Archives de la catégorie ‘énergie climat’

(!) Info minute – Revue de Presse

Les collectifs citoyens du bassin parisien sont révoltés par les mensonges qui leur sont servis, l’attentisme du gouvernement et la complicité d’une partie de l’administration qui sert les intérêts des pétro-gaziers et ceci malgré les déclarations du Président de la République et des (trois) ministres (successifs) de l’Écologie

bonnet gaz de schiste« La température commence à descendre mais ce n’est pas cela qui nous fera reculer! On en a vu d’autre comme à Saint-Julien en Genevois où nous avons défilé à une température qui descendait en dessous de -10°C » répondent en cœur les citoyens membres des collectifs de la région Rhône-Alpes.

Cette histoire de schiste et de permis est loin d’être terminée. Les collectif locaux avec certains de leurs élus sont en train de se battre contre le Ministère de l’Écologie (lequel devrait être un allié !) qui tient un double discours. Au lieu d’assumer pleinement sa position (“on est pas si contre que ça, on est même un peu pour”), un moyen “subtil” est mis en œuvre: laisser les pétroliers faire des procès contre l’État, (environ 25 procès depuis le mois de janvier) ne pas se présenter aux audiences, (l’État ne présente aucune défense, ne répond pas aux convocations, ne rédige pas de “mémoires en défense”) perdre systématiquement tous les procès (au nom de l’adage “les absents ont toujours tort”) et nous dire ensuite “vous voyez bien, nous on est contre le pétrole de schiste, mais la justice a tranché, on est obligé de signer les permis”.
C’est la manœuvre contre laquelle les collectifs locaux se battent depuis plusieurs semaines et le paroxysme a été atteint le vendredi 8 novembre lorsque les représentants des collectifs agissant en Seine et Marne ainsi que les élus de ces territoires ont été convoqués par le ministre. Ils l’ont entendu leur dire: “je suis d’accord avec vous, vous me connaissez, je me suis battu contre les OGM, contre les permis de recherche de gaz de schiste, mais là, je n’y peux rien, l’État est condamné par la justice, il faut qu’on signe, si on ne le fait pas, ça coûtera encore plus cher”.

Les collectifs ont dénoncé ces propos :

Non, la justice n’a pas condamné l’État à signer, elle a condamné l’État à justifier son refus de signer des arrêtés de mutation de permis de recherche exclusif d’hydrocarbures !

Aujourd’hui solidaires des collectifs citoyens du bassin parisien, nous dénonçons la manipulation dans laquelle on souhaite nous engluer. Non, l’État n’a pas l’obligation de signer ces documents. Ces arrêtés de mutation ne doivent pas être signés !

Si le gouvernement signe ces documents, il avoue implicitement aujourd’hui, qu’il soutient les pétroliers dans leur volonté d’explorer (donc d’exploiter) les hydrocarbures non conventionnels (les pétrole et huile de schiste) comme il les a soutenus en ne se présentant pas devant les tribunaux administratifs.  Prendre prétexte d’une condamnation en justice mal interprétée pour signer, c’est avouer son incapacité à prendre une vraie décision politique concernant les énergies extrêmes.  On peut enfin s’étonner que le ministre de l’écologie se réjouisse de la décision du Conseil Constitutionnel d’avoir conforté une loi qui autorise les expérimentations, qui interdit la fracturation hydraulique sans la définir. A-t-il oublié qu’en 2011 les élus « socialistes », au motif que le projet de loi présenté par C.Jacob était mal rédigé et pouvait être dangereux, n’avaient pas pris part au vote de cette loi?

