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Sauvegarde du principe de précaution j’écris à mon député            (!) Info minute – Revue de Presse

reseau rhonalpe et franche comtéCommuniqué de presse 16 Juin 2014

Silence gardé vaut rejet

15 mois se sont écoulés depuis la fin de la période initialement accordée à la société britannique Celtique pour la recherche d’hydrocarbure dans les départements de l’Ain, du Jura, et des Savoie. C’est le délai légal dont disposait l’État pour donner une réponse à la demande de renouvellement pour une deuxième période, introduite le 3 novembre 2012 par la société. Or à ce jour, les collectifs opposés aux forages et recherches de gaz et pétrole de schiste n’ont pas eu connaissance d’un arrêté publié par l’État prononçant le renouvellement attendu par Celtique pour une nouvelle période.

Un rejet motivé par le danger pesant sur les aquifères ?

Convaincu que l’interdiction de la fracturation hydraulique ne suffirait pas à protéger les territoires contre les forages intempestifs, habitants, élus locaux et associations se sont mobilisés depuis 3 ans pour mettre fin à ce projet pour lequel ils n’avaient pas été consultés. Sous le prétexte –mensonger par ailleurs- de recherche d’hydrocarbures conventionnels, des pétroliers détiennent des permis de recherche dans des zones fragiles en termes de ressources en eau, de production agricole ou de densité de population. Le permis des Moussières en est un, « en était un » aimerait-on pouvoir confirmer aujourd’hui.

Les milliers de citoyens qui se sont mobilisés à de nombreuses reprises pour demander le rejet de ce permis attendent avec impatience la confirmation officielle du Ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie.

Réseau des collectifs rhônalpins et francomtois opposés à la recherche et à l’exploitation des gaz et pétrole de schiste

Révision du code minier : Pétition       MANIF BELLEGARDE 24 MAI      (!) Info minute – Revue de Presse

Vite dit, avec « l’Echo des Forages » Haute-Savoie, Bulletin N°11

Allez comprendre !

En France, la cohérence n’est pas au rendez-vous.

  • frack frack frackLa mission parlementaire (une de plus sur le sujet, mais volontairement limitée aux possibles retombées économiques !) conduite par le député PS Philippe Barbier reconnait qu’en Europe l’enjeu d’une exploitation n’en vaut pas la chandelle. Produire du gaz de schiste « conduirait en effet à un taux de dépendance en gaz hors UE de 80 % en 2035 contre 90 % sans production de gaz de schiste », selon une analyse réalisée par Bruxelles et reprise dans le rapport[1]. Pour l’Hexagone, il souhaite néanmoins le « lancement d’un petit bout de recherche », juste pour faire un « petit bout » de plaisir à Arnaud Montebourg ?
  • Pendant ce temps, le président de la République propose de concert avec le Premier Ministre Polonais, grand partisan des gaz de schiste, une initiative commune pour une Europe «plus indépendante, plus cohérente et plus solidaire dans sa politique énergétique».[3] Indépendante, mais avec quoi ?
  • Pas le gaz de schiste polonais : après les Américains Marathon Oil, Talisman Energy, Exxon Mobil et les Italiens d’Eni, c’est le Français Total qui jette l’éponge. Seul Chevron continue de forer le sous-sol polonais. Les réserves de gaz y ont été surévaluées, les premiers forages n’ont pas enthousiasmé les compagnies pétrolières qui doivent aussi tenir compte de normes environnementales européennes plus strictes[4]…et de l’opposition des populations qui à Zurawlow bloquent le chantier de Chevron depuis plus de 330 jours.
  • Peut-être du gaz de schiste russe ? Selon le responsable «exploration & production» de Total pour l’Europe continentale et l’Asie centrale « La Russie est un pays qui a des ressources importantes, du pétrole et du gaz conventionnel et non conventionnel. Nous avons de bons partenariats« [5]. Total pense que la Russie représentera d’ici 2020 sa première source de production de pétrole et de gaz. Et la crise en Ukraine ? Michael Borrell a déclaré qu’en dépit du regain de tension de ces derniers jours, il ne sentait «aucune menace de la part de ses partenaires russes». Les affaires sont les affaires, à Paris comme à Moscou !
Et pourtant, ailleurs il y en a qui sont plus clairs
  • « La fracturation sans danger est simplement impossible, que ce soit avec la technologie actuelle ou avec les règles inadaptées que l’on propose » c’est ce qu’affirme Louis Allstadt, ancien vice-président exécutif de Mobil[6].
ALORS MAINTENANT ON ARRÊTE !
… et on se retrouve tous à Bellegarde / Valserine le 24 mai 2014
  • 24 MAI BELLEGARDE NON AUX FORAGES NDGSA 10h avec JC Keller : Pourquoi sortir des énergies fossiles ? Théatre Jeanne d’Arc Bellegarde
  • A 14h grande manifestation dans les rues, départ Place Carnot Bellegarde

