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Cette semaine en Rhône-Alpes: Agenda ici    NANTUA 16 MARS 2013  (!) Info minute revue de presse
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Après le soutien exprimé par des parlementaires de l’opposition élus des pays de Gex, de Savoie et du Bugey, les élus de la majorité au Conseil Général de l’Ain expriment leur opposition à tout projet de forage hydrocarbure dans la région.

Ils ont tenu à le faire savoir aux collectifs citoyens qui les ont sollicités depuis près de deux ans. Par ce courrier ils encouragent les élus communaux des territoires concernés par le permis des Moussières à exprimer ouvertement leur opposition à ces projets de forage. La sauvegarde de l’économie locale est en jeu, la qualité de l’eau qui circule dans cette région karstique aussi.

Répondant à l’appel des collectifs citoyens de Rhône-Alpes et du Jura, des élus européens, des élus régionaux, des parlementaires, des conseillers généraux, des conseillers municipaux et maires seront présents à la manifestation du samedi 16 mars 2013 à Nantua.

Soutien élus majorité CG 01 16 MARS NANTUA

Le 8 janvier 2013

Mesdames et Messieurs les Sénateurs et Députés de l’Ain, de la Savoie et de la Haute-Savoie,

Comme vous le savez, nos territoires font l’objet de Permis Exclusifs de Recherche d’Hydrocarbures en vigueur (Moussières et Gex), en cours d’instruction (Blyes et Gex sud) ou de renouvellement (Moussières).

Suite au glissement sémantique qui s’est opéré de la part de sociétés pétrolières et gazières, nous nous permettons de vous alerter sur les enjeux environnementaux liés aux techniques d’extraction envisagées, qui sont très différentes des techniques usuelles.

Nous attirons aussi votre attention sur les risques liés au sous-sol particulier de nos territoires, pour l’essentiel karstique et/ou renfermant des aquifères d’importance stratégique pour les besoins en eau potable des populations.

Avec la certitude que vous saurez prendre la mesure des risques environnementaux disproportionnés par rapport aux bénéfices potentiels que font courir ces recherches d’hydrocarbures, qui n’ont rien de conventionnels au sens usuel du terme, nous vous présentons, Mesdames et Messieurs les Sénateurs et Députés, mes meilleurs vœux pour l’année 2013.

Pièces jointes: Note générale et note par permis

Note générale

Les départements de l’Ain, de la Savoie et de la Haute Savoie sont actuellement concernés par 4 PERH :

  •  les permis « des Moussières » et « de Gex » en cours de validité,
  •  les demandes de permis « de Gex Sud » et « de Blyes » en attente de décision du Ministère.

Tous ces permis ont été déposés entre 2006 et 2010. Que les demandes interviennent au moment du « boom » des gaz de schiste aux USA, alors que les explorations réalisées dans la région entre 1950 et 1990 n’avaient identifié que des gisements « conventionnels » économiquement non viables, n’est pas l’effet du hasard. C’est bien la possibilité de recourir aux technique de « stimulation » pour rentabiliser les traces découvertes qui a motivé les entreprises pétitionnaires. Leurs demandes initiales mentionnent les hydrocarbures de roche-mère comme objectif, principal ou d’appoint, de leurs recherches. Et le rapport conjoint du CGIET et du CGEDD de février 2012 classait les demandes de permis « de Blyes » et « de Gex Sud » dans la catégorie « gaz et/ou huile de roche mère ».

La Loi du 13 juillet 2011 ayant interdit « l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux par des forages suivis de fracturation hydraulique de la roche », les titulaires et pétitionnaires de PERH ont simplement gommé de leurs demandes, de façon plus ou moins grossière, les mentions aux gaz et huiles de schiste qui impliquent cette technique.

Mais ils reconnaissent qu’ils sont face à un « challenge » du à « des réservoirs peu poreux et peu perméables » (PERH « de Gex ») et commencent à annoncer le recours possible à des « forages hautement déviés » ou à « des injections d’eau » (PERH « des Moussières »). Autrement dit, des techniques de « stimulation » qui sont loin d’être neutres pour l’environnement. D’autant que la région concernée comporte de nombreux aquifères karstiques que les forages devraient traverser, risquant de les polluer de l’aveu même des foreurs, même s’ils en minimisent l’importance. Les circulations d’eau et les connexions entre ces aquifères, y compris profonds, sont extrêmement complexes et impossibles à identifier en totalité, et l’ampleur des dégâts potentiels est difficilement prévisible.

