Pétrole et gaz de schiste : 13 Juillet, troisième anniversaire de la loi d’interdiction de la fracturation hydraulique

Publié: 13 juillet 2014 dans énergie climat, forage d'hydrocarbures, gaz de houille, gaz de schiste
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Sauvegarde du principe de précaution j’écris à mon député            (!) Info minute – Revue de Presse

Gaz de schiste en France ?

Voilà trois ans qu’a été publiée l’imparfaite loi votée par une assemblée en émoi, suite au rejet massif des projets de forage par une population en colère qui avait découvert que l’État allait autoriser la recherche d’hydrocarbures non-conventionnels sur leurs territoires sans aucune consultation préalable.

pétrolier gaziers industriels twComme une trainée de poudre, à partir de la fin de l’année 2010, la nouvelle avait été colportée de villages en villages par des réunions publiques organisées par des citoyens dans le sud de la France comme dans le Bassin Parisien : Les foreurs étaient à nos portes et allaient fouiller la roche mère pour essayer d’en libérer des gouttelettes d’hydrocarbure. Pour cela, il fallait recourir à la fracturation hydraulique, seule technique toujours en usage, aux États-Unis notamment, permettant de faire exploser la roche en grande profondeur et de faire remonter les hydrocarbures liquides (pétrole de schiste) ou gazeux (gaz de schiste ou gaz de couche). Une technique très largement employée aux États-Unis suite à une vaste déréglementation décidée par l’administration Bush (Junior) dont le vice-président cheney bushDick Cheney était un des dirigeants de la firme Halliburton spécialisée dans la fracturation hydraulique. Les techniques et produits utilisés étant extrêmement polluants, il avait fallu modifier la loi fédérale sur l’eau afin de contourner un règlement qui aurait empêché les industriels de pratiquer le « fracking ». Par ailleurs cette réglementation permet aux industriels de garder secrète la composition de la mixture liquide injectée sous très haute pression pour fracturer la roche.

Les impacts de l’exploitation des pétrole et gaz de schiste

En se documentant sur ce qu’il se passait outre-Atlantique, on apprenait, en France, à découvrir les impacts désastreux de ce processus d’exploitation, sur l’environnement (l’eau et l’air) et sur la santé humaine et animale. La composition du liquide de fracturation était étonnante. La modification du cocktail soumis à une compression à très haute température sous terre l’était encore plus. Les rejets de  méthane étaient importants. Faut-il rappeler que le méthane est un puissant gaz à effet de serre qui participe au dérèglement climatique, et contribue à détruire la couche d’ozone. La fracturation hydraulique pratiquée dans des puits forés verticalement puis horizontalement devait être répétée de nombreuses fois pour maintenir un niveau de production acceptable avant un déclin très rapide. La multiplication des puits nécessaires pour essorer la roche représentait une emprunte au sol dont les images largement véhiculées ont fait prendre conscience de l’impact majeur de cette industrie sur les paysages et les terres, source de conflits d’utilisation.

La Loi sous haute pression d’un lobby très actif

Depuis trois ans, sous la pression populaire et avec ce nouveau dispositif législatif interdisant la technique de la fracturation hydraulique, les projets initialement approuvés ont été très largement ralentis et les nombreuses demandes de permis de recherche d’hydrocarbures font l’objet d’un rejet massif de la part de la population et d’élus. Mais un lobby pour la recherche et l’exploitation des pétroles et gaz de schiste se montre très actif depuis le début.

