Sauvegarde du principe de précaution j’écris à mon député            (!) Info minute – Revue de Presse

 Communiqué des Collectifs français NON aux pétrole et gaz de schiste et de houille

Ce 5 juin 2014, l’Office Parlementaire d’Évaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST) conduit à l’Assemblée nationale une audition publique sur l’introduction d’un principe d’innovation dans la Constitution [1]. Les membres des Collectifs français NON aux pétrole et gaz de schiste et de houille sont scandalisés de voir ce débat animé par des personnalités telles qu’Anne Lauvergeon, ex-dirigeante d’Areva, Jean-Louis Schilansky, ardent promoteur des gaz de schiste ou Louis Gallois, président de « La Fabrique de l’Industrie » et autre ardent promoteur de la recherche des hydrocarbures non conventionnels. 
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stop gaz de schiste frackingDéjà adoptée ce mardi 27 mai par le Sénat à une large majorité [2], cette nouvelle loi constitutionnelle«visant à équilibrer le principe de précaution avec le principe d’innovation »  [3] et [4] vise en réalité à affaiblir, voire annihiler le principe de précaution. En effet, en affirmant que le principe de précaution « ne doit pas non plus être perçu comme un frein aux activités de recherche et  de développement économique», les industriels,les financiers et les défenseurs de la croissance économique infinie, appellent de leurs vœux une modification de la Constitution qui aura pour effet de permettre, entre autres, l’expérimentation scientifique à n’importe quel prix environnemental et à l’encontre de la santé publique et de la qualité de vie des citoyens. 
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Les collectifs constatent que ces nouveaux amendements sont une énième tentative pour autoriser dans notre pays de manière légale et, pire encore,   d’inscrire dans la Constitution, sous couvert d’expérimentation scientifique et d’innovation, le recours à des technologies et des techniques ayant déjà fait largement la preuve de leur dangerosité à l’étranger, notamment l’utilisation de la fracturation hydraulique et d’autres méthodes extractives néfastes à l’environnement. En effet, cette nouvelle loi constitutionnelle aurait pour effet d’autoriser immédiatement ce que la loi interdisant la fracturation hydraulique [5] écarte mal en prévoyant « la mise en œuvre des expérimentations, réalisées à seules fins de recherche scientifique sous contrôle public». Il sera aisé, ensuite, d’autoriser l’exploitation à large échelle des hydrocarbures non conventionnels. Ce principe d’innovation pourrait aussi remettre en cause les mesures de précaution inscrites dans la Charte de l’environnement et appliquées ces dix dernières années en ce qui concerne les manipulations génétiques végétales, animales, humaines, ou encore le nucléaire.
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Les Collectifs tirent donc la sonnette d’alarme et demandent aux députés de rejeter purement et simplement la proposition des sénateurs 
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Les membres des collectifs dénoncent cette position contradictoire de la majorité stop gaz de schiste-frackingparlementaire qui une fois encore va à l’encontre de la volonté affichée du gouvernement de promouvoir la transition écologique et énergétique. Ils affirment que l’union du principe de précaution avec le principe d’innovation ne constitue un équilibre que si le second respecte et se met au service du premier.« La prudence responsable »que mettent en avant les promoteurs de cette loi ne peut être réellement responsable que si elle tient compte non seulement des intérêts de la société, de l’économie, et de l’environnement, mais aussi de ceux des générations futures. 
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Enfin, ils attirent l’attention des élus sur le fait que ce principe d’innovation va à l’encontre de l’article 9 de la Charte de l’environnement, lequel  requiert que « la recherche et l’innovation doivent apporter leur concours à la préservation et à la mise en valeur de l’environnement », et rappellent que son Article 1er  stipule que « chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé ». 
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Les êtres humains sont totalement dépendants de leur environnement, et de la nature en particulier. L’ignorer est au mieux de l’inconscience, au pire un mépris suicidaire.
 

[1] http://www.assemblee-nationale.fr/14/cr-oecst/programme_AP_innovation.pdf
[2] 290 voix pour et 44 voix contre http://www.senat.fr/scrutin-public/2013/scr2013-186.html
[3] http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion1580.asp
[4] http://www.senat.fr/petite-loi-ameli/2013-2014/548.html
[5] http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000024361355&dateTexte=&categorieLien=id

 

Sauvegarde du principe de précaution j’écris à mon député            (!) Info minute – Revue de Presse

zurawlow occ chevrCela fait un an que le chemin d’accès au terrain que Chevron veut utiliser pour ses recherches de gaz de schiste à Zurawlow est bloqué. Rappelons les faits: ce 3 Juin 2013, à 6h00 du matin, une entreprise débarque sans les autorisations requises pour démarrer un chantier et clôturer un champ. Les paysans se mobilisent immédiatement et empêchent l’érection de cette clôture.

