Articles Tagués ‘Halliburton’

(!) Info minute – Revue de Presse

Note établie à partir de la dépêche publiée par Bloomberg[1] le 22 avril 2015

La moitié des 41 entreprises de fracturation hydraulique opérant aux États-Unis aura fermé ou été vendue en fin d’année en raison de la réduction des dépenses faites par les compagnies pétrolières. C’est ce que prévoit un dirigeant de la société Weatherford International Plc[2].

Rob Fulks, un dirigeant de Weatherford, déclarait dans une interview en marge de la conférence du IHS CERAWeek à Houston (Texas) equipement de fracking marcellus shale gaz de schistecette semaine que «seules pourraient rester environ une vingtaine de sociétés opératrices de fracturation hydraulique». La demande de services de fracturation hydraulique -technique permettant l’exploitation des hydrocarbures dits « de schiste » qui a généré le boom des pétrole et gaz de schiste au États-Unis est en perte de vitesse au fur et à mesure que les clients abandonnent des puits non achevés à cause de la chute des prix des hydrocarbures.

Début 2014, on comptait 61 fournisseurs de services de fracturation aux États-Unis, le plus grand marché du monde dans ce domaine. Les fusions acquisitions chez les plus gros opérateurs ont commencé avec Halliburton Co. et l’annonce faite en novembre 2014 du rachat de Baker Hughes Inc. 34,6 milliards de dollars, ainsi que le rachat de l’activité pompage sous pression de Nabors Industries Ltd par C & J Energy Services Ltd.

Toujours selon M. Fulks, Weatherford, cinquième opérateur du fracking aux États-Unis, a été contraint de réduire « considérablement » les coûts face à la baisse de la demande. De plus la compagnie a été en mesure de renégocier à la baisse les prix d’acquisition du sable utilisé comme agent de soutènement des fissures effectuées par la fracturation hydraulique et nécessaires à la libération des hydrocarbures prisonniers dans les roches compactes.

Globalement, les compagnies pétrolières ont réduit de plus de 100 milliards de dollars les dépenses au niveau mondial après la chute des prix. PacWest, puits de fracturation fracking gaz de schistesociété de consultants spécialiste des marchés liés à l’exploitation pétrolière, anticipe une chute de 35% du prix de la fracturation hydraulique cette année. Pour Alex Robart, un cadre de PacWest, « alors que beaucoup de grandes sociétés souhaitent acquérir des entreprises de fracturation hydraulique, l’écart entre les prix d’acquisition et de cession est encore trop important pour l’instant ».

De son côté M.Fulks a refusé de dire si Weatherford cherchait à acquérir d’autres entreprises de fracturation ou leurs équipements avant d’ajouter « partout où nous allons nous voyons de l’équipement parqué et à l’arrêt. Ce n’est jamais bon pour une machine de rester inutilisée, qu’il s’agisse d’une voiture, d’un avion ou de compresseurs pour la fracturation hydraulique ».

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[1] Bloomberg LP est un groupe financier américain spécialisé dans les services aux professionnels des marchés financiers et dans l’information économique et financière aussi bien en tant qu’agence de presse que directement, via de nombreux médias (télévision, radio, presse, internet et livres) dont les plus connus sont probablement ses propres chaînes de télévision par câble/satellite. http://fr.wikipedia.org/wiki/Bloomberg_LP

[2] Weatherford est une compagnie para-pétrolière américaine. Son siège opérationnel se situe à Houston au Texas, et son siège social et fiscal en Suisse depuis 2014 : http://www.weatherford.com

Agence americaine de l energie forages hydrocarbures rapport avril 2015puits d'hydrocarbures non achevés schiste USA

En bonus, une belle image d’une opération de fracturation hydraulique. Cliquer dessus pour l’agrandir et compter camions et compresseurs

fracking fracturation hydraulique gaz de schiste 2

innovoil.co.uk

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Soutien des collectifs français anti-schiste aux citoyens d’In Salah

Dans le sud algérien la population d’InSalah s’oppose depuis deux mois à la fracturation hydraulique.