Prendre de tels risques environnementaux pour un gain économique totalement hypothétique, car lié à une bulle spéculative de plus en plus probable, ne serait pas responsable. Et en cas d’accident, quel serait le recours contre des entreprises sous-capitalisées et dont les maisons mères semblent apprécier les paradis fiscaux ?

En conséquence, les associations et collectifs « Non au gaz de schiste » de la région Rhône-Alpes, ainsi que la majorité de leurs élus, demandent instamment :

  •  le non renouvellement du PERH « des Moussières » et l’annulation du PERH « de Gex », en raison de la dangerosité pour l’environnement des méthodes de stimulation que les titulaires devront employer,
  •  le rejet des demandes de PERH de « Gex Sud » et de « Blyes « , au nom de la Loi du 13 juillet 2011, comme cela a été fait pour la demande « Lyon-Annecy » qui recouvrait pratiquement les mêmes territoires.

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Lettre aux candidats à la présidentielle et leurs réponses

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Permis des Moussières, permis de Gex, demandes de permis de Blyes, de Lyon-Annecy,  combien encore ? non à ces forages  !

Le collectif du Haut-Bugey organise une grande manifestation contre les forages d’hydrocarbures dans l’Ain et sur nos territoires en général.

Rendez-vous le samedi 14 Avril 2012 à BOURG-EN-BRESSE sur le Champ de Foire à 15h

Le risque encouru est grand, au mépris de l’environnement, de l’eau et des populations ! Des permis de recherche et d’exploitation d’hydrocarbures, gaz de schiste (et autres appellations) couvrent une large partie de la France et de l’Europe ! 4 nouveaux permis sont actuellement en cours d’instruction pour le seul département de l’Ain :

UTILISATION MASSIVE ET POLLUTION DE L’EAU

POLLUTION DES SOLS ET SOUS-SOLS

DESTRUCTION DES SOUS-SOLS ET RISQUES DE SÉISMES

POLLUTION DE L’AIR ET GAZ A EFFET DE SERRE

TRAFIC ROUTIER INTENSE

POLLUTION VISUELLE

EXPROPRIATION POUR RECHERCHE ET EXPLOITATION DES HYDROCARBURES LIQUIDES ET GAZEUX

REPORT DES SOLUTIONS ÉNERGÉTIQUES RENOUVELABLES

Nous refusons ces projets de forages !

Descendons de la montagne, affluons des plaines de l’Ain. Venons du Jura et de Rhône Alpes

Manifestons à Bourg en Bresse  le 14 Avril à 15H00

Tract et dépliant à télécharger

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Petit récapitulatif qu’il ne faut pas hésiter à relayer dans les campagnes et dans les villes. L’eau est le bien de tous, sa raréfaction, sa pollution, son utilisation déraisonnée nous touche tous.

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Les permis exclusifs de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux :

Rhône-Alpes Nord est touchée par 2 permis en cours de validité (Les Moussières et Gex), 4 demandes de permis jugée recevables (Lyon-Annecy, Blyes, Gex Sud et Montfalcon) et 1 demande de permis en cours d’instruction (Abondance).

Les permis de recherche d’hydrocarbures existants :
Le permis des Moussières :
– La compagnie Celtique Energy Petroleum s’est vue accorder ce permis par arrêté du 14 mars 2008. Le permis est valable pour 5 ans (renouvelables deux fois).– Le périmètre de ce permis inclus les départements de l’Ain, des deux Savoie et du Jura.– Sur la base des découvertes d’Esso Rep en 1998, Celtique envisage d’effectuer un forage exploratoire et a démarché des communes du plateau de Hauteville dans l’Ain.– Le périmètre de ce permis inclut les départements de l’Ain, des deux Savoie et du Jura.  Plus d’informations ici   et là
Le permis de Gex :
– La compagnie E-Corp est à la tête d’un consortium de trois sociétés qui s’est vu accorder ce permis par arrêté du 28 mai 2009. Le consortium est constitué de Edgon Resources (New ventures) Ltd (britanique) racheté par E-Corp, Eagle Energy Ltd Canadien) et Nautical Petroleum Plc: Société britannique. Le permis est valable pour 5 ans (renouvelables deux fois).– Les documents disponibles indiquent le souhait du titulaire de faire ses premiers forages en 2012 /2013.– Le périmètre de ce permis inclut les départements de l’Ain (Pays de Gex), des deux Savoie et du Jura.Plus d’informations ici   et là

 –  On notera également que le périmètre du permis de Lons le Saulnier  inclut également des territoires du Nord de la Région Rhône-Alpes.