Un an de résistance par tous les temps. Un an de surveillance permanente des habitants par une société de sécurité privée payée par Chevron. Un an de brimade et pression de la part de la société Chevron qui écrit aux autorités locales et au habitants en les menaçant de pénalité énormes si les travaux ne peuvent être engagés librement par la multinationale. Un an que les habitants réclament un accès à tous les documents concernant les autorisations et projet de travaux prévus sur leurs terres. 365 jours pendant lesquels le gouvernement sourd à la mobilisation des agriculteurs pour la préservation de la terre nourricière poursuit son plan d’investissement dans la recherche de gaz de schiste. Alors même que de nombreuses majors ont quitté la Pologne après bien des déboires. Ces compagnies pétro-gazières ont trouvé la nature du sous-sol bien difficile à exploiter, la rentabilité n’est pas au rendez-vous.

Et pourtant Chevron persiste et signe en trainant les habitants au tribunal.

Et pourtant les habitants persistent dans leur résistance face à cet envahisseur qui n’a que faire des terres agricoles si ce n’est de les forer à la recherche d’un gaz naturel dont la population ne tirera pas profit au risque de polluer les ressources en eau.

Les habitants de Zurawlow sans protection, dans un combat légitime, ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour se défendre.

OccupyChevron since June 3 2013 : Le blog en français de cette lutte polonaise

VOUS AUSSI, CONTACTEZ VOTRE DÉPUTÉ/E : voici un modèle de lettre à télécharger que vous pouvez reprendre. Les coordonnées de votre député/e sont accessibles sur cette page de l’Assemblée Nationale

Démontage du principe de précaution inscrit dans la charte de l’environnement?

Ce démontage, c’est précisément ce que s’apprêterait à faire la représentation nationale si elle suivait les sénateurs qui ont adopté hier soir, par 290 voix contre 44, la proposition de loi constitutionnelle visant à modifier la portée du principe de précaution. 

LES COLLECTIFS INTERPELLENT LES DÉPUTES ET RÉCLAMENT LA SAUVEGARDE DU PRINCIPE DE PRÉCAUTION VICTIME DES COUPS DE BOUTOIR D’UN CERTAIN MILIEU ÉCONOMIQUE AVEUGLÉ PAR LA RENTABILITÉ FINANCIÈRE A COURT TERME.

précaution

LETTRE OUVERTE DES COLLECTIFS À L’ATTENTION DES DÉPUTÉS

Objet : Modification de la Charte de l’environnement

Monsieur, madame le/la Député(e),

La commission des lois du Sénat a adopté, le 21 mai, la proposition de loi constitutionnelle visant à modifier la Charte de l’environnement, et notamment les articles concernant le principe de précaution, pour exprimer plus clairement que le principe de précaution est aussi un principe d’innovation.

Nous avons l’honneur de vous adresser ce courriel pour vous prier de vous opposer avec fermeté, lors de la séance plénière de ce jeudi, 29 mai 2014,à la proposition de loi constitutionnelle, la proposition de loi constitutionnelle visant à modifier le principe de précaution, qui protège la population française de projets industriels potentiellement dangereux, modification proposée au nom de « l’innovation ».

Nous avons parfaitement conscience que l’adoption de cette proposition de loi serait la porte ouverte à, par exemple, l’expérimentation de nouvelles techniques – non maîtrisées, bien sûr !, de fracturation de la roche mère pour extraire gaz ou huile de schiste.

Nous avons également parfaitement conscience que cette tentative pour affaiblir la protection des populations n’est que l’ébauche de modifications qui seront apportées à notre législation pour faciliter la tâche des négociateurs travaillant sur le traité transatlantique de libre-échange, auquel la population est très opposée pour des raisons tout à fait valables.

Les multinationales françaises ne sont pas la France, leurs actionnaires, non plus. La France, ce sont les gens qui travaillent, ceux même qui perdent leurs emplois parce que ces mêmes multinationales ont délocalisé leur production pour faire d’avantage de bénéfices.

Que les députés, comme vous-même, qui ont vraiment à cœur l’intérêt des Français, fassent barrage à cette proposition de loi, refusent également de ratifier le traité de libre-échange signé avec la Canada, dont les termes sont toujours secrets et demandent au gouvernement de retirer le mandat de négociation pour le Traité Transatlantique qu’il a confié à la Commission européenne.

Il s’agirait peut-être là de gestes assez forts pour réconcilier les représentants des citoyens élus avec tous ceux qui se sentent trahis par la politique ces derniers temps.

