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Sauvegarde du principe de précaution j’écris à mon député            (!) Info minute – Revue de Presse

Gaz de schiste en France ?

Voilà trois ans qu’a été publiée l’imparfaite loi votée par une assemblée en émoi, suite au rejet massif des projets de forage par une population en colère qui avait découvert que l’État allait autoriser la recherche d’hydrocarbures non-conventionnels sur leurs territoires sans aucune consultation préalable.

pétrolier gaziers industriels twComme une trainée de poudre, à partir de la fin de l’année 2010, la nouvelle avait été colportée de villages en villages par des réunions publiques organisées par des citoyens dans le sud de la France comme dans le Bassin Parisien : Les foreurs étaient à nos portes et allaient fouiller la roche mère pour essayer d’en libérer des gouttelettes d’hydrocarbure. Pour cela, il fallait recourir à la fracturation hydraulique, seule technique toujours en usage, aux États-Unis notamment, permettant de faire exploser la roche en grande profondeur et de faire remonter les hydrocarbures liquides (pétrole de schiste) ou gazeux (gaz de schiste ou gaz de couche). Une technique très largement employée aux États-Unis suite à une vaste déréglementation décidée par l’administration Bush (Junior) dont le vice-président cheney bushDick Cheney était un des dirigeants de la firme Halliburton spécialisée dans la fracturation hydraulique. Les techniques et produits utilisés étant extrêmement polluants, il avait fallu modifier la loi fédérale sur l’eau afin de contourner un règlement qui aurait empêché les industriels de pratiquer le « fracking ». Par ailleurs cette réglementation permet aux industriels de garder secrète la composition de la mixture liquide injectée sous très haute pression pour fracturer la roche.

Les impacts de l’exploitation des pétrole et gaz de schiste

En se documentant sur ce qu’il se passait outre-Atlantique, on apprenait, en France, à découvrir les impacts désastreux de ce processus d’exploitation, sur l’environnement (l’eau et l’air) et sur la santé humaine et animale. La composition du liquide de fracturation était étonnante. La modification du cocktail soumis à une compression à très haute température sous terre l’était encore plus. Les rejets de  méthane étaient importants. Faut-il rappeler que le méthane est un puissant gaz à effet de serre qui participe au dérèglement climatique, et contribue à détruire la couche d’ozone. La fracturation hydraulique pratiquée dans des puits forés verticalement puis horizontalement devait être répétée de nombreuses fois pour maintenir un niveau de production acceptable avant un déclin très rapide. La multiplication des puits nécessaires pour essorer la roche représentait une emprunte au sol dont les images largement véhiculées ont fait prendre conscience de l’impact majeur de cette industrie sur les paysages et les terres, source de conflits d’utilisation.

La Loi sous haute pression d’un lobby très actif

Depuis trois ans, sous la pression populaire et avec ce nouveau dispositif législatif interdisant la technique de la fracturation hydraulique, les projets initialement approuvés ont été très largement ralentis et les nombreuses demandes de permis de recherche d’hydrocarbures font l’objet d’un rejet massif de la part de la population et d’élus. Mais un lobby pour la recherche et l’exploitation des pétroles et gaz de schiste se montre très actif depuis le début.

N’ayant pas vu venir cette opposition populaire, l’industrie du gaz et du pétrole, du traitement de l’eau et des déchets ainsi que celle de la chimie alliée à des fonds d’investissement a dans un premier temps trouvé l’oreille de parlementaires dont l’activité dans les commissions a permis d’ajuster la proposition de loi laquelle prévoyait initialement d’interdire l’exploitation de ces hydrocarbures non-conventionnels. Réaménagé, le texte finalement adopté au parlement interdit une technique (sans véritablement la définir) et surtout prévoit une commission de suivi de la recherche, recherche qui verrait la mise en pratique de « fracturations hydrauliques encadrées » et qui pourrait être autorisée par dérogation. Et puis, afin de préparer les esprits et tenter de retourner l’opinion largement défavorable à l’exploitation de ces hydrocarbures non conventionnels, cette alliance des industriels et de la finance engage une large offensive et trouve tribune auprès de nombreux média, au travers desquels des éditorialistes économiques se font les porte-paroles de la déréglementation et de la relance de ces projets interrompus à la veille des élections présidentielles de 2012. Sur fond de crise économique majeure, on promet monts et merveilles et on fait miroiter une relance de l’emploi par ces projets. On va même jusqu’à évoquer 100 000 emplois ! 100 000 emplois ça serait donc plus de 65 000 puits forés en France (si sur la base de l’expérience américaine on compte 1,5 emplois créés par puits). 65 000 puits ! fracking en montagneMais où donc va-t-on pouvoir forer 65 000 puits sans massacrer les terres, sans ravager des régions qui ont développé des activités agricoles, touristiques ou de petites productions. Où va-t-on puiser l’eau nécessaire à la fracturation hydraulique et comment va-t-on se débarrasser des eaux usées chargées de métaux lourds, de produits chimiques et d’éléments radioactifs remontés des tréfonds du sous-sol ? Comment va-t-on stocker et évacuer ces hydrocarbures ? Qui paiera pour l’entretien d’un réseau routier massivement sollicité lors de la mise en œuvre de ce processus industriel ? Tout ça alors même que la France s’est engagée à réduire sa consommation d’énergie fossile et que les projections de réserves d’hydrocarbures sont incertaines et probablement bien supérieures à la réalité. En Pologne, pays qui disposerait -selon l’agence internationale de l’énergie et de l’agence américaine de l’énergie – des plus grandes réserves de gaz de schiste en Europe avant la France, on découvre que l’exploitation est techniquement très compliquée et peu rentable. Malgré les avantages fiscaux promis par le gouvernement polonais, de nombreuses majors qui avaient acquis des permis de recherche plient bagages à partir de 2013.

Une résistance à long terme dans un contexte de pressions transatlantiques

Quand bien même en France, l’immense majorité des permis de recherche d’hydrocarbure a été délivrée à des sociétés étrangères, le discours est propagé selon lequel il faudrait laisser nos champions français effectuer de la recherche de pétrole et gaz de schiste sur le territoire français afin de quantifier les ressources et disposer de moyens de pression vis-à-vis de nos fournisseurs d’Algérie, de Norvège mais aussi et surtout de Russie. On veut faire croire au bon peuple de veaux décérébrés que des compagnies privées vont investir et se mettre spontanément au service de l’État pour faire cet inventaire sans retour sur investissement. Car pour estimer les réserves (techniquement récupérables, sinon à quoi bon ?) il ne s’agit pas de faire quelques forages mais bien de multiplier l’acquisition de sismique 3D et la mise en œuvre de chantiers de forages et d’en faire de nombreuses dizaines. Un forage c’est quelques millions d’Euro (entre 3  et 5 en exploration on-shore). Comment ces compagnies seront-elles rétribuées ? Comment peut-on imaginer que l’on va forer sans jamais exploiter?