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• lire également le communiqué de presse des collectifs présents à la réunion du 8 novembre

• lire ou relire la lettre ouverte fort instructive des avocats A.Gossement et O.Meyer

• consulter le site du Collectif du Pays-Fertois qui non au pétrole de schiste

• consulter l’ordonnance condamnant l’État à justifier son refus de signer

Edit: voir aussi la réaction d’Agir pour l’Environnement communiquée ce jour

ALERTE ! 8 Nov. Allemagne accord CDU SPD moratoire  sur le fracking   (!) Info minute – Revue de Presse

Réflexion sur la valeur d’une maison sans eau

Lisez cette histoire qui peut bientôt devenir la vôtre. Vous n’êtes pas un agriculteur qui s’est laissé embobiner par la propagande du gouvernement polonais vénal. Vous n’avez pas signé un contrat de location de votre sol avec une petite société qui peut à tout moment faire faillite, mais qui sert d’écran à une puissante multinationale.

Vous êtes simplement propriétaire d’une résidence principale ou secondaire, avec un modeste verger, située dans un endroit bucolique, et vous vous sentez à l’abri de tout aléa de l’industrie des gaz et pétrole de schiste. Pourtant tout peut basculer, comme le montre cette histoire arrivée à Ugoszcz, un petit village de Mazovie a quatre-vingt-dix kilomètres de Varsovie.

TÉMOIGNAGE

chalet pologneJe suis propriétaire d’une chalet dans la forêt au bord de la rivière Bug. En 2011 déjà, je m’étais aperçu que, chaque fois que je m’absentais quelques semaines, l’eau qui s’écoulait du robinet était brunâtre et grasse durant une demi-heure. Ensuite la cuisine sentait longtemps le gaz. Tout d’abord, j’ai pense que ma bouteille de gaz n’était plus étanche. Mais comme on pouvait sentir la même odeur à différents endroits dans la forêt alentour, j’ai commence a penser au gaz de schiste et j’ai cherché des renseignements.

Au printemps 2012, lorsque j’ai mis en marche la pompe qui puisait l’eau à dix-huit mètres de profondeur, une détonation s’est produite, déchirant le tuyau en caoutchouc armé. On sentait le gaz partout. J’ai décidé d’acheter une nouvelle installation.

En été de la même année, j’ai assisté à un autre phénomène étrange. J’étais à l’intérieur, assis sur un escabeau lorsqu’une secousse s’est produite, suffisamment forte pour me faire tomber par terre. Ma maison est construite en bois, donc elle a résisté ; une construction en dur se serait certainement fissurée. A partir de ce moment le filet d’eau n’a cessé de s’amenuiser pour disparaître complètement au printemps 2013. Mon installation ne fonctionnait plus. Visiblement la nappe souterraine dont je puisais l’eau depuis quinze ans à la profondeur de dix-huit mètres a cessé d’exister. Plus tard j’ai appris que les entreprises effectuant l’exploration du gaz de schiste utilisent des explosifs à une grande profondeur.

Depuis des années j’avais le projet d’emménager définitivement dans ma maison d’Ugoszcz. Mais, n’ayant plus d’accès à l’eau, je suis obligé de demander un branchement sur le réseau de distribution du village. Comme mon terrain est assez éloigné du centre du village, cela va être très coûteux. La mairie a refusé toute participation aux frais de ce branchement.

pologne-Il y a quelques années, dans le ruisseau à proximité on avait introduit plusieurs familles de castors, qui ont tous disparu l’été dernier, tout comme les poissons et les écrevisses. J’observe aussi la disparition des abeilles – mes arbres n’ont pas donné de fruits cette année : pas une seule prune, pas une seule pomme dans le verger. Jamais encore une telle chose ne s’était produite.

Forage hydrocarbure foretLe puits de forage se trouve à quelques 4 kilomètres de ma maison et il n’est plus en action. Il est situé en pleine forêt, dans le triangle formé par les villages de Treblinka –Maliszewa – Lipki. Les chemins forestiers y sont défoncés par les passages de lourds engins et on avait déversé des centaines de tonnes de boue parmi les arbres. Je ne pouvais pas pénétrer sur le terrain : les roues de ma moto s’y enfonçaient jusqu’aux essieux. Et il y a peu de temps cet endroit était si beau et si propre…

J’ai découvert aussi un deuxième puits, pas loin du lieu-dit Zlotki Kolonia. Des engins foraient le sol en rejetant une boue sale qui coulait sur le sentier dans la forêt.