Les dernières informations pratiques seront publiées ici ou également là.

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1 http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/04/30/l-europe-victime-du-boom-americain-du-gaz-de-schiste_4409910_3244.html
2 http://www.rtl.fr/actualites/info/environnement/article/gaz-de-schiste-segolene-royal-ferme-toujours-la-porte-a-de-nouvelles-recherches-7771655050
3 http://www.romandie.com/news/Initiative-de-Paris-et-Varsovie-pour-une-communaute/471005.rom
4 http://www.franceinter.fr/depeche-total-renonce-au-gaz-de-schiste-en-pologne
5 http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20140423.REU3662/total-voit-la-russie-comme-sa-1e-source-de-production-d-ici-2020.html
6 http://www.timesunion.com/business/article/Former-Mobil-Oil-exec-urges-brakes-on-gas-fracking-5422292.php
7 http://www.rts.ch/info/regions/neuchatel/5812531-neuchatel-vote-un-moratoire-de-10-ans-sur-les-forages-d-hydrocarbures.html
8 http://ecologie.blog.lemonde.fr/2014/04/30/proces-sur-le-gaz-de-schiste-une-famille-texane-obtient-3-millions-de-dollars-dindemnites/

Une surprise? Peut-être pour le grand public. Pour les citoyens, militants et associations qui s’acharnent tous les jours à découvrir la vérité depuis des mois et des années, ça ne serait qu’une confirmation.

Ce que révèle le Courrier de Neuchatel confirme que la société britannique Celtique Energie avec ses filiales enregistrées en France, en Suisse et ailleurs cherchent bien du gaz de schiste dans ce grand massif du Jura. Les élus constitués en association et qui luttent contre le renouvellement du permis des Moussières apprécieront certainement.

 HYDROCARBURES • Un rapport confidentiel de Celtique Energie révèle que la société britannique recherche du gaz de schiste sous la chaîne du Jura, alors qu’officiellement elle affirme vouloir prospecter uniquement des hydrocarbures conventionnels. Noiraigue est l’un des sites les plus prometteurs.

Les écologistes craignent qu’il y ait du gaz dans l’eau… qui alimente les deux tiers de la population du canton de Neuchâtel. Il se pourrait cependant plutôt qu’il y ait de l’eau dans le gaz pour Celtique Energie Petroleum Ltd, qui ambitionne de rechercher et d’exploiter des hydrocarbures dans le sous-sol de Noiraigue, sur le territoire de la commune de Val-de-Travers (NE), ainsi que dans l’ensemble de la chaîne du Jura, des deux côtés de la frontière.

-celtique-Dans deux documents internes destinés aux investisseurs – un rapport confidentiel et un diaporama –, que Le Courrier a pu se procurer, la société britannique affiche clairement son ambition d’exploiter du gaz de schiste. Il pourrait même s’agir d’un objectif prioritaire: le rapport révèle en effet qu’en comparaison avec le potentiel du gaz naturel, celui du gaz de schiste serait énorme.

Pourtant, la société Celtique Energie Neuchâtel SA, créée en 2009 avec 100 000 francs de capital-actions, ne déclare officiellement que deux objectifs pour le projet du Cygne blanc à Noiraigue: l’exploitation du gaz naturel, dont le réservoir pourrait, selon des études, atteindre 30 milliards de m3, dont 20 exploitables, soit l’équivalent de sept ans de consommation nationale. En cas d’échec du forage de prospection, la société envisage une solution alternative: stocker du gaz importé dans les couches imperméables de sel afin de pallier aux fluctuations des prix internationaux.