N’ayant pas vu venir cette opposition populaire, l’industrie du gaz et du pétrole, du traitement de l’eau et des déchets ainsi que celle de la chimie alliée à des fonds d’investissement a dans un premier temps trouvé l’oreille de parlementaires dont l’activité dans les commissions a permis d’ajuster la proposition de loi laquelle prévoyait initialement d’interdire l’exploitation de ces hydrocarbures non-conventionnels. Réaménagé, le texte finalement adopté au parlement interdit une technique (sans véritablement la définir) et surtout prévoit une commission de suivi de la recherche, recherche qui verrait la mise en pratique de « fracturations hydrauliques encadrées » et qui pourrait être autorisée par dérogation. Et puis, afin de préparer les esprits et tenter de retourner l’opinion largement défavorable à l’exploitation de ces hydrocarbures non conventionnels, cette alliance des industriels et de la finance engage une large offensive et trouve tribune auprès de nombreux média, au travers desquels des éditorialistes économiques se font les porte-paroles de la déréglementation et de la relance de ces projets interrompus à la veille des élections présidentielles de 2012. Sur fond de crise économique majeure, on promet monts et merveilles et on fait miroiter une relance de l’emploi par ces projets. On va même jusqu’à évoquer 100 000 emplois ! 100 000 emplois ça serait donc plus de 65 000 puits forés en France (si sur la base de l’expérience américaine on compte 1,5 emplois créés par puits). 65 000 puits ! fracking en montagneMais où donc va-t-on pouvoir forer 65 000 puits sans massacrer les terres, sans ravager des régions qui ont développé des activités agricoles, touristiques ou de petites productions. Où va-t-on puiser l’eau nécessaire à la fracturation hydraulique et comment va-t-on se débarrasser des eaux usées chargées de métaux lourds, de produits chimiques et d’éléments radioactifs remontés des tréfonds du sous-sol ? Comment va-t-on stocker et évacuer ces hydrocarbures ? Qui paiera pour l’entretien d’un réseau routier massivement sollicité lors de la mise en œuvre de ce processus industriel ? Tout ça alors même que la France s’est engagée à réduire sa consommation d’énergie fossile et que les projections de réserves d’hydrocarbures sont incertaines et probablement bien supérieures à la réalité. En Pologne, pays qui disposerait -selon l’agence internationale de l’énergie et de l’agence américaine de l’énergie – des plus grandes réserves de gaz de schiste en Europe avant la France, on découvre que l’exploitation est techniquement très compliquée et peu rentable. Malgré les avantages fiscaux promis par le gouvernement polonais, de nombreuses majors qui avaient acquis des permis de recherche plient bagages à partir de 2013.

Une résistance à long terme dans un contexte de pressions transatlantiques

Quand bien même en France, l’immense majorité des permis de recherche d’hydrocarbure a été délivrée à des sociétés étrangères, le discours est propagé selon lequel il faudrait laisser nos champions français effectuer de la recherche de pétrole et gaz de schiste sur le territoire français afin de quantifier les ressources et disposer de moyens de pression vis-à-vis de nos fournisseurs d’Algérie, de Norvège mais aussi et surtout de Russie. On veut faire croire au bon peuple de veaux décérébrés que des compagnies privées vont investir et se mettre spontanément au service de l’État pour faire cet inventaire sans retour sur investissement. Car pour estimer les réserves (techniquement récupérables, sinon à quoi bon ?) il ne s’agit pas de faire quelques forages mais bien de multiplier l’acquisition de sismique 3D et la mise en œuvre de chantiers de forages et d’en faire de nombreuses dizaines. Un forage c’est quelques millions d’Euro (entre 3  et 5 en exploration on-shore). Comment ces compagnies seront-elles rétribuées ? Comment peut-on imaginer que l’on va forer sans jamais exploiter?

TAFTA-c-est-quoi-qu-est-ce-que-TTIP-tract-Mais la pression est grande pour expliquer que bien évidemment la Russie va couper le robinet de gaz à l’Europe occidentale (pensez-vous, l’Urkraine n’est qu’un apéritif!) Et qu’il faut forer chez nous si l’on ne veut pas dépendre du gaz de schiste américain. Une pression transatlantique exercée par de grands lobbys industriels qui au travers des accords commerciaux en discussion entre Bruxelles et Washington souhaitent avoir les coudées franches pour déréglementer et autoriser des pratiques jusqu’alors inacceptables. Pour le moment, la loi du 13 juillet 2011 est une maigre protection. Elle peut voler en éclat si les accords transatlantiques autorisent le règlement des différents entre multinationales et États à travers des tribunaux d’arbitrage commerciaux.

commentaires
  1. combinet dit :

    Article intéressant et qui pose beaucoup de question dont quelques unes ont des réponses:
    – l’envergure d’une plate forme de forage d’Exploration est de l’ordre de 2500 m² max soit un demi terrain de football, et dure de quelques semaines à plusieurs mois. Le site est ensuite remis en état.

