Gaz de schiste : Nouvelles en Rhône-Alpes

Publié: 5 novembre 2011 dans Non classé
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       Cette semaine en Rhône-Alpes: Agenda ici

« Certains groupes », « les écolo », « les démagogues », « les menteurs » . . .               ( ! ) Info minute ici

Des dirigeants de la république, des responsables d’entreprises gazières et pétrolières, des économistes ou autres scientifiques qui défendent la poursuite de la marche forcée vers l’épuisement des ressources fossiles ne tarissent pas de mots pour dénigrer la lutte citoyenne pour la préservation des territoires et un débat ouvert sur les énergies.

Face à l’ampleur d’un mouvement citoyen qui ne s’éteint pas, le gouvernement a annoncé en octobre l’abrogation des trois permis de recherche d’hydrocarbure de roche (gaz de schiste). Cette annonce ne doit pas masquer l’existence de très nombreux permis de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux en cours de validité ainsi qu’une longue série de demandes jugées recevables. En Rhône-Alpes Nord 2 permis (ceux de Gex et des Moussières) et 4 demandes (Blyes, Lyon-Annecy, Gex-Sud, Montfalcon) noircissent ce tableau dans une région qui souhaite privilégier le développement d’énergies propres et renouvelables et préserver les fragiles ressources en eau.

La proposition de Loi qui visait l’interdiction de l’exploration et de l’exploitation des gaz et huiles de schiste a été réduite à peau de chagrin lors de son adoption en Juin 2011 : elle ne vise que l’interdiction d’une technique (celle de la fracturation hydraulique) sans même la définir.  En application de cette loi, chaque titulaire de permis a remis au Ministère de l’Industrie (en charge des mines) un rapport dans lequel il s’engage à ne point pratiquer la fracturation hydraulique ; c’est le fameux sésame pour garder son permis. Les titulaires font alors montre d’inventivité pour annoncer la main sur le cœur que pour tritouiller la roche mère ils n’auront recours qu’à des pratiques « conventionnelles ». On se perd en verbiage, tandis que l’examen des dossiers fournis par les titulaires montre que les industriels visent bien des ressources piégées en grande profondeur, dans des réservoirs compacts (à très faible porosité).

Les citoyens qui depuis des mois s’instruisent, mutualisent l’information, correspondent avec des habitants du Québec ou des Etats-Unis l’ont bien compris. Ils l’ont affirmé à Barjac et à la Ferté-sous-Jouarre le 13 Octobre. Ces citoyens ne sont pas des « écolo » ni des « démagogues » et surtout pas des « menteurs ». Ces citoyens sont d’origines sociales et d’âges très variés, ils ont des convictions politiques différentes et ils se sont retrouvés – souvent au côté de leurs élus locaux- pour alerter les populations, défendre leurs territoires, et demander que le débat ait lieu. Ils n’ont nullement l’intention de déléguer ces choix qui intéressent leur mode de vie et ceux de leurs enfants

En région Rhône-Alpes, le débat a été lancé mais il faut le poursuivre, le rendre accessible à tous ceux qui le souhaitent. Les collectifs de la région Rhône-Alpes ont décidé de renforcer leur collaboration. Ils se retrouveront ce mois pour déterminer les grands axes de leurs actions communes. Les ardéchois forts de leur expérience historique entendent également prêter main forte aux collectifs, aux habitants, aux maires des territoires du Nord de la Région.

Les dossiers de demande de permis        Actions information sur les territoires        La Région Rhône-Alpes et le débat

Isère : Les élus de l’intergroupe de la majorité exigent l’arrêt des démarches de prospection de gaz de schiste

Stop au gaz et huiles de schiste

Ni ici, ni ailleurs,

Ni aujourd’hui, ni demain

un collectif chez vous

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commentaires
  1. boudieux dit :

    il faut à tout etre mobilisé et etre sur le qui vive en alerte et ne jamais lacher le morceau

  2. Bonjour
    Si vraiment c’est une source d’énergie intéressante, de toutes les façons, même si on nous démontre par A+B que ce n’est pas dangereux, même si on nous démontre par A+B que ça ne va pas influer sur le réchauffement climatique (par miracle !), même si…
    on doit de toutes les façons laisser ces réserves pour les générations à venir.
    Nous nous conduisons comme des pères de famille qui, levés avant leurs enfants, mangent tout le pain du petit déjeuner, avec tout ce qui reste de beurre et ne laissent à leurs enfants que le fond du pot d’eau de la veille.

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