Il y a trois ans, les agriculteurs du lieu ont essayé de chasser l’équipe dont les gros camions se déplaçaient lentement près du village en émettant de puissantes vibrations vers le sol. Je me demande aussi comment cet empoisonnement influe sur les animaux des fermes. Les vaches pour la plupart boivent l’eau du ruisseau Ugoszczanka, et les cochons sont abreuvés avec l’eau des puits, et non celle du réseau commun.

Enfin, je ne comprends pas pourquoi le pouvoir autorise une destruction aussi barbare de l’environnement et des gens. L’appât du gain les aurait-il rendus complètement aveugles ?

Z.S.

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La situation décrite met en exergue tous les signes d’une catastrophe écologique à une échelle encore non estimée. Ni l’eau des puits, ni celle du réseau, n’a été analysée. Ceci illustre bien comment les entreprises négligent les régulations en place.

De très importants dédommagements auraient dû être versés à l’auteur de ce témoignage, comme aux agriculteurs des environs de Zamosc, privés depuis 2 ans d’eau potable… Comme à de très nombreuses autres personnes, victimes de forages d’exploration, sans même parler d’exploitation ! Il semble acquis que ce sont les Polonais qui paieront les frais de cette catastrophe, et non les multinationales coupables qui ont obtenu la bénédiction du gouvernement de M.Tusk et de la Diète.

Les concessions pour les forages gaziers dans le shale ont été attribuées sans aucune procédure, sans appel d’offre. Les bénéficiaires en sont non pas des multinationales connues, mais de petites sociétés-écrans, enregistrées en Pologne pour la circonstance : elles ont toutes un nom à rallonge (avec celui de la multinationale disparaissant au milieu) et un capital social réduit au minimum, ceci pour ne pas avoir à répondre aux demandes de dédommagements.

C’est une nouvelle colonisation du pays, encore une, après l’industrie et le système bancaire. La plus dangereuse pourtant, puisqu’elle détruit l’essence même du pays : son environnement, son eau potable, la santé de ses habitants.

Inutile d’ajouter qu’AUCUNE compagnie d’assurances ne consentira à prendre en charge vos risques liés aux forages, tout comme ceux liés à l’énergie nucléaire.

Teresa Jakubowska, Octobre 2013

(!) Info minute – Revue de Presse

Grand débat citoyen à venir, sujet de discorde, de lobbying, de fausses et de contre-informations, de vastes illusions – fantasme d’indépendance énergétique ou manne financière : nous voici en plein cœur de la réflexion qui tourne autour de l’exploitation ou non du gaz de schiste. État des lieux d’un débat qui ne fait que commencer.

La 27ième édition du festival Cinéma & Sciences « A nous de voir » consacre une soirée à cette question de société qui dépasse largement la seule question technique d’une composante d’un choix énergétique.  Le vendredi 29 Novembre à 20heures, au Théâtre de la Renaissance, 7 rue Orsel – 69600 Oullins

EN PRÉSENCE DE : Lech Kowalski, réalisateur – Holy Field Holy War,
Odile Allard, productrice,
Thomas Porcher, économiste, spécialisé en marché des matières premières,
Jacques Cambon, ingénieur hydrologue et coprésident du collectif « Non au gaz de schiste des Pays de Savoie et de l’Ain »

EN AVANT PREMIÈRE HOLY FIELD HOLY WAR LECH KOWALSKI 2013 / FRANCE, POLOGNE / 105’
REVOLT CINEMA
holy-field holy WarExplorant le paysage en apparence calme de la campagne polonaise, terre d’élection pour les forages de gaz de schiste, le réalisateur prend le temps de rencontrer les habitants et recueille leurs témoignages, leur colère aussi. Face à la pollution, déjà présente, les terres malmenées, le mensonge des autorités, la lutte semble inégale, perdue d’avance. Le cinéaste part en guerre du côté des perdants annoncés. Il scrute les paysages, immensité des champs à perte de vue en forme de déclaration d’amour à cette terre avant liquidation par effondrement.

