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Communiqué de presse 1er Juillet 2013

La loi du 13 juillet 2011 interdisant « l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux par des forages suivis de fracturation hydraulique de la roche » pourrait être abrogée par le Conseil Constitutionnel. En effet le Rapporteur public du Conseil d’Etat vient de recommander la transmission au Conseil Constitutionnel de la Question prioritaire de constitutionnalité, posée par le pétrolier texan Schuepbach contestant la loi en question.

Madame la Ministre de l’Ecologie se veut  ferme et rassurante en affirmant que si nécessaire la loi sera « confirmée et reconfirmée ». Nous ne doutons pas de sa détermination, mais si nous  attendons une possible abrogation les bras croisés nous nous trouverons devant un vide juridique, au moins le temps pour le Gouvernement de rédiger une nouvelle loi, évitant les écueils de la précédente, et de la faire voter, comme ce fut le cas pour la loi sur le harcèlement…Nous pensons qu’il faut anticiper et proposer dès à présent une nouvelle loi.

La loi dite Jacob pêchait d’abord par l’interdiction d’une pratique, la fracturation hydraulique, qu’elle ne définissait pas. Dans la mesure où c’est bien la méthode d’extraction qui définit si un hydrocarbure est conventionnel ou pas, nous proposons d’interdire simplement la recherche des hydrocarbures non conventionnels. Et nous proposons de retenir la définition proposée par MM Bataille et Lenoir dans leur Étude de faisabilité du rapport de l’OPECST sur les techniques alternatives à la fracturation hydraulique : si l’extraction nécessite d’autres étapes de traitement que le forage et le pompage, il s’agit alors d’hydrocarbures non conventionnels.

Le deuxième inconvénient de la loi actuelle est la possibilité de dérogation pour la recherche « scientifique ». Il n’est physiquement pas possible d’extraire des hydrocarbures non conventionnels sans détruire la roche dans laquelle ils sont dispersés et ce quelle que soit la nature du procédé (hydraulique, pneumatique, chimique, électrique…) cette destruction entrainerait des risques de pollution inacceptables : il n’y aura pas d’extraction propre ! Donc pas d’articles supplémentaires pour jouer aux apprentis sorciers.

Enfin, parce que nous sommes conséquents, nous ne pouvons pas accepter de favoriser ailleurs ce que nous interdisons chez nous. Nous demandons que la loi interdise la commercialisation des hydrocarbures non conventionnels en France.

Pour que cette nouvelle loi soit opérationnelle au plus tôt, nous avons donc décidé d’interpeler nos parlementaires au travers de la lettre ouverte ci-jointe en leur demandant de déposer un projet de nouvelle loi sur la base des principes ci-dessus.

Le Collectif Non au Gaz de schiste pays de Savoie et de l’Ain

Lettre aux parlementaires QPC loi gaz de schiste

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Article de Corinne Lepage publié le 26/06/2013 dans Rue 89 sous le titre « Gaz de schiste : comment Delphine Batho accepte le pillage du sous-sol national » (lire  aussi notre commentaire à la fin)

site extraction gaz de schiste PA

La loi de juillet 2011 interdisant la fracturation hydraulique pour exploiter les gaz de schiste en France pourrait être remise en cause. En effet, le Conseil d’Etat devrait autoriser son renvoi devant le Conseil constitutionnel. La chambre des conflits du Conseil d’Etat avait été saisie Schuepbach Energy, dont deux permis pétroliers avaient été annulés.

La France a connu beaucoup de ministres de l’Ecologie, certains détestaient l’environnement et ses acteurs, d’autres étaient là faute de mieux, d’autres encore ont fait de leur mieux et ont effectivement marqué des points. Mais jusqu’à présent, nous n’avions pas connu de ministre qui accepte de prendre ou d’endosser des décisions aussi contraires aux discours tenus, au demeurant le plus souvent lénifiants.

Nous aurons probablement l’occasion de le constater dans les mois qui viennent, à propos des décisions qui suivront le débat sur la transition énergétique mais nous en avons déjà un très bel exemple avec l’affaire des gaz de schiste.

Permis d’exploration signé en catimini par Borloo

Tout commence le 1er mars 2010 quand Jean-Louis Borloo, alors ministre de l’Ecologie, signe en catimini le permis d’exploration des gaz de schistes, dont celui de Montélimar. A cette époque, de gros doutes envahissent quelques associations et il faudra attendre une tribune que je signe le 20 décembre 2010 sur Rue89 pour que la mobilisation commence et que la première manifestation s’organise au Larzac.

