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(!) Info minute – Revue de Presse

Une seule technique pour le gaz de schiste : la fracturation hydraulique

fracturation hydrauliqueLe Ministre du redressement productif Montebourg a beau se faire le très actif porte flambeau d’une prétendue technique propre, la réalité technologique est bien là et ce sont les exploitants eux-mêmes qui le confirment : seule la fracturation hydraulique permet l’exploitation industrielle des gisements d’hydrocarbures non conventionnels tels que les gaz ou pétroles de schiste.  Cette technique est interdite par la loi en France[1] et elle doit le rester. Et sans le recours à cette technique très généralement mise en œuvre via des forages profonds déviés à l’horizontale, aucun exploitant ne pourra extraire du sous-sol ces gouttelettes de gaz ou de pétrole fermement emprisonnées dans les roches compactes depuis des millénaires. Pour faire jaillir ces molécules de carbone emprisonnées sous terre, il est bien nécessaire de fracturer la roche à l’aveugle par l’injection massive d’eau et produits chimiques sous très haute pression. C’est ce que font les américains qui exploitent leurs gisements domestiques d’hydrocarbures depuis une dizaine d’années à présent. Même si certains, pour mieux faire passer la pilule, souhaiteraient des variations de langage en empruntant à l’imaginaire des 1000 et une nuits des mots tels que « stimulation » ou « massage[2] » de roche, c’est bien du fracking dont il s’agit, c’est-à-dire de la fracturation hydraulique.

La magie d’une nouvelle technologie et du made in France fait l’objet d’un intense lobbying…

Relayée par la navigatrice Maud Fontenoy -dont on peut bien se demander pourquoi elle se prononce subitement en faveur de l’exploitation des gaz de schiste- l’apparition soudaine dans les media français d’une nouvelle technique miraculeuse pourrait, nous dit-on, révolutionner le mode d’extraction des hydrocarbures extrêmes. A la TSF[3], le ministre productiviste champion du Made in France l’assure également, le fracking à l’heptafluoropropane est The Solution, pardon La Solution. La France organisatrice en 2015 detransition au gaz de schiste 21ième conférence internationale sur le climat et dont le chef de l’État a fixé un objectif de faire baisser de 30% la consommation nationale d’énergies fossiles d’ici 2030[4], cette France se voudrait être la terre d’accueil de la recherche et du développement de cette nouvelle technologie? Une technologie qui, rappelons-le, consiste à injecter du propane liquide –puissant gaz à effet de serre sous sa forme gazeuse- pour faire une fracturation hydraulique (interdite en France) et faire ressortir du gaz – puissant gaz à effet de serre, tout ça en réduisant nos émissions de gaz à effet de serre.  Mais poursuivons…

… pour une technique au fluoropropane qui ne sera pas opérationnelle avant des années …

Les rapporteurs du très pro gaz de schiste OPECST l’indiquaient déjà dans leur rapport sur les technologies alternatives à la fracturation hydraulique[5], cette technique n’existe que sur le papier. Le journaliste Sylvain Lapoix qui a enquêté[6] le confirme également : la fracturation au fluoropropane ne sera pas opérationnelle avant des années. Cette méthode vantée depuis le mois de janvier par Arnaud Montebourg puis par Laurent Fabius n’a fait l’objet d’aucune expérimentation à grande échelle. La société l’ayant développée espère pouvoir faire de la France sa première zone test.  Cette nouvelle vague de communication en faveur de la recherche de gaz de schiste voudrait promouvoir la « fracturation au propane » pour extraire « proprement » les hydrocarbures enfermés dans les couches de schiste entre 2000 et 4000 mètres sous terre. Toujours selon Lapoix qui l’a interrogé, John Francis Thrash, patron de la société eCorpStim et initiateur de la fameuse fracturation au propane non inflammable rappelle être « venu à Paris pour suivre le débat sur l’interdiction de la fracturation hydraulique (…). Après le vote, [il a] proposé de rencontrer des responsables, élus et techniciens du ministère, pour évoquer {son] alternative» et est revenu le 18 avril 2013 pour une audition de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) dans le cadre du rapport sur les techniques alternatives à la fracturation hydraulique. Soit sept mois avant la « découverte » d’Arnaud Montebourg.