TAFTA-c-est-quoi-qu-est-ce-que-TTIP-tract-Mais la pression est grande pour expliquer que bien évidemment la Russie va couper le robinet de gaz à l’Europe occidentale (pensez-vous, l’Urkraine n’est qu’un apéritif!) Et qu’il faut forer chez nous si l’on ne veut pas dépendre du gaz de schiste américain. Une pression transatlantique exercée par de grands lobbys industriels qui au travers des accords commerciaux en discussion entre Bruxelles et Washington souhaitent avoir les coudées franches pour déréglementer et autoriser des pratiques jusqu’alors inacceptables. Pour le moment, la loi du 13 juillet 2011 est une maigre protection. Elle peut voler en éclat si les accords transatlantiques autorisent le règlement des différents entre multinationales et États à travers des tribunaux d’arbitrage commerciaux.

Sauvegarde du principe de précaution j’écris à mon député            (!) Info minute – Revue de Presse

Sur France Inter, Arnaud Montebourg, ministre de l’Économie du gouvernement Valls, répond à l’interpellation d’un auditeur sur la question des gaz de schiste. C’est dans la capsule « Interactive » du 7/9 de l’été de France Inter (avancer le curseur à 8’39 »). En voici le verbatim ainsi que la réaction d’un citoyen militant contre la recherche et l’exploitation des hydrocarbures non-conventionnels.

Verbatim —–

Arnaud Montebourg (AM) : La question n’est pas de savoir si l’on est pour ou contre les GdS…
France Inter (FI) : Non ???
AM : La question c’est de savoir si ça pollue ou si ça pollue pas. Donc on est contre la pollution. D’ailleurs c’est la préoccupation de cette personne qui est engagée dans un mouvement écologiste, et c’est bien NORMAL ! Donc si on trouve les solutions techniques pour éviter la pollution des sous-sols, des nappes phréatiques ce qui EST le CAS, faut le reconnaître, et je comprends parfaitement les mouvements d’opposition à ces techniques qui ont répugné un certain nombre de… peuples. Et bien si ces problèmes sont surmontés je crois qu’il faut s’interroger sur la nécessité -ou pas- de le faire, c’est tout ! Moi, je crois qu’il faut avoir une vision assez simple et pragmatique et de bon sens.
FI : Et on travaille pour essayer de trouver de nouvelles techniques qui soient moins polluantes ?
AM : Bien sur, bien sur, d’ailleurs tout cela doit se faire dans la transparence…
FI : Il y a des essais ? Où ça ?
AM : … sous le contrôle des parlementaires, c’est… ce sont des choses qui sont très importantes. Je vais vous expliquer pourquoi. La révolution des gaz de schiste aux États-Unis a relancé une partie de leur économie, a créé un million d’emploi…
FI : exactement, donc du coup… et a parfois des conséquences terribles sur l’environnement.

AM : … ben je vais vous dire, il y a même aujourd’hui des… j’allais dire… entrepreneurs, des grandes entreprises de chimie qui disent : « qu’est-ce que fait l’Europe ? » parce que si ça continue nous on peut avoir le gaz quatre fois moins cher – qui est une matière première de la chimie – aux États-unis, on va délocaliser. Je vous rappelle qu’on a plusieurs centaines de milliers d’emplois de la chimie en France. Et que nous sommes une grande nation de chimistes, hein… LAVOISIER ! hein… que nous avons plusieurs prix Nobel de chimie. Donc attention, parce que nous sommes des leaders mondiaux et que nous risquons, là encore… Donc moi je suis d’accord avec l’idée que tout ce qui pollue doit être…
FI : Donc pas aujourd’hui mais si on y arrive proprement…
AM : Voila ! Donc il faut trouver des technologies qui règlent ces problèmes.
FI : On teste où en ce moment, par exemple ? On expérimente où ?
AM :  Eh ben, hors de France parce que c’est interdit en France par la loi.

—– Suite à l’émission …

… Alain, un militant engagé dans la lutte contre la recherche et l’exploitation des hydrocarbures non-conventionnels réagit :

Certes Arnaud Montebourg met de l’eau dans son vin de Bourgogne (Saône-et-Loire…) , mais dans « le monde de Oui Oui » décrit par le Ministre, les technologies « propres » iraient-elles au-delà de la tête de puits? Les citoyens ne sont pas des « prix Nobel » ni tous des Lavoisier mais ils demeurent lucides et parfaitement documentés ; Alors, prêtons-nous au jeu et acceptons un instant que ces nébuleuses technologies « propres » n’impactent pas les ressources en eau et n’induisent pas de conflits d’usage mortifères pour les autres usagers… mais alors  qu’en serait-il donc :

  • de la désorption de la quantité de gaz chimiquement liée à la roche mère ? Quelle que soit la technique « propre », la rentabilité du processus industriel passe par l’essorage de l’hydrocarbure et donc l’emploi de surfactants. Amenés au contact des couches profondes du sous-sol par… téléportation ??? Que vont devenir ces dangereux détergents ?
  • de la migration de nouvelles espèces d’éléments chimiques formés dans le sous-sol profond véritable four où se produisent des réactions atomiques  (pression lithostatique + température) : radionucléides et métaux lourds ?
  • du trafic routier indispensable à la transhumance de ce barnum industriel a travers le pays ? Qui payera l’aménagement et l’entretien de la voirie  française.  Que diras-tu aux riverains ?
  • du mitage des paysages de la première destination touristique mondiale 2014 et ce depuis des années ?fracking new mexico
  • de la dépréciation des biens immobiliers et patrimoniaux, dont la valeur est évaluée AUSSI sur leur localisation dans un territoire préservé ?
  • des stations de traitement des gaz extraits ; une pour 3 à 4 pads d’extraction. Stations qui évacuent les « sous-produits » ; éthane, éthylène, condensats, etc. par citernage avec les risques industriels routiers que cela comporte ?
  • de l’hypothétique présence même de ces gaz légers lesquels sont présents en proportions notables dans certains gisements états-uniens mais pas partout en fonction de l’origine et de l’évolution de la matière organique enfouie ?
  • du réseau de gazoduc nécessaire pour acheminer la ressource CH4, de leurs stations de compression tous les 150 km, des fuites automatiques de méthane par les valves de régulation de pression, des explosions de ces unités industrielles potentiellement dangereuses ?
  • de l’impact de ces activités industrielles entropiques sur le dérèglement climatique, alors que l’État français, dont Arnaud Montebourg est l’un des ministres, accueillera la COP 21 Paris 2015 ?

… pour ne pointer que ces points parmi les dizaines de raisons de tourner la page des énergies fossiles et d’avancer vers un mix-énergétique d’avenir pérenne.

… Et puis de la chimie pour quoi faire ?
  • des sacs plastiques ?!
  • des intrants qui se retrouvent sous forme de nitrates dans les nappes phréatiques, le réseau fluvial et les plages ?
  • des « médicaments » dont les français sont sur-consommateurs ? Des perturbateurs endocriniens ?
  • des emballages agroalimentaires et autres sous lesquels nous croulons déjà et dont la gestion induit des centres de traitements en but à l’impossible éducation des français en termes de tri sélectif ? Déchets plastiques qui étouffent les océans !
  • AZF ?