En vous remerciant par avance pour l’attention que vous apporterez à ce courriel, nous vous prions d’agréer, monsieur/madame le/la Député(e), l’expression de nos sentiments distingués.

le 28 mai 2013

Les membres du réseau des collectifs rhônalpins opposés à la recherche et à l’exploitation des gaz et pétrole de schiste adressent aujourd’hui cette lettre à leurs députés.

VOUS AUSSI, CONTACTEZ VOTRE DÉPUTÉ/E : voici un modèle de lettre à télécharger que vous pouvez reprendre si vous le souhaitez. Les coordonnées de votre député/e sont accessibles sur cette page de l’Assemblée Nationale

VOICI ÉGALEMENT UNE PÉTITION

Lire aussi l’analyse de Me A. Gossement

Révision du code minier : Pétition                                                        (!) Info minute – Revue de Presse

VARSOVIE , le 27 mai ( d’après Reuters ) – La société polonaise Baltic Ceramics Investments émet des actions pour aider à financer la construction d’une usine qui devrait fabriquer des produits de haute technologie utilisés dans la fracturation hydraulique. Une telle usine viendrait renforcer le potentiel de développement du gaz de schiste en Europe de l’Est.

ceramique fracturation hydrauliqueLa société prévoit de produire des agents de soutènement en céramique, des billes sphériques minuscules et presque indestructibles qui sont injectées sous terre lors des opérations de fracturation hydraulique mises en œuvre pour libérer les hydrocarbures (pétroles ou gaz de schiste) piégés dans la roche mère.

«Nous aurons la première usine de ce type dans l’Union européenne ,  » a déclaré Dariusz Janus, dirigeant d’IndygoTech Minerals , la holding qui contrôle Baltic Ceramics Investments . Ces agents de soutènement en céramique, qui peuvent résister à des températures et des pressions très élevées, sont utilisés pour maintenir ouvertes les fractures dans la roche de schiste, ce qui est nécessaire dans les gisements difficiles à exploiter, ce qui est le cas en Pologne selon les experts.

Plus de 50 puits exploratoires de gaz de schiste ont été forés jusqu’à présent en Pologne, et les experts indiquent que des dizaines d’autres sont nécessaires pour déterminer si la production commerciale à grande échelle du gaz de schiste est viable. Ceci représente des millions de dollars de dépenses d’exploration, ce qui amené United Oilfield Services à ouvrir une base logistique en Pologne en Août dernier. Le géant américain Halliburton est également en train de construire un centre pour ses opérations polonaises.

Baltic Ceramics souhaite voir l’usine fonctionner l’année avant la fin de l’année 2015. Elle a réussi des essais aux États-Unis ce qui l’a amenée à commander des équipements pour l’usine. La société a reçu un financement de 11 millions de dollars de l’Union européenne , et un autre de 4 millions de dollars de fonds publics de la Pologne « pour stimuler l’innovation ». L’émission de 3,4 millions de dollars en actions viendra compléter le financement du projet dont le montant total est estimé à  plus 33 Millions d’Euros.

D’autres pays d’Europe orientale, comme la Roumanie et l’Ukraine , cherchent à développer le gaz de schiste , ce qui ajoute à la demande potentielle de services et de fournitures.

PERSPECTIVES

gaz de schiste fracking fracturation hydrauliqueBaltic Ceramics vise la production de 135 000 tonnes de produits de soutènement par an , soit environ 5 pour cent de la demande mondiale. La société affirme posséder suffisamment de matières premières pour couvrir jusqu’à 80 années de production.  » Nous avons déjà des demandes venant de compagnies de recherche de gaz de schiste en Pologne, en Roumanie, en Ukraine et en Grande-Bretagne » ajoute le dirigeant de Baltic Ceramics. La demande pour ces agents de soutènement en céramique a fortement augmenté ces dernières années suite au boom du pétrole et gaz de schiste aux États-Unis. Pour la société polonaise, la rentabilité sera atteinte si la production annuelle reste au dessus de 25 000 tonnes. Cette usine sera installée à Lubsko à l’Ouest de la Pologne non loin de la frontière avec l’Allemagne.

Par ailleurs la crise Russie – Ukraine produit une pression sur la Pologne et le reste de l’Union européenne pour réduire la dépendance aux importations de gaz russe. Janus affirme que cette situation politique est « très favorable » pour l’entreprise. Il ajoute que le principal atout de Baltic Ceramics est sa localisation en Pologne, ce qui lui permettra de fournir aux opérateurs en Europe des agents de soutènement en céramique nettement plus rapidement et à meilleur prix que les sociétés telles que Carbo Ceramics ou Imerys qui les produisent aux États-Unis.

