Articles Tagués ‘Statoil’

(!) Info minute – Revue de Presse

BANGKOK: – Une vingtaine de membres du « Réseau Stop Fracking Thaïland » se sont rassemblés devant l’ambassade des États-Unis à Bangkok le 20 avril 2015 pour protester contre la fracturation chimique en Thaïlande, pays dans lequel l’exploration des hydrocarbures non conventionnels est en cours.

Protestation contre la fracturation hydraulique

Deux représentants du réseau, le Dr Smith Tungkasmit professeur à l’université Rangsit et Pipat Samanchuen, ont été autorisés à pénétrer dans les locaux afin destop fracking thailand gaz de schiste 2 remettre une lettre à Eric Frater, premier secrétaire de la section économique de l’ambassade. La lettre demandait aux autorités américaines qu’une enquête soit diligentée «à l’encontre des entreprises Apico (Khorat), Apico LLC, Hess Corporation, Chevron et CEC et qu’elles cessent le recours à la fracturation hydraulique».

« Préoccupés par l’impact sur la santé des personnes et des communautés locales, les militants exigent que les entreprises américaines et autres qui ont des permis de recherche de hydrocarbures cessent les forages par fracturation hydraulique».

Suspicion de manquements dans la gestion des déchets

Selon les observations faites par le réseau sur le site Namoon dans la province de Khon Kaen, « une entreprise a utilisé de l’oxyde de zinc produit chimique toxique, alors que celui-ci n’est pas mentionné dans le rapport d’évaluation de l’impactstop fracking thailand gaz de schiste 1 environnemental ».

Alors que ce type de produit chimique doit être éliminé par une entreprise spécialisée dans la gestion des déchets dangereux, le « Réseau Stop Fracking Thaïland » a pu constater que des emballages habituellement utilisés pour la gestion de ce type de déchet avaient été trouvés dans une école voisine. De son coté l’entreprise dément et indique que des dons de bouteilles d’eau ont été faits à l’école et que celles –ci ont été remises dans ce type d’emballage par erreur…

Le Royaume du Siam jamais colonisé l’est désormais par les multinationales du pétrole

Selon le bureau américain de recherche géologique (U.S.Geological Survey), une évaluation du potentiel d’hydrocarbures techniquement récupérables menée en 2014 dans le bassincarte bassin gaz de schiste Thailande USGS shale gas deposit de Phitsanulok  fait état d’une estimation de 53 millions de barils de pétrole de schiste et 320 milliards de pieds cube de gaz de schiste. L’USGS indique qu’il existe probablement un potentiel d’hydrocarbures non encore évalué dans les bassins de Fang, Chiang Mai, Mae Sot, Petchabun, Suphan Buri, et Ayutthaya et que ces sites nécessitent des tests de géologie et de production.

En 2011, l’État thaïlandais a signé un protocole d’accord avec la compagnie Statoil pour étudier les ressources en hydrocarbures non conventionnels (et conventionnelles) et un petit bloc lui a été attribué pour l’exploration de gaz de houille exploration dans le sud de la Thaïlande. Par ailleurs Chevron très impliquée dans la recherche et la production offshore a mis en œuvre Platong II, la gigantesque plateforme de production de gaz dans le golfe de Thaïlande,

Cette conquête des hydrocarbures non conventionnels est largement soutenue par le Département d’État Américain. Celui-ci était particulièrement actif dans ce domaine lorsqu’une certaine Hillary Clinton en était la Secrétaire d’État.

Sources :

Cette semaine en Rhône-Alpes: Agenda ici                                                                            (!) Info minute
.
Communiqué de presse, Mercredi 7 Novembre, Bruxelles – Corporate Europe Observatory
Selon un nouveau rapport de Corporate Europe Observatory [1], les compagnies pétrolières et gazières américaines et européennes ont lancé une campagne acharnée pour empêcher toute régulation européenne concernant le développement de l’industrie du gaz de schiste de voir le jour. Avant la fin Novembre, les eurodéputés donneront leur accord ou pas pour introduire de nouvelles réglementations européennes dans ce domaine.
Cette bataille féroce comprends un lobbying intensif du Parlement européen et de la Commission, des rapports d’expertise financés par l’industrie, des publicités et des sites internet, conçus afin de prouver que les gaz de schiste ne constituent pas une menace pour l’environnement ou pour la santé publique et de promouvoir l’illusion d’une nouvelle source de carburant écologique.
Cependant ce rapport montre que le développement des gaz de schiste menace le développement des énergies renouvelables – et risque d’enfermer l’Union européenne dans un avenir de combustibles fossiles.
L’auteur du rapport, Laura Weis, affirme que:
« Les grands acteurs de l’industrie pétrolière et gazière tentent de façonner les gaz de schiste comme une source de carburant respectueux de l’environnement, et ont attiré les eurodéputés avec des repas et autres cocktails pour les convaincre de ses avantages. Ils ont déjà investi des millions d’euros dans des opérations de lobbying à Bruxelles pour tenter d’induire en erreur les décideurs publiques et lutter contre toute forme de réglementation nécessaire à la protection de l’environnement et de la santé publique. « 
 
Le rapport montre que les compagnies pétrolières dont ExxonMobil, Chevron, Statoil, Total et PGNiG Pologne travaillent avec des entreprises de relations publiques pour organiser des événements au sein du Parlement pour plaider en faveur des gaz de schiste. Ils ont été soutenus par les eurodéputés polonais et le gouvernement polonais, qui a utilisé la présidence de l’UE en 2011 dans le but de promouvoir leur programme sur les gaz de schiste.
 
Lors de ces événements les préoccupations environnementales et sanitaires liées au développement des gaz de schiste ont été totalement ignorées.
 
Des projets d’extraction (ou fracturation hydraulique) de gaz de schiste sont déjà en cours dans plusieurs pays de l’UE. Les premiers puits ont été forés en Pologne en 2009, mais des moratoires sur la fracturation hydraulique ont été adoptés dans un certain nombre d’autres états membres, dont la France et la Bulgarie. La commission environnement du Parlement européen et la DG Environnement de la Commission européenne recommandent une législation plus stricte – tandis que la DG Énergie affirme que cela n’est pas nécessaire.
 
La Commission européenne est à l’heure actuelle en train d’évaluer la nécessité d’une régulation et devrait faire une proposition courant 2013.

Notes:
[1] Foot on the gas, lobbyists push for unregulated shale gas, Corporate
Europe Observatory, November 2012. Télécharger le rapport (en anglais)