Enfin faut-il rappeler « des idées et des rêves » d’Arnaud Montebourg en 2011 pendant la campagne des primaires du parti socialiste qui qualifiait le gaz de schiste de « Fausse bonne idée »

le gaz de schiste la fausse bonne idée

 

Sauvegarde du principe de précaution j’écris à mon député            (!) Info minute – Revue de Presse

Dans une tribune libre parue dans le journal l’Opinion, des promoteurs de la libéralisation de la recherche et de l’exploitation du gaz de schiste préparent la sortie du rapport de l’Institut Montaigne. Réaction:

Ces gens là sont sur la trace de l’« obscurantisme » qui nous assiège, ils ont découvert que le terme « fracturation » est « anxiogène« . Ils ont découvert aussi que le sujet (des gaz et pétroles de schiste) est devenu « non rationnel« , qu’on a « biaisé avec la réalité au nom de partis pris idéologiques  » ; en somme, ils ont devant eux les adversaires aux gaz et pétroles de schiste qui sont des idéologues et, en tant que tels, tout à fait irrationnels.

obscurantismeDe quelle rationalité parlent-il ?

Il suffit de lire plus bas. « Interdire une technique plutôt qu’en réguler les effets, c’est renoncer à toute évolution positive des pratiques industrielles. C’est tourner le dos au progrès. » Nulle autre perspective à leurs yeux que l’amélioration des techniques industrielles… qui ne sauraient être mauvaises en soi, bien sûr. On ne peut quand même pas « tourner le dos au progrès » ! Et, comme tout le monde le sait, ceci n’est pas un a priori idéologique. Il faudrait être complètement « irrationnel » pour croire que les désastres auxquels on assiste depuis des décennies sont dus au ‘progrès’. De l’amiante à Fukushima en passant par la vache folle … 

Nous, on n’est pas des cow-boys!

En bons politiciens ils vont nous dire qu’il faut qu’ « une régulation efficace (soit) mise en œuvre. » Parce que, comme on nous l’a dit maintes fois, on n’est pas en Amérique ici, nous, on réglemente :  « un travail doit être mené concernant l’encadrement réglementaire d’une future exploitation de ces ressources, en tirant profit du retour d’expérience accumulé aux États-Unis. »  La technique étant le seul remède à la technique (on le sait parce qu’on n’est pas des idéologues…) il va falloir trouver quelque technique soft pour ne pas faire comme les cow boys d’outre Atlantique ! On remplacera la « fracturation » – qui est « anxiogène » – par le ‘massage’ de la roche ou la ‘stimulation’. Bien plus reposants, c’est sûr. De toute façon, personne n’ira voir dedans s’il y a quelque chose qui change.

Gageons que les conclusions du rapport publié aujourd’hui par l’Institut Montaigne seront du même tonneau.

GM suite à la lecture du bréviaire (accès direct ici) signé par Bernard Accoyer (Député de Haute-Savoie, ancien Président de l’Assemblée nationale), Laurence Parisot (Vice-Présidente de l’IFOP, ancienne Présidente du Medef), Dominique Reynié (Directeur général de la Fondation pour l’innovation politique), Les Arvernes (groupe de hauts fonctionnaires, d’économistes, d’avocats, de professeurs d’universités et de chefs d’entreprise).

Sauvegarde du principe de précaution j’écris à mon député            (!) Info minute – Revue de Presse

Au printemps 2012, pétri de bonnes intentions, le premier gouvernement issu de l’élection présidentielle avait demandé à l’administration de communiquer au public de manière plus transparente les informations relatives aux permis et demandes de permis de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux dits « Permis H ». Les bonnes intentions n’ont qu’un temps et suite au limogeage de la Ministre Nicole Bricq, cette base de données n’a plus été alimentée ni mise à jour depuis l’été 2012. Manque de volonté, moyens insuffisants? Il ne s’agit pas de dénigrer la qualité des serviteurs de l’État mais de questionner la volonté politique de faire appliquer les instructions, déployer les moyens suffisants pour assurer l’information au public et – le cas échéant- le contrôle des opérations menées par des opérateurs privés auxquels on délivre des permis sur la base d’une simple instruction administrative.  

Collectifs et associations sont donc contraints d’aller « à la pêche aux infos » auprès des DREAL, des Préfectures et du Ministère de l’Écologie afin de restituer une information la plus à jour possible. Au début de l’été 2014, voici la situation des permis et demandes pour la Région Rhône-Alpes, l’une des deux Régions de France les plus visées par les compagnies pétrolières ou de simples petites entreprises cherchant à faire un coup financier.

Permis des Moussières

Titulaire:               Celtique Energie
Date de l’attribution :     14.03.2008
Superficie:                          3269 km2
Durée de la validité:      5 ans (renouvelables deux fois)
Observation:    Demande de renouvellement en cours – décision ministérielle en attente

lesmouss_2010La compagnie Celtique Energy Petroleum s’est vue accorder ce permis par arrêté du 14 mars 2008. Le permis est valable pour 5 ans (renouvelables deux fois).- Le périmètre de ce permis inclut les départements de l’Ain, des deux Savoie et du Jura.- Sur la base des découvertes d’Esso Rep en 1989, Celtique envisage d’effectuer un forage exploratoire et a démarché des communes du plateau de Hauteville dans l’Ain.

– La compagnie Celtique a déposé auprès du ministre chargé des mines une demande de renouvellement le 3 novembre 2012 qui a été jugée recevable le 3 décembre 2012. La décision du ministre sur le renouvellement du permis devra intervenir 15 mois au plus tard après l’expiration de la première période prévue le 14 mars 2013. Pendant le délai d’instruction du dossier, la compagnie est autorisée à poursuivre ses travaux d’exploration en vertu de l’article L142-6 du code minier.

Plus d’info sur ce permis ici

Permis de Gex

permis gexTitulaire:               ECorp (1)
Date de l’attribution :     28.05.2009
Superficie:                          932 km2
Durée de la validité:      5 ans (renouvelables deux fois
Observation:    Souhait du titulaire de faire ses premiers forages en 2012 /2013 (à ce jour pas de déclaration de travaux) – Demande de prolongation « exceptionnelle », instruction en cours

 (1) La compagnie E-Corp est à la tête d’un consortium de trois sociétés qui s’est vu accorder ce permis par arrêté du 28 mai 2009. Le consortium est constitué de Edgon Resources (New ventures) Ltd (britanique) racheté par E-Corp, Eagle Energy Ltd Canadien) et Nautical Petroleum Plc: Société britannique.n- Le périmètre de ce permis inclut les départements de l’Ain (Pays de Gex), des deux Savoie et du Jura.

Plus d’info sur ce permis ici

Permis de Lons le Saunier

Carte PERH Lons le SaunierTitulaire:               European Gas limited
Date de l’attribution :     02.07.2007 (publié le 28 Juillet 2007)
Superficie:                          3795 km2
Durée de la validité:      5 ans (renouvelables deux fois)
Observation:    Demande de prolongation exceptionnelle introduite mi 2012

La compagnie britanique EuropeanGas Limited s’est vue accorder ce permis par arrêté du 02 juillet 2007. Le permis est valable pour 5 ans (renouvelables deux fois).- Le périmètre de ce permis inclut les départements de l’Ain, du Doubs du Jura et de la Saône et Loire.