Retour sur les grandes étapes :

  • Le 20 janvier 2011, une ordonnance prétend modifier le Code minier. Au nom de Cap21, j’attaquerai cette ordonnance qui viole ouvertement le code de l’environnement.
  • Le 13 juillet 2011, une loi interdit la fracturation hydraulique et abroge certains permis. Nathalie Kosciusko-Morizet lancera une mission pour proposer une réformette opportuniste du code minier, qui restera dans les cartons.
  • En mars 2012, alors que la technique est interdite, le ministère lance une commission nationale d’orientation, de suivi et d’évaluation de cette technique ayant pour mission « d’évaluer les risques environnementaux liés à la fracturation hydraulique et d’émettre un avis sur les conditions de mise en œuvre des expérimentations réalisées à seules fins de recherche scientifique ».
  • La ratification de l’ordonnance portant codification de la partie législative du code minier sera déposée le 4 mai 2012, entre les 2 tours de l’élection présidentielle alors que le Ministère de l’environnement n’a plus d’occupant depuis le 22 février.

Exploration signifie exploitation

Pendant toute cette période et depuis cette date, la pression des gaziers et pétroliers soutenus par le Medef ne faiblit pas. Les habitués du lobby nucléaire au sein du parlement que sont Jean-Claude Lenoir et Christian Bataille, signataires d’un rapport sur les techniques alternatives ont pris le relais.

L’exploration, coûteuse, ouvre nécessairement la voie à l’exploitation et sans appel d’offres. De plus, le code minier actuel que nous devons à Mme Kosciusko-Morizet ne prévoit aucune protection ni aucune redevance pour l’Etat dans la phase dite d’exploration. Enfin, les contrats de long terme passés par la France avec l’Algérie ou la Russie garantissent un prix élevé, ce qui signifie que l’exploitation virtuellement moins chère du gaz de schiste ne profitera qu’aux sociétés gazières et non à l’industrie et encore moins aux consommateurs.

Malgré des déclarations apparemment fermes sur le refus d’entrer dans la problématique gaz de schiste, discrètement, c’est la politique contraire qui se met en place.

Tout d’abord, en retardant la sortie de la réforme du code minier qui devrait protéger financièrement l’Etat et appliquer le droit communautaire et le droit de l’environnement.

Dans le même temps, instruire les nombreuses demandes d’autorisations qui sont dans les tuyaux, comme si de rien n’était, après avoir pris les Français pour des imbéciles en leur faisant croire que rejeter sept demandes signifiait rejeter toutes les demandes.

Enfin, sur le plan juridique, en ne s’opposant pas vigoureusement à la question prioritaire de constitutionnalité dont les titulaires d’autorisation voulaient saisir le Conseil Constitutionnel.

Il est pour le moins paradoxal de voir les pourfendeurs habituels du principe de précaution s’en prévaloir pour tenter d’obtenir l’inconstitutionnalité de la loi Jacob. Quoiqu’il en soit, au lieu de défendre la loi Jacob, le ministère, qui a hésité à intervenir, le fait de la manière la plus molle possible, comme s’il souhaitait une saisine du Conseil constitutionnel, puis une censure par ce dernier.

Profits maxima et risques minima

Si la loi était jugée inconstitutionnelle, elle ne pourrait être appliquée. Les autorisations demandées ne pourraient être refusées et l’absence de publication du code de l’environnement éviterait toute difficulté aux entreprises gazières. Succès sur toute la ligne pour les multinationales. Echec sur toute la ligne pour les citoyens.

Au-delà du cynisme qu’illustre ce comportement, il est dramatique y compris si nos réserves sont importantes. En effet, la pression pour délivrer les permis d’exploration n’a aucunement pour objectif de connaître notre richesse mais bien de s’accaparer le sous sol pour s’en réserver une exploitation future, avec les profits maxima et les risques minima.

Si en définitive l’intérêt général conduit à rendre nécessaire la connaissance de nos réserves en gaz de schiste, la seule solution conforme à l’intérêt général consiste, comme la loi l’a prévu, à confier à un organisme public le soin de répondre à cette question, puis de déterminer dans l’hypothèse où des procédés non polluants existeraient un jour, s’il convient ou non d’exploiter. Dans le cas d’une réponse positive, l’exploitation ne pourrait se faire qu’en payant à son juste prix une ressource qui appartient à la Nation, en encadrant les autorisations de règles extrêmement strictes et en assurant l’indemnisation complète et réelle de tous les préjudices qui pourraient être causés quels qu’en soit la nature.

Mais, l’histoire telle qu’elle est en train de s’écrire aboutira à une solution inverse : permettre l’exploitation des gaz de schiste, avec une méthode dont les saccages commencent à être reconnus même aux Etats-Unis, sans revenus adéquats pour l’État, et sans aucune garantie ni en amont par les études d’impact, ni en aval par une réparation intégrale de tous les préjudices y compris le préjudice écologique.