PAYSAGE AVEC LUTTE COLLECTIF 2011 / FRANCE / 43’
ARDÈCHE IMAGES ASSOCIATION, UNIVERSITÉ STENDHAL GRENOBLE 3
ardecheimagesPaysage avec lutte est un film réalisé collectivement autour de la mobilisation contre les forages de gaz de schiste en Ardèche méridionale. Les étudiants-réalisateurs se sont intéressés au sentiment de liberté dans la soudaine prise de position des personnes qu’ils ont rencontrées autour de cette lutte. Dans une rupture du quotidien, la question de la relation à la terre est évoquée : elle a rassemblé écologistes autant que chasseurs et paysans…

Film collectif issu de la formation du Master 2  Documentaire de création (option réalisation) de Lussas / promotion 2010-2011

VOIR LE TEASER DU FESTIVAL

 Au Théâtre de la Renaissance, 7 rue Orsel – Oullins / 04 72 39 74 93 / contact@anousdevoir.com / WWW.ANOUSDEVOIR.COM

 ENTRÉE SUR PARTICIPATION LIBRE – RÉSERVATION CONSEILLÉE

Téléchargez, affichez, distribuez la fiche d’information sur cette soirée

 

(!) Info minute – Revue de Presse

19 10 2013 Saint Claude manifestationDeux mille à deux mille cinq cents personnes ont participé samedi 19 octobre à la manifestation organisée à Saint-Claude (Jura) par les collectifs franc-comtois et rhône-alpins, dans le cadre de la 2e journée internationale contre la fracturation hydraulique et l’extractivisme. Six mois après Nantua (16.03.2013), qui avait réuni 3000 personnes, c’est une nouvelle démonstration de la mobilisation des citoyens de ces deux régions contre les projets pétroliers. De mémoire de Sanclaudien, ce fut samedi la plus grosse manifestation qu’ait connu la cité pipière…

Saint Claude le mirage du gaz de schiste 19 octobre 2013 Thomas Porcher Jacques CambonDans la matinée, la conférence de l’économiste Thomas Porcher a fait salle comble. Plus de 250 personnes sont venues écouter l’auteur du « Mirage du gaz de schiste » démonter un à un les arguments économiques avancés en faveur de l’exploitation des hydrocarbures non-conventionnels.
Saint Claude France Zurawlow Pologne Duplex 19 octobre 2013Deux liaisons par video conférence ont ensuite été établies avec des femmes d’agriculteurs polonais en lutte contre Chevron à Zurawlow. Puis avec une représentante des indiens Mapuche, en Patagonie argentine, opposés aux projets d’exploitation de gaz de schiste de Chevron et Total… Deux entretiens très émouvants, qui rappellent combien les compagnies pétrolières développent leurs activités au mépris des populations locales.

Rassemblement stop gaz de schiste Saint claude 19 octobre 2013Comme à Nantua, l’ambiance de la manifestation fut festive, familiale et bon enfant, malgré la gravité de l’enjeu…
Étaient ainsi réunis:
– des citoyens jurassiens, doubistes, savoyards, isérois, de l’Ain, du Rhône, de Saône-et-Loire, de la Loire, d’Ardèche, de Suisse
des associations engagées dans ce combat contre les forages d’hydrocarbures: Jura nature Environnement, les Amis de la Terre, Humeur Bio, CPIE du Haut-Jura, la FRAPNA, Attac, Greenpeace, No Gazaran…
– des élus, conseillers municipaux, conseillers généraux, conseillers régionaux, parlementaires, des partis politiques, des syndicats
– des grand-parents, des parents, des enfants
– des paysans, des pêcheurs, des apiculteurs, des commerçants, des artistes, des artisans, des spéléologues, des professionnels du tourisme, des enseignants, des élèves, des collégiens, des lycéens et des étudiants, des retraités, des fonctionnaires, des professions libérales, des chômeurs, des ouvriers, des patrons…
Une centaine de bouilles à lait de Bidons sans frontières ouvraient le cortège, une vache le fermait, rappelant que la région a bénéficié de l’une des premières A.O.C. fromagères -le Comté- et qu’elle a aujourd’hui une très forte vocation agricole…