Gaz de schiste exclu, selon Celtique

Un peu partout dans le monde, l’opposition au gaz de schiste et à la technique de «fracking», fracturation hydraulique, s’organise. En cause notamment, les révélations aux Etats-Unis, où on comptait près de 500 000 puits d’exploitation en 2011, sur les eaux polluées, les robinets qui s’enflamment, les terrains qui s’effondrent et les boues radioactives. Pourtant, Celtique Energie Neuchâtel est catégorique: «En aucun cas la compagnie ne recherche de gaz de schiste», affirme-t-elle sur son site internet. «La transparence et l’information représentent les fondements essentiels à la réussite d’un projet» et «l’une des valeurs premières de l’entreprise», lit-on encore un peu plus loin.

Le rapport confidentiel, non daté (il pourrait remonter à 2009 ou début 2010), est intitulé «Jura Farm-In Opportunity: information memorandum» (Opportunités d’accord de prise d’intérêt dans le Jura: mémo d’information). Quant au diaporama de 24 pages, du 4 décembre 2012, il porte un titre évocateur: «Unconventional resource potential» (Le potentiel de ressources non conventionnelles).

Dans le rapport de 273 pages, Celtique Energie analyse en détail, outre la dynamique du marché du gaz européen et les données géologiques et sismiques existantes, le potentiel en pétrole, en gaz conventionnel, ainsi qu’en gaz non conventionnel, ou gaz de schiste, pour les quatre permis exclusifs que la société a obtenus, et qui correspondent à un territoire total de 6342 km2. Il s’agit, du côté français, du permis des Moussières, qui couvre tout l’Est du département de l’Ain, et celui de Pontarlier, qui s’étend sur une grande partie du Jura français. Du côté suisse, on compte le permis de Vallorbe, sur l’ensemble du territoire du Jura vaudois, et celui de Neuchâtel, sur tout le territoire du canton, dont le projet du Cygne blanc, à Noiraigue, fait partie. A noter que ce dernier est, et de loin, le projet de la firme britannique dont le potentiel est le plus prometteur.

Jusqu’à 22 fois plus de gaz de schiste

Celtique estime les ressources en gaz conventionnel pour l’ensemble de ses concessions à environ 57 milliards de m3 de gaz et 90 millions de barils de pétrole (un baril équivaut à 159 litres). Pour le gaz de schiste, les chiffres donnent le tournis: la société estime «la ressource potentielle de gaz non conventionnel récupérable jusqu’à 1274 milliards de m3, avec une estimation médiane de 396 milliards de m3», lit-on dans le résumé exécutif. En clair, Celtique pense être en mesure d’exploiter dans toute la chaîne jurassienne jusqu’à vingt-deux fois plus de gaz de schiste que de gaz naturel et, dans un scénario moins favorable, jusqu’à sept fois plus.

Afin d’estimer le potentiel des gisements de schiste situés dans l’étage de l’Autunien (Permien inférieur), particulièrement favorable à leur formation, et dans celui du Toarcien (Jurassique inférieur) de l’Arc jurassien, Celtique a compilé et recoupé toutes les données géologiques et sismiques existantes. Elles ont révélé que les gaz de schistes seraient probablement tout particulièrement répandus dans la partie centrale et nord du périmètre de ses concessions, où se situe précisément le projet du Cygne blanc. «Les gisements de schistes pourraient par conséquent fournir un avantage certain par rapport au potentiel du gaz conventionnel», lit-on.

Potentiel important à Noiraigue

Celtique--Le rapport ne donnant pas de chiffres précis concernant Noiraigue, nous sommes partis de l’hypothèse – théorique – que le gaz de schiste est au moins réparti équitablement sur l’ensemble de la superficie des concessions de Celtique. Sur cette base, nous avons estimé que le potentiel exploitable dans le sous-sol du Val-de-Travers pourrait s’élever entre 95 et 25-30 milliards de m3 dans un scénario conservateur, soit jusqu’à quatre fois plus que la quantité de gaz naturel annoncée (20-30 milliards de m3).