La Pologne avait l’ambition de reproduire le boom du schiste américain, mais une révision à la baisse des estimations de ses réserves de gaz, des conditions géologiques plus difficiles qu’aux États-Unis et le départ de nombreuses majors mettent en doute ses perspectives de « révolution du gaz de schiste ».

Révision du code minier : Pétition                                                        (!) Info minute – Revue de Presse

26 mai 2014 Observatoire des multinationales par Olivier Petitjean

Si les problèmes environnementaux associés à la fracturation hydraulique ne suffisaient pas déjà, ce sont désormais aussi les bienfaits économiques allégués du gaz de schiste qui apparaissent comme un mirage. Ce qui n’empêche pas les multinationales pétrolières et gazières d’en faire la promotion aux quatre coins du monde. Malgré le caractère quasi spéculatif de ces projets, ils bénéficient des financements et du soutien de nombreuses institutions financières – parmi lesquelles les grandes banques françaises. Interpellées par les Amis de la terre, les banques concernées se cachent derrière leur petit doigt. Une attitude qui contraste avec les initiatives prises dans d’autres pays, comme les Pays-Bas.

gaz de schiste les banquesMême si la France a fermé la porte au gaz de schiste sur son territoire, ses entreprises ne se privent pas d’en faire la promotion en Europe et ailleurs, et d’y investir des ressources parfois considérables. C’est le cas, bien sûr, pour les grands opérateurs gaziers, Total et GDF Suez, et pour les fournisseurs traditionnels du secteur des hydrocarbures. Mais c’est aussi le cas des banques. Selon une étude réalisée pour le compte des Amis de la terre Europe, dont nous avons pu prendre connaissance en exclusivité, les banques françaises figurent en bonne place parmi les institutions financières les plus actives dans le financement du gaz de schiste dans le monde.

Au vu du caractère extrêmement controversé de l’industrie des gaz et pétrole de schiste, on aurait pu s’attendre à un peu plus de prudence. La seule technique d’extraction viable à ce jour est la fracturation hydraulique, facteur de pollution des nappes phréatiques et d’aggravation des risques sismiques. Outre ces impacts locaux, l’attention se porte de plus en plus désormais sur les conséquences de l’extraction des hydrocarbures de schiste pour la pollution de l’air et pour le climat. Plusieurs études récentes ont montré que la fracturation hydraulique occasionne d’importantes émissions de méthane, un gaz à effet de serre beaucoup plus puissant que le CO2. Et le gaz ou le pétrole extraits restent, en eux-mêmes, des sources d’énergie fossile, émettrices de carbone.

Le rapport commissionné par les Amis de la terre Europe identifie les banques et autres institutions financières qui soutiennent 17 entreprises actives dans la prospection et l’exploitation de gaz de schiste au niveau mondial, parmi lesquelles les majors Total, Shell et Chevron, les firmes pétrolières nord-américaines Cuadrilla, Marathon Oil et Talisman Energy, ou encore l’argentine YPF et la polonaise PGNiG. L’étude prend en compte différentes formes d’implication financière des banques dans les entreprises concernées (prêts, souscriptions d’actions ou d’obligations, garantie d’émission d’actions ou d’obligations) et évalue cette implication selon une échelle graduée : faible, moyenne ou haute.

Les grandes institutions financières françaises – BNP Paribas, Société générale, Amundi, Axa et Crédit agricole – non seulement financent toutes sans exception des entreprises actives dans le gaz de schiste, mais elles figurent aussi souvent parmi les plus impliquées dans le secteur, aux côtés de banques telles que Citi ou UBS. Les firmes polonaises, PGNiG et PKN Orlen, sont les premières bénéficiaires des largesses financières françaises : l’implication de BNP Paribas et de la Société générale dans ces deux entreprises est qualifiée de « haute » [1]. Mais c’est aussi le cas de firmes nord-américaines, très actives dans la promotion du gaz de schiste dans plusieurs pays, comme Marathon Oil [2] et Talisman Energy [3]. Les institutions financières françaises soutiennent également le développement du gaz de schiste en Argentine et en Afrique du Sud via leur implication dans, respectivement, les firmes Repsol et Sasol. Enfin, elles sont évidemment très présentes aussi aux côtés de Total, pour des sommes encore plus considérables [4].

Les critères sociaux et environnementaux mis en place par les banques sont-ils crédibles ?