    – oui une compagnie pétrolière peut se permettre de forer pour explorer et ne rien trouver sans attendre retour sur investissement, et c’est le cas lorsque le coût de l’énergie (pétrole ou gaz) est élevé.

    -un forage est un circuit fermé, les boues (ou eaux) injectées sont récupérées puis traitées en surface. A ce stade ce pose le problème du traitement en effet. Heureusement d’ailleurs que les compagnies extractives d’énergie posent ce problème alors que l’agriculture et notamment dans l’ouest du bassin parisien injecte des tonnes de pesticides dans le sol et participent à la pollution des nappes qui se trouvent dans les premiers terrains traversées. Mais là personne ne dit rien.

    – 70 milliard, c’est le montant que l’état Français (donc nos impôts) avance au pays à qui nous achetons notre énergie.

    Finalement ne serait-il pas intéressant, d’EXPLORER, pour savoir ce que nous avons et savoir si cela en vaut la peine. Et ainsi réfléchir au bonnes techniques d’exploitation dans un monde ou l’énergie est l’enjeu de tous, et ne pas aller à l’encontre de la recherche.
    Nous avons peut-être des ressources sous nos pied, ne serait-il pas plus écologique de les exploité ici et diminuer ainsi les rejets CO2 dus au transport ?
    Je rappelle que depuis que les États-Unis exploite le gaz de roche mère, leur rejet de gaz à effet de serre a diminué, substituant la combustion du charbon à celle du gaz.

    Des gens ont faim en France et veulent travailler, la Terre on ne lui fait pas mal, lorsque nous serons plus là, elle lui restera des milliard d’années à vivre.

    Je suis géologue et je me suis senti concerné de donner mon avis.

    • noschiste dit :

      @ combinet
      Bonjour,
      Merci pour votre témoignage et voici une réponse.
      – Envergure plateforme de forage d’exploration: vous omettez de mentionner leur nécessaire multiplication (avec les conséquences en matière d’emprise au sol que ça soit en zone rurale ou péri-urbaine -voir urbaine comme ça se pratique déjà aux USA). Quant aux nuisances sonores et celles liées à la circulation des camions, elles ne sont pas évoquées non plus.
      – Une compagnie peut se permettre de forer un temps à perte mais pas longtemps: On ne fera croire à personne que l’on peut engager des opérateurs dans un chantier de recherche et d’inventaire en France à leurs frais pour simplement améliorer la base de données du BRGM et du BEPH et sans aucune perspective!
      – Qu’un géologue parle de « circuit fermé » pour un forage en grande profondeur lequel est suivi d’un processus de fracturation de la roche laisse rêveur. Par ailleurs les bassins de rétention même s’ils sont mis en œuvre correctement m’empêchent nullement le processus d’évaporation. Or dans le cas de boue de forage mêlées au liquide de fracturation extrait après l’opération de fracturation, le cocktail liquide stocké à l’air libre laisse échapper des toxiques. (Nous ne défendons aucunement l’utilisation massive et scandaleuse des pesticides dans l’agriculture française et sommes d’accord avec vous sur ce point).
      – L’acquisition onéreuse de matières fossiles à l’étranger (hydrocarbures et uranium) pour la production des énergies françaises pose un réel problème de dépendance mais également la question d’un modèle énergétique dont il serait nécessaire de sortir en investissant plus rapidement dans plus de sobriété (oui c’est un investissement), des sources de production déconcentrées et la diversification des énergies propres et renouvelables. Il est urgent de sortir du modèle établi par Guillaumat et consort.
      – Il est probablement incorrect d’affirmer que « depuis que les États-Unis exploitent le gaz de roche mère, leur rejet de gaz à effet de serre a diminué, substituant la combustion du charbon à celle du gaz. » Comme vous le savez s’il y a une une diminution des émissions de carbone, on ne peut pas dire qu’il y a eu diminution des gaz à effet de serre (largement produits par les fuites majeures de méthane générées lors du processus d’extraction, de stockage, de transport et de distribution du gaz).
      – Et puis, cet « inventaire » dont on nous rebat les oreilles est bien la porte d’entrée pour l’exploitation, vous le démontrez vous-même. Cette exploitation exécutée selon des normes françaises (si celles-ci ne sont pas remises en cause par la mise en œuvre d’accord commerciaux transatlantiques) coûterait une fortune pour continuer d’une part à polluer d’autre part à épuiser une « ressource » dont on pourrait laisser une partie sous terre pour les générations futures si d’aventure elles jugeaient leur utilisation nécessaire.
      – Pour finir, si les gens ont faim c’est qu’ils sont tenus prisonniers d’un modèle qui s’épuise. En sortir, c’est aussi faire une révolution énergétique qui sera génératrice d’activités dont une partie de proximité. Là encore il ne s’agit pas de « reconstituer » quelquechose -ne soyons pas tournés vers le passé, ne défendons pas un « idéal perdu »- il s’agit bien d’inventer.