De toute évidence, Celtique n’entend pas, malgré son discours officiel, se contenter de prospecter le gaz naturel. Contrairement aux populations et aux autorités politiques concernées, les investisseurs attirés par ce marché potentiellement juteux sont, eux, informés en détail des vraies intentions de la firme. A noter que Celtique Energie Petroleum Ltd, ainsi que ses différentes filiales, sont dirigées par une poignée d’actionnaires privés à travers des sociétés dont le siège se situe dans les paradis fiscaux du Delaware (USA) et des Iles Caïmans (GB). complément à lire ici

celtique.-Permettre à Celtique de forer sur le plateau du Bugey, c’est ouvrir la porte à des forages dans la roche mère.
La technique à laquelle Celtique envisage de recourir pour forer les entrailles du plateau du Bugey si l’autorisation lui en était donnée nécessite une quantité ‘eau considérable pour mettre en pression le réservoir de la Chandelière Nord.
Le forage et l’exploitation de pétrole seraient polluants et dangereux (émission de CO2, transports lourd fréquent sur des routes départementales de montagne)
Les mirages fiscaux (redevances sur production) présentés par la Compagnie aux communes sont un véritable miroir aux alouettes puisque Celtique détient un permis de recherche et non une concession d’exploitation.
Les risques d’investissement reposent sur la population ; C’est elle qui paye l’eau et l’adduction, c’est elle qui paye les routes et leur entretien.
Cette semaine en Rhône-Alpes: Agenda ici                                             (!) Info minute revue de presse
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JV, récit militant le 18.03.2013

NANTUA MANIF 16 MARS 2013Nous étions près de trois mille, samedi 16 mars 2013, à défiler dans les rues de Nantua, pour demander le non-renouvellement du Permis des Moussières, défendre nos ressources en eau, notre agriculture, notre économie touristique…

La manifestation lancée par les collectifs rhône-alpins et franc-comtois contre les hydrocarbures s’est tenue dans une ambiance festive et bon enfant, malgré la gravité de l’enjeu.

L’information aux élus

Guy Faure (hydrogéologue), Jacques Cambon (hydrologue) et Bertrand Valton (Fédération de spéléologie de l’Ain) ont animé en matinée une réunion d’information à l’intention des élus, à la salle des fêtes de Charix.

Afin de rappeler qu’aucun forage ne se fait à l’eau claire, que les couches visées par la Celtique EnergieMatinée avec les élus 16 mars 2013 Petroleum nécessitent « une amélioration de la perméabilité » selon un document de l’entreprise datant de 2006, que la pollution de la source de la Moullaz par Esso en 1989 provient d’une perte de forage… Et que personne ne peut garantir qu’un tel accident ne se reproduira pas, vue la complexité de nos réseaux karstiques.

Le cortège

Parti de l’Esplanade du lac, le cortège a été ouvert par la colonne de tracteurs des paysans du Haut-Bugey et du Haut-Jura. Les agriculteurs se sont mobilisés en nombre: c’est la survie de leur métier qui en jeu. Leurs attelages, haut en couleurs et en slogans, affichaient la détermination des collectifs contre les projets de forage sur le massif jurassien.

Manifestation nantua 13 mars 2013Dans le cortège :

  • des enfants parce que c’est de leur avenir dont il s’agit.
  • des parents parce qu’ils sont des citoyens responsables.
  • des grands-parents parce qu’ils ont l’expérience : leurs propres grands-parents ont connu ces temps où l’approvisionnement en eau était une problématique quotidienne.
  • des paysans parce qu’ils veulent continuer à faire une agriculture de qualité.
  • des spéléologues parce qu’ils connaissent la complexité de nos réseaux souterrains.
  • une soixantaine de maires et d’élus de tout bord politique, car il s’agit de défendre tous ensemble notre territoire.
  • des Genevois parce que c’est l’ensemble de l’arc jurassien qui est concerné, des deux côtés des crêtes.
  • une Polonaise parce que son pays connaît les conséquences désastreuses de l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels.
  • des Ardèchois, des Drômois, des Gardois, des Haut-Savoyards, des Isérois, des Jurassiens, des Lyonnais parce que nous sommes tous reliés comme les doigts de la main… Ni ici, ni ailleurs !
La délégation

MAnifestation nantua les élusUne délégation a été reçue en sous-préfecture de Nantua par la sous-préfète Madame Eléodie Sches : une quarantaine de maires en écharpe, renforcés par les élus genevois, accompagnaient Christine Monnet, représentante du collectif Haut-Bugey.