… et pour conserver les permis de recherche ou … en octroyer d’autres

La fracturation au fluropropane ne sera pas opérationnelle avant des années. A ce jour un seul test a été fait au Texas sans toutefois injecter de matériaux de soutènement pour maintenir les fractures ouvertes. On est donc très loin de la possibilité d’une mise en application au niveau industriel et de manière rentable.  Le Directeur général de Total Shale Gas Europe, Bruno Courme est lui-même peu convaincu par cette invention :  « La stimulation au propane est intéressante pour certains types de réservoirs. Total se montre toutefois réticent face à ce procédé, probablement par manque d’expérience, puisque nous n’avons jamais pratiqué ce type d’opération et que la gestion en surface nous semble complexe. Par conséquent, Total n’est pas prêt à promouvoir cette technique en Europe. »  Or pour certains, le temps presse, et comme le répète à l’envie le Président de l’Union française des industries pétrolières Jean-Louis Schilansky, une centaine de demandes de permis de recherche d’hydrocarbures est en attente et de nombreux autres permis n’ont pas encore été abrogés ou vont tout simplement arriver à leur terme. Le lobby fossile veut voir le maintien ou l’extension des droits des titulaires des permis,  pour durer … et forer si la conjoncture politique venait à le permettre.

fracking planeteRécapitulons le projet si l’on suit les idées de certains dans le pays devant accueillir la vingt-et-unième conférence internationale sur le climat: On va faire baisser la consommation d’énergies fossiles en France tout en lançant l’exploitation d’hydrocarbures non conventionnels nécessitant l’implantation de dizaine de milliers de forages avec une technique qu’on ne maîtrise pas, au nom d’une croissance dont on espère un jour la reprise, alors qu’il est démontré qu’aux États-Unis, l’exploitation sans retenue de ces même hydrocarbures génèrerait « moins de 0,04 % de croissance supplémentaire par an sur vingt-trois ans».  Tandis que, summum de l’invraisemblance, le patron d’Exxon Mobil a entamé une procédure de justice pour qu’on  ne vienne pas « fracturer dans son jardin »[9].

Lire pourquoi le gaz de schiste ne sera jamais une énergie propre

Lire également L’heptafluoropropane, nouveau nom de la pierre philosophale ?


[1] Loi du 13 Juillet 2011 visant à interdire l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique et à abroger les permis exclusifs de recherches comportant des projets ayant recours à cette technique
[2] Christophe Margerie PDG de TOTAL, Gérad Mestrallet PDG de GDF Suez : « Ne dites plus fracturation mais massage de la roche »
[3] Le sigle « TSF » pour Transmission sans fil date des débuts des transmissions radio. Il a longtemps été utilisé pour désigner Les émetteurs, les récepteurs ainsi que les programmes qui permettaient de recevoir les émissions diffusées par les ondes radio.
[4] Hollande veut réduire de 30% la consommation d’énergies fossiles
[5] Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques  http://www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/rap-off/i1581.pdf
[6] Reporterre : La fracturation au fluoropropane ne sera pas opérationnelle avant des années.
[7] Compte rendu Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques Audition, ouverte à la presse, sur « les techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l’exploration et
l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels » Jeudi 18 avril 2013
[8] Une étude relativise les bénéfices du gaz de schiste, Anne Feitz les Echos
[9] Le patron d’Exxon Mobil dit non au gaz de schiste près de chez lui

(!) Info minute – Revue de Presse

Parce-que ce qu’il s’est passé à Nantes le Week-End dernier n’est pas acceptable, parce-que dans les grandes villes, le gouvernement de la république utilise de plus en plus systématiquement les forces de l’ordre contre la libre expression. Parce-que la majorité des media de manière discriminatoire, déséquilibrée et stigmatisante, n’a relayé que des images ou récits des échauffourées en marge d’une grande manifestation citoyenne, pluraliste, nous relayons cette lettre ouverte. Notre site a pour but d’informer et d’alerter sur les dangers de l’exploration et de l’exploitation des gaz de schiste et plus largement des hydrocarbures non conventionnels. Il est l’expression de nombreuses et diverses voix citoyennes. Certaines sont engagées dans les mouvements associatifs, d’autres peuvent avoir ou avoir eu des engagements politiques, mais ce site est indépendant de tout parti politique ou syndicat. Parce que la transition énergétique est une nécessité, une question de survie, elle nécessite la participation de tous. Or le gouvernement actuel après des promesses de campagne sabote tout débat sur l’écologie.