(Note: Nous aurions bien aimé que l’auteure n’oublie pas de mentionner le rôle majeur joué par les citoyens dans cette bataille lancée depuis fin 2010. Sans nous tous, sans cette mobilisation et cette vigilance, les trépans de Schuepbach et consort auraient déjà foré dans la roche mère, les puissants compresseurs auraient déjà injecté des produits dans le sous-sol sans que les « responsables » ne s’en émeuvent. Des maires peu informés et un peu malgré eux auraient signé des accords permettant à ces chercheurs de profits d’occuper nos terres et de fouiller dans ce sous-sol qui reste une propriété collective. Et puis cette exploitation ça n’est pas que le sous-sol. C’est le climat. Le méthane dont le taux de fuite(1) est très important lors de l’exploitation, du transport et de la distribution du gaz de schiste est un puissant gaz à effet de serre. Ne désarmons pas!)


[1] Lire relire à ce sujet Exploitation du gaz de schiste, une transition vers nulle part ainsi que les articles en référence

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Bien qu’il soit peu audible du public, le Débat national sur la transition énergétique semble indisposer les dirigeants du MEDEF (Mouvement des entreprises de France). D’abord ils avaient concocté dans leur coin, histoire de court-circuiter ce débat, un rapport [1] qui faisait la part belle au nucléaire et au « tout hydrocarbures », conventionnels ou non. Et pour apparaitre plus consensuels, ils y avaient associé des syndicats qui ne voient pas plus loin que le bout de la feuille de paye, les mêmes que ceux qui ont signé le fameux ANI (Accord national interprofessionnel), entériné par nos députés, qui permettra à ceux qui ont (encore) un emploi de travailler plus pour gagner moins avant de perdre leur travail pour de bon [2].

medef-uimm--pierre-gattazMalgré cette estimable et définitive contribution, le Conseil national du débat n’a-t-il pas eu l’outrecuidance de publier – et sur le site du Ministère de l’écologie en plus – la liste des priorités établies par les différents groupes de travail [3] ? Et ces priorités ne parlent du nucléaire que pour rappeler l’engagement du Président de la République à en réduire la part à 50% en 2025, et pas du tout des hydrocarbures non conventionnels. Au contraire elles  tournent autour de la sobriété, (« rénovation énergétique des bâtiments », « réduction de l’impact des transports »…), d’une « demande maitrisée » et d’un « mix énergétique diversifié à faible émissions de gaz à effet de serre ».Sans parler –horreur – de « la mise en place d’une fiscalité environnementale » !

Inacceptable pour le MEDEF qui se considère comme plus représentatif que toutes les autres parties et n’admet pas que soit considérées comme priorités les orientations qu’il n’approuve pas. Il a donc exigé – et obtenu – le retrait immédiat du document du site du Ministère. Obtenu ? Oui vous avez bien lu !

CNPF MEDEF PARISOT SCHISTECe n’est plus le Premier Ministre qui « détermine et conduit la politique du Gouvernement », conformément à la Constitution, c’est la Présidente du MEDEF ! Et ça ne va paDebat "produire en France , oui mais comment ?" Alliance centristes s’arranger avec le successeur de Mme Parisot, Pierre Gattaz (le fils de son père, ancien président du Conseil national du patronat français, ancêtre du MEDEF) qui prendra ses fonctions début juillet. Ce monsieur déclare sérieusement  qu’il espère que le MEDEF et le Gouvernement pourront « piloter le projet de loi de finance 2014 ensemble »[4]. Comme ils ont discuté ensemble avec les ONG au cours du Débat sur la transition énergétique…pour exiger in fine un droit de veto ? Serions-nous passés subrepticement de la démocratie à la ploutocratie ?

JC

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Selon les informations recueillies auprès de la DREAL (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du Logement) Rhône-Alpes, la situation au 11/06/2013 est la suivante pour les permis de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux qui la concernent.

  • Permis octroyés :
    • Permis de Gex : valable jusqu’au 28 mai 2014. La DREAL a bien noté qu’il s’agissait de « réservoirs caractérisés par leur faibles porosité et perméabilité ». Pas de DOT (Demande d’ouverture de travaux) à ce jour.
    • Permis de la Plaine d’Alès : valable jusqu’au 1er avril 2014
    • Permis du bassin d’Alès : valable jusqu’au 30 mars 2015. L’instruction de la DOT sismique est suspendue en l’attente de l’expertise en cours sur la nature des travaux
  • Demandes de prolongation :
    • Permis des Moussières : permis arrivé à échéance le 4 mars 2013. Une demande de renouvellement pour 5 ans a été déposée  en novembre 2012 et il semble que ce renouvellement ne soit pas une simple formalité. L’examen de la recevabilité est toujours en cours d’examen par la DREAL, qui précise que, durant la période d’examen de 15 mois maximum, aucune DOT ne pourra être recevable au titre de la « continuité des travaux de recherche » puisque ceux-ci n’ont jamais commencé.
  • Demandes de permis :
    • Permis de Blyes : avis défavorable de la DREAL (Hydrocarbures non conventionnels) le 28 mars 2012, attente de la décision ministérielle
    • Permis de Gex Sud : avis défavorable de la DREAL (Hydrocarbures non conventionnels) le 12 décembre 2012, attente de la décision ministérielle
    • Permis d’Abondance : avis d’irrecevabilité de la DREAL (dossier incomplet) et du Préfet de Haute Savoie le 31 décembre 2010, attente de la décision ministérielle
    • Permis Préalpes : avis défavorable de la DREAL (Hydrocarbures non conventionnels) le 8 octobre 2012, attente de la décision ministérielle
  • Permis abrogés et demandes rejetées :
  • Notre avis