« Le message le plus fort aujourd’hui, c’est vous qui l’avez donné, a commenté Jean-Pierre Carminati, le maire de Nantua, à l’issue de la manifestation. Il n’y aurait rien eu de pire que si nous nous étions retrouvés à cinq cents. Nous étions trois mille ! C’est celui-là qui est envoyé à Paris. Élus, collectifs et tous les partis réunis derrière un même intérêt : notre territoire ».

L’unité politique

Manif Nantua 16 mars AbbadLes élus étaient réunis derrière un même combat, toutes couleurs politiquesManif Nantua 16 mars les élus confondues : Damien Abad (député d’Oyonnax – UMP), Jacques Berthou (sénateur de l’Ain – PS), Florence Blatrix (première secrétaire du PS de l’Ain), Jean-Pierre Carminati (maire de Nantua – SE), Alain Chabrolle (vice-président de la région Rhône-Alpes – EELV), Sylvie Goy-Chavent (sénatrice de l’Ain – UDI), Francis Lahaut (maire de Saint-Claude – Front de gauche), Anne Mahrer (présidente des Verts genevois), Jean-Daniel Maire (vice-président du conseil général du Jura – PS), Guillaume Mathelier (premier secrétaire du PS de Haute-Savoie), Rachel Mazuir (président du conseil général de l’Ain – PS), Jean-Gabriel Nast (président du Parc naturel régional du Haut-Jura – UMP), le PCF de l’Ain, André Philippon (vice-président du conseil général de l’Ain – PS), Michelle Rivasi (députée européenne – EELV), Michel Rivat (conseiller général du canton de Brénod, maire de Champdor – socialiste), Hervé Leroy, maire de Lantenay, Alain Balland, maire de Corcelles, Hervé Ozil, maire de Lagorce (Ardèche),….

Nantua 16 mars 2013 TLes élus ont été invités à maintenir la pression en sollicitant ces prochains jours une audience auprès de Jean-Marc Ayrault, « parce qu’en matière d’arbitrage, le Ministère de l’économie l’emporte toujours sur le Ministère de l’environnement ».

Une association des élus du territoire du permis des Moussières doit voir le jour.

Le rassemblement s’est achevé avec la lecture d’un message adressé par les collectifs du Nord de la Loire aux manifestants de Nantua.

Le combat continue.

Communiqué

Nantua 16 MARS 2013 ManifestationLes collectifs citoyens ont pris connaissance de la demande de renouvellement du permis des Moussières déposée par la compagnie Celtique Energie au mois de novembre 2012 et jugée recevable depuis le 3 décembre 2012. Ils s’opposent à ce que l’Etat accorde un renouvellement de l’autorisation de recherche d’hydrocarbures alors qu’aucuns travaux n’ont pu démarrer depuis 2008.

Avant qu’il ne soit trop tard, ils en appellent au bon sens de l’administration et du pouvoir politique afin de cette demande ne soit pas accordée, qu’il soit mis fin au permis de Gex de la même manière et que les demandes de permis de recherche d’hydrocarbure de Blyes (gaz de schiste) et de Gex-Sud ne soient pas accordées.

Union sacrée entre la population et ses représentants de tous bords politiques contre ces projets

Les collectifs citoyens et associations qui luttent depuis plus de deux ans contre ces projets d’exploitation de ressources fossiles saluent le positionnement clair des représentants locaux, de la majorité du conseil général, de parlementaires de l’opposition comme de la majorité ainsi que d’élus régionaux et européens. Ce front pour la protection des territoires, des ressources en eau, de l’activité paysanne et touristique a pris une telle importance que la sous préfète de Nantua a exprimé le souhait de rencontrer une délégation citoyenne le jour de la manifestation.

