pour faire accepter le gaz de schiste à des populations et des dirigeants réticents en Bulgarie et en Roumanie.

Plus fondamentalement, la mise en lumière du véritable impact climatique du gaz de schiste a de quoi tempérer quelque peu l’optimisme affiché par nombre d’observateurs suite aux annonces récentes de l’administration Obama, qui mettent l’accent sur la sortie du charbon [6]. Si l’on tient compte des fuites de méthane, le simple passage du charbon au gaz (de schiste) risque fort de se révéler un jeu de dupes pour le climat. Pour Chevron et plus largement pour l’industrie pétrolière américaine, en revanche, c’est une source potentielle de profits considérables.

Les votes sont ouverts jusqu’au 2 décembre 2015.

[1] Voir ici et .
[2] Lire ici et , ainsi qu’ici en français.
[3] Lire les enquêtes ici et .
[4] Lire par exemple cette enquête sur la procédure intentée par Suez contre l’Argentine.
[5] Sur l’histoire de la bataille juridique entre Chevron et ses victimes équatoriennes, et le sens de la procédure en Argentine, lire cet article-entretien avec Pablo Fajardo, avocat principal des parties équatoriennes.
[6] La politique énergétique récemment annoncée par le gouvernement britannique repose elle aussi sur la substitution du gaz de schiste (et du nucléaire) au charbon.

(!) Info minute – Revue de Presse

Adaptation d’après une tribune de Scott Novak parue le 14 Juillet dans huffingtonpost.com

Le gaz de schiste extrait par fracturation hydraulique – un procédé requérant la mise en œuvre de multiples forages- serait censé être bon pour l’environnement. C’est ce que nous rabâche l’industrie du « gaz naturel », relayée par un nuée de spéculateurs et quelques politiciens vassaux (dont les campagnes électorales de certains dépendent du généreux financement de l’industrie fossile).

Le mythe du gaz propre

Aux États-Unis, le président Obama et une grande partie de la classe politique ont approuvé la production de gaz naturel par la technique du fracking (fracturation hydraulique) comme une « solution de transition», un «pont vers un avenir durable».

Le fracking n’est pas ce « pont vers un avenir durable » que les politiciens et les sociétés d’énergie prétendent qu’il est.

Ce gaz serait selon eux un carburant qui va aider l’Amérique à opérer une «transition vers une économie verte». Pourquoi cela ? Parce que le gaz naturel émet deux fois moins de dioxyde de carbone (CO2) que le charbon. Et pourtant il est important que le public comprenne que cette notion de « carburant de transition » est fausse, nuisible à la santé et l’environnement et de courte vue. C’est un mensonge relayé à coup (coût) de millions de dollars et précisément à la veille de la conférence mondiale sur le climat, la « COP21 » qui se tiendra à Paris en décembre 2015.

Le gaz non conventionnel fort émetteur de gaz à effet de serre

La notion selon laquelle le gaz naturel serait un carburant plus propre que le charbon ou le pétrole est basée sur la mesure des émissions de gaz extraits par les méthodes conventionnelles, et non celui extrait par les techniques de stimulation comme la fracturation hydraulique. En 2011, une étude de l’Université Cornell constatait que les émissions de méthane provenant de l’exploitation des gaz par fracturation « sont au moins 30% supérieures voire deux fois plus importantes que celles du gaz classique, » et ceci parce que le méthane est libéré à chaque étape du processus de fracturation. Et malheureusement, ce méthane réchauffe 34 fois plus que le dioxyde de carbone. Ceci signifie que le gaz exploité par fracturation a un effet de serre supérieur à celui du pétrole et peut avoir un impact équivalent à celui du charbon sur le long terme. En termes d’effet de serre à court termes, il est même bien pire que le charbon.

Même en améliorant les techniques d’exploitation, l’impact sur le climat est dévastateur

Même si l’injection dans le sol de produits chimiques hautement toxiques requise pour la fracturation pouvait être accomplie sans contaminer les réserves d’eaux souterraines locales, et même si les déchets très toxiques produits par le processus de fracturation pouvaient être éliminés en toute sécurité – deux scénarios qui restent actuellement hautement improbables et notamment par les coûts qu’ils représenteraient- la pollution par le méthane (et le carbone) générée par les émissions du gaz produit par la fracturation persisteront. C’est pour cette raison que le gaz non conventionnel (gaz de schiste, gaz compact (tight gas), gaz de houille etc.) ne doit pas être considéré comme un « combustible propre ». Son utilisation contribuerait à mettre en péril l’objectif d’une limite de réchauffement planétaire de 2 degrés Celsius – limite au-delà de laquelle les scientifiques prédisent des sécheresses extrêmes, l’élévation du niveau des mers, et des extinctions de masse – phénomènes dévastateurs dont l’humanité s’approche à grands pas.