19 10 2013 Saint Claude ouverture de manifestation AOCUne délégation des représentants des collectifs et d’élus -Francis Lahaut (maire de Saint-Claude), Hervé Leroy (maire de Lantenay), Brigitte Monnet (conseillère régionale), Jean-Gabriel Nast (président du Parc naturel régional du Haut-Jura), Raphaël Perrin (conseiller général), Barbara Romagnan (députée du Doubs)- a été reçue par Joël Bourgeot, sous-préfet de Saint-Claude. Elle a fait part de ses inquiétudes quant à l’attribution de nouveaux permis d’exploration (dans le Bas Rhin et en Meurthe-et-Moselle au mois de septembre), quant aux objectifs inavoués des pétroliers qui, depuis la loi Jacob qui leur interdit la fracturation hydraulique, ne cherchent plus que du « pétrole conventionnel ». Les élus ont exprimé leur étonnement quant à Saint Claude manif globalfrackdown soirée slam maison du peuplel’octroi de permis sur des zones karstiques, alors qu’ils sont eux-même soumis à de fortes contraintes de protection des ressources en eau. Il a été demandé le rejet de toutes les demandes de permis de recherche d’hydrocarbures, l’abrogation de tous les permis en vigueur, et la mise en œuvre de la politique de transition énergétique annoncée par le gouvernement.

Cette mobilisation générale fut une réussite. Comme à Nantua, elle a bénéficié d’un important soutien logistique de la ville de Saint-Claude, qui fait partie de ces collectivités qui ont voté une motion contre les forages d’hydrocarbures. Elle s’est achevée tard dans la nuit après une belle soirée Slam « Ya d’leau dans l’gaz » à la Maison du Peuple de Saint-Claude.

Il y aura d’autres rendez-vous: la lutte continue!

J.V.

  • Revue de presse

Compte-rendus de la manifestation de Saint-Claude
France 3 Franche-Comté: Lire le reportage
Regarder le 19/20 du 19.10.2013: cliquer ici

Le Progrès: Brève Internet ici (avec les commentaires des Internautes qui valent leur pesant de cacahuètes) et compte-rendu en pièce jointe.
Les Echos du Jura: reportages et photos ici
Reporterre : un article complet ici publié ce jour
Radio Plein Air: une brève par là

La dépêche AFP sur Global Frackdown 2, citant la manifestation de Saint-Claude, a été reprise par de nombreux médias (il n’est pas nécessaire de cliquer sur tous les liens: c’est le même texte):
La Croix, Libération, Le Nouvel Observateur, maville.com, L’Express, Boursorama, Nice Matin, La Nouvelle République, Mediapart, Le Télégramme

D’autres médias ont fait un zoom sur la manifestation de Montélimar uniquement:
France Info (« Gaz de schiste: des milliers d’opposants mobilisés »), Le Figaro, Midi Libre (« Nos pâturages valent mieux que vos forages »), Le Télégramme
Vidéo de l’AFP: à regarder .

Pour ceux qui ont manqué les annonces:
La Voix du Jura: version en ligne
Le Monde: « La contestation contre le gaz de schiste essaime dans le monde »
Médiapart – Le blog de Maxime Combes

A voir: le débat sur La Chaîne Parlementaire
Gaz de schiste : la bataille est-elle vraiment gagnée ?
Avec:

  • Christian Bataille, Député PS du Nord, vice-président de l’Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques
  • Michèle Rivasi, Députée européenne EELV
  • Philippe Chalmin, Économiste, Spécialiste du marché des matières premières, auteur de Crises 1929, 1974, 2008 Histoire et espérances, éditions Bourin, 2013
  • Thomas Porcher, Professeur en Marchés des matières premières à l’ESG, management School, auteur de Le mirage du gaz de schiste, mai 2013
 