La garantie contre la pollution n’existe pas, les emplois durables, ce n’est qu’un conte de fée

Dans de récentes déclarations, le gérant de la société Celtique Energie en France prétendait que la compagnie était assurée contre des risques de pollutions dans le cadre de ses travaux ! Une telle affirmation reflète le manque de considération qu’apporte cette société à la population qui sait parfaitement qu’aucune compagnie d’assurance ne peut offrir de telle garanties. Le titulaire de ce permis de recherche pétrolière tente par tous les moyens d’amadouer les habitants et leurs représentants en leur faisant miroiter de mirifiques redevances, le développement d’une activité économique et d’emplois, alors qu’il est clair que ces promesses ne peuvent évidemment pas être tenues tant une telle activité est éphémère. Les entreprises de forage et de stimulation du puits qui interviendraient, viendraient avec leurs équipes de techniciens spécialisés. Aucun emploi ne sera créé, sauf peut-être dans le domaine du transport des déblais pour les quelques mois que dureront les travaux de forage. Ce qui ne représente rien en comparaison des emplois existant dans le tourisme, les  productions agricoles, les appellations contrôlées et l’eau de source (Les Neyrolles à Nantua ), tous menacés par un accident industriel…Sans compter la dévaluation du prix du foncier…

L’utilisation de l’eau, le mensonge continue

La compagnie Celtique appuyée par le cabinet Antéa tente de faire croire que l’évolution des techniques mettrait à l’abri l’entrepreneur des risques engendrés par les forages sur les aquifères circulant dans cette zone karstique que constitue le territoire visé par le pétrolier alors que le risque persiste. Aucune assurance de ce type n’existe bien évidemment. Pire, nulle part n’est fait mention publiquement de la technique d’injection d’eau nécessaire à la mise en pression du « réservoir » de la Chandelière Nord que Celtique souhaite explorer à partir des communes de Lantenay ou de Corcelles. Pomper encore de l’eau dans les réserves locales pour faire sortir le pétrole ? De qui se moque-t-on ? Pourquoi dissimuler cet aspect technique fondamental de l’exploration de ce réservoir d’huile ?

Ce que cherche vraiment la Celtique Energie Petroleum

La Celtique Energie Petroleum dit ne s’intéresser au pétrole conventionnel uniquement parce  que la fracturation hydraulique est illégale actuellement en France, depuis la loi de juillet 2011. Lors de la demande initiale (mars 2008) l’objectif visé était pourtant bien «les hydrocarbures de roches mères » (pétrole, huile et gaz dits « de schiste »).

Dans sa demande de renouvellement déposée en octobre 2012, l’entreprise vise des hydrocarbures « conventionnels  » dans des couches géologiques qui correspondent aux couches des hydrocarbures non conventionnels.

Espère t-elle seulement un changement de politique de la part du gouvernement?

Pour les collectifs, il est urgent que l’Etat se préoccupe des recherches d’énergies renouvelables « propres » et non de celles des hydrocarbures qui mettent en danger nos ressources en eau, l’activité touristique et agricole vitales sur les zones des permis de forages des Moussières, de Gex et de Blyes, et ne résoudront en rien le passage à une transition énergétique décarbonée, inéluctable et urgente !

Journée régionale d’opposition à Nantua le samedi 16 mars avec manifestation à partir de 14h00
  • Rassemblement sur l’Esplanade du Lac à partir de 14 heures : prise de paroles puis cortège à travers la ville.
  • 15 h 30 : délégation à la sous-préfecture d’élus et de membres des Collectifs.
  • Retour à l’Esplanade du Lac : prise de paroles des corporations professionnelles, des associations, des politiques.

Info covoiturage voir ici

Lire aussi:

Hydrocarbures non conventionnels et glissement sémantique, les collectifs du Nord de Rhône-Alpes interpellent leurs élus
Vous avez dit « hydrocarbures conventionnels » ?
Des Gaz de schiste propres, puisqu’on vous le dit !