Samedi 28 février 2015, suite à des informations qui feraient état de la volonté de la compagnie Halliburton de procéder à la fracturation hydraulique sur le deuxième puits d’exploration d’Ahnet (AHT-2), le mouvement citoyen d’In-Salah a poursuivi sa mobilisation en se rendant à la base de vie de la compagnie américaine pour manifester son opposition au projet d’expérimentation.

En réaction à ce mouvement de protestation, les unités anti-émeutes de la gendarmerie ont répriméIn-Salah2 violemment, faisant des blessés et  procédant à plusieurs arrestations. Cette répression s’est poursuivie jusqu’au centre ville d’In-Salah par le saccage de la Place de la Résistance, lieu symbolique du mouvement citoyen qui a démarré le 31 décembre 2014. Dimanche, dès les premières heures, des participants à cette manifestation citoyenne ont été blessés au cours d’affrontements violents. 

Les collectifs français opposés aux gaz et pétrole de schiste et au gaz de houille condamnent vivement ces violences exercées à l’encontre de la population d’In-Salah qui a cherché légitimement et pacifiquement à se préserver des conséquences sanitaires et environnementales de telles expérimentations. 

Nous dénonçons ce passage en force au moment même où la société civile d’In Salah a tenté de renouer le dialogue avec les autorités en adressant la semaine dernière, au chef de l’État, une demande de moratoire sur le gaz de schiste cosignée par des experts algériens en énergie, stop gaz de schiste Algeriedémarche qui est restée sans réponse. Le mutisme des autorités algériennes s’est transformé en répression cherchant à discréditer les actions légitimes de protestation.

Nous refusons qu’en Algérie et ailleurs, les gouvernements soutiennent les compagnies pétrolières et gazières nationales ou internationales, publiques ou privées, pour imposer leurs choix au détriment de l’intérêt des populations et détruire leurs territoires.

Les collectifs français expriment toute leur solidarité avec les citoyens d’In-Salah et leur détermination sans faille à mettre un terme définitif à ces expérimentations.

Ni ici ni ailleurs, ni aujourd’hui ni demain!

Les Collectifs français « NON aux pétrole et gaz de schiste et de houille »

Les premiers signataires ce jour: Collectif viganais contre les gaz et huile de schiste (30), Collectif Carmen (02 Sud de l’Aisne), Collectif Orb-Jaur non au gaz de schiste (34), Collectif Stop gaz de schiste 69, Collectif du Haut-Bugey non aux forages pétroliers (01), Collectif Non au gaz de schiste Pays de Savoie et de l’Ain (01. 73. 74), Collectif Stop au Gaz de Schiste Anduze (30), Collectif Valgorge (07), Collectif du Pays-Fertois (77), Collectifs Isérois Stop GHRM (38), Collectif IdF Non au gaz et pétrole de schiste (75, 93), Collectif 07 Stop au Gaz et Huile de Schiste (07), Collectif Houille ouille ouille 59 /62, Convergence citoyenne pour la transition énergétique, Collectif Garrigue-Vaunage (30), Collectif Stop Gaz de Schiste 39, Collectif Bastagaz!Ales(30), Collectif de vigilance Plaine d’Ales, Camis’Gaz (30), NOGANINA 07, collectif de Barjac (30), Collectif de campagnan (34), Collectif « non gaz de schiste » Florac (48), Collectif citoyen de Pézenas, Castelnau de Guers ( 34 ), Collectif du Céressou (34), Collectifs Montpeyroux, Arboras, Aniane (34), Collectif Gignac et Environs (34), Collectif Local de St Maurice d’Ibie, Collectif Stop GdS de St Paul le jeune 07, Collectif Touche pas à mon schiste (07), Intercollectif Gardéchois (07,30), Collectif Béziers non au gaz de schiste (34), Collectif du Grand Valentinois (26), Collectif du Pays de Coulommiers (77), Collectif Citoyen du Narbonnais Non Gaz et Pétrole de Schiste (11), Collectif91 Non au gaz et huile(pétrole)de schiste, collectif Hautes Cévennes(30),  collectif Auzonnet,Cèze et Ganière (30)

(!) Info minute – Revue de Presse

Après avoir soutenu l’interdiction de l’exploitation des gaz de schiste sur le territoire national, le gouvernement français pousse très activement au développement de la recherche et de l’exploitation de ces hydrocarbures non conventionnels en Algérie. Selon l’Ambassadeur de France, le renforcement du partenariat français avec l’Algérie dans ce domaine est l’une des priorités de l’Hexagone.