– Toutes les info sur les manif en France –

#globalfrackdown Des récits dès que possible. Les rédacteurs se sont couchés tard 😉  (!) Info minute – Revue de Presse

Quelques photos en attendant      Edit : Récit ici

 Saint Claude le mirage du gaz de schiste 19 octobre 2013 Thomas Porcher Jacques Cambon Saint Claude France Zurawlow Pologne Duplex 19 octobre 2013 Homo schistus Saint Claude Rassemblement stop gaz de schiste Saint claude 19 octobre 2013 Saint Claude manif globalfrackdown 19 octobre 2013 stop gaz de schiste Manifestation Saint Claude Stop gaz de schiste 19 octobre 2013 Manif Saint Claude tout n'est pas permis 19 octobre 2013 Saint Claude Franche Comte manifestation Stop gaz de schiste Rhône Alpes Manif Saint Claude non aux forages 19 octobre 2013 Manifestation saint claude 19 octobre 2013 No Gazaran stop gaz de schiste Manif saint claude 19 octobre 2013 gloabalfrackdown stop gaz de schiste franche comté Saint Claude manif globalfrackdown soirée slam maison du peuple

  • Béziers: Journée Internationale contre les GDS: 10:30 a.m. (info)
  • Essonne: n’inschistez pas on en veut pas: 2:00 p.m. — 5:00 p.m. (info)
  • Etampes: Global Frackdown 2 – Etampes:  2:00 p.m. — 8:00 p.m. (info)
  • Montélimar: Global Frackdown 2: 2:00 p.m. — 6:00 p.m. (info)
  • Montereau-Fault-Yonne: Journée à Montereau-Fault-Yonne:
    10/9 at 5:00 p.m. — 10: 00 p.m. (info)
  • Nice: Rassemblement anti-gaz de schiste: 10:00 a.m. — 3:00 p.m. (info)
  • Paris: Péniche “Stop Schistes”: TBD (info)
  • Saint-Claude: Evénement à Saint-Claude: 10:00 a.m. — 9:00 p.m. (info)
  • Toulouse: Global Frackdown 2 – TOULOUSE (31) FRA: 2:00 p.m. (info)
  • Toulouse: Non au gaz et pétrole de schiste: 2:00 p.m. — 5:00 p.m. (info)
  • Villebéon: Global Frackdown 2 – Villebéon: 5:00 p.m. — 10:00 p.m. (info)

19 octobre Global Frackdown – Journée Mondiale contre le fracking      (!) Info minute – Revue de Presse

Cet article a été publié par Charlie Hebdo le 9 octobre 2013, et son auteur Fabrice Nicolino(1) qui l’a diffusé sur son blog Planète Sans Visa, nous fait le plaisir d’accorder sa reproduction ici.

Le Conseil constitutionnel valide la loi sur l’interdiction de la fracturation hydraulique. Derrière cette « victoire » à la Pyrrhus, tout est prêt, chez les socialos comme à droite, pour le grand voyage vers l’Eldorado.

Vendredi passé, le Conseil constitutionnel, saisi par le Conseil d’État après une plainte de l’industriel américain Schuepbach, a validé toute la loi de 2011 sur l’interdiction des gaz de schiste. C’est donc fini, et les cocoricos n’ont pas manqué de s’élever dans le ciel tricolore, de José Bové au ministre de l’Écologie, Philippe Martin. Encore une victoire française !

La décision du Conseil, heureuse à n’en pas douter, cache au passage son lot de très mauvaises surprises. Rappelons pour commencer le contexte du vote de la loi de 2011. À l’extrême fin de l’année 2010, le mouvement contre les gaz de schiste commence ses manifestations, qui font rapidement craindre une jacquerie générale dans les régions les plus concernées, de l’Ardèche à l’Aveyron, en passant par les Cévennes. Le printemps 2011 fait flipper tous les politiques, qui comptabilisent les centaines d’élus locaux, maires en tête, qui montent au front. Sarkozy, déjà lancé dans la campagne de 2012, ne veut pas de bordel dans ses meetings électoraux, et décide de calmer le jeu. De leur côté, les socialos de Hollande pensent tenir un levier supplémentaire en surfant sur la colère du sud de la France.