 

Cette semaine en Rhône-Alpes: Agenda ici    NANTUA 16 MARS 2013  (!) Info minute revue de presse
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manipulationPas un jour ne se passe sans un article, une déclaration ou une conférence en faveur de la levée de l’interdiction de la fracturation hydraulique. La « crise économique » (on ne s’étendra pas ici sur sa nature et ses origines) et le chantage à l’emploi sont des alibis martelés par des cohortes d’ « experts » autoproclamés en tout : en économie, en géopolitique, en droit, en gestion des ressources, en forages … Bousiller ce qui reste de naturel dans notre cadre de vie ne pose aucun problème aux apôtres de l’extractivisme et de la production d’énergie à partir des minerais et autres hydrocarbures fossiles en voie de disparition. Ces stocks d’hydrocarbures consommés à très grande vitesse et dont nous ne laisserions donc pas une goutte à nos petits enfants tout en poursuivant l’intoxication généralisée de la planète avec le réchauffement climatique. Et pourquoi ? Pour des magouilles financières entre sociétés pétrolières « bidons », qui n’ont rien à faire de notre soi-disant possible « indépendance énergétique ». Elles cherchent des profits à court terme avant que n’explose « la bulle des gaz de schiste » qui dévoilera la non rentabilité intrinsèque de cette activité.

Ce mois de mars en Rhône-Alpes et dans le Jura, les collectifs citoyens opposés à la recherche et l’exploitation de gaz et huile de schiste et aux forages d’hydrocarbures en zone karstiques donneront de la voix et seront comme depuis deux ans à la rencontre de la population et des élus pour échanger et débattre.

– Des collectifs citoyens qui interpellent leurs élus alors que l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) – tordant le bras à un consensus datant de Juillet 2011 (avec l’interdiction de la fracturation hydraulique), veut lancer le pays dans la recherche d’illusoires « techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste ». Combien de parlementaires daignent simplement répondre à ces interpellations ? En Ardèche : 0 – Dans la Drôme : 0. Les Savoie : 0. On continue ? Le Rhône ? 1 parlementaire sur 21 soit 5% des parlementaires pour ce seul département alors que le pays est engagé- paraît-il-dans un débat national sur la transition énergétique !

– Des collectifs que les détracteurs tentent de stigmatiser par le mot à 5 lettres, non pas celui auquel vous pensez (quoique), un autre mot à 5 lettres : « NIMBY » (Not in my back yard, pas dans mon jardin). Les projets des multinationales ne connaissent pas de limites, les collectifs citoyens eux, même s’ils sont souvent empreints d’une forte identité territoriale, sont sans frontières. Vous voulez fouiller les entrailles de la terre dans l’Ain, dans le Jura, en Suisse, en Allemagne et ailleurs ? Vous nous trouverez sur votre chemin. Alors oui ! Pas dans mon jardin, ni dans celui de mon voisin ni de son voisin…

– Des collectifs citoyens opposés aux compagnies d’exploration qui persistent dans l’enfumage : Vous persistez à mentir, ce ne sont vos piètres outils de communication qui nous feront changer d’idée. Vos conférences de presse, vos sites Internet sont des caricatures de la tromperie ! La manipulation de l’information et la course au fric vite gagné sont vos méthodes mais nous ne sommes pas dupes. Nous continuerons de démonter point par point les arguments mensongers que vous tentez de faire passer par voie de presse et en sollicitant des rendez-vous auprès de communes qui sont décidément bien peu intéressées par vos projets.

Les rendez-vous citoyens de ce mois :
  • primevèreLe Salon Primevère les 8, 9 et 10 mars : Le réseau rhônalpin des collectifs sera présent et vous accueillera sur son stand. A ne pas manquer non plus le samedi: 
    L’illusion des nouvelles énergies fossiles avec Matthieu Auzanneau, journaliste au Monde, du blog « Oil Man, chronique du début de la fin du pétrole » – 13h30 salle jaune