L’interdiction en France

La pratique de la fracturation hydraulique –seule technique permettant l’exploitation des gaz et pétrole de schiste- a été interdite en France par la loi du 13 Juillet 2011. Votée et publiée moins d’un an avant les élections présidentielles et législatives de 2012, sa mise en application a conduit le gouvernement Fillon (UMP) à décider de l’abrogation de (seulement) 3 permis de recherche de gaz de schiste dans le Sud de la France. Puis lors de la première « conférence environnementale », le président Hollande (PS) a annoncé le rejet de 7 demandes de permis de recherche hydrocarbure (PERH). Il indiquait au même moment que tant qu’il serait président, l’exploitation du gaz de schiste n’aurait pas lieu en France.

Relance du lobbying pro recherche de gaz de schiste en France

Depuis, sur le territoire national, le lobby pro gaz de schiste qui avait perdu cette première et essentielle bataille met tout en œuvre pour convaincre parlementaires, gouvernements et population de la nécessité de lancer « la France » dans l’«inventaire de ses ressources en hydrocarbure» par l’octroi de permis de recherche. Entendons-nous bien: D’une part les « réserves » « conventionnelles » sont pratiquement épuisées -donc la recherche dont on parle est bien celle d’ hydrocarbures « non conventionnels » la plupart issus des roches mères- d’autre part l’investissement effectué par le titulaire (privé) d’un permis de recherche nécessite un retour, donc l’accord tacite de pouvoir exploiter la «ressource» qui aura pu être identifiée. De ce point de vue, le code minier permet la conversion aisée d’un permis de recherche en permis d’exploitation. Rappelons par ailleurs que la durée d’un PERH est de 5 ans renouvelable deux fois ouvrant ainsi un droit de 15 ans au titulaire !

Forons et fracturons … mais en Algérie

Quelques semaines seulement après la conférence environnementale de 2012, on apprenait que la France et l’Algérie allaient signer un accord permettant des recherches françaises sur le territoire algérien dans le domaine de l’exploitation des gaz de schiste. Naturellement, cette information était accompagnée de démentis et enfouie pour ne point tropfrance algerie gaz de schiste éveiller les soupçons.

Depuis décembre 2014, on parle à nouveau (si peu dans les media français) des projets de recherche de gaz de schiste en Algérie. La population du Sud algérien se mobilise en effet massivement et sans relâche contre les forages et les opérations de fracturation testées par la compagnie nationale SONATRACH avec la participation technique de compagnies étrangères comme Halliburton. Alors que cette mobilisation populaire dans le Sahara pour la préservation des ressources en eau et contre ce qui risque de se transformer en véritable écocide de désenfle pas, l’ambassadeur de France en Algérie déclare ouvertement que la compagnie française TOTAL présentera un dossier pour exploiter le gaz de schiste après la fin de la phase des essais entrepris par Sonatrach et que «le renforcement du partenariat français avec l’Algérie dans ce domaine est l’une des priorités de l’Hexagone pour hisser les relations économiques entre les deux pays ».

Les collectifs français sont solidaires de la population algérienne en lutte contre ces projets dont le gouvernement français se rend complice. Les déclarations de l’ambassadeur de France contribuent à jeter de l’huile sur le feu. Elles sont le reflet de l’action d’un gouvernement qui n’a aucune préoccupation pour la question environnementale. Et c’est ce même gouvernement qui organise le sommet mondial sur le climat en décembre 2015.

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La petite ville du Texas où est née la fracturation hydraulique à voté l’interdiction de cette technique. Le résultat de cette consultation populaire est déjà attaqué par l’État du Texas et l’association des producteurs de pétrole et du gaz de Texas. Aux manettes, le clan Bush.

denton frack banComme rapporte l’agence Reuters, « Les électeurs de Denton, localité de 123.000 habitants dans le nord du Texas, se sont prononcés mardi pour l’interdiction de la fracturation hydraulique, le procédé permettant l’extraction des gaz de schiste à l’origine d’une explosion de la production américaine d’hydrocarbures.