La loi de 2011 sera votée pratiquement à l’unanimité, mais sur la base d’une incompréhension totale des enjeux de l’affaire. Car le sous-sol français fait maladivement saliver les transnationales du pétrole et de la chimie. Pour la raison simple que les estimations des réserves de gaz et de pétrole de schiste – il y a les deux – sont franchement foldingues, même si elles ont souvent été faites au doigt mouillé. L’Institut français du pétrole, public, parlait en 2011 d’un Eldorado de pétrole de schiste sous le Bassin parisien : de quoi assurer entre 70 et 120 années de production d’un pays comme le Koweït.

françois hollande et le gaz de schisteLa droite, qui s’est ressaisie, cassera à coup sûr la loi en cas de retour au pouvoir. Mais la gauche, pour le moment coincée par ses engagements solennels, attend le moment favorable pour ouvrir les vannes. Ce qui dépendra de l’état des lieux mondial et notamment des prix du pétrole et du gaz. Il se murmure raisonnablement fort que le sujet est suivi par Hollande, qui a une ligne directe avec le patron de Total, Christophe de Margerie, via son cousin par alliance Jean-Pierre Jouyet, très vieux pote de notre président et patron de la surpuissante Caisse des dépôts et consignations.

Comme le note Sylvain Lapoix sur le site Reporterre, l’industrie française est prête à bondir sur la moindre occase. Et elle a d’ailleurs commencé. Total a injecté la bagatelle de 2,32 milliards de dollars dans l’entreprise Chesapeake, deuxième producteur américain de gaz de schiste. Vallourec, notre « leader mondial des solutions tubulaires » fournit outre-Atlantique une part croissante des tuyaux nécessaires à la fracturation, et vient d’ouvrir sur place une usine à plus de 1 milliard de dollars. Lafarge, qui refile plein de fric au WWF, fournit une partie du ciment destiné au bétonnage des puits de forage.

Question formatage des esprits, tout se met également en place. Anne Lauvergeon, socialo-compatible virée d’Areva, s’occupe pour le compte de Hollande d’une pittoresque Commission pour l’innovation. Il fallait l’entendre sur France-Info, le 11 octobre, insistant sur l’importance des recherches et explorations du gaz de schiste, pour mieux comprendre ce qui se profile. Jetons ensemble un œil sur une photo officielle publiée en avril par notre beau gouvernement. On y voit de gauche à droite, annonçant du haut d’une tribune la création de la Commission, Fleur Pellerin, Geneviève Fioraso, Jean-Marc Ayrault, Anne Lauvergeon et Arnaud Montebourg. Une brochette de scientistes militants, sertie d’au moins un(e) complet(e) nigaud(e). Saurez-vous le (la) reconnaître ?

Montebourg a réclamé sans rire une « exploitation écologique » des gaz de schiste. Pellerin a défendu à mort les ondes électromagnétiques des portables, tumeurs comprises. Fioraso est une croisée des nanotechnologies et même de la biologie de synthèse. Lauvergeon a dirigé le nucléaire français. Et Ayrault est Ayrault. On ira. On y va.

(1) Une bio de Fabrice Nicolino ici

ngds74-Communiqué de l’association
Non au gaz de schiste pays de Savoie et de l’Ain

 

Conférence de Terry Engelder à l’Université de Genève : FACT VERSUS PROPAGANDA

Que l’Université de Genève cherche à nous informer sur une question aussi grave que les gaz de schiste, nous ne pouvons que l’en féliciter. Mais sur un sujet aussi controversé, avec des aspects techniques, environnementaux, économiques, sociaux, l’information se doit d’être pluraliste !

Le Professeur Terry Engelder n’est pas un scientifique indépendant pouvant donner une vision équilibrée du problème. C’est l’un des promoteurs de l’exploitation du Marcellus Shale et un propagandiste avéré de la fracturation hydraulique. Il ne va pas jusqu’à nier ses impacts, il les minimise en considérant qu’ils vont aller en décroissant avec le « progrès technique ».