Les Amis de la terre Europe ont écrit aux banques et compagnies d’assurances concernées pour les interpeller sur les risques du gaz de schiste et leur demander de se désengager du secteur. Seule la Société générale n’a pas daigné leur répondre. La réponse d’Amundi résume l’attitude générale : « Amundi (…) est particulièrement sensible aux questions environnementales et plus largement à l’ensemble des critères ESG (Environnemental, Sociétal, Gouvernance). Elle en tient compte dans ses processus d’analyse et de choix d’investissement (…) [Or] la notation résultant de nos critères d’analyse n’exclut pas à ce jour PGNiG de notre univers d’investissement. » Bref : ne vous inquiétez pas, nous avons déjà mis en place tous les critères de « responsabilité » et de « durabilité » nécessaires, vous n’avez qu’à nous faire confiance même si nous ne vous en dirons pas plus.

De la même manière, BNP Paribas affirme être « parfaitement conscient des risques et opportunités relatif [sic] à cette activité », ayant participé aux côtés d’autres institutions financières à l’élaboration d’un « guide pour les financiers », intitulé « Shale gas exploration and production : lire la suite ici

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Une journée qui prouve une mobilisation et un engagement intacts

Mille personnes se sont jointes au défilé qui a animé les rues de Bellegarde sur Valserine ce samedi à l’appel des collectifs de Rhône-Alpes et de Franche-Comté pour scander une fois de plus leur refus des forages pétroliers. Suite àManifestation non gaz de schiste bellegarde une conférence sur les énergies animée le matin par Jean-Claude Keller, habitants et citoyens se sont progressivement rassemblés sous le soleil pour écouter les animateurs des collectifs faire le point sur la situation administrative des permis et demandes en cours. Concernant le permis des Moussières, la demande de renouvellement pour une deuxième période a été instruite avec avis défavorable de la DREAL et de la Préfecture de l’Ain : Risque beaucoup trop important sur les aquifères, absence d’expérience du titulaire du permis, tels sont les motifs indiqués par l’administration territoriale qui a fait suivre le dossier à Paris. C’est au plus tard mi-juin qu’une décision doit être prise par la Ministre de l’Écologie et de l’Énergie. Il serait invraisemblable que l’administration centrale prenne le risque d’accorder ce renouvellement contre l’avis de la population, contre l’avis des élus locaux, contre l’avis de l’administration départementale, contre l’avis de l’administration régionale, contre l’avis des élus de la Région Rhône-Alpes, dont le vice-président pour l’environnement et la santé a relayé inquiétudes et motivation à la ministre la semaine dernière lors de la réunion de la commission développement durable de l’Association des Régions de France.

Non aux forages profonds!

Manifestation contre le gaz de schiste« Une vraie folie ! » C’est ce qu’affirment les géologues lorsqu’on leur fait part du projet de forage hydrocarbure en grande profondeur et en commençant à travers le karst. Ce projet que Celtique souhaite mener envers et contre tous. Ce projet qui fait l’objet d’une propagande purement mensongère de la part d’une firme qui souhaite faire un coup financier. Car lorsque son gérant répète à l’envie qu’il n’y aurait que « forage à l’eau claire » c’est vraiment prendre habitants, citoyens -dont certains sont forts compétents dans le domaine- pour des naïfs. « On nous prend pour des perdreaux de six semaines » affirmait Solange une militante à poigne qui a participé à tous les rassemblements depuis l’automne 2011 dans le Haut-Bugey. « Les forages profonds dans la région, qu’il s’agisse de forages pétroliers ou de géothermie, c’est non,  tout simplement!»  renchérit Guy spécialiste des forages et des aquifères. « La nature du sous-sol ne le permet pas, les risques sont nombreux et aucun opérateur ne peut les prévenir avec certitude. Vous savez, aucun  assureur n’est prêt à couvrir ces entreprises. Celles-ci s’auto-assurent ». Rassurant!

Affaire à suivre … d’ici le 15 Juin, au plus tard

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avec le Collectif du Haut-Bugey

Toujours dans l’attente de la décision du ministère sur le demande de renouvellement du permis de 24 MAI BELLEGARDE NON AUX FORAGES NDGSrecherche d’hydrocarbures (PERH) des Moussières, et dans l’incertitude par rapport à une éventuelle demande de renouvellement du PERH de Gex, citoyens, élus et associations se mobilisent aujourd’hui à Bellegarde sur Valserine pour exprimer à nouveau leur refus de voir leur terre spoliée et dégradée par des travaux dont l’impact pourrait être désastreux. La décision du Ministère de l’Écologie et de l’Énergie devrait intervenir avant le 15 juin prochain. Alors que Ségolène Royal reprend le même refrain qu’Arnaud Montebourg et Laurent Fabius sur un gaz de schiste propre, le barrage à ces projets doit  être ferme et sans détour.

