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L’Empire contre attaque…       … et Non au Gaz de Schiste en Haute Savoie le 11 février

Le 17 janvier à Paris le club « Energie et développement » organise un colloque avec -forcément – la présence de Nathalie Kosciusko Morizet. Ce raout pro nucléaire et pro gaz de schiste à 95 euros l’entrée comporte une table ronde intitulée « la France peut-elle se passer des hydrocarbures de schistes ? ». Et pour ceux qui n’auraient pas compris qu’il s’agit d’une question rhétorique, le programme précise « L’interdiction française : comment en sortir ? ». Dans les semaines à venir, il va nous falloir nous habituer à voir des articles, des revues, ou – qui sait ? – des films qui vanteront cette ressource inépuisable et sans danger pour l’environnement, ce pactole qui va nous sortir de la crise en assurant notre indépendance énergétique.

Il faudra aussi nous habituer à la duplicité de nos députés qui continueront à nous faire croire que la loi du 13 juillet 2011 a tout réglé ainsi qu’à celle de l’administration qui jurera qu’aucune campagne n’est en vue. A toutes les demandes inquiètes des élus locaux elle répondra « mais nous n’avons accordé que des permis de recherches d’hydrocarbures liquides et gazeux pour de la recherche conventionnelle ! ». C’est ce que la sous-préfecture de Saint-Julien en Genevois a commencé à colporter à propos du permis de Gex, et c’est aussi ce que la DDT de l’Ain a répondu au conseil d’Etat suisse.

En réalité les forages pour trouver des gisements conventionnels ont été faits depuis longtemps et n’ont pas abouti. Si les pétroliers reviennent aujourd’hui après une aussi longue absence c’est bien pour l’huile de schiste. Une fois les gisements repérés, une fois les forages d’exploration entrepris, une fois les dérogations « à des fins scientifiques » obtenues, tout sera en place pour commencer. Il ne restera plus qu’à trouver un autre nom à la fracturation hydraulique. Et comme d’ici là les élections seront passées…

Autrement dit, pendant que les pétroliers s’apprêtent à assassiner l’Environnement, le seul souci du gouvernement est d’endormir ses défenseurs. Fractureurs ou diffuseurs de poudre de perlinpimpin, ce sont tous des marchands de sable ! Malheureusement pour eux nous sommes de plus en plus nombreux à nous réveiller !!!

Le 11 Février 2012, tous à Saint Julien en Genevois pour dire « Non au Gaz de Schiste »

D’ores et déjà retenez votre samedi (matin et début d’après midi ) pour une grande mobilisation contre le permis de  Gex. Elle aura lieu très probablement à Saint Julien en Genevois. Les détails sur la forme de ce rassemblement seront très bientôt communiqués. 

Mobilisation, hébergement, contacter: bureau_ngds74@yahoogroupes.fr 

Rédigé avec le collectif Non au Gaz de Schiste Haute Savoie.

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De passage en Ardèche , l’actuel premier magistrat de l’État, le Président Sarkozy, en réponse à l’interpellation de citoyens lance ce message:  « Dites-leur que je n’autoriserai pas l’exploitation du gaz de schiste par fragmentation hydraulique »« Je sais que Total a déposé un recours mais de toute façon, pour nous, ce sera non. » Il eut été grossier que le Président de la République s’opposât à la loi. Il ne l’a pas fait.

On pourra se poser la question sur le verbiage utilisé par le Président de la République, ‘la fragmentation hydraulique‘ n’étant pas au menu d’un lexique pourtant riche. Faut-il encore rappeler que le législateur à interdit depuis le 13 Juillet 2011 l’utilisation de la « fracturation hydraulique » pour l’exploitation des hydrocarbures en France. Faut-il rappeler que cette technique – la seule existante pour exploiter les ressources hydrocarbures emprisonnées dans les profondeurs de la roche mère – n’a aucune définition juridique?

Le Président en campagne, comme il l’a fait dans les Cévennes il y a quelques semaines, continue de « communiquer ». La stratégie reste la même.  Elle consiste à donner l’illusion que tous projets de recherche et d’exploitation des hydrocarbures de roche sont interrompus en France. Elle vise à décrédibiliser les lanceurs d’alerte sur les territoires de France et d’ailleurs.

Or plus de soixante permis sont toujours actifs. D’autres sont à l’instruction. Les promesses de campagne sont ce qu’elles sont.  