Actualites__Communiques__TractNlogo_acipa_site_1Lundi 24 février 2014

Lettre ouverte à Manuel Valls
Monsieur le Ministre de l’Intérieur,
 
Je vous ai entendu commenter dès samedi soir les événements en marge de la manifestation contre l’aéroport de Notre Dame des Landes et vos propos appellent de ma part quelques réactions et aussi plusieurs questions.
 
Sur les chiffres d’abord : vous avez parlé de 1000 casseurs et de 20 000 manifestants dont vous avez dit qu’il fallait les différencier des premiers. Je crois décidément que vos services ont un problème avec le calcul car nous étions beaucoup plus de manifestants et il y avait beaucoup moins de casseurs : disons qu’on pourrait diviser le premier chiffre et multiplier le second par deux au moins pour approcher de la vérité. Mais dans cette affaire d’aéroport, la vérité est décidément malmenée depuis longtemps…
 
Sur les fameux casseurs : je vous avoue que j’ai été très surprise de comprendre que vos services les connaissaient visiblement bien (vous avez donné des précisions sur leur origine, leur positionnement politique) et même qu’ils savaient ce qui allait se passer. Depuis deux jours, les bruits couraient sur des incidents à venir ; les avocats savaient qu’ils risquaient d’être réquisitionnés pour de nombreuses gardes à vue. Samedi matin, au moment où nous étions avec les tracteurs à l’aéroport de Nantes-Atlantique, les policiers présents nous ont spontanément parlé des « blacks blocs », en nous disant « qu’ils allaient gâcher notre manifestation ».
 
Je m’étonne donc que « les forces de l’ordre » n’aient pas été au fond plus efficaces puisque cela aurait dû être leur mission, n’est-ce pas ? Puisque l’on sait désormais interdire un spectacle avant même qu’il n’ait lieu, et puisque nous n’avons pas sur la ZAD 1000 casseurs ni blacks blocs, pourquoi ne les avez-vous pas fait arrêter avant leur arrivée ? J’imagine que s’ils sont si dangereux, vous avez certainement des preuves et même des faits graves à leur reprocher ?
 
Mais peut-être préfériez-vous les arrêter en flagrant délit ? Est-ce pour cela que vous n’avez pas fait protéger l’agence Vinci, située au tout début du parcours de la manifestation, pas plus que des engins de chantier Vinci aussi (car Vinci est partout vous le savez, immobilier, parkings, aéroports…) dont vous saviez qu’ils seraient forcément des cibles ? Est-ce pour cela que la Préfecture n’a autorisé qu’un parcours ridiculement petit, jamais vu jusque là ? Est-ce pour cela que les échauffourées localisées dans un périmètre pourtant restreint ont duré plusieurs heures ? Et au bout du compte combien y a-t-il eu d’interpellations ? Une douzaine seulement…C’est assez curieux et à vrai dire difficilement compréhensible alors que les moyens déployés étaient impressionnants, en hommes et en matériel anti-émeute, alors que la fermeture du centre ville était inédite, alors qu’il y avait vraisemblablement des hommes à vous des deux côtés.
 
Évidemment les images de « la guérilla urbaine » dont vous avez parlé seront reprises à l’envi plus que celles du char-triton, des 520 tracteurs présents ou des nombreuses familles manifestant paisiblement. Évidemment, cela permettra d’occulter une fois encore le fond du dossier, évidemment le chœur des partisans de l’aéroport poussera des cris horrifiés en rejetant la responsabilité sur les organisateurs de la manifestation.
Organisateurs qui ont pourtant tenté d’éviter l’affrontement en interposant des tracteurs entre l’imposant mur de fer érigé et ceux qui voulaient effectivement en découdre.
 