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Permis du Bassin d’Alès

PERH Bassin d'AlèsTitulaire:               Mouvoil S.A.
Date de l’attribution :     01.03.2010
Superficie:                          215 km2
Durée de la validité:      5 ans (renouvelables deux fois)
Observation:    Déclaration d’ouverture de travaux de sismique (Août 2012). Commande d’une expertise indépendante par le Ministère de l’Ecologie suite à la contestation des collectifs citoyens et d’élus

La compagnie Mouvoil S.A. s’est vue accorder ce permis par arrêté du 1er mars 2010. Le permis est valable pour 5 ans (renouvelables deux fois).- Le périmètre de ce permis inclut les départements de l’Ardèche et du Gard.

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Permis de la Plaine d’Alès

Carte PERH Plaine d'AlesTitulaire:               Diamoco Energy.
Date de l’attribution :     01.03.2010
Superficie:                          503 km2
Durée de la validité:      4 ans (renouvelables deux fois)
Observation: La compagnie Bridgeoil S.A. s’est vue accorder ce permis par arrêté du 1er mars 2010. Le permis est valable pour 5 ans (renouvelables deux fois). Le périmètre de ce permis inclut les départements de l’Ardèche, du Gard et de la Lozère. Mutation accordée à Diamoco Energy. Demande de renouvellement en cours d’instruction.

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Permis de Navacelles

PERH NavacellesTitulaire:               ECorp France Ltd, Eagle Energy Ltd et Petrichor France BV
Date de l’attribution :     01.03.2010
Superficie:                          216 km2
Durée de la validité:      5 ans (renouvelables deux fois)
Observation: Le consortium formé par les sociétés Egdon Resources, Eagle Energy Ltd et YCI Resources Ltd s’était vu accorder ce permis par arrêté du 1er mars 2010. Le permis est valable pour 5 ans (renouvelables deux fois). Le périmètre de ce permis inclut les départements du Gard et de l’Ardèche. Le permis a fait l’objet d’une mutation le 18/06/2014 au profit du consortium formé par les sociétés ECorp France Ltd, Eagle Energy Ltd et Petrichor France BV .

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Permis de Blyes

permis de blyesN° et nom de la demande: 1612 Blyes    cette demande jugée recevable n’est toujours pas rejetée – décision ministérielle en attente

Pétitionnaire: Realm

Date de la pétition :     20.04.2010
Date de fin de concurrence : 23.04.2010
Superficie sollicité:           3 293 km2
Durée de la validité:      5 ans
Observation:                En concurrence avec la demande de Lyon-Annecy et Gex-Sud

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Permis de Gex-Sud

permis gex sudN° et nom de la demande: 1612 Gex-Sud    cette demande jugée recevable n’est toujours pas rejetée – décision ministérielle en attente

Pétitionnaire:               ECorp (1)
Date de la pétition :     20.04.2010
Date de fin de concurrence : 21.04.2010
Superficie sollicité:           1991km2
Durée de la validité:      5 ans
Observation:                En concurrence avec la demande de Lyon-Annecy

(1) La compagnie E-Corp est à la tête d’un consortium de trois sociétés qui s’est vu accorder le permis de Gex par arrêté du 28 mai 2009. Le consortium est constitué de Edgon Resources (New ventures) Ltd (britanique) racheté par E-Corp, Eagle Energy Ltd Canadien) et Nautical Petroleum Plc: Société britannique.

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Permis de Lyon-Annecy

Lyon AnnecyN° et nom de la demande: 1592 Lyon-Annecy    cette demande a été rejetée en septembre 2012. Le pétitionnaire (Schuepbach à introduit un recours – Procédure en cours)

Pétitionnaire:               Schuepbach Energy LLC
Date de la pétition :     15.01.2009
Date de fin de concurrence : 23.04.2010
Superficie sollicitée:           3 800 km2
Durée de la validité:      5 ans
Observation:                En concurrence avec les demande de Blyes et de Gex Sud (demandes jugées recevables et toujours pas rejetées)

La compagnie américaine (Texas) Schuepbach s’était vue attribuer puis abroger les Permis de Villeneuve de Berg (Ardèche) et de Nant (Aveyron).  La demande de Lyon-Annecy concerne un périmètre qui inclut les départements de l’Ain, de l’Isère, du Rhône de Savoie et Haute-Savoie.

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Permis de Pré-Alpes

Carte dem PréAlpesN° et nom de la demande: N° non encore connu PréAlpes  Cette demande n’est toujours pas rejetéedécision ministérielle en attente
Pétitionnaire:               Continental Oil and Gas PTY Ltd
Date de la pétition :     11.01.2011
Instruction:     Coordination confiée au préfet de la Drôme le 17 Avril 2012
Date de recevabilité :   inconnue
Date de fin de concurrence : inconnue
Superficie sollicitée:           5 378 km2
Durée de la validité:      demande faite pour 5 ans

Départements concernés: Savoie, Isère, Drôme, Hautes-Alpes

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Permis de Montélimar

Carte PERH MontélimarTitulaire:       TOTAL E&P France et Devon Energie Montélimar SAS
Date de l’attribution :     01.03.2010
Superficie:                          4327 km2
Durée de la validité:      5 ans (renouvelables deux fois)
Observation:    Dans le cadre de l’application de la loi du 13 Juillet 2011, ce permis a été abrogé ce que conteste le titulaire devant le tribunal administratif. Affaire en cours.
Le consortium constitué par les compagnies Total E&P France et Devon Energie Montélimar SAS s’est vue accorder ce permis par arrêté du 1er mars 2010. Le permis est valable pour 5 ans (renouvelables deux fois). Le périmètre de ce permis inclut les départements de l’Ardèche, de la Drôme, du Gard, du Vaucluse et de l’Hérault.

Plus d’info sur ce permis ici

Permis de Villeneuve-de-Berg

Carte PERH Villeneuve de BergTitulaire:       Schuepbach Energy LLC
Date de l’attribution :     01.03.2010
Superficie:                          931 km2
Durée de la validité:      5 ans (renouvelables deux fois)
Observation:    Dans le cadre de l’application de la loi du 13 Juillet 2011, ce permis a été abrogé ce que conteste le titulaire devant le tribunal administratif. Une question prioritaire de constitutionnalité a été rejetée par le Conseil Constitutionnel. Affaire est toujours en cours. La compagnie Schuepbach Energy LLC s’est vue accorder ce permis par arrêté du 1er mars 2010. Le permis est valable pour 5 ans (renouvelables deux fois). Le périmètre de ce permis concerne le département de l’Ardèche.

Plus d’info sur ce permis ici

Il existe également des demandes rejetées comme le permis de Monfalcon le permis de Montélimar extension et le permis de Valence, ainsi qu’une demande dont l’instruction ne semble pas avoir abouti le permis dAbondance.