Aujourd’hui on ne fera que rester interloqué par les titres de la presse:

Gaz de schiste en Ardèche : «Pour nous, c’est non!» affirme Sarkozy

Gaz de schiste : Sarkozy dit non à son exploitation

Gaz de schiste : Sarkozy répète son refus de la fracturation hydraulique

Libé et Le Monde osant même:

Sarkozy réitère son refus de l’exploitation du gaz de schiste

M. Sarkozy réaffirme son opposition à l’exploitation du gaz de schiste

Le même M. Sarkozy qui au mois de Juin rassurait le premier Ministre polonais: « On sait que le gaz de schiste est important pour vous, on ne veut pas vous créer des difficultés au niveau européen »…

13.12.2011: France 2 s’enthousiasme pour la ruée vers le pétrole de schiste : clic ici
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Ou comment la pollution ne peut franchir les frontières…

 Ya pas l’feu au lac, mais ça finira peut-être par arriver. Il s’en passe de bien belles autour du lac de Genève, passage naturel de ce long fleuve du Rhône qui finira son cours dans le delta de la Camargue 500 km plus loin. Que d’appétit de la part de nos industriels pour les réserves d’hydrocarbures emprisonnées sous des kilomètres de roche. Alors que la société Schuepbach voit ses projets d’exploration quelque peu mis en panne en France et en Suisse(1) (2), les projets d’autres sociétés vont bon train.

En Suisse on parle de forage sous le lac Léman tandis qu’en France les projets de la société ECorp -détentrice du permis exclusif de recherche d’hydrocarbure dit « de Gex »- ne sont pas stoppés puisqu’ « il ne s’agit pas de gaz de schiste ». La société indique au Ministère français en charge de l’industrie et des Mines qu’elle n’aura pas recours à la fracturation hydraulique.  Cette technique (dont aucune définition juridique n’existe) est proscrite depuis Juillet 2011 sur l’ensemble du territoire national. Toutefois, son rapport (3) remis dans le cadre de l’application de la loi indique clairement ses projets d’aller forer dans la roche mère à 4000 mètres de profondeur.

Ces projets, certains  s’en inquiètent des deux côtés de la frontière en pays de Gex.  Les habitants et élus de Haute Savoie mais également des élus Suisses comme le révèle cette communication du Conseil d’État de Genève. Les ressources en eau sont fragiles. Les conséquences des forages sur ces terrains ne sont pas maîtrisables, ce ne sont pas les « militants » qui le disent, ce sont les scientifiques.

Plus que jamais la vigilance citoyenne s’impose afin que ces projets aux risques environnementaux incalculables ne voient le jour.

(3) Rapport dEcorp pour le permis de Gex (Mise en œuvre de la loi 2011-835 )

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Lyon le 26 Novembre 2011 : Comme il l’indiquait déjà dans la presse spécialisée cette semaine, M. de Margerie a confirmé publiquement aujourd’hui l’intention du groupe TOTAL d’attaquer l’abrogation des permis de recherche de gaz de schiste. Dans le cadre du forum « Les nouvelles frontières » se tenant à Lyon les 25, 26 et 27 novembre, M. Christophe de Margerie déclare que « Total va remettre en cause l’abrogation des permis pour le gaz de schiste par le gouvernement » et qu’ » Il est dommage de se priver de cette énergie en attendant mieux » .

Abrogation

Au mois d’octobre, lors d’un déplacement dans les Cévennes, le président de la République M. Sarkozy avait annoncé l’abrogation de trois permis attribués en 2010 à des opérateurs Texans et français (Nant et Villeneuve de Berg attribués à Schuepbach et Montélimar attribué à Total).

La presse et une partie du monde politique relayaient en fanfare une victoire des citoyens mobilisés depuis le début de l’année. Les collectifs citoyens prudents et réalistes annonçaient ne pas baisser la garde face à ce qu’ils considéraient comme une simple annonce. L’arrêté du 12 octobre 2011 portant publication de la liste des permis abrogés dans le cadre de la mise en œuvre de la loi du 13 Juillet interdisant la fracturation hydraulique avait rendu furieux le conseil général de l’industrie de l’énergie et des technologies (CGIET). Celui-ci anticipant la réaction du groupe pétrolier. Le CGIET missionné en février par le gouvernement pour conduire une mission d’inspection a par ailleurs été reconverti le 14 novembre  en conseil général de l’économie de l’industrie de l’énergie et des technologies (CGEIET).  Les conclusions de la mission d’inspection initialement prévues avant l’été tardent à venir, un rapport préliminaire a néanmoins été rendu au mois d’avril lequel indique la nécessité de poursuivre la recherche.

Recherche

Les scientifiques quant à eux sont nombreux à réclamer que la recherche appliquée soit poursuivie. La réunion thématique organisée hier 25 novembre à Grenoble par Environalp et l’Institut des sciences de la Terre le confirme.  Un panel d’universitaires nord-américains et français faisait un état des lieux de la recherche sur les gaz de schiste. Cette rencontre scientifique à laquelle étaient invités des étudiants, des élus, des scientifiques, des représentants de l’industrie ainsi que de simples citoyens a permis de faire le point sur l’exploitation en Amérique du Nord, les conséquences environnementales et sanitaires ainsi que sur les risques géologiques induits par l’injection des eaux de forages en grande profondeur.  Le constat est sans appel: l’industrie répète à l’envie qu' »il ne faut pas se priver d’une ressource disponible » et les chercheurs que les risques liés à l’exploitation nécessitent d’être mieux investigués par la mise en œuvre de forages tests. Et cela nous n’en voulons pas.  Pourquoi aller investir dans une recherche coûteuse sur l’exploitation polluante de réserves limitées d’hydrocarbures dont l’utilisation contribuera au réchauffement climatique?  Pourquoi engager maintenant de tels investissements au détriment de la recherche française en matière de production d’énergie renouvelable? La rencontre de Grenoble fut une étape instructive, le débat est lancé en Rhône-Alpes. Il faut le poursuivre et l’ouvrir sur la nécessité d’une relocalisation de moyens diversifiés de production d’une énergie propre et renouvelable. Et l’exploitation des hydrocarbures de roche mère n’est sûrement pas la bonne réponse.