      • combinet dit :

        Bonjour,

        sur les aspects techniques ;
        je vais surement vous décevoir, oui les puits d’exploration sont étanches grâce au ciment qui est injecté tout le long de la circonférence du puits. Il n’y a aucun contact entre l’intérieur du puits et le milieu traversé. Les puits horizontaux existent depuis les années 80 et les puits verticaux depuis les années 20. Au début de l’histoire de l’extraction d’hydrocarbure il est évident que des pertes de matières premières provoquaient des pollutions du sol. Nous ne sommes plus au début du 20ème siècle, grâce au retour d’expérience et la recherche nous savons de nos jours extraire sans impacter le milieu alentour.

        Lorsque l’homme a inventé l’avion, n’y a t-il pas eu des morts? lorsque que le moteur a explosion est apparu, n’a t-il pas causé des pertes? Nous avons voulu allez sur la Lune, combien de vie cela à couter?
        L’homme va de l’avant, assoiffé de conquête affamé d’innovation, il n’y a qu’à regarder notre société, nous ne pouvons pas le nier (je rentre un dans un débat philosophique et je m’éloigne de la question je vous l’accorde).

        Il faudra bien trouver une autre source d’énergie pour subvenir à la consommation mondiale, je suis entièrement d’accord avec vous. Mais là encore, il n’y a strictement rien de durable: les panneaux solaire sont construits avec des matériaux rares que l’on extrait dans des couches géologiques anciennes qui datent de l’aire secondaire (à une époque où l’activité volcanique de la terre était intense et créer ces minéraux). Cependant ces même matériaux sont utilisés pour fabriquer les outils tel que les défibrillateurs ou les électrocardiogrammes dans les hôpitaux. Comme leur nom l’indique il s’agit de matériaux rares. Je vous pose la question; que faudra t-il choisir, sauver des vie ou créer de l’électricité?

        J’ai eu l’occasion de travailler au Pays basque pour une carrière qui cherchait à extraire des roches dures pour refaire des ballasts (voix ferré). Ce type de roche est en abondance au Pays Basque. Seulement voilà, compte tenu des contraintes environnementales exigeantes dans ce pays la roche a été extraite sur les falaises écossaises, puis « tombait » directement sur les paquebot puis acheminait jusqu’en France. Moi, ce genre d’histoire m’irrite terriblement. Imaginer les litres de gazole ainsi que les rejets de CO2 bêtement dépensé alors que la roche pouvait être extraite en lieu et place. Le débat écologique n’est-il pas dans ce point finalement.

        Je suis amoureux de cette terre, et je suis capable de baver devant un papillon lors de mes randonnées en montagne.

        A mon sens le problème réside dans la communication. En effet lorsque l’on tape « gaz de schiste » sur internet, 90 % des images que l’on obtient (et je parle uniquement des schémas géologiques car c’est mon domaine) sont fausses. Mais les gens ignorant et qui souhaitent se renseigner à ce sujet, ce qui est tout à leur honneur et je les encourage, prennent ce qu’il trouve sur internet comme unique vérité. L’histoire du robinet d’eau qui prend feu aux état-unis n’a strictement rien à voir avec le gaz de roche mères.