Les demandes de permis de recherche d’hydrocarbure recevables en cours d’instruction :

L’instruction des ces permis fait l’objet d’une accélération. Lire ici  et là . La délivrance de nouveaux permis est probablement très proche!

Le permis Lyon -Annecy :
– La compagnie Schuepbach a déposé cette demande jugée recevable par les services de l’État.
– Cette demande a déclenché une mise en concurrence laquelle s’est traduite par deux autres demandes portant sur ces périmètres plus ou moins semblables. La demande du permis de BLYES et la demande du permis de Gex Sud.
– Le périmètre de ce permis inclut les départements de l’Ain, de l’Isère, du Rhône et des deux Savoie. Surface sollicitée : 3800 km2.Plus d’informations ici
 Le permis de Blyes :
– La compagnie Realm a déposé cette demande jugée recevable par les services de l’État.
– Cette demande est en concurrence la demande du permis Lyon-Annecy.
– Le périmètre de ce permis inclut les départements de l’Ain, de l’Isère, du Rhône et des deux Savoie. Surface sollicitée : 3293 km2.Plus d’informations ici
Le permis de Gex Sud :
– C’est le consortium titulaire du permis de Gex qui a déposé cette demande jugée recevable par les services de l’État.
– Cette demande est en concurrence la demande du permis de Lyon Annecy.
– Le périmètre de ce permis inclut les départements des deux Savoie. Surface sollicitée : 1991 km2.Plus d’informations ici
Le permis de Montfalcon :
– C’est la société BNK qui a déposé cette demande jugée recevable par les services de l’État.
– Cette demande est en concurrence avec les demandes des permis de Valence et extension Montélimar.
– Le périmètre de ce permis inclut les départements de l’Isère, de la Drôme mais aussi de l’Ardèche, du Rhône et de la Savoie. Surface sollicitée : 5792 km2.Plus d’informations ici   et
Les demandes de permis de recherche d’hydrocarbure en cours d’instruction :
Le permis d’Abondance :
– C’est la société Pétrosvibri qui a déposé cette demande en cours d’instruction au niveau des services de l’État.  Le pétitionnaire (une société suisse) a déjà fait un forage sous le lac Léman à partir de la Suisse en 2010 .

– Le périmètre de ce permis touche la Haute- Savoie et inclut la partie française du Lac Léman.  Surface sollicitée : 810 km2.
Plus d’informations ici   et là
IMPORTANT:
Selon le Ministère de l’Ecologie du Développement Durable des Transports et du Logement:Les permis de Lyon-Annecy, Blyes, Montfalcon, Valence extension et Montélimar visent spécifiquement les GAZ de SCHISTE.Selon le rapport de la mission d’inspection menée par les experts du CGIET à la demande des Ministres de l’Écologie et de l’IndustrieL’ensemble des demandes de permis recevables mentionnées dans cet article visent des gaz et ou huile de roche mère. (voir l’annexe III du rapport accessible sur le site de la documentation française)


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Samedi 11 Février, à Saint Julien en Genevois,  2500 personnes se sont rassemblées par des températures glaciales afin d’exprimer leur opposition à l’exploration et l’exploitation des Gaz et huiles de roche mère en Haute Savoie.

Très forte mobilisation citoyenne ce 11 février 2012 à Saint Julien en Genevois, petite ville de 11000 habitants directement concernée par les « pétrole et gaz de schiste » (ou hydrocarbures de roche mère) avec le permis de Gex. Ce permis accordé depuis juin 2009 pour une durée de 5 ans à un consortium de compagnies pétrolières anglaises (eCorp, Eagle Energy limited et Nautical Petroleum PLC). Ce permis couvre une surface de 932km² sur les territoires de l’Ain de la Haute Savoie et du Jura.