Tableau récapitulatif pour Rhône-Alpes au 05 Juillet 2014 : Permis et demandes listés historiquement par l’administration et les compagnies comme permis de recherche d’hydrocarbures de roche mère :

Nom du permis et titulaire ou pétitionnaire

PERH ou Demande

Statut

(et avis DREAL)

Départements concernés

Roche-mère

Type d’exploration[1]

Non conventionnel

Les Moussières (Celtique Energie)

PERH  Arr. 4 mars 2008 PERH 1ière période échue, demande renouvellement instruite, décision ministérielle en attente 01-73-74-39  Technique de stimulation nécessaire; Risque karstique.

Lons-le-Saunier (European Gaz Limited)

PERH Arr 02 Juillet 2007 PERH 1ière période échue, demande « prolongation exceptionnelle » en cours d’instruction 01-25-39-71 OUI  Rapport Havard Chanteguet

Gex

(Ecorp)

PERH Arr 28 Mai 2009 PERH 1ière période échue, demande « prolongation exceptionnelle » en cours d’instruction 01-74-39 Faible porosité / perméabilité réservoir : chalenge (DREAL R.A.)

Bassin d’Alès (Mouvoil S.A.)

PERH Arr 01 Mars 2010 Demande de travaux en attente (ministère) suite à mission d’expertise 07-30 OUI Déclaration initiale pour recherche d’huile lourde

Plaine d’Alès (Diamoco Energy)

PERH Arr 01 Mars 2010 Demande de renouvellement en cours d’instruction. 07-30 OUI Recherche identique à Bassin d’Alès

Navacelles

(Edgon Ressources, Eagle Energy)

PERH Arr 01 Mars 2010 Mutation du 18 juin 2014 au bénéfice de eCorp France Ltd, Eagle Energy Ltd et Petrichor France BV 07-30-48 OUI Recherche identique à Bassin d’Alès

Villeneuve-de-Berg

(Schuepbach Energy LLC)

PERH Arr 01 Mars 2010 Abrogé octobre 2011 07 OUI

Montélimar (TOTAL E&P France et Devon Energie Montélimar SAS)

PERH Arr 01 Mars 2010 Abrogé octobre 2011 07-30-26-84-34 OUI

Blyes

(Realm Energy (BVI) Corporation)

Demande Demande instruite. Avis DREAL défavorable 28.03.2012 décision ministérielle en attente 01-38-69-73-74 OUI (Mission d’inspection) Gaz et ou Huile de Roche mèreType explo NC

Gex-Sud

(Ecorp)

Demande Demande instruite. Avis DREAL défavorable 28.03.2012 décision ministérielle en attente 73-74 OUI (Mission d’inspection) Gaz et ou Huile de Roche mèreType explo NC + C

Lyon-Annecy (Schuepbach Energy LLC)

Demande  Rejet septembre 2012 73-74-01-38-69 OUI (Mission d’inspection) Gaz et ou Huile de Roche mèreType explo NC

Montfalcon

(BNK France SAS)

Demande  Rejet septembre 2012 73-38-26-07-69 OUI (Mission d’inspection) Gaz de Roche mèreType explo NC

Montélimar extension

(TOTAL E&P France)

Demande  Rejet septembre 2012 07-26-84-30 OUI (Mission d’inspection) Gaz de Roche mèreType explo NC

Valence

(3 Legs Oil & Gas Plc)

Demande  Rejet septembre 2012 69-38-73-26-07 OUI (Mission d’inspection) Gaz de Roche mèreType explo NC

Pré-Alpes (Continental Oil and Gas PTY Ltd)

Demande Demande instruite[2] Rejet non encore formulé décision ministérielle en attente
05-26-38-73 OUI Type explo NC d’après la demande du soumissionnaire.

Abondance (Petrosvibri)

Demande Instruction « écourtée »[3] : Rejet non encore formulé décision ministérielle en attente
74

[1] Terminologie et classification définies par les rapporteurs de la mission d’inspection CGEIET CGEDD (Mars 2012)
[2] Préalpes: proposition d’irrecevabilité de la DREAL du 8 octobre 2012: dossier suite à la loi du 13 juillet incohérent avec le dossier initial non conventionnel
[3] Abondance: proposition d’irrecevabilité de la DREAL, transmise par le Préfet le 31 décembre 2012 – dossier incomplet

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Bonnet_Phrygien

LA FRANCE QUE SES DÉTRACTEURS JUGENT « ARRIÉRÉE », « A LA REMORQUE » OU TOUT SIMPLEMENT « ISOLATIONNISTE » N’A-T-ELLE PAS MONTRÉ LA VOIE EN PRONONÇANT L’INTERDICTION DE LA FRACTURATION HYDRAULIQUE IL Y A TROIS ANS A LA VEILLE DE LA FÊTE NATIONALE ? (loi du 13 Juillet 2011) Alors que la pression est immense de la part du lobby pétro-gazier pour imposer l’extension de la recherche et de l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels, les mouvements citoyens et associatifs et certains lobby économiques (Bière et régies municipales des eau en Allemagne, Agriculture tourisme et autres en France) ne baissent pas la garde et finissent par avoir l’oreille d’élus. La crise systémique dans laquelle est plongée l’humanité effraie une majorité de dirigeants qui s’accrochent à un modèle connu … mais qui est la cause du schisme en cours et du désastre à venir. Le chômage massif qui ne saurait baisser à court terme fait dire tout et n’importe quoi à de nombreux dirigeants, élus, économistes et éditorialistes. Et la promotion de l’extraction et de l’exploitation immédiate et massive des ressources fossiles figure au premier rang des solutions mortifères et aberrantes proposées par de puissants lobbyistes alléchés par le profit financier à court terme.

En Allemagne : Moratoire jusqu’à 2011

angelaLe gouvernement allemand veut interdire l’exploitation du gaz de schiste au moins jusqu’à 2021, prenant acte d’une résistance forte dans l’opinion publique à l’égard du « fracking« . « Il n’y aura pas en Allemagne de fracturation hydraulique de gaz de schiste à des fins commerciales dans un avenir proche« , a affirmé vendredi la ministre allemande de l’Environnement, Barbara Hendricks. Avec son confrère à l’Economie et l’Énergie, Sigmar Gabriel, social-démocrate comme elle, Mme Hendricks a défini les principaux axes de la législation à venir sur ce sujet très épineux, sur lequel le gouvernement précédent s’était cassé les dents.

En Belgique : Comme aux Pays-Bas, la Flandre décide un moratoire à durée indéterminée

belgiqueEn Flandre, la ministre de l’environnement Joke Schauvliege, a elle aussi décrété vendredi un moratoire temporaire sur l’exploration et l’extraction d’hydrocarbures tels que le gaz de schiste, « dans l’attente d’une meilleure expertise technique et d’une meilleure connaissance du sous-sol« . Une telle connaissance ne sera pas accessible avant au moins deux ans, selon les estimations. A terme, les autorités flamandes auront à se prononcer sur une interdiction totale ou sur une levée du moratoire.