        Je vous invite à regarder cette conférence donnée par l’académie des science, qui est la plus haute entité scientifique en France, dont leur unique but est la recherche:

        http://www.academie-sciences.fr/video/v260213.htm

        Merci pour votre réponse, le débat est extrêmement complexe et je suis content de pouvoir le partagé avec vous ici de manière constructive et diplomate dont vous faites preuve

        Cordialement

        • noschiste dit :

          Sur la qualité des cimentations pour les tubages, on ne doute pas qu’il y ait eu des améliorations au fil des années, ni qu’un effort très particulier serait fait dans le cadre de la recherche ! Toutefois ceci n’enlève rien au fait que
          • le ciment vieillit mal et que les risques (en excluant les zones karstiques qu’on n’ira pas forer pour les hydrocarbures bien évidemment) ne sont pas immédiats mais pour dans quelques années (et alors que la responsabilité des opérateurs sera désengagée), lorsque les fuites se multiplieront (vieillissement des ciments, mouvements des sols entrainant des fissures non contrôlées etc.)
          • dans le cadre d’une exploitation où les forages se multiplient, la sous –traitance et les prix tirés ne font pas toujours bon ménage avec qualité (on le constate aussi dans des ouvrages tels que l’EPR – chantier pourtant théoriquement sous très haute surveillance, et les témoignages de certains foreurs et géologues sur les pratiques sont parfois édifiants.)
          Dans ces cas-là, il ne s’agirait pas de « pertes » immédiates (éventuellement) assumées mais bien du leg d’un poison aux générations futures. Que des financiers s’en moquent est une chose, que des parents et ou (futurs) grand parents s’en battent l’œil n’est pas le signe d’une civilisation sur le bon chemin…
          Quant à la nécessaire relocalisation des moyens de production d’énergie tenant compte de sources les moins impactantes possibles (les hydrocarbures étant très impactants), je crois en effet que nous sommes d’accord.
          Pour ce qui est de l’académie des sciences, c’est une vision bien particulière que de la considérer comme LA référence. « La plus haute entité scientifique en France » comme vous la qualifiez est tellement haute qu’elle n’a plus les pieds sur terre. Ses interventions et rapports depuis 2011 sur la question de l’exploitation d’hydrocarbures de roches mère ne sont que pure propagande en faveur du développement des énergies fossiles.

          Les sornettes racontées par Josh Fox : Étonnant un juge (qui plus est) du Texas rend sont verdict au sujet d’une famille contaminée par les impacts de l’exploitation d’hydrocarbures de schiste par le fracking. Ça n’est pas bien vieux, ça date du 15 Juillet 2014.

  2. Dan ARDUYNNA dit :

    Analyse très juste. Photo très factuelle et désespérante d’un territoire en cours de dévastation. L’incendie technologique étant l’ultime étape après le destruction de l’écosystème, la pollution des nappes…
    Pour son interview du 14 juillet, pas une question, pas un mot sur la transition énergétique :
    http://www.elysee.fr/videos/interview-du-president-de-la-republique-sur-tf1-et-france-2/

    Oui, c’est très préoccupant. Unissons nos efforts pour éveiller les consciences :
    http://collectif-roosevelt.fr/15-propositions/

    Alertons nos députés, surveillons les permis d’exploration, réclamons des débats publics, dénonçons les risques réels et les fourberies terminologiques, répondons aux invitations à manifester, organisons des séjours d’éco-tourisme… Ne baissons pas les bras.

    Et Si je peux me permettre ce petit complément très obtus au bilan du dévoué militant Alain, sur l’emploi immédiat (obtus, car, vous le savez, le désastre est beaucoup plus large) :

    Les emplois hypothétiques seraient créés à raison de 1,5 par forage ;:

    – si le forage est exploitable et fiable.

    – Mais combien d’emplois seront détruits ?

    – Et ce bilan, limité aux emplois, porte-il sur une période de restitution des sites à leur état initial, ce qui est très improbable, et pour ceux qui ne voient pas plus loin que l’aspect spéculatif, jusqu’à la reconstitution du tissus socio-économique ?

  3. Hélène dit :

    Très bon article de résumé.

  4. Jacques Foschia dit :

    Tout a fait exact, ça sent le roussi…il faut se préparer au pire

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