600 personnes ont tout d’abord participé à un meeting en début de journée auquel se sont succédés plusieursrs orateurs de différents collectifs, avant tout de Haute Savoie mais aussi d’ailleurs en Rhône-Alpes ainsi que des élus. Après une rapide introduction par le Maire de la ville, c’est Jacques Cambon, hydrologue qui a pris la parole en rappelant qu’aujourd’hui, la seule technique possible pour l’extraction du gaz est la fracturation. Malgré l’interdiction de la fracturation hydraulique (par la loi du 13 juillet 2011), les compagnies pétrolières et de forages envisagent déjà de contourner ces lois, sans que le gouvernement ne s’en offusque, comme lors du colloque du 17 Janvier à Paris organisé par le club « énergie et développement » réunissant ministres et multinationales de cette industrie.

Le meeting s’est poursuivi par l’intervention d’Elisabelle Bourgues, No Fracking France, d’Anne Marher, député du canton de Genève qui à fait un point sur la situation de son Pays, Alain Chabrolle, Vice-président du Conseil régional délégué à la santé et à l’environnement qui a rappelé le besoin d’un débat sur l’avenir énergétique ainsi que la refonte du code minier.

Le dernier intervenant aura été Jean Louis Chopy, porte-parole du collectif Stop Gaz de Schiste Ardèche, qui a parlé de l’avenir du mouvement et a appelé au blocage des pétroliers sur les territoires. En effet ce sont déjà deux permis qui ont été accordés sur le Nord de la région tandis que quatre autres sont en cours d’instruction pour attribution imminente. Ces derniers concernent exclusivement notre région avec les permis de Blyes( 01), Gex Sud ( 74-01), Lyon Annecy( 68-38-73-74) et montfalcon ( 38-69-26-07)En tout, ce ne sont pas moins de 10 000 km² de nos territoires en Rhône-Alpes qui seront impactés par cette industrie polluante et dévastatrice. Et en France c’est après les 73 permis déjà accordés sur tout le territoire, encore 71 autres qui sont en attente de validation.

Seul le Préfet de région compétent ?

C’est ensuite 2500 personnes qui ont défilé avec détermination et bonne humeur dans les rues de la ville ( malgré une température de moins dix degrés) et qui ont rejoint la sous-préfecture. Une délégation citoyenne à été reçue par le sous-préfet lequel s’est déclaré incompétent pour fournir une réponse claire sur le sujet. Il a indiqué que seul le Préfet de Région était compétent. Les collectifs ne manqueront pas d’approcher M. Jean-François Carenco qui connait en effet bien le dossier puisqu’il était directeur de cabinet du Ministre Borloo au moment de l’attribution des trois permis récemment abrogés (Permis de Nant, de Montélimar et de Villeneuve de Berg).

Pendant cette entrevue, devant la sous préfecture, plusieurs personnes ont pris la parole (collectif et élus) et n’ont pas manqué de féliciter l’organisation de cette manifestation citoyenne, et dont la tête du cortège n’était représentée par aucun parti politique;  élus de tous bords engagés dans cette lutte et partis politiques ayant leur place citoyenne au milieu du cortège.

A nouveau il a été rappelé que les collectifs Stop ou Non au Gaz de Schiste sont indépendants, ne sont affiliés à aucun parti politique, acceptant toutefois les soutiens de tous bord à l’exception de l’extrême droite dont ils ne peuvent en aucun cas partager les « valeurs ».

De nombreuses « soirées Gasland » ( projection du film suivie d’un débat) sont déjà programmées en pays Savoyard et ailleurs en Rhône-Alpes. Elles continueront de plus belle afin d’informer et mobiliser les citoyens et les élus locaux dans l’ensemble des départements de Rhône-Alpes. Cette région est particulièrement touchée puisque 7 départements sur 8 sont touchées par des permis d’exploration aisément transformables en permis d’exploiter ! Pour plus d’information : voir ici

Article rédigé en collaboration avec RP (http://cri-ac.org/ Collectif Stop gaz de Schiste 38)

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Haute Savoie: Grande mobilisation à Saint Julien en Genevois le 11 février
« L’instruction des demandes de permis, qui avait été de fait interrompue au début de l’année 2011, reprend son cours.