La mobilisation citoyenne pour consolider ces dispositifs

On le voit, ces mesures sont fragiles et parfois pernicieuses (exemple) puisqu’elles ouvrent une période qui pourra être dédiée à convaincre les populations des soit-disant bienfaits des pétrole et gaz de schiste pour la santé économique de nos pays. Gageons que la lutte sera longue et difficile, mais seule la mobilisation populaireglobal frackdown 11 octobre 2014 - permettra de renforcer les dispositifs de contrôle et d’interdiction de la recherche et de l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels en Europe, au Maghreb et ailleurs. Tant que la démocratie existera, les peuples auront leur mot à dire pour protéger leur santé, leur environnement et préparer les modèles de développement du futur. LA JOURNÉE MONDIALE CONTRE LA FRACTURATION HYDRAULIQUE DU SAMEDI 11 OCTOBRE 2014 DOIT A NOUVEAU DÉMONTRER QUE NOUS SOMMES NOMBREUX MOBILISES CONTRE CES PROJETS MORTIFÈRES, CONTRE CES FORAGES PRES DE CHEZ NOUS ET AILLEURS ET POUR DES SOLUTIONS D’AVENIR MOINS PÉRILLEUSES.

global frackdown since feb 2011

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Adaptation par nos soins d’un article publié sur le site dailyfusion

Les déversements accidentels et l’épandage délibéré de fluides d’hydrofracking, qui reviennent à la surface pendant la fracturation hydraulique, pourraient provoquer la libération de minuscules particules dans les sols qui, souvent, s’agrègent fortement à des métaux lourds et des polluants, selon des chercheurs de l’Université Cornell.

Des recherches antérieures ont montré que 10 à 40% du mélange de l’eau et de la solution chimique injectée à haute pression dans les couches de roche profonde remonte à la surface au cours d’une opération de fracturation hydraulique. Les chercheurs du département agriculture et sciences de la vie (College of Agriculture and Life Sciences) qui étudient les impacts environnementaux de ce « liquide de reflux » ont constaté que les mêmes propriétés qui la rendent si efficace pour l’extraction du gaz de schiste peuvent aussi provoquer la migration de minuscules particules provenant du sous-sol incluant des polluants comme les métaux lourds

Ils ont décrit ces mécanismes dans un article publié en ligne le 6 Juin dans la revue American Chemical Society Environmental Science and Technology (voir note[1]).

Les particules qu’ils ont étudié sont des  (plus grands qu’une molécule, mais plus petits que ce qui peut être vu à l’œil nu), qui s’accrochent au sable et la terre en raison de leur charge électrique.

Dans les expériences menées par Wenjing Sang et les membres du groupe sols et eau, des tubes de verre ont été remplis de sable et de colloïdes de polystyrène synthétique. Les chercheurs ont ensuite injecté dans les tubes de l’eau (différents fluides dé ionisés servant de témoin), ainsi que du fluide de reflux issu d’un forage de schiste du Marcellus Shale, à différents débits et mesuré la quantité de colloïdes mobilisés.

cornell-sand-grains-сolloidsObservés au microscope, les colloïdes de polystyrène étaient visibles comme des sphères rouges entre les grains de sable gris clair, leur mouvement étant ainsi facile à suivre. Les chercheurs ont également recueilli et analysé l’eau s’écoulant hors du tube pour mesurer la concentration de colloïdes.

Ils ont constaté que moins de 5% des colloïdes ont été libérés dans les tubes témoins contenant de l’eau déminéralisée. En revanche, ce chiffre atteignait entre 32% et 36% pour la même expérience menée avec le fluide de fracturation hydraulique. En augmentant le débit d’injection du fluide de reflux, ce flux mobilisait 36% de colloïdes supplémentaires.

Les chercheurs pensent que la composition chimique du liquide de reflux modifie la puissance des forces et permet à ces colloïdes de rester fixés au sable.

Pour Cathelijne Stoof, co-auteur de cette recherche « Il s’agit d’une première étape dans la découverte des effets des liquides de reflux issus de la fracturation hydraulique sur la migration des colloïdes dans les sols»

Les auteurs espèrent à présent réaliser des expériences en utilisant des colloïdes naturels dans plusieurs formations géologiques complexes, et ceci avec diverses compositions de reflux de liquide de fracturation hydraulique provenant d’autres sites de forage.

Pour Stoof , la prise de conscience de ce phénomène et une meilleure compréhension des mécanismes sous-jacents peut aider à identifier les risques et développer des stratégies d’atténuation. «Le développement durable d’une ressource nécessite des faits sur ses impacts potentiels pour permettre aux législateurs de prendre des décisions éclairées quant à savoir si et où il peut et ne peut pas être accepté, et à élaborer des lignes directrices au cas où ça ne va pas. En cas de déversement ou de fuite, vous voulez savoir ce qui se passe lorsque le fluide se déplace à travers le sol. »

Aux Etats-Unis, l’exploitation de gaz et de pétrole de schiste à grande échelle s’est développée sans attendre les résultats de ces études qui confirment une fois de plus les risques de la fracturation hydraulique sur l’environnement et la santé. L’exploitation de ressources fossiles non durables s’est imposé sans limites. En France, la technique de la fracturation hydraulique est interdite bannissant la recherche de ces hydrocarbures de roche mère. Les collectifs citoyens et associations luttent pour le maintien de cette interdiction afin de préserver l’environnement et favoriser le développement d’un modèle énergétique favorisant l’efficacité énergétique, le renouvelable et la déconcentration des moyens de production énergétique.

[1] Sang, W., Stoof, C, Zhang, W., Morales, V., Gao, B., Kay, R., L. Liu, Zhang, Y., et Steenhuis, T. (2014). Effet des fluides de fracturation hydraulique sur des colloïdes Transport in the Unsaturated Zone Environmental Science & Technology DOI: 10.1021/es501441e

 

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Adaptation par nos soins de l’article de SETH BORENSTEIN rédacteur scientifique AP.

Ruée vers le gaz de schiste en Pennsylvanie : Selon une étude des rapports d’inspection de l’État portant sur 41 000 puits, les nouveaux puits pour le non conventionnel fuient beaucoup plus souvent que les anciens puits traditionnels.

Selon son auteur principal, monsieur Anthony Ingraffea professeur de génie à l’Université Cornell, les résultats de cette étude suggèrent que les fuites de méthane pourraient constituer un problème pour l’ensemble des forages à travers le pays.

marcellus shaleLa recherche a été critiquée par l’industrie de l’énergie. Pour Travis Windle porte-parole de la Coalition du Marcellus Shale (n.d.t. un des plus importants gisements de gaz de schiste actuellement en exploitation aux Etats-Unis) il reflète « la tendance claire d’Ingraffea de jouer double jeu avec les faits». Le gisement de Marcellus Shale dispose de réserves très importantes de ce gaz naturel piégé dans le schiste et autrefois très difficile à extraire. Il s’étend de la Pennsylvanie à la Virginie-Occidentale et jusqu’à New York.

L’étude a été publiée très récemment (n.d.t. le 23 Juin 2014) dans les Actes de l’Académie nationale des sciences.

Pour ce faire, une équipe de quatre scientifiques a analysé les rapports de plus de 75 000 inspections des puits de gaz effectuées par l’Etat de Pennsylvanie depuis 2000.

La fracturation hydraulique (Laboratoire de Géologie de Lyon / ENS Lyon)

Il en ressort que les vieux puits – ceux forés avant 2009 – ont un taux de fuite d’environ 1 pour cent. La plupart étaient des puits traditionnels, forés verticalement. Les puits non conventionnels – ceux forés horizontalement et pour lesquels la technique de la fracturation hydraulique est utilisée – ne sont pas apparus avant 2006 et ont rapidement pris le relais.

