Chevron abandonne la recherche de gaz de schiste en Pologne

Publié: 31 janvier 2015 dans énergie climat, forage d'hydrocarbures, gaz de schiste
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(!) Info minute – Revue de Presse

Assiste-t-on à la fin du « rêve d’un eldorado polonais du gaz de schiste »? La compagnie d’origine américaine Chevron a annoncé qu’elle allait abandonner ses recherches de gaz de schiste en Pologne, après ce que certains qualifient de plus grand échec face aux espoirs que l’industrie plaçait dans la production de gaz de schiste en Europe.

La transnationale Chevron a annoncé qu’elle abandonnait ses projets en Pologne, le jour ou elle déclarait que ses résultats pour le quatrième trimestre de 2014 avaient chuté de près de 30%t par rapport à l’année précédente, à 3,5 milliards de dollars.

occupychevronzurawlowParmi les compagnies pétrolières internationales, Chevron est celle qui a engagé les plus gros investissements pour la recherche de gaz de schiste en Europe où elle s’est notamment concentrée à l’Est. Elle a foré plusieurs puits d’exploration en Pologne ainsi qu’en Roumanie, tout en signant des accords en Ukraine et en Lituanie.

Chevron, qui avait déjà quitté la Lituanie, maintient encore un bureau en Ukraine même si pour le moment les négociations avec le gouvernement de Kiev sont dans une impasse. La société déclare également qu’elle est toujours en train d’évaluer les résultats de son puits d’exploration en Roumanie (lire aussi ici).

Le retrait de Chevron de Pologne illustre les pressions qu’exerce la chute des prix du pétrole sur les compagnies pétrolières. Toutefois les échecs dans la recherche de gaz de schiste en Europe sont essentiellement liés à une géologie beaucoup plus complexe qu’aux États-Unis et à une opposition de la population pour des raisons sanitaires et environnementales. L’extraction de gaz et de pétrole de schiste nécessite en effet le recours à la technique de la fracturation hydraulique.

En Europe, la question de l’exploitation des pétrole et gaz de schiste fait beaucoup de bruit et à ce jour peu de projets fonctionnent réellement. En Grande-Bretagne, où le gouvernement du Premier ministre David Cameron a tenté de relancer l’industrie, les efforts de forage se sont heurtées au scepticisme des experts ainsi qu’à de fortes oppositions locales.

La France, qui dit-on aurait une « géologie prometteuse », maintient l’interdiction de la fracturation hydraulique. L’Allemagne, également considérée comme une région au riche potentiel en gaz de schiste n’a pas encore accepté de permettre l’exploration nécessaire pour confirmer si la géologie du pays est aussi prometteuse que l’espèrent les pétroliers.

A ce jour, la Pologne n’a finalement connu qu’une expérience très coûteuse. Soixante-huit puits de recherche de gaz de schiste y ont été forés. Mais aucun ne s’est lancé dans la production. C’est ce que confirme M. Grzegorz Pienkowski, directeur de l’Institut géologique polonais de Varsovie.

Dans une interview, M. Pienkowski confirme que les roches rencontrées lors de ces forages se soZurawlow does not want gas gaz de schistent avérés difficiles à travailler contrairement aux formations schisteuses des États-Unis, qui sont plus fragiles et plus facilement fracturables en raison de leur teneur en carbonate de calcium. Le schiste polonais est lui plus compact et difficile à fracturer. En outre, certaines des structures très argileuses gonflent au contact de l’eau et limitent ou rendent impossible l’extraction d’hydrocarbure.

Chevron est la dernière entreprise à quitter la Pologne. Exxon Mobil, le français TOTAL (lire ici), l’italien Eni et certaines petites entreprises ont déjà abandonné leur recherches dans ce pays qui au début de cette décennie, était présenté comme celui en Europe avec le meilleur potentiel. Bien qu’il y ait eu peu de forage d’exploration en Pologne, le pays qui dispose de grandes formations de schiste semblait susceptible de produire de grandes quantités de gaz. Le gouvernement avait également mis en place des politiques incitatives (lire aussi ici) pour développer une industrie nationale de production de gaz de schiste présentée comme un moyen de réduire sa dépendance au gaz en provenance de Russie.

 D’après Source en anglais

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