…. Elle est réalisée dans le cadre de la loi du 13 juillet interdisant le recours à des forages suivis de fracturation hydraulique« . Cette petite phrase n’est pas anodine. Elle est issue d’une information publiée sur le site du Ministère de l’Écologie le 19 janvier 2012.

On y apprend fortuitement que « les demandes de permis exclusifs de recherche font désormais l’objet d’une mise à disposition du public pendant une durée de 30 jours, par voie électronique, dans des conditions lui permettant de formuler ses observations« .

Il est également indiqué que « parmi les demandes de permis restant, 12 dossiers ayant comme objectifs la recherche d’hydrocarbures au moyen de techniques autorisées sont arrivés au terme de leur instruction : les documents qui les concernent font l’objet, pendant une durée de 30 jours, d’une mise à disposition du public ci-dessous et sur les sites Internet des DREAL correspondantes« .

S’en suit la liste des demandes visant massivement la Région l’Ile de France, mais aussi l’Aquitaine et la Lorraine.

Ceci ne doit pas nous faire oublier, que d’autres demandes de permis sont déjà jugées recevables et que des permis de recherche sont également en cours de validité.

Concernant le Nord de la Région Rhône-Alpes, des permis dont l’instruction se poursuit sont déjà jugés recevables. Il s’agit du Permis de Blyes, du permis Lyon-Annecy (tout deux en concurrence), du permis de Montfalcon.(ces permis comme l’indique le Ministère ciblant spécifiquement le gaz de schiste) ainsi que le permis de Gex Sud.

Dans notre région, deux permis de recherche d’hydrocarbure ont été accordés respectivement en 2008 et en 2009, il s’agit du permis des Moussières et du permis de Gex. Leur délivrance aux titulaires n’avaient pas fait l’objet d’information préalable au public et de très nombreux citoyens s’opposent à cette recherche et à l’exploitation au conséquences dévastatrices pour les territoires.

Le 11 Février, ils se retrouveront pour un grand rassemblement à Saint Julien en Genevois pour dire leur opposition à ces projets. Information à suivre sur http://www.ngds74.info.

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L’Empire contre attaque…       … et Non au Gaz de Schiste en Haute Savoie le 11 février

Le 17 janvier à Paris le club « Energie et développement » organise un colloque avec -forcément – la présence de Nathalie Kosciusko Morizet. Ce raout pro nucléaire et pro gaz de schiste à 95 euros l’entrée comporte une table ronde intitulée « la France peut-elle se passer des hydrocarbures de schistes ? ». Et pour ceux qui n’auraient pas compris qu’il s’agit d’une question rhétorique, le programme précise « L’interdiction française : comment en sortir ? ». Dans les semaines à venir, il va nous falloir nous habituer à voir des articles, des revues, ou – qui sait ? – des films qui vanteront cette ressource inépuisable et sans danger pour l’environnement, ce pactole qui va nous sortir de la crise en assurant notre indépendance énergétique.

Il faudra aussi nous habituer à la duplicité de nos députés qui continueront à nous faire croire que la loi du 13 juillet 2011 a tout réglé ainsi qu’à celle de l’administration qui jurera qu’aucune campagne n’est en vue. A toutes les demandes inquiètes des élus locaux elle répondra « mais nous n’avons accordé que des permis de recherches d’hydrocarbures liquides et gazeux pour de la recherche conventionnelle ! ». C’est ce que la sous-préfecture de Saint-Julien en Genevois a commencé à colporter à propos du permis de Gex, et c’est aussi ce que la DDT de l’Ain a répondu au conseil d’Etat suisse.

En réalité les forages pour trouver des gisements conventionnels ont été faits depuis longtemps et n’ont pas abouti. Si les pétroliers reviennent aujourd’hui après une aussi longue absence c’est bien pour l’huile de schiste. Une fois les gisements repérés, une fois les forages d’exploration entrepris, une fois les dérogations « à des fins scientifiques » obtenues, tout sera en place pour commencer. Il ne restera plus qu’à trouver un autre nom à la fracturation hydraulique. Et comme d’ici là les élections seront passées…

Autrement dit, pendant que les pétroliers s’apprêtent à assassiner l’Environnement, le seul souci du gouvernement est d’endormir ses défenseurs. Fractureurs ou diffuseurs de poudre de perlinpimpin, ce sont tous des marchands de sable ! Malheureusement pour eux nous sommes de plus en plus nombreux à nous réveiller !!!