 Que sait-on?
  • Le Préfet de l’Ain ainsi que les services de l’État (Dreal, ARS) ont émis des avis défavorables au renouvellement du permis des Moussières. Ces avis se fondent sur les éléments suivants :

–  Un forage conventionnel en 1989 a occasionné la perte partielle et la pollution de la source de la Moullaz à Outriaz privant deux communes de la Combe du Val d’eau potable.

–  La géologie karstique de notre région est trop sensible et fragile. Personne n’est à même de dire comment l’eau circule dans ce type de sous-sol.

–  Un forage pourrait compromettre définitivement l’approvisionnement en eau de toute la région

  • La compagnie titulaire de ce permis est la Celtique Energie, dont les actionnaires sont basés dans les paradis fiscaux du Delaware et des îles Caïman. Cette compagnie pétrolière très récente et très modeste (moins de 10 actionnaires) détient d’autres permis sur la région (permis de Pontarlier (pour du gaz de schiste), permis du Val de Travers en Suisse dans le canton de Neuchâtel). Elle a acheté les études complètes (sismiques et 4 forages) et les conclusions de la compagnie Esso Rep qui a foré dans les années 89/90 dans notre région : c’est d’après ces données très précises qu’Esso n’a pas jugé exploitables les hydrocarbures chez nous, et que Celtique a extrapolé de son côté de potentiels (et bien hypothétiques) gisements de pétrole conventionnel…
  •  Le Canton de Neuchâtel en Suisse vient d’adopter le 30 avril dernier un moratoire de 10 ans visant à interdire tous types de forages sur leur territoire, qu’ils soient conventionnels ou non (par fracturation hydraulique), au motif que :

–  le sous-sol du canton de Neuchâtel, karstique tout comme le nôtre, est trop complexe et vulnérable (plis, chevauchements géologiques, failles inconnus,…)

–  les études de la Celtique Énergie sont insuffisantes et basées sur des données trop anciennes (études sismiques de 1988)

–  tout forage quel qu’il soit met en danger les réserves et l’approvisionnement en eau des habitants du Canton.

  • La compagnie Celtique Énergie prétend ne vouloir rechercher que du pétrole brut conventionnel dans notre région, Or, le Courrier de Genève a  publié en juin 2013 deux articles relatifs aux permis d’explorer détenus par cette compagnie sur l’arc jurassien, tant en Suisse qu’en France.
  • Les éléments révélés par ce journal émanent d’un rapport de 2010, confidentiel et interne à la compagnie Celtique Energie. Dans ce document, Celtique ne cache pas ses intentions auprès de ses investisseurs. Sur les 273 pages d’études très techniques (sismique, géologie, bilans financiers), un chapitre de 38 pages est dédié aux « potentielles ressources non conventionnelles »  Le rapport confidentiel entre les mains du Courrier fait état  de 1274 milliards de m3 de gaz de schiste sur l’ensemble des permis,  français et suisses, il explique que les roches contenant de l’huile de schiste aux Moussières peuvent être facilement fracturées hydrauliquement. De même, le diaporama daté du 4 décembre 2012 que la compagnie a réalisé également à l’intention de ses investisseurs, indique noir sur blanc, sur une coupe stratigraphique du Jura, qu’elle vise les gaz de schiste dans les étages géologiques de l’Autunien, particulièrement favorables à leur formation, et du Toarcien. Elle va même jusqu’à comparer dans des tableaux le potentiel des gisements de schiste de l’ensemble de la chaîne jurassienne avec la situation de six sites de gaz de schiste aux États-Unis, le pays au monde qui en exploite le plus.
  • Ces éléments révélés par le Courrier correspondent en tous points aux termes de la demande de permis initiale de Celtique de septembre 2006 ; extrait : « De très bonnes roches-mères [hydrocarbures non conventionnels] ont été identifiées dans les niveaux clastiques de l’Autunien (Permo-carbonifère), présent dans la majorité de la zone d’intérêt et qui est considéré comme la-celtique- roche-mère du pétrole découvert à Chaleyriat et la Chandelière »  (communes de Lantenay et de Corcelles dans l’Ain) et « en ce qui concerne les dolomies du Muschelkalk….elles pourraient produire du gaz, mais la fracturation reste un paramètre très important pour l’amélioration de la perméabilité ». Tous ces éléments confirment les intentions de Celtique de rechercher et d’exploiter des hydrocarbures non conventionnels dans notre région. D’ailleurs, le rapport confidentiel dont le Courrier a fait état le 12 juin 2013 relate « Les nombreuses occurrences d’huile et de gaz ont été trouvées par forages dans la région du Jura [en 1989…], le plus important est le champ de pétrole de la Chandelière » (Corcelles).
L’art du double discours est employé par les dirigeants de la compagnie Celtique qui tente de convaincre certains acteurs locaux en leur promettant un développement économique de notre région.
  • En ce qui concerne l’emploi :