Les nouveaux puits traditionnels forés après 2009 ont un taux de fuite d’environ 2 pour cent; et l’étude a révélé que le taux pour les puits non conventionnels est lui d’environ 6 pour cent.

Le taux de fuite a atteint un niveau de près de 10 pour cent pour les puits forés horizontalement aussi bien avant qu’après 2009 dans la partie nord-est de l’état, où les forages sont intensifs.

Les chercheurs n’ont pu établir vers où le méthane fuit – dans l’eau ou l’air ?- alors que ces fuites pourraient constituer une aggravation du problème du réchauffement climatique anthropique.

Les scientifiques n’ont pu établir précisément l’importance des fuites ou même quelles en sont les causes tandis que les responsables de l’industrie nient qu’il y ait des fuites.L’étude se réfère toutefois à une « insuffisance de l’enveloppe et du ciment».

Selon Ingraffea, qui fait partie d’une équipe de chercheurs de Cornell qui a identifié de nombreux problèmes liés à la fracturation hydraulique, « quelque chose qui ne le devrait pas s’échappe, d’un endroit d’où ça ne devrait pas ».

L’étude n’a pas examiné pourquoi le taux de fuite atteint de tels niveaux. Ingraffea évoque plusieurs causes possibles comme la forme des mâts de forage, ou le fait qu’il y ait de meilleurs contrôles ou encore la manière dont le gaz est piégé dans la formation rocheuse.

Selon les responsables de la réglementation de Pennsylvanie, leurs relevés démontrent que les fuites de gaz ont atteint un sommet en 2010 et sont actuellement en baisse et que ceci reflète leurs efforts pour améliorer les pratiques de cimentation. En outre selon Morgan Wagner, un porte-parole de l’agence environnementale de l’Etat, en 2011, l’Etat a porté ses efforts sur les puits non conventionnels et la nécessité de pratiques « plus strictes pour prévenir les fuites ».

Les représentants de l’industrie de l’énergie quant à eux ont attaqué l’étude et Ingraffea.

Pour Chris Tucker, porte-parole de l’industrie les inspecteurs n’ont pas mesuré des fuites mais une accumulation liée à la pression. « Le truc de ces chercheurs, dit-il, c’est de faire l’amalgame entre la pression et les fuites, et de tenter de convaincre les gens que la simple existence du premier est la preuve du second ».

Mais des scientifiques indépendants, même des pro-forage, ont fait l’éloge de l’étude menée par Ingraffea et ses collègues.

Pour Terry Engelder de l’Université d’État de Pennsylvanie et fervent partisan de l’exploitation du Marcellus Shale, ceci montre qu’il y a une très forte marge pour améliorer la sécurité des forages.

Quant à Ira Leifer, professeur de génie à l’Université de Californie à Santa Barbara et expert du méthane, et qui ne faisait pas partie de l’étude, elle déclare « ceci indique clairement qu’il y a un problème avec la production » sur ces puits.

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Article emprunté au site de nos cousins québécois Les Ami(e)s du Richelieu – Traduction d’un reportage d’Andrew Nikiforuk publié dans le quotidien The Tyee

La rentabilité à long terme de l’industrie est très discutable, selon des études.
Après avoir étudié les données de production de 65,000 puits forés dans 31 formations géologiques différentes de schiste non conventionnel en 2012, David Hugues prédit que l’industrie sera dans le gros pétrin à cause de sa révolution d’hydrocarbures non conventionnels en Amérique du Nord. L’éminent géologue, qui étudie les ressources énergétiques du Canada depuis 4 décennies, nous prévient que les opérations de pétrole et de gaz de schiste ont 4 gros défis à relever: les coûts d’investissements à la hausse, un rendement inégal et une empreinte environnementale croissante, le tout menant vers un épuisement rapide (de la ressource). « Le gaz de schiste peut continuer à prendre de l’ampleur, mais seulement avec des coûts plus élevés, et cette croissance exigera une série de forages en escalade accompagnée de coûts financiers collatéraux et environnementaux – et sa durabilité à long terme est très discutable, » prédisait Hugues il y a 2 ans de cela.  Des données économiques récentes sur l’industrie cueillies de Bloomberg, Energy Analyst et même International Energy Agency démontrent que Hugues visait juste.  Les mauvaises nouvelles économiques du schiste, un roc dense qui se trouve à 2 ou 3 kilomètres sous terre, viennent de plusieurs sources clés.

Des prêts incessants

fracking field Flickr SkyTruthLa première alerte sonna en 2013 dans un rapport de Virendra Chauhan, un analyste d’Energy Aspects de Londre l’an passé.

« L’autre histoire du schiste » rapportait que les taux d’épuisement des puits de schiste, produisant soit du pétrole ou du schiste, étaient si importants que les compagnies devaient constamment emprunter plus d’argent pour forer encore plus de puits.

Chauhan avait constaté que les payements sur les intérêts sur des dettes de 35 compagnies de schiste comptaient pour 40% de leur production non conventionnelle et accaparaient une part de plus en plus grande de leurs revenus.

« Par la nature même des puits de schiste, qui ont des taux de déclin élevés, font que le besoin de constamment réserver du capital pour les forages exploratoires afin de maintenir et accroitre les volumes de production, » explique Chauhan.

« Il en résulte que les dépenses moyennes de Capex (dépenses d’investissement) pour les 35 compagnies étudiées qui serviraient de guide pour l’industrie équivalent à $50 par baril de pétrole (BOE) sur les dernières 5 années, durant une période de temps que leurs revenus par BOE étaient en moyenne de $51.5. »

Le cash flow était dans le négatif soutenu pour les compagnies que Chauhan a étudié depuis 2007.

« La révolution du schiste n’est pas une panacée qui offre une extension sans fin du paradigme de la croissance, et c’est important de comprendre cela pour éviter le potentiel d’une déception aiguë des réserves globales du futur, » conclut Chauhan.

Le pic de la production

Ensuite les commentaires d’Arthur Berman, un géologue de Houston dans une entrevue pour OilPrice.com.

L’éminent analyste remarquait que la production du schiste avait atteint un sommet dans la plupart des régions exploitées (les formations étaient supposées de produire pendant des décennies), et que les compagnies dépensaient plus d’argent qu’elles gagnaient parce que la surproduction avait fait baisser le prix du gaz.

Sans des prix plus élevés pour le gaz naturel, il prédisait que « le boom du gaz de schiste n’est pas soutenable. »

Il disait que les compagnies et les gouvernements avaient trop loué le potentiel des schistes parce que « c’est tout ce qui reste au monde. Soyons francs: ce sont véritablement des rocs réservoirs terribles et c’est pourquoi nous avons attendu tout ce temps après que toutes les autres sources attirantes soient épuisées avant de les développer. »

Il pensait aussi que la folie du gaz naturel liquéfié n’était pas basée sur de vrais estimés des réserves ou en vrais dollars. « Cela m’étonne de voir que les génies derrière les exportations de gaz prennent pour acquis que les conditions d’affaires qui ont abouties en bons prix outre-mer resteront tels quels jusqu’à ce qu’ils finissent de construire leurs installations d’exportation, » dit-il.