Tout d’abord un rappel: les services déconcentrés de l’État donnent  un avis mais c’est PARIS qui décide. Le tout puissant CGEIET donne sa recommandation aux ministres concernés sur la décision finale à prendre.

Au regard de ce qui précède et de ce que nous connaissons, la logique voudrait qu’aucun des permis ne débouche sur des travaux de recherche et qu’aucune des demandes ne débouche sur un permis de recherche. Car comme nous le répétons depuis 2011, ce qui motive les compagnies ce sont bien ces hydrocarbures difficiles d’accès (dans des gisements non conventionnels, il n’y en a pas d’autre), dans des géologies complexes et fragiles. Donc restons extrêmement vigilants car les industriels et autres chercheurs d’or noir chassés par la loi de juillet 2011 veulent à nouveau rentrer par la fenêtre. Soyez assurés qu’il tenteront tout pour parvenir à leur fins au mépris de l’intérêt et du souhait des populations locales. Le serpent rampe on ne lui a pas écrasé la tête, il peut planter ses crochets à tout moment. De plus les procédures de recours en justice introduites par les titulaires des permis abrogés ne sont pas achevées, elles peuvent elles aussi réserver de mauvaises surprises.

! RESTONS MOBILISES et à l’écoute au début de l’été !

En Rhône-Alpes, privilégions le développement des énergies propres et renouvelables, la relocalisation et le tourisme.

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COMMUNIQUE DE PRESSE de Collectifs français- Rapport d’étape de l’OPECST du 6 juin 2013

L’Office Parlementaire d’Évaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST) présentait le 6 juin dernier un rapport d’étape sur les « techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste« . Pour l’ensemble des collectifs réunis, ce rapport, très largement hors-sujet, ne traite aucunement des alternatives possibles, mais fait, au contraire, l’apologie de la fracturation hydraulique, aujourd’hui jugée comme la technique « la plus efficace et la mieux maîtrisée pour extraire les hydrocarbures non conventionnels ».

Est-ce délibérément que ces deux parlementaires ignorent une multitude d’informations pourtant peu susceptibles de subjectivité ?

On peut se poser la question de leur « lobbylisation » et de leurs incompétences conjuguées, tant les inexactitudes de ce rapport sont flagrantes et plus que nombreuses.

Sur les 75 auditions effectuées par MM. Bataille et Lenoir, 73 sont celles des pro-gaz de schiste. On ne trouve ni économiste spécialiste des emplois, ni hydro-géochimiste, ni toxicologue, ni géographe, ni démographe, ni sociologue, ni médecin… Cherchez l’erreur…ou la manipulation calculée.

On ne peut qu’avoir honte du peu de crédibilité à donner à ce rapport financé par les deniers publics et qui n’apporte aucun élément nouveau, si ce n’est un renforcement pathétique de l’argumentation du MEDEF et des « pétrogaziers ».

Les collectifs citoyens dénoncent la malhonnêteté flagrante de ce rapport d’étape, truffé de contre-vérités. On y parle de 100.000 emplois (sur la base d’une erreur de calcul d’un cabinet de lobbying), d’une liste d’additifs chimiques pour la fracturation composée de produits de grande consommation, voire quasiment « bio ». On y parle de fracturation hydraulique réalisée à de nombreuses reprises en France. Il n’y a pourtant qu’un seul vrai forage effectué dans la roche-mère et stimulé grâce à la fracturation hydraulique ! Et il ne produit (le rapport le cite) qu’un seul baril de pétrole par jour (l’indépendance énergétique de la France est en marche…). Le rapport évoque la similitude de géologie entre le Dakota et le Bassin Parisien… en oubliant les millions d’habitants dudit Bassin Parisien. De plus, la question de l’impact climatique a été évacuée en un paragraphe conclu de manière lapidaire. Ce ne sont que quelques exemples de ce rapport « bidonné » par le député Bataille et le sénateur Lenoir.

Tout est fait de manière à rendre, de façon insidieuse, l’exploration et l’exploitation des gaz et huiles de schiste et du gaz de houille « socialement acceptables ».