L’Université se serait honorée de présenter un débat du Professeur Engelder avec le Professeur Anthony Ingraffea, spécialiste de la propagation des fractures dans les roches, qui après des années de recherche sur le sujet a conclu qu’il fallait renoncer à ce processus « démoniaque et meurtrier ». Ou avec le Professeur Robert W. Howarth qui a établi que l’impact de l’exploitation des gaz de schiste sur l’effet de serre était supérieur à celui du charbon.

Finalement l’argument « décisif » du Professeur Engelder est  que cette technique « rapporte trop » pour qu’on l’abandonne : rapporter sans doute, mais à qui et pour combien de temps ? A l’heure où de plus en plus de voix autorisées s’élèvent pour dénoncer la « grande escroquerie du Gaz de schiste », est-il judicieux de risquer notre santé, la contamination de notre eau et de notre air, la destruction de notre cadre de vie, pour une « bulle spéculative » en voie d’explosion.

Pour examiner cet aspect des choses, notre association vous invite en association avec Les Verts Genevois, à une conférence de Thomas Porcher, docteur en économie,  professeur à l’Université Paris-Descartes, auteur du livre « Le mirage du gaz de schiste », ce vendredi 18 octobre 2013, de 18h à 20h au cinéma Cinélux, 8 Bd Saint Georges à Genève.

19 octobre Global Frackdown – Journée Mondiale contre le fracking      (!) Info minute – Revue de Presse

Voir aussi Communiqué des collectifs français le 13 Octobre 2013                             COMMUNIQUE

Collectifs Non au Gaz de schiste des pays du Nord de Rhône-Alpes et de Franche Comté

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Le Conseil Constitutionnel a tranché : la QPC[1] du  pétrolier Schuepbach est rejetée et la loi du 13 juillet 2011 est conforme à la constitution.

Une loi avec tous les défauts que nous avons déjà pointés, dont la possibilité de « mise en œuvre d’expérimentations  réalisées à seule  fin recherche  scientifique », mais préférable au vide juridique.

Il appartient maintenant au Gouvernement de sortir de son attentisme et d’agir.

NANTUA MANIF 16 MARS 2013Il y a 118 demandes de nouveaux permis ou de renouvellement de permis, sur lesquelles les services techniques de l’Etat (DREALs[2] et CGEIET[3]) ont émis des avis le plus souvent défavorables : nous attendons avec impatience les arrêtés de rejet de ces demandes.

Pour les 59 permis de recherche et les 64 permis d’exploitation déjà attribués, nous demandons qu’un examen technique rigoureux soit réalisé, notamment en rendant publique la comparaison entre la demande initiale et le « réajustement » suite à la loi du 13 juillet : les tours de passe-passe transformant sur le papier une recherche d’hydrocarbures de roche-mère en hydrocarbures conventionnels doivent être sanctionnés par une abrogation du permis.

Fracturation hydrauliqueEnfin, si certains étaient tentés par une recherche (sans exploitation) pour «  évaluer nos ressources », nous tenons à rappeler :

  1. Qu’un forage d’exploration est aussi, voire plus, dangereux qu’un forage d’exploitation, surtout s’il est abandonné par la suite, en raison des risques de migration lente du gaz et des fluides de fracturation;
  2. Qu’il serait bien difficile d’expliquer à des entreprises qui auraient investis des millions d’euros dans des forages d’exploration que : «Et bien…finalement, non merci, vous ne pourrez pas exploiter ce que vous avez trouvé ».

Plus que jamais nous restons vigilants pour combattre les détournements sémantiques des industriels et des politiciens qui les soutiennent. C’est ce que nous démontrerons en nous rassemblant en masse le 19 octobre à Saint Claude dans le jura contre la fracturation hydraulique et l’extractivisme.


[1] Question Prioritaire de Constitutionnalité

[2] Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement

[3] Conseil Général de l’Economie, de l’Industrie, de l’énergie et des Technologies