Le 11 Février 2012, tous à Saint Julien en Genevois pour dire « Non au Gaz de Schiste »

D’ores et déjà retenez votre samedi (matin et début d’après midi ) pour une grande mobilisation contre le permis de  Gex. Elle aura lieu très probablement à Saint Julien en Genevois. Les détails sur la forme de ce rassemblement seront très bientôt communiqués. 

Mobilisation, hébergement, contacter: bureau_ngds74@yahoogroupes.fr 

Rédigé avec le collectif Non au Gaz de Schiste Haute Savoie.

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« Certains groupes », « les écolo », « les démagogues », « les menteurs » . . .               ( ! ) Info minute ici

Des dirigeants de la république, des responsables d’entreprises gazières et pétrolières, des économistes ou autres scientifiques qui défendent la poursuite de la marche forcée vers l’épuisement des ressources fossiles ne tarissent pas de mots pour dénigrer la lutte citoyenne pour la préservation des territoires et un débat ouvert sur les énergies.

Face à l’ampleur d’un mouvement citoyen qui ne s’éteint pas, le gouvernement a annoncé en octobre l’abrogation des trois permis de recherche d’hydrocarbure de roche (gaz de schiste). Cette annonce ne doit pas masquer l’existence de très nombreux permis de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux en cours de validité ainsi qu’une longue série de demandes jugées recevables. En Rhône-Alpes Nord 2 permis (ceux de Gex et des Moussières) et 4 demandes (Blyes, Lyon-Annecy, Gex-Sud, Montfalcon) noircissent ce tableau dans une région qui souhaite privilégier le développement d’énergies propres et renouvelables et préserver les fragiles ressources en eau.

La proposition de Loi qui visait l’interdiction de l’exploration et de l’exploitation des gaz et huiles de schiste a été réduite à peau de chagrin lors de son adoption en Juin 2011 : elle ne vise que l’interdiction d’une technique (celle de la fracturation hydraulique) sans même la définir.  En application de cette loi, chaque titulaire de permis a remis au Ministère de l’Industrie (en charge des mines) un rapport dans lequel il s’engage à ne point pratiquer la fracturation hydraulique ; c’est le fameux sésame pour garder son permis. Les titulaires font alors montre d’inventivité pour annoncer la main sur le cœur que pour tritouiller la roche mère ils n’auront recours qu’à des pratiques « conventionnelles ». On se perd en verbiage, tandis que l’examen des dossiers fournis par les titulaires montre que les industriels visent bien des ressources piégées en grande profondeur, dans des réservoirs compacts (à très faible porosité).

Les citoyens qui depuis des mois s’instruisent, mutualisent l’information, correspondent avec des habitants du Québec ou des Etats-Unis l’ont bien compris. Ils l’ont affirmé à Barjac et à la Ferté-sous-Jouarre le 13 Octobre. Ces citoyens ne sont pas des « écolo » ni des « démagogues » et surtout pas des « menteurs ». Ces citoyens sont d’origines sociales et d’âges très variés, ils ont des convictions politiques différentes et ils se sont retrouvés – souvent au côté de leurs élus locaux- pour alerter les populations, défendre leurs territoires, et demander que le débat ait lieu. Ils n’ont nullement l’intention de déléguer ces choix qui intéressent leur mode de vie et ceux de leurs enfants

En région Rhône-Alpes, le débat a été lancé mais il faut le poursuivre, le rendre accessible à tous ceux qui le souhaitent. Les collectifs de la région Rhône-Alpes ont décidé de renforcer leur collaboration. Ils se retrouveront ce mois pour déterminer les grands axes de leurs actions communes. Les ardéchois forts de leur expérience historique entendent également prêter main forte aux collectifs, aux habitants, aux maires des territoires du Nord de la Région.

Les dossiers de demande de permis        Actions information sur les territoires        La Région Rhône-Alpes et le débat

Isère : Les élus de l’intergroupe de la majorité exigent l’arrêt des démarches de prospection de gaz de schiste

Stop au gaz et huiles de schiste

Ni ici, ni ailleurs,

Ni aujourd’hui, ni demain

un collectif chez vous

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