Exploiter ces ressources fossiles en France ou ailleurs – et ce, quelle que soit la technique – ne ferait qu’accroître nos émissions de gaz à effet de serre et nous enfoncer encore un peu plus dans la crise climatique. Il a aussi été scientifiquement prouvé que l’exploitation des gaz et huiles de schiste entraîne des contaminations de l’eau potable, des fuites importantes de méthane, des pollutions de l’air et des pathologies graves (troubles endocriniens, silicoses, cancers…) chez des personnes vivant aux abords des puits, que le vrai visage des gaz et huiles de schiste, ce sont surtout les risques et les nuisances qui y sont associés. Il est quasiment criminel de ne pas avoir traité véritablement les conséquences graves et préjudiciables aux populations dans ce rapport d’étape.

Quant à cette providence en Lorraine et dans le Nord-Pas-de-Calais en forme de « gaz de houille », de quoi parle-t-on ?

Gaz de charbon ou de couche ? Il n’y a pas d’autre technique d’extraction du méthane retenu dans les couches que la fracturation, avec les mêmes impacts que pour les gaz et huile de schiste. Nous n’en voulons pas non plus ! Et nous réitérons donc notre conviction : l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels pour la transition énergétique n’est qu’une chimère.

C’EST POURQUOI NOUS DÉNONÇONS, à nouveau et depuis toutes les régions de France, ce  pseudo rapport d’étape dont les résultats prévisibles confèrent à ses auteurs une lourde responsabilité face aux risques majeurs et avérés liés à l’éventuelle exploration et exploitation des gaz et huiles de schiste ainsi que des gaz de houille.

 CP collectifs rap int OPECST

Une surprise? Peut-être pour le grand public. Pour les citoyens, militants et associations qui s’acharnent tous les jours à découvrir la vérité depuis des mois et des années, ça ne serait qu’une confirmation.

Ce que révèle le Courrier de Neuchatel confirme que la société britannique Celtique Energie avec ses filiales enregistrées en France, en Suisse et ailleurs cherchent bien du gaz de schiste dans ce grand massif du Jura. Les élus constitués en association et qui luttent contre le renouvellement du permis des Moussières apprécieront certainement.

 HYDROCARBURES • Un rapport confidentiel de Celtique Energie révèle que la société britannique recherche du gaz de schiste sous la chaîne du Jura, alors qu’officiellement elle affirme vouloir prospecter uniquement des hydrocarbures conventionnels. Noiraigue est l’un des sites les plus prometteurs.

Les écologistes craignent qu’il y ait du gaz dans l’eau… qui alimente les deux tiers de la population du canton de Neuchâtel. Il se pourrait cependant plutôt qu’il y ait de l’eau dans le gaz pour Celtique Energie Petroleum Ltd, qui ambitionne de rechercher et d’exploiter des hydrocarbures dans le sous-sol de Noiraigue, sur le territoire de la commune de Val-de-Travers (NE), ainsi que dans l’ensemble de la chaîne du Jura, des deux côtés de la frontière.

-celtique-Dans deux documents internes destinés aux investisseurs – un rapport confidentiel et un diaporama –, que Le Courrier a pu se procurer, la société britannique affiche clairement son ambition d’exploiter du gaz de schiste. Il pourrait même s’agir d’un objectif prioritaire: le rapport révèle en effet qu’en comparaison avec le potentiel du gaz naturel, celui du gaz de schiste serait énorme.

Pourtant, la société Celtique Energie Neuchâtel SA, créée en 2009 avec 100 000 francs de capital-actions, ne déclare officiellement que deux objectifs pour le projet du Cygne blanc à Noiraigue: l’exploitation du gaz naturel, dont le réservoir pourrait, selon des études, atteindre 30 milliards de m3, dont 20 exploitables, soit l’équivalent de sept ans de consommation nationale. En cas d’échec du forage de prospection, la société envisage une solution alternative: stocker du gaz importé dans les couches imperméables de sel afin de pallier aux fluctuations des prix internationaux.

Gaz de schiste exclu, selon Celtique

Un peu partout dans le monde, l’opposition au gaz de schiste et à la technique de «fracking», fracturation hydraulique, s’organise. En cause notamment, les révélations aux Etats-Unis, où on comptait près de 500 000 puits d’exploitation en 2011, sur les eaux polluées, les robinets qui s’enflamment, les terrains qui s’effondrent et les boues radioactives. Pourtant, Celtique Energie Neuchâtel est catégorique: «En aucun cas la compagnie ne recherche de gaz de schiste», affirme-t-elle sur son site internet. «La transparence et l’information représentent les fondements essentiels à la réussite d’un projet» et «l’une des valeurs premières de l’entreprise», lit-on encore un peu plus loin.