    Fin de l’Occident, Naissance du monde avec Hervé Kempf, journaliste au Monde, auteur et animateur du site Reporterre samedi 9 à 15h30 salle jaune
  • Nantua 16 MARS 2013 ManifestationNantua 16 Mars 2013 Grande manifestation d’opposition au renouvellement du permis des Moussières . Après Bourg en Bresse en avril 2012, le réseau rhônalpin et franc-comtois des collectifs opposés à l’exploitation des gaz et huiles de schiste et autres hydrocarbures en milieu karstique appelle à la mobilisation pour démontrer une fois de plus le refus populaire de ces projets.
  • Avant premières du film Promised Land suivies de débats : en Rhône-Alpes et partout en France. Film de Gus Van Sant, promised landavec Matt Damon Sortie mercredi 17 avril 2013. États-Unis. 2012. Steve Butler, représentant d’un grand groupe énergétique, se rend avec Sue Thomason dans une petite ville de campagne. Les deux collègues sont convaincus qu’à cause de la crise économique qui sévit, les habitants ne pourront pas refuser leur lucrative proposition de forer leurs terres pour exploiter les ressources énergétiques qu’elles renferment. Ce qui s’annonçait comme un jeu d’enfant va pourtant se compliquer lorsqu’un enseignant respecté critique le projet, soutenu par un activiste écologiste qui affronte Steve aussi bien sur le plan professionnel que personnel.
    • 11 mars 2013: Ferney Voltaire (01) 20h15 Cinéma Voltaire
    • 14 mars 2013: Chambery (73) 20h30 Astrée
    • 26 mars 2013 : Lyon (69) Cinéma Comoedia 20h00 – Valence (26) Navire 20h00 – Grenoble Club 20H00 – Saint Marcelin Meliès (confirmation en cours) – Villefranche (69) 400 coups 21h00 – Aix-les-Bains (73) Victoria 20h00 –
  • Et sur les territoires tout au long de ce mois poursuite de rencontres et débats à voir sur notre calendrier
A LIRE ÉGALEMENT:

 

 

Champdor le 16 décembre 2012                                                                                             Communiqué

Dans la mesure où il n’y a plus, aujourd’hui en France, de gisements d’hydrocarbures accessibles sans techniques comme la « stimulation » néfastes pour l’environnement à court, moyen et long terme, nous, collectifs de l’Ain, de la Savoie , Haute-Savoie, Isère, Rhône, Drôme, Haut- Jura réaffirmons notre opposition à tous forages d’hydrocarbures liquides ou gazeux envisagés sur nos territoires sensibles notamment en raison de leur relief karstique, de failles sismiques et d’importantes ressources en eau.

Nous réaffirmons notre refus au renouvellement des permis des Moussières en 2013, et de Gex en 2014.

stop forages dans l'AinLes citoyens et les élus locaux ne sont pas dupes face à la collusion des représentants de l’État et de l’industrie pétrolière dont la réunion à la sous-préfecture de Nantua est l’exemple le plus frappant. Les forages qu’ils soient qualifiés par les industriels et l’Etat de « conventionnels » ou « non-conventionnels » dégraderont irrémédiablement notre environnement entraînant des conséquences dramatiques pour notre économie basée sur l’agriculture de qualité, notamment la production de fromages AOC, le tourisme et la santé.

La compagnie « Celtique Petroleum » annonce des forages qu’elle qualifie de « conventionnels » dans le cadre du permis des Moussières. Les terrains karstiques ne sont pas compatibles avec quelque forage que ce soit. Les hydrocarbures que la compagnie se propose d’extraire des plateaux du Haut-Bugey ne résoudront sûrement pas le problème de la dépendance énergétique de la France.

Le week-end des 15 et 16 décembre dans l’Ain à Champdor et Corcelles a créé une symbioseChampdor 15 16 decembre 2012 entre les élus locaux et les citoyens pour résister au pillage et à la dégradation irréversible de ces territoires et de leur environnement.

Nous sommes pour un vrai débat sur la transition énergétique qui exclut toute extraction supplémentaire d’hydrocarbures liquides ou gazeux, et qui oriente la recherche vers d’autres alternatives énergétiques que le gaz ou le pétrole dans un souci de sobriété et d’efficacité énergétique.

Les collectifs annoncent une grande mobilisation à Nantua le 16 mars 2013 pour s’opposer au renouvellement du permis des Moussières.

Celtique demande renouvellement PERH Moussieres

 Nantua 14 dec 2012 ZAD