Organisateurs dont le métier n’est pas d’assurer l’ordre, vous en conviendrez et à qui il serait malvenu de demander de faire mieux que vous… Organisateurs particulièrement choqués, en tout cas, par les propos du Préfet de Loire-Atlantique qui n’a pas hésité à affirmer que nous « opposants historiques » devions cesser « d’être la vitrine légale d’un mouvement armé ». Je me suis pincée pour y croire…encore un peu de temps et nous finirons nous-mêmes par être tenus pour de dangereux terroristes alors que nous avons participé loyalement au débat public, et à toutes les commissions mises en place. Débat déloyal puisqu’il y a une « vérité officielle » intangible même quand elle est contraire aux faits, aux chiffres et à la réalité. Le Premier Ministre ne reconnaît la validité que de la commission du dialogue à qui il avait donné mission de valider à nouveau le projet, mais refuse de regarder les conclusions accablantes de la commission des experts scientifiques au regard de la loi sur l’eau. Comment croire encore à la parole de l’État ?
 
En réalité, Monsieur le Ministre, tout cela est très lisible et vieux comme le pouvoir.
 
Pour discréditer notre combat, et tenter de retourner l’opinion publique qui nous est aujourd’hui favorable, on fera appel à la peur du désordre, on utilisera l’image, déplorable je vous l’accorde, des dégradations commises par les méchants casseurs et on justifiera ainsi une nouvelle opération policière pour aller enfin nettoyer la ZAD de ses « délinquants dangereux », en même temps que de ses tritons et de ses paysans. Il faudra mettre les moyens (ils sont mille, ne l’oublions pas, et les tritons innombrables…) mais vous y êtes peut-être prêts pour que « force reste à la loi »? Permettez-moi de vous le déconseiller car pour que nous, citoyens, acceptions désormais cette clef de voûte théorique de la société, (« la seule violence légitime est celle de l’État »), il faudrait que l’État soit irréprochable, que la loi soit juste et que ses représentants soient dignes du mandat que nous leur avons confié. Vous avez compris, je pense, que ce n’est pas le cas depuis longtemps.
 
Depuis deux jours, j’ai lu et entendu que le centre ville de Nantes était « saccagé », qu’un commissariat avait été « dévasté », qu’il faudrait du temps pour « panser les plaies de la ville », que les dégâts ne pouvaient pas encore être chiffrés, autant dire que c’était l’apocalypse. Les mots eux-mêmes sont visiblement sens dessus dessous… Puis-je vous suggérer de venir à Nantes pour juger de la situation ? Aujourd’hui dimanche, flottait certes une petite odeur de gaz lacrymogène, mais le tramway roulait et les nantais flânaient. Je ne nie pas les poubelles brûlées, les pavés arrachés, les vitrines brisées et les murs maculés dans le secteur des affrontements. Je déplore ce vandalisme d’autant plus que nous dénonçons par ailleurs le gaspillage d’argent public qu’induirait le transfert de l’aéroport !
 
Mais je voudrais aussi vous rappeler que samedi des personnes âgées, des enfants ont été noyées sous les lacrymogènes. Et qu’un jeune manifestant a perdu un oeil à cause d’un éclat de grenade assourdissante. Ce n’était pas un casseur. Et cela nous rappelle le même malheur survenu déjà à Nantes, à cause d’un tir tendu de flash ball lors d’une manifestation sans violence devant le Rectorat. Les aubettes seront reconstruites, cela fera même monter le P.I.B mais ce jeune restera, lui, marqué à jamais. Cela m’interroge sur la manière dont les forces de l’ordre utilisent leurs armes et me scandalise davantage que la casse matérielle. Et demain, si le gouvernement persistait dans son projet d’aéroport, la destruction du bocage de Notre Dame des Landes et de la vie qu’il abrite serait elle aussi irréversible.
 
Il faut arrêter un projet désormais dans l’impasse et régler le problème en prenant la seule décision raisonnable : respecter la loi sur l’eau, améliorer l’aéroport de Nantes-Atlantique et rendre sa sérénité à Notre Dame des Landes pour que la ZAD redevienne une campagne où vivre et travailler. Vous pourrez ainsi, Monsieur le Ministre, vous consacrer aux blacks blocs si vous le jugez indispensable.
 