Le rapport confidentiel, non daté (il pourrait remonter à 2009 ou début 2010), est intitulé «Jura Farm-In Opportunity: information memorandum» (Opportunités d’accord de prise d’intérêt dans le Jura: mémo d’information). Quant au diaporama de 24 pages, du 4 décembre 2012, il porte un titre évocateur: «Unconventional resource potential» (Le potentiel de ressources non conventionnelles).

Dans le rapport de 273 pages, Celtique Energie analyse en détail, outre la dynamique du marché du gaz européen et les données géologiques et sismiques existantes, le potentiel en pétrole, en gaz conventionnel, ainsi qu’en gaz non conventionnel, ou gaz de schiste, pour les quatre permis exclusifs que la société a obtenus, et qui correspondent à un territoire total de 6342 km2. Il s’agit, du côté français, du permis des Moussières, qui couvre tout l’Est du département de l’Ain, et celui de Pontarlier, qui s’étend sur une grande partie du Jura français. Du côté suisse, on compte le permis de Vallorbe, sur l’ensemble du territoire du Jura vaudois, et celui de Neuchâtel, sur tout le territoire du canton, dont le projet du Cygne blanc, à Noiraigue, fait partie. A noter que ce dernier est, et de loin, le projet de la firme britannique dont le potentiel est le plus prometteur.

Jusqu’à 22 fois plus de gaz de schiste

Celtique estime les ressources en gaz conventionnel pour l’ensemble de ses concessions à environ 57 milliards de m3 de gaz et 90 millions de barils de pétrole (un baril équivaut à 159 litres). Pour le gaz de schiste, les chiffres donnent le tournis: la société estime «la ressource potentielle de gaz non conventionnel récupérable jusqu’à 1274 milliards de m3, avec une estimation médiane de 396 milliards de m3», lit-on dans le résumé exécutif. En clair, Celtique pense être en mesure d’exploiter dans toute la chaîne jurassienne jusqu’à vingt-deux fois plus de gaz de schiste que de gaz naturel et, dans un scénario moins favorable, jusqu’à sept fois plus.

Afin d’estimer le potentiel des gisements de schiste situés dans l’étage de l’Autunien (Permien inférieur), particulièrement favorable à leur formation, et dans celui du Toarcien (Jurassique inférieur) de l’Arc jurassien, Celtique a compilé et recoupé toutes les données géologiques et sismiques existantes. Elles ont révélé que les gaz de schistes seraient probablement tout particulièrement répandus dans la partie centrale et nord du périmètre de ses concessions, où se situe précisément le projet du Cygne blanc. «Les gisements de schistes pourraient par conséquent fournir un avantage certain par rapport au potentiel du gaz conventionnel», lit-on.

Potentiel important à Noiraigue

Celtique--Le rapport ne donnant pas de chiffres précis concernant Noiraigue, nous sommes partis de l’hypothèse – théorique – que le gaz de schiste est au moins réparti équitablement sur l’ensemble de la superficie des concessions de Celtique. Sur cette base, nous avons estimé que le potentiel exploitable dans le sous-sol du Val-de-Travers pourrait s’élever entre 95 et 25-30 milliards de m3 dans un scénario conservateur, soit jusqu’à quatre fois plus que la quantité de gaz naturel annoncée (20-30 milliards de m3).

De toute évidence, Celtique n’entend pas, malgré son discours officiel, se contenter de prospecter le gaz naturel. Contrairement aux populations et aux autorités politiques concernées, les investisseurs attirés par ce marché potentiellement juteux sont, eux, informés en détail des vraies intentions de la firme. A noter que Celtique Energie Petroleum Ltd, ainsi que ses différentes filiales, sont dirigées par une poignée d’actionnaires privés à travers des sociétés dont le siège se situe dans les paradis fiscaux du Delaware (USA) et des Iles Caïmans (GB). complément à lire ici

celtique.-Permettre à Celtique de forer sur le plateau du Bugey, c’est ouvrir la porte à des forages dans la roche mère.
La technique à laquelle Celtique envisage de recourir pour forer les entrailles du plateau du Bugey si l’autorisation lui en était donnée nécessite une quantité ‘eau considérable pour mettre en pression le réservoir de la Chandelière Nord.
Le forage et l’exploitation de pétrole seraient polluants et dangereux (émission de CO2, transports lourd fréquent sur des routes départementales de montagne)
Les mirages fiscaux (redevances sur production) présentés par la Compagnie aux communes sont un véritable miroir aux alouettes puisque Celtique détient un permis de recherche et non une concession d’exploitation.
Les risques d’investissement reposent sur la population ; C’est elle qui paye l’eau et l’adduction, c’est elle qui paye les routes et leur entretien.