–  Celtique n’annonce aucun emploi local durable. Les forages de 89/90 n’en avaient créé aucun. Combien d’emplois pérennesAOC Bugey dans l’agriculture, le tourisme et la santé pouvons-nous en revanche perdre ? L’A.O.C. Comté compte à elle-seule 7 600 emplois directs. La région sera-t-elle encore attractive au tourisme et à de possibles nouveaux habitants lorsqu’elle sera couverte de forages pétroliers ?

–  D’après les statistiques américaines, 600 000 emplois ont été créés aux États-Unis pour 500 000 puits forés. Ce qui reviendrait à dire que s’il l’on veut créer 100 000 emplois en France, comme l’annoncent certains politiques,  il faudrait forer 83 000 puits, ceci sur les seuls territoires concernés par des permis ! Ces chiffres d’emplois relèvent de la plus pure fantaisie.

  • En ce qui concerne les redevances : aucune redevance n’est due pendant la phase d’exploration. Les permis des Moussières, de Gex, de Blyes sont des permis d’exploration ! L’arrêté ministériel du 9 août 2011 a revu à la baisse toutes les redevances dues en phase d’exploitation (Legifrance : JORF n°0206 page 15 008, texte n°29) : les « nouvelles » redevances ne représentent plus que le tiers des précédentes. De plus les propriétaires de terrain ne perçoivent que très peu d’argent en phase d’exploitation (env. 1800€/an/hectare).
  • Le TAFTA : actuellement se discute au sein de la Commission européenne le « Grand Marché Transatlantique », un accord de libre-échange entre les États-Unis et l’Europe afin de favoriser les investissements et les bénéfices des grandes compagniesTAFTA_TTIP gaz de schiste multinationales. Nos gouvernants perdraient entre-autres, si ce texte est adopté, le pouvoir de réglementer la recherche et l’exploitation des hydrocarbures. La fracturation hydraulique deviendrait un droit pour les sociétés qui la pratiquent et qui pourraient ainsi demander des dommages et intérêts, par simple arbitrage privé, aux nations qui l’interdiraient. On voit bien l’intérêt qu’ont les compagnies disposant d’un permis en France à commencer les forages sous couvert de conventionnel. Sitôt ce texte adopté, la fracturation pourrait avoir lieu…
Les citoyens opposés aux forages d’hydrocarbures et aux gaz de schiste œuvrent en dehors de toute appartenance politique, à :

–    l’information de ses concitoyens sur ces problématiques (nous tenons à votre disposition tous les documents ou statistiques évoqués ici appuyant notre argumentation)

–    la protection de l’eau, de l’air, de l’environnement pour nous-mêmes et pour les générations futures.

–    La transition énergétique par l’économie d’énergie, et par l’isolation des habitations et des bâtiments qui à elle seule pourrait créer des centaines de milliers d’emplois artisanaux et industriels

–    La prise en compte du réchauffement climatique, des maladies environnementales (cancers, maladies auto-immunes, allergies,…), de l’état déjà très dégradé de notre planète…

 

Le pétrole est une énergie rétrograde et mortifère qui retarde notre entrée dans une réelle transition énergétique : Diminuons notre consommation et allons vers les énergie propres et renouvelables.

fracking free Europe

 MANIF BELLEGARDE 24 MAI                                                           (!) Info minute – Revue de Presse

Traduit par nos soins, d’après l’article de Zach Carter et Kate Sheppard publié dans l’Huffingtonpost sous le titre “Read The Secret Trade Memo Calling For More Fracking and Offshore Drilling

WASHINGTON – L’Union européenne (ndt la commission européenne) pousse l’administration Obama à l’augmentation de la production d’hydrocarbures par fracturation hydraulique aux États-Unis, l’augmentation des forages de pétrole offshore et l’exploration de gaz naturel selon les termes d’une négociation secrète dont Huffington Post a obtenu le texte.

van_rompuy_obama_barroso_nov_2011 TAFTA TTIPLe document controversé est une première ébauche de la politique énergétique que les négociateurs de l’UE espèrent voir adoptée dans le cadre du Partenariat pour le commerce et l’investissement transatlantique (TTIP) accord commercial actuellement en cours de négociation . Le texte a été partagé avec les autorités américaines au mois de Septembre. Le Bureau du représentant américain au Commerce a refusé de commenter le document.