Les compagnies pétrolières n’ont aucune envie de freiner les investissements dans les ressources fossiles, bien au contraire !

Non seulement le gaz de schiste n’est pas plus propre que les autres combustibles, mais il n’a jamais été prévu comme « carburant de transition » en premier lieu. Il suffit de regarder les plans des compagnies pétrogazières pour s’en convaincre. Des sociétés comme Chevron et Shell, toutes deux engagées dans d’importantes opérations d’exploitation d’hydrocarbures par fracturation, prévoient d’investir des milliards dans de nouveaux projets de combustibles fossiles au cours des dix prochaines années. Or il ne peut y avoir retour sur de tels investissements à moins que ces sociétés ne soient autorisées à poursuivre l’exploitation de la planète pour des décennies encore. Le gigantesque investissement de 54 Milliards de dollars US de Chevron dans la construction d’infrastructures de liquéfaction et d’exportation de gaz, et les 12 Milliards investis par Shell pour construire un gigantesque méthanier (une usine flottante de liquéfaction de gaz, l’engin le plus gros jamais mis sur les océans par l’homme), tous deux situés en Australie, ne sont que deux des nombreux exemples illustrant cette course effrénée au profit par l’exploitation des hydrocarbures. Pourquoi ces compagnies feraient de tels investissements si leur objectif était de passer dans le court terme à des sources d’énergie renouvelable? Mais tout simplement parce qu’elles n’en n’ont pas du tout l’intention !

Le gaz vendu comme « carburant de transition » est un déni de réalité

Enfin, affirmer que l’exploitation de gaz de schiste est un « pont vers une économie plus verte » pose avant tout la question de savoir pourquoi un tel « pont » est nécessaire. Pourquoi repousser ? Pourquoi, comme certains pays le font déjà, ne pas tout simplement investir directement avec l’objectif 100% énergies propres? Pourquoi ne pas massivement investir dans ces énergies qui ne présentent pas de risque de pollution ou de contamination des eaux souterraines? Les technologies et les plans pour que cela fonctionne sont déjà disponibles. Des pays tels que le Danemark et l’Allemagne parviennent maintenant à couvrir plus d’un quart de leurs besoins énergétiques en ayant recours aux énergies renouvelables, et pour 2050, chaque pays dispose de plans pour éliminer sa dépendance aux combustibles fossiles.

En France, le patron de TOTAL sort les muscles et concernant des permis de recherche d’hydrocarbures déclare tout en finesse aux parlementaires : « Oui, en France on ne veut pas m’accorder des permis en Guyane. J’espère qu’on ne va pas les donner à un autre. Là, je m’énerverais »

Lire aussi: Pourquoi le gaz de schiste n’est pas une énergie de transition

(!) Info minute – Revue de Presse

La société pétrolière américaine ConocoPhillips a annoncé vendredi avoir cessé la recherche de gaz de schiste en Pologne en raison de résultats insatisfaisants, abandonnant de facto le champ de l’exploration aux entreprises d’État polonaises. Plus tôt cette année, la transnationale américaine Chevron Corp avait également abandonné la recherche de gaz de schiste en Pologne, après le retrait d’Exxon Mobil, de TOTAL et Marathon Oil.

ConocoPhillips indique que sa filiale Lane Energy Pologne a investi environ 220 millions de dollars en Pologne depuis 2009. Elle a foré sept puits sur ses troisforage gaz de schiste shale gas drilling concessions de la Baltique occidentale. Dans un communiqué, Tim Wallace, directeur de ConocoPhillips en Pologne déclare « Nous comprenons la déception entourant cette décision difficile, malheureusement, les volumes de gaz commercialement exploitable n’ont pas été trouvé s. »

Les transnationales pétrolières ont été attirés par la Pologne il y a quelques années, partageant la conviction que la plus grande économie de l’Est de l’Europe offrirait l’opportunité de reproduire le boom du gaz de schiste qu’on connu les États-Unis. En 2011, l’ancien Premier ministre de la Pologne, Donald Tusk, avait déclaré qu’il espérait le début de l’exploitation commerciale du gaz de schiste pour 2014, exprimant l’espoir qu’elle permettrait à la Pologne de réduire considérablement sa dépendance aux importations de gaz russe.