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DIMANCHE 9 JUIN 2013 – COMMUNIQUE DE PRESSE DES COLLECTIFS ET DES ASSOCIATIONS CONTRE LES GAZ ET HUILES DE SCHISTE ET DE HOUILLE

RÉSISTANCE SANS FRONTIÈRE: NON AUX PRATIQUES BRUTALES DE LA COMPAGNIE CHEVRON EN POLOGNE

Depuis le 3 juin, les paysans et habitants du village polonais de Zurawlow sont à nouveau confrontés à la multinationale américaine Chevron, qui, suite à une forte mobilisation de leur part, avait renoncé provisoirement, en mars 2012, à installer un puits de forage sur leur commune. Le réalisateur, Lech Kowalski avait d’ailleurs témoigné de cette lutte dans « la Malédiction du gaz de schiste », diffusé récemment sur la chaîne de télévision Arte.
occupy chevron poland june 2013Sous la protection d’agents de sécurité, et dans une très forte tension, Chevron a pris possession d’une parcelle située sur la concession de Grabowiec en vue d’y installer une clôture et de pratiquer à terme un forage sur place.
Selon les habitants, cette concession serait valable jusqu’au 6 décembre 2013 pour des tests sismiques seulement. L’autorisation pour des tests de forage a été annulée en Juin 2012. Chevron n’a donc aucune légitimité à effectuer ces travaux. (1)
Les habitants refusent ce forage visant des gaz de schiste qui pourrait conduire à la contamination de leur eau et de leurs terres ; lors des tests sismiques effectués précédemment sur place, des explosifs avaient été utilisés et avaient déjà provoqué une pollution de l’eau, devenue impropre à la consommation.
Un groupe de plus de 150 personnes occupe le terrain de Chevron 24 heures sur 24 pour empêcher ce projet et réclame le départ de la compagnie.Une des habitantes a été blessée par un véhicule de sécurité conduit par un chauffeur de Chevron, et a dû être hospitalisée.(1)
Chevron refuse la négociation et les autorités n’ont entrepris aucune action qui permettrait de résoudre ce conflit toujours en cours.
OccupyChevron picture from Andrzej BakLes collectifs français et les associations contre les gaz et huiles de schiste et de houille dénoncent les pratiques de la compagnie Chevron Polska et son mépris des populations dans un pays de droit européen. Ils exigent que cette compagnie américaine se plie aux lois en vigueur sur le territoire polonais.Ils expriment toute leur solidarité aux habitants et en particulier aux paysans de Zurawlow qui s’opposent légitimement à toute exploration et exploitation des gaz de schiste sur leur territoire.

Leur résistance est la nôtre, leur lutte transcende les frontières.

Nous soutenons avec force toutes ces luttes contre ces compagnies pétrolières et gazières qui détruisent, chaque jour un peu plus, les communautés et les territoires, que ce soit en Pologne et aux États-Unis, en Argentine et ailleurs.

NI ICI, NI AILLEURS – NI AUJOURD’HUI, NI DEMAIN !

(1) http://www.reporterre.net/spip.php?article4368

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SIGNATAIRES :
Collectif Basta ! Gaz Alès (30 Gard), Inter-collectif 22 septembre sud (30 Gard), Collectif Causse Méjean Gaz de schiste Non, (48 Lozère), Collectif Roquedur- Le Vigan (30 Gard), Collectif Rivières (30 Gard), Collectif Roynac ( 26 Drôme), Collectif Anduze (30 Gard), Collectif Les Mages AJC ( 30 Gard), Collectif 07 Ardéche (07 Ardèche), Collectif du grand valentinois (26 Drôme), Collectif petite Camargue et GDS Gardonnenque ( 30 Gard ), Association Stop au gaz de schiste-Non al gas d’esquist 47 ( 47 Lot et Garonne), Collectifs stop ghrm Isère 38 ( 38 Isère), Collectif stop gaz de schiste 69 ( 69 Rhône Alpes), Collectif du Narbonnais (11 Aude), CRI Nonville 77 ( 77 Seine et Marne), Collectif Non gaz de schiste Florac (48 Lozère), Collectif 91 non au gaz et pétrole de schiste (91 Essonne), Collectif Beaulieu (30 Gard), Collectif Rochegude (30 Gard), Collectif Barjac (30 Gard), Collectif Saint Jean de Maruejols (30 Gard), Collectif Vagnas (30 Gard), Collectif Bessas (30 Gard), Collectif Saint andré de Cruzières (30 Gard), Collectif Saint Sauveur de Cruzières (30 Gard), Collectif Saint privat de Champclos (30 Gard), Collectif Tharaux (30 Gard),Collectif Saint Victor de Malcap (30 Gard), Collectif Saint Etienne de Sermentin (30 Gard), Collectif Potelières (30 Gard), Collectif Hautes Cévennes (30 Gard), Collectif Auzonnet Cèze Gagnères (30 Gard), Écolectif Dégaze Gignac et Environs (34 Hérault), Association « netouchezpasauxenfants.com , Collectif citoyen Ile-de-France Non au gaz et pétrole de schiste, Collectif Garrigue- Vaunage (30 Gard), Collectif Briard-Nord Bourgogne, Non au gaz et pétrole de schiste 47 ( 47 Lot et Garonne), Collectif NPGDS du Bocage gâtinais, Collectif Romans Nord Drôme des collines,( 26 Drôme) Association No Gazaran. Collectif Stop-pétrole de schiste-Sud 77 (77 Seine et Marne).