Les associations environnementales craignent que les termes généraux proposés pour l’accord n’éliminent les restrictions essentielles concernant l’exportation de pétrole brut et de gaz naturel, ces combustibles fossiles qui contribuent au changement climatique. Le document marque la première pomme de discorde dans la négociation avec l’UE, en plein tollé provoqué par des écologistes au sujet d’une autre fuite sur le Partenariat Trans-Pacifique, un autre pacte également en cours de négociation entre les États-Unis et 11 nations du Pacifique.

« Les exportations de produits énergétiques à l’autre Partie doivent être considérées comme automatiques pour se conformer à toutes les conditions et essais prévus dans la législation respective des parties et pour l’octroi des licences d’exportation » indique la note qui définit les « biens énergétiques » comme « le charbon, le pétrole brut , les produits pétroliers, le gaz naturel liquéfié ou non, et l’énergie électrique ».

Le gouvernement américain traite les textes de négociations commerciales comme des informations à ne pas divulguer au public[1]. Les fuites précédentes concernant l’accord avec l’UE avaient porté sur des sujets plus légers, questionnant par exemple la possibilité pour les producteurs de fromage américains d’appeler leurs produits « feta » ou « parmesan ».

En encourageant ainsi les exportations de pétrole brut et de gaz naturel vers l’Union Européenne – une puissance économique massive qui utilise une énorme quantité de l’énergie mondiale – cet accord pourrait stimuler le développement de plus de forages de pétrole et de gaz aux États-Unis et décourager le développement des énergies propres dans l’UE, représentant un coup dur aux efforts visant à limiter le changement climatique. Des associations environnementales et collectifs citoyens contestent la pratique de la fracturation hydraulique elle-même – par laquelle un mélange de produits chimiques, d’eau et de sable est injecté sous haute pression dans des formations rocheuses pour la fracturer et libérer le gaz naturel- et ceci en raison des conséquences que fait porter cette technique sur l’intégrité des nappes d’eau souterraines.

«Encourager le commerce des combustibles fossiles sales signifierait plus de fracturation hydrauliques dangereuses ici aux États-Unis et plus de combustibles perturbant le climat dans l’Union européenne » déclare Ilana Solomon , directrice du Programme Commerce responsable au Sierra Club. « L’industrie du pétrole et du gaz est la seule gagnante dans une telle situation ».

Les États-Unis ont interdit les exportations de pétrole brut en 1975, et imposent une série de restrictions à l’exportation de gaz naturel pour des raisons économiques et de sécurité nationale. Mais le président peut délivrer des autorisations spéciales pour lever l’interdiction portant sur les exportations de pétrole brut, et le ministre de l’Énergie Ernest Moniz a déclaré ce mois-ci qu’il envisage d’assouplir cette disposition.

De plus en plus de pressions sont déployées pour alléger les contraintes sur les exportations de gaz naturel des États-Unis vers l’Europe, en particulier depuis l’escalade du conflit entre la Russie et l’ Ukraine, mettant en exergue la dépendance de l’Europe vis à vis de l’énergie russe. Bien que la combustion du gaz naturel produise moins d’émissions que le pétrole ou le charbon, le stockage et le processus d’expédition – la liquéfaction du gaz et l’acheminement par méthaniers – élimine bon nombre de ses avantages. Pour les opposants au gaz, l’augmentation des exportations ne ferait qu’accroître la dépendance aux combustibles fossiles plutôt que d’accélérer la transition vers les énergies renouvelables. Ceci entrainerait également l’augmentation des prix de l’énergie aux États-Unis, alors même que les bénéfices supposés de l’accord ne pourraient se faire sentir avant plusieurs années.

Grand-Marche-Transatlantique_Illustration TAFT TTIPLes accords de libre-échange lient souvent les signataires à un régime de réglementation spécifique, ce qui condamne d’avance le développement de futures réglementations en réponse à de nouveaux problèmes. La mise en application des accords commerciaux est gérée par les tribunaux internationaux, lesquels peuvent émettre des sanctions économiques contre les pays qui en violent les principes. Ce que propose la Commission Européenne irait à l’encontre des normes environnementales existantes qui limitent le développement de l’industrie des combustibles fossiles.

« La tendance dominante dans les négociations commerciales c’est l’élimination du pouvoir de décision politique des gouvernements nationaux et locaux et la consécration de la suprématie des lois du commerce international », indique Sarah Burt , avocate de l’organisation juridique écologiste Earthjustice qui a vu le document . « Ces négociations , déclare Burt , se produisent en dehors de tout contrôle du public et sont un processus opaque où le commerce et l’économie sont élevés au-dessus toutes autres valeurs »

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[1] Informations classifiées