Des recettes qui se font attendre

Les commentaires de Berman étaient suivi par une analyse pointilleuse de Ruud Weijermars, un consultant énergétique hollandais dans la publication Oil and Gas Journal. Weijermars avait un regard sobre et critique de la destinée financière des projets de gaz de schiste aux aéroports des É.-U.

Au début du boom du gaz de schiste en 2006, Chesapeake Energy avait approché l’aéroport Dallas Fort Worth Airport (DFWA). La compagnie voulait forer 330 puits et fracturer les schistes du Barnett en dessous.

La DFWA a négocié un boni à la signature de la location de 18,543 acres et des redevances de 25% sur les revenus bruts des ventes.

Mais Chesapeake avait surestimé la quantité de gaz dans le sous-sol et sous-estimé les coûts pour l’extraire. Non seulement est-ce que la compagnie semblerait avoir provoqué des séismes avec ses puits d’injections, mais a dû repenser son équipement avec des moteurs électriques pour ne pas être un risque de sécurité à l’aéroport.

Finalement, Chesapeake a seulement foré la moitié des puits qu’elle prévoyait forer à un coût de $7,21 par mille pieds cubes (Mcf) pour un marché qui offrait $4,23 Mcf. L’aéroport a fait de l’argent, mais Chesapeake a perdu $316 millions.

« Les résultats projetés du projet de développement du gaz de schiste de la DFWA est exemplaire pour les profits manquants suite aux investissements dans les champs d’exploitation du gaz de schiste des É.-U., » finit par conclure l’analyste hollandais.

« Finalement, l’approche permissive des régulateurs et des financiers et leur négligence de remarquer les signes avertisseurs des faibles principes de base sont typiquement ceux des bulles d’investissements gonflés, comme on l’a vu dernièrement durant la bulle des dot-com et du scandale immobilier. La bulle du gaz de schiste sera probablement la prochaine à éclater. »

Les forages en série

Vient ensuite une autre évaluation du Oxford Institue for Energy Studies qui donne beaucoup à réfléchir.

L’analyste Ivan Sandrea remarque que les dépenses d’investissement dans le schiste non conventionnel ont passé de $5 milliards en 2005 à $80 milliards en 2013, plus $200 milliards en fusions (d’entreprises).

Mais la prospérité n’est pas venue comme on l’espérait: « Les dépréciations affiliées par plusieurs des plus importants joueurs dans le schiste approchent maintenant $35 milliards, ce qui laisse penser que certaines de ces développements n’atteindront pas les premières attentes techniques et d’affaires. »

Sandrea ajoute que l’industrie a trouvé très peu d’endroits idéaux (sweet spots). « Dans l’ensemble, l’expérience cumulative des forages démontre que ces développements peuvent être importants en étendue, mais pas nécessairement de façon continuelle ou d’une échelle homogène; il y a des endroits où la performance d’un puits est forte et de façon répétitive à l’intérieur de chaque développement, dont certains sont meilleurs que d’autres, mais pour plusieurs compagnies, le seuil de rentabilité et les imprévus sont élevés. »

L’un des principaux problèmes est l’épuisement rapide (de la ressource) ce qui oblige les forages en série: « Mais qui peut, ou veut, financer le forage de millions d’acres et des centaines de milliers de puits à perte continuellement? »

Le mois passé, Bloomberg, le journal financier, avait rapporté que la dette courante de 61 foreurs de gaz de schiste a doublé pour atteindre $163,6 milliards sur 4 ans tandis que leurs revenus a stagné à 5,6%.

« Les foreurs sont pris dans une impasse. Ils doivent continuer à emprunter pour payer pour l’exploration nécessaire pour contrebalancer les déclins sévères de la production qui sont typiques aux puits de schiste, » rapporte Bloomberg.

« En même temps, les investisseurs font des pressions auprès des compagnies pour qu’elles fassent des coupures. Les dépenses ont baissées pour 26 des 61 compagnies étudiées. Pour les compagnies qui ne peuvent pas se permettre financièrement de continuer de forer, moins de pétrole extrait veut dire qu’il y a moins d’argent qui entre, ce qui accélère la chute libre financière. »

L’une des compagnies étudiées est Quiksilver, propriétaire d’un site potentiel d’une usine de liquéfaction de gaz naturel à Campbell River, en Colombie-Britannique. Les dépenses d’intérêts de la compagnie ont absorbé presque 45% de ses revenus.

Encana, un investisseur majeur dans les développements de schiste gazier en C.-B., a vendu beaucoup de ses propriétés de schiste et a fait des coupures de personnel de 20% à cause de problèmes financiers, dont un ration d’endettement sur fonds propre de 58%. D’autres corporations importantes comme Shell ont diminué leurs actifs en schiste.

L’article de Bloomberg prévient que « le développement du schiste aux É.-U. va faire face à d’importants bouleversements à cause des foreurs qui s’efforcent de tenir le rythme tandis que les dépenses sans fin sont nécessaires pour continuer d’extraire le pétrole et le gaz du sous-sol. »

La production du gaz de schiste en C.-B. ressent cette situation économique préoccupante. Tandis que la production des dernières années a augmenté, les revenus sous forme de redevances ont diminués dramatiquement, passant de $1 milliard par année à moins de $200 millions par année pour les propriétaires de la ressource, les gens de la Colombie-Britannique. Pendant ce temps-là, les subventions à l’industrie sous forme de crédits de redevances, de primes d’encouragement pour les infrastructures, une science gratuite et de l’eau gratuite, ont augmentées.

Gare à la ruine

Finalement, il y a l’agence International Energy Agency. Son dernier rapport documente un monde de recettes à la baisse venant des investissements dans l’énergie. Les pétrolières dépensent plus mais les recettes diminuent.

Il ne suggère pas que la production pétrolière ou gazière venant des formations fracturées de schiste nous sortirait du pétrin, ni nous garantit l’indépendance, ou même générer des recettes profitables.

le krach du schisteIl prédit plutôt, comme le mentionnait Gail Tverberg, analyste en énergie et finances, dans une entrée de blogue dernièrement, un résultat invraisemblable: « Pouvoir répondre à la demande croissante à long terme en pétrole dépend de plus en plus du Moyen-Orient, une fois la croissance actuelle des ressources hors-OPEP commencera à s’essouffler durant les années 2020. »? Quand le journal The Tyee a contacté David Hugues, un universitaire du Post Carbon Institute, il a passé ce commentaire sur les développements économiques récents de l’industrie chargée de dettes:

« Bien que la révolution du schiste ait augmenté temporairement la production pétrolière et gazière de l’Amérique du Nord, il est très douteux qu’elle sera soutenable sur le long terme. »

Le battage publicitaire à propos de « l’Amérique Saoudite » et « l’indépendance énergétique » des États-Unis ne se réalisera probablement pas et les Américains seraient bien sage de planifier leur futur énergétique sans l’aubaine d’énergies fossiles venant du schiste, dit-il.