Allemagne: Groupe antifracking http://www.gegen-gasbohren.de/

Alerte!  en Pologne ici                                                                           (!) Info minute revue de presse

On vous l’avait annoncé, ils l’ont fait !

Le rapport d’étape de l’OPECST (Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques) présenté le 6 juin 2013 propose de revenir sur la législation interdisant la recherche et l’extraction des gaz et huiles de schiste en utilisant la fracturation hydraulique. Compte tenu de la composition du Comité scientifique, représentant des intérêts industriels, qui était chargé de conseiller nos députés et sénateurs, le résultat était prévisible.

Bien entendu, il s’agit d’abord de « savoir ce que recèle notre sous-sol », ce qui nécessiterait quelques puits « avec tests de production … une vingtaine dans le bassin parisien et une dizaine à l’échelle de la France » dit le Rapport.  Une centaine avait dit M Besson de l’AIE (Agence internationale de l’énergie) lors de son audition par l’OPECST. Tiens, tiens…

En se fondant sur les « estimations sommaires » de la même AIE, qui se sont avérées largement surestimées en Pologne, et sur les prévisions de création d’emplois complétement fantaisistes du bureau d’étude SIA, MM Lenoir (sénateur UMP) et Bataille (député PS), avalisent toutes les contre-vérités véhiculées par les entreprises pétro-gazières.

Gaz-de-schisteSelon eux les techniques de forages et même de fracturation hydraulique sont parfaitement maîtrisées en France, puisqu’on y a réalisé plus de 6000 puits d’hydrocarbures en 70 ans dont 45 avec fracturations hydraulique. Ce n’est pas vraiment rassurant quand on pense que la production des 50 milliards de mètres cubes de gaz par an que nous consommons actuellement nécessiterait le creusement et la fracturation d’au moins 3600 puits chaque année : ce ne sont pas les mêmes ordres de grandeur ! Et avec une telle production, si elle s’avérait possible, on baisserait notre facture énergétique d’au plus 10% : on peut faire mieux et moins cher avec la promotion des énergies renouvelables.

Au passage les rapporteurs en profitent pour faire l’amalgame entre la fracturation hydraulique pour l’exploitation des hydrocarbures et celle pour la géothermie de grande profondeur, appuyant ainsi la QPC (Question prioritaire de constitutionnalité) posée par le pétrolier Schuepbach pour tenter de faire abroger la loi du 13 juillet 2011. Naïveté ou complicité ?

fracturation au chocolatQuant à leurs affirmations sur l’absence de pollutions aux États-Unis, elles ne peuvent tromper que ceux qui refusent de voir la réalité. D’ailleurs ils admettent implicitement la nocivité des produits utilisés, puisqu’ils parlent de « réduire la toxicité des additifs » en reconnaissant que ce sera « coûteux ». Et de nous proposer un fluide à base de produits ménagers (pas vraiment biologiques…) et d’additifs alimentaires à vous dégouter définitivement des jus de fruits et desserts industriels surtout avec glaçage au chocolat, en précisant toutefois que « son surcoût… limite son utilisation » !

Et puis Veolia ne demanderait qu’à produire puis retraiter l’eau de fracturation (sans garantie technique pour l’instant) pour la réutiliser, mais là aussi à quel coût ? Quand on sait que certains champs gaziers américains produisent aujourd’hui à des prix de revient inférieurs au prix du marché, et avec des techniques polluantes, à qui veut-on faire croire que les mêmes entreprises pourraient produire de façon plus propres chez nous avec un prix attractif ?

Et puis, cerise sur le gâteau, il suffirait de « faire bénéficier les collectivités locales et les propriétaires » d’une partie des retombées financières pour leur faire accepter l’inacceptable. Et bien non, messieurs nos parlementaires, cela ne suffira pas à nous faire avaliser la dégradation continue du climat, la pollution de nos ressources en eau et de notre air, la destruction de nos cadres de vie et la santé de nos enfants.

Et tant que notre Ministre de l’Ecologie maintiendra fermement sa position contre la fracturation hydraulique, renforcée par sa circulaire du 21 septembre 2012 interdisant l’exploration par sismique réflexion « dans les zones géographiques où cela ne peut être justifié par la recherche d’hydrocarbures conventionnels », nous serons à ses côtés.

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