Le résultat de ce référendum, qui devrait faire l’objet de recours en justice, a été salué par les organisations écologistes qui y voient une alerte lancée contre les risques associés à ce procédé.

mitchell inventeur fracturation hydraulique

George Mitchell « père de la fracturation hydraulique »

« Denton, Texas, est l’endroit où la fracturation hydraulique a été inventée. Si ici, au cœur de l’industrie pétrolière et gazière, on ne peut pas vivre avec la fracturation, qui le peut ? », a commenté Bruce Baizel, directeur des programmes de recherche sur l’énergie de l’organisation Earthworks. » 

C’est en effet là que George Mitchell – le « père de la fracturation hydraulique » – a foré les premiers puits pour son entreprise Mitchell énergie

Puis les premières exploitations de grande envergure par fracturation hydraulique ont été lancées dans la formation géologique schisteuse de Barnett (Barnett Shale), sur laquelle se trouve effectivement Denton. Le procédé consiste à injecter dans le sous-sol de l’eau, du sable et des composants chimiques sous très haute pression pour fracturer les roches et en extraire des hydrocarbures. Sa sécurité est au cœur d’un vif débat entre les industriels du secteur et les organisations de défense de l’environnement.

   A Denton, où on recense quelques 270 puits de forage, plus de 58% des 25.376 votants se sont prononcés pour son interdiction.

   La fracturation hydraulique était également soumise à référendum dans d’autres villes à travers les États-Unis. Dans l’Ohio, les électeurs de Gates Mills, Kent et Youngstown ont rejeté l’interdiction du procédé, approuvée en revanche à Athens. En Californie, les électeurs du comté de Santa Barbara ont voté majoritairement contre l’interdiction, que les électeurs des comtés de Mendocino et San Benito ont pour leur part validée.

   Des entreprises du secteur et l’État du Texas ont annoncé qu’ils saisiraient les tribunaux. Et en effet cela ne s’est pas fait attendre.

Comme le rapporte le site Desmoblog, la famille Bush jouera un rôle central dans les procès contre Denton.

Pas moins de douze heures après le vote, des procédures ont été enclenchées contre la décision populaire de la petite ville de Denton.

Administration en charge de la gestion du domaine public, le General Land Office gère les recettes notamment issues des droits octroyés aux exploitants de pétrole, pour financer les écoles au Texas. Son patron, le commissaire Jerry Patterson qui a engagé une des plaintes à l’encontre de la décision populaire d’interdire la pratique de la fracturation hydraulique, sera remplacé sous peu par un certain George Prescott Bush — fils de Jeb Bush l’ancien gouverneur de Floride lui-même fils de George père et frère de George W.

james baker

James Baker III

Une autre plainte juridique a été déposée au nom de l’association des producteurs de pétrole et de gaz du Texas par une puissante équipe d’avocats qui travaille au sein du cabinet Baker Botts, cabinet d’avocats international auquel James Baker est associé.

James Baker est l’ancien secrétaire au Trésor de Ronald Reagan entre 1985 et 1988 et ancien secrétaire d’État de George H. W. Bush de 1989 à 1993. Il fut ensuite conseiller proche du président George W. Bush pendant l’occupation américaine de l’Irak.

fracking halliburtonIl n’est par ailleurs pas inutile de rappeler qu’aux États-Unis l’Energy Policy Act de 2005, qui exempte l’industrie du pétrole et du gaz de la Loi sur la protection de l’eau (le Clean Water Act), est un héritage de l’administration de George W. Bush. Le vice président s’appelait Dick Chenney. Dick Chenney ancien dirigeant de la société d’ingénierie civile Halliburton spécialisée dans l’industrie pétrolière et leader mondial de … la fracturation hydraulique.

En souhaitant bonne chance aux habitants de Denton!