Pour les collectifs, les gaz et huile de schiste, c’est ni ici, ni ailleurs, ni aujourd’hui ni demain!

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« Certains groupes », « les écolo », « les démagogues », « les menteurs » . . .               ( ! ) Info minute ici

Des dirigeants de la république, des responsables d’entreprises gazières et pétrolières, des économistes ou autres scientifiques qui défendent la poursuite de la marche forcée vers l’épuisement des ressources fossiles ne tarissent pas de mots pour dénigrer la lutte citoyenne pour la préservation des territoires et un débat ouvert sur les énergies.

Face à l’ampleur d’un mouvement citoyen qui ne s’éteint pas, le gouvernement a annoncé en octobre l’abrogation des trois permis de recherche d’hydrocarbure de roche (gaz de schiste). Cette annonce ne doit pas masquer l’existence de très nombreux permis de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux en cours de validité ainsi qu’une longue série de demandes jugées recevables. En Rhône-Alpes Nord 2 permis (ceux de Gex et des Moussières) et 4 demandes (Blyes, Lyon-Annecy, Gex-Sud, Montfalcon) noircissent ce tableau dans une région qui souhaite privilégier le développement d’énergies propres et renouvelables et préserver les fragiles ressources en eau.

La proposition de Loi qui visait l’interdiction de l’exploration et de l’exploitation des gaz et huiles de schiste a été réduite à peau de chagrin lors de son adoption en Juin 2011 : elle ne vise que l’interdiction d’une technique (celle de la fracturation hydraulique) sans même la définir.  En application de cette loi, chaque titulaire de permis a remis au Ministère de l’Industrie (en charge des mines) un rapport dans lequel il s’engage à ne point pratiquer la fracturation hydraulique ; c’est le fameux sésame pour garder son permis. Les titulaires font alors montre d’inventivité pour annoncer la main sur le cœur que pour tritouiller la roche mère ils n’auront recours qu’à des pratiques « conventionnelles ». On se perd en verbiage, tandis que l’examen des dossiers fournis par les titulaires montre que les industriels visent bien des ressources piégées en grande profondeur, dans des réservoirs compacts (à très faible porosité).

Les citoyens qui depuis des mois s’instruisent, mutualisent l’information, correspondent avec des habitants du Québec ou des Etats-Unis l’ont bien compris. Ils l’ont affirmé à Barjac et à la Ferté-sous-Jouarre le 13 Octobre. Ces citoyens ne sont pas des « écolo » ni des « démagogues » et surtout pas des « menteurs ». Ces citoyens sont d’origines sociales et d’âges très variés, ils ont des convictions politiques différentes et ils se sont retrouvés – souvent au côté de leurs élus locaux- pour alerter les populations, défendre leurs territoires, et demander que le débat ait lieu. Ils n’ont nullement l’intention de déléguer ces choix qui intéressent leur mode de vie et ceux de leurs enfants

En région Rhône-Alpes, le débat a été lancé mais il faut le poursuivre, le rendre accessible à tous ceux qui le souhaitent. Les collectifs de la région Rhône-Alpes ont décidé de renforcer leur collaboration. Ils se retrouveront ce mois pour déterminer les grands axes de leurs actions communes. Les ardéchois forts de leur expérience historique entendent également prêter main forte aux collectifs, aux habitants, aux maires des territoires du Nord de la Région.

Les dossiers de demande de permis        Actions information sur les territoires        La Région Rhône-Alpes et le débat

Isère : Les élus de l’intergroupe de la majorité exigent l’arrêt des démarches de prospection de gaz de schiste

Stop au gaz et huiles de schiste

Ni ici, ni ailleurs,

Ni aujourd’hui, ni demain

un collectif chez vous

Ain    Ardèche    Drôme   Isère    Loire    Rhône   Savoie    Haute-Savoie

Les citoyens opposés à l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures de roche mère se rassemblent au Nord comme au Sud le 23 Octobre 2011. Rejoignez-les !

 Arrêté portant publication de l’abrogation de trois PER      

DIMANCHE 9 OCTOBRE MANIFESTATION POUR DIRE « NON AUX FORAGES D’HYDROCRABURES DANS LE HAUT-BUGEY » : RASSEMBLEMENT A LANTENAY A PARTIR DE 11H00

INFORMATION ICI ET LA

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Sélection dans la presse, notamment ce qu’en disent les industriels                   ( ! ) Info minute ici