Le 21 mars 2012, un rapport de l’institut géologique polonais établissait les réserves de ce gaz dit non-conventionnel à 1 920 milliards de mètres cubes. En tenant compte de l’évolution des moyens techniques les experts évaluaient que 346 milliards à 768 milliards de mètres cubes seraient directement exploitables. C’était dix fois moins queZurawlow does not want shale gas les 5 300 milliards pronostiqués par une étude de l’agence américaine de l’énergie un an plus tôt. Le départ des compagnies étrangères confirme que les réserves techniquement exploitables sont encore plus faibles.

Bien que de nombreux forages exploratoires y aient été faits, la Pologne n’a jusqu’à présent pas un seul puits exploité commercialement. Dans certaines régions, le refus d’une population qui avait résisté plus d’un an sur le terrain avait conduit à l’abandon de travaux de recherche de gaz de schiste.   A présent les seules entreprises qui déclarent d’autres forages en cours sont le distributeur de gaz d’État PGNiG et le raffineur PKN Orlen.

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BANGKOK: – Une vingtaine de membres du « Réseau Stop Fracking Thaïland » se sont rassemblés devant l’ambassade des États-Unis à Bangkok le 20 avril 2015 pour protester contre la fracturation chimique en Thaïlande, pays dans lequel l’exploration des hydrocarbures non conventionnels est en cours.

Protestation contre la fracturation hydraulique

Deux représentants du réseau, le Dr Smith Tungkasmit professeur à l’université Rangsit et Pipat Samanchuen, ont été autorisés à pénétrer dans les locaux afin destop fracking thailand gaz de schiste 2 remettre une lettre à Eric Frater, premier secrétaire de la section économique de l’ambassade. La lettre demandait aux autorités américaines qu’une enquête soit diligentée «à l’encontre des entreprises Apico (Khorat), Apico LLC, Hess Corporation, Chevron et CEC et qu’elles cessent le recours à la fracturation hydraulique».

« Préoccupés par l’impact sur la santé des personnes et des communautés locales, les militants exigent que les entreprises américaines et autres qui ont des permis de recherche de hydrocarbures cessent les forages par fracturation hydraulique».

Suspicion de manquements dans la gestion des déchets

Selon les observations faites par le réseau sur le site Namoon dans la province de Khon Kaen, « une entreprise a utilisé de l’oxyde de zinc produit chimique toxique, alors que celui-ci n’est pas mentionné dans le rapport d’évaluation de l’impactstop fracking thailand gaz de schiste 1 environnemental ».

Alors que ce type de produit chimique doit être éliminé par une entreprise spécialisée dans la gestion des déchets dangereux, le « Réseau Stop Fracking Thaïland » a pu constater que des emballages habituellement utilisés pour la gestion de ce type de déchet avaient été trouvés dans une école voisine. De son coté l’entreprise dément et indique que des dons de bouteilles d’eau ont été faits à l’école et que celles –ci ont été remises dans ce type d’emballage par erreur…

Le Royaume du Siam jamais colonisé l’est désormais par les multinationales du pétrole

Selon le bureau américain de recherche géologique (U.S.Geological Survey), une évaluation du potentiel d’hydrocarbures techniquement récupérables menée en 2014 dans le bassincarte bassin gaz de schiste Thailande USGS shale gas deposit de Phitsanulok  fait état d’une estimation de 53 millions de barils de pétrole de schiste et 320 milliards de pieds cube de gaz de schiste. L’USGS indique qu’il existe probablement un potentiel d’hydrocarbures non encore évalué dans les bassins de Fang, Chiang Mai, Mae Sot, Petchabun, Suphan Buri, et Ayutthaya et que ces sites nécessitent des tests de géologie et de production.

En 2011, l’État thaïlandais a signé un protocole d’accord avec la compagnie Statoil pour étudier les ressources en hydrocarbures non conventionnels (et conventionnelles) et un petit bloc lui a été attribué pour l’exploration de gaz de houille exploration dans le sud de la Thaïlande. Par ailleurs Chevron très impliquée dans la recherche et la production offshore a mis en œuvre Platong II, la gigantesque plateforme de production de gaz dans le golfe de Thaïlande,

Cette conquête des hydrocarbures non conventionnels est largement soutenue par le Département d’État Américain. Celui-ci était particulièrement actif dans ce domaine lorsqu’une certaine Hillary Clinton en était la Secrétaire d’État.

Sources :