Révision du code minier : Pétition                                                        (!) Info minute – Revue de Presse

VARSOVIE , le 27 mai ( d’après Reuters ) – La société polonaise Baltic Ceramics Investments émet des actions pour aider à financer la construction d’une usine qui devrait fabriquer des produits de haute technologie utilisés dans la fracturation hydraulique. Une telle usine viendrait renforcer le potentiel de développement du gaz de schiste en Europe de l’Est.

ceramique fracturation hydrauliqueLa société prévoit de produire des agents de soutènement en céramique, des billes sphériques minuscules et presque indestructibles qui sont injectées sous terre lors des opérations de fracturation hydraulique mises en œuvre pour libérer les hydrocarbures (pétroles ou gaz de schiste) piégés dans la roche mère.

«Nous aurons la première usine de ce type dans l’Union européenne ,  » a déclaré Dariusz Janus, dirigeant d’IndygoTech Minerals , la holding qui contrôle Baltic Ceramics Investments . Ces agents de soutènement en céramique, qui peuvent résister à des températures et des pressions très élevées, sont utilisés pour maintenir ouvertes les fractures dans la roche de schiste, ce qui est nécessaire dans les gisements difficiles à exploiter, ce qui est le cas en Pologne selon les experts.

Plus de 50 puits exploratoires de gaz de schiste ont été forés jusqu’à présent en Pologne, et les experts indiquent que des dizaines d’autres sont nécessaires pour déterminer si la production commerciale à grande échelle du gaz de schiste est viable. Ceci représente des millions de dollars de dépenses d’exploration, ce qui amené United Oilfield Services à ouvrir une base logistique en Pologne en Août dernier. Le géant américain Halliburton est également en train de construire un centre pour ses opérations polonaises.

Baltic Ceramics souhaite voir l’usine fonctionner l’année avant la fin de l’année 2015. Elle a réussi des essais aux États-Unis ce qui l’a amenée à commander des équipements pour l’usine. La société a reçu un financement de 11 millions de dollars de l’Union européenne , et un autre de 4 millions de dollars de fonds publics de la Pologne « pour stimuler l’innovation ». L’émission de 3,4 millions de dollars en actions viendra compléter le financement du projet dont le montant total est estimé à  plus 33 Millions d’Euros.

D’autres pays d’Europe orientale, comme la Roumanie et l’Ukraine , cherchent à développer le gaz de schiste , ce qui ajoute à la demande potentielle de services et de fournitures.

PERSPECTIVES

gaz de schiste fracking fracturation hydrauliqueBaltic Ceramics vise la production de 135 000 tonnes de produits de soutènement par an , soit environ 5 pour cent de la demande mondiale. La société affirme posséder suffisamment de matières premières pour couvrir jusqu’à 80 années de production.  » Nous avons déjà des demandes venant de compagnies de recherche de gaz de schiste en Pologne, en Roumanie, en Ukraine et en Grande-Bretagne » ajoute le dirigeant de Baltic Ceramics. La demande pour ces agents de soutènement en céramique a fortement augmenté ces dernières années suite au boom du pétrole et gaz de schiste aux États-Unis. Pour la société polonaise, la rentabilité sera atteinte si la production annuelle reste au dessus de 25 000 tonnes. Cette usine sera installée à Lubsko à l’Ouest de la Pologne non loin de la frontière avec l’Allemagne.

Par ailleurs la crise Russie – Ukraine produit une pression sur la Pologne et le reste de l’Union européenne pour réduire la dépendance aux importations de gaz russe. Janus affirme que cette situation politique est « très favorable » pour l’entreprise. Il ajoute que le principal atout de Baltic Ceramics est sa localisation en Pologne, ce qui lui permettra de fournir aux opérateurs en Europe des agents de soutènement en céramique nettement plus rapidement et à meilleur prix que les sociétés telles que Carbo Ceramics ou Imerys qui les produisent aux États-Unis.

La Pologne avait l’ambition de reproduire le boom du schiste américain, mais une révision à la baisse des estimations de ses réserves de gaz, des conditions géologiques plus difficiles qu’aux États-Unis et le départ de nombreuses majors mettent en doute ses perspectives de « révolution du gaz de schiste ».