Dans l’espoir de votre réponse, je vous assure de mes salutations les plus distinguées,
 
Françoise Verchère,
Conseillère générale de Loire-Atlantique
Lettre publiée sur le blog de l’ACIPA         Plus d’information sur le site de l’ACIPA   Lire aussi : « Notre-Dame-des-Landes : le vrai scénario de la manifestation contre le projet d’aéroport » une reconstitution des faits par Mediapart Article offert et daté du 24 février 2014.
NDDL La Revue Dessinée
Cette semaine en Rhône-Alpes: Agenda ici      SIGNEZ  LA PETITION !                           ( !) Info minute 
                                   > > >   ALERTE en cours dans le Gard et l’Ardèche  < < <
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Ce matin, le conseil régional Rhône-Alpes a adopté le vœu intitulé « Pour un avenir énergétique sans gaz et huiles de schiste pour un débat national clair sur les hydrocarbures non conventionnels« .

Le Conseil régional souhaite :  1) Que le gouvernement remette à l’ordre du jour parlementaire, sous la forme d’un projet de loi, la proposition de loi N°3690 du 13 juillet 2011, (« Interdiction de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels, abrogation des permis exclusifs de recherche de mines d’hydrocarbures non conventionnels, transparence dans le code minier ») rejetée par l’Assemblée Nationale lors de la précédente législature ;  2) Que l’Etat associe les collectivités territoriales, et plus largement l’ensemble de la société civile à la réforme du code minier, par une procédure de concertation adaptée aux différentes étapes de cette réforme ;  3) Qu’en attendant la réforme du code minier, le ministère de l’Ecologie continue de publier l’ensemble des pièces de tous les dossiers de permis ou de demandes de permis d’exploration d’hydrocarbures non conventionnels adressés à ses services, et gèle leur instruction.                                    le texte complet du vœu complet à télécharger ici
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Ce positionnement des élus est la conséquence de la mobilisation citoyenne de grande ampleur qui ne désenfle pas depuis le premier rassemblement de février 2011 à Villeneuve de Berg jusqu’au rassemblement d’Aix les Bains il y a quelques jours.

Les élus « vont au charbon » (sic!) et on appréciera certainement le rappel sur la proposition de loi N°3690 qui fut rejetée en 2011 et pour laquelle aucun obstacle ne devrait figurer à présent puisque cette ppl était portée par un certain Jean-Marc Ayrault actuel chef du gouvernement. Figuraient également au nombre d’autres illustres personnes portant cette proposition, M. Arnault Montebourg actuel Ministre du redressement productif ainsi que Monsieur Brottes (élus de l’Isère) dont on dit qu’il a l’oreille du Président de la République et qui est à l’origine d’une autre proposition de loi sur l’énergie discutée ces dernières heures au parlement.

L’ouverture des dossiers de demande de Permis de recherche d’hydrocarbure: elle est réclamée depuis des mois par les collectifs citoyens et associations qui n’en ont obtenu qu’une partie. La commission d’accès aux documents administratif (CADA) s’est positionnée plusieurs fois sur ce point, mais une partie de l’administration fait de la résistance. Nous reviendrons prochainement sur la réponse invraisemblable formulée par une préfecture de notre Région à la demande d’accès à des dossiers (remis par le titulaire d’un permis existant) formulée par des citoyennes. 

Quand à l’affirmation de principes sur le processus de consultation démocratique qui devrait gouverner des décisions aussi importantes de les choix énergétiques, ont ne peut que la saluer. Nous la saluons.

Jamais content ? Pas encore du tout rassuré !

Et bien non. Et nombre de citoyens engagés dans cette quête de transparence, dans l’alerte de leurs voisins sur les menaces que représentent ces projet qu’ils n’ont pas choisi et pour lesquels ils n’ont jamais été consultés, nombre de ces citoyens ont entendus plusieurs choses ces derniers jours:

– Un président de la république qui rejette ces projets pour la période du quinquennat tandis que des préfets convoquent des maires pour annoncer le démarrage de travaux de recherche en Ardèche du Sud et Gard Nord.

– Une Ministre de l’Écologie qui annonce que la  Commission nationale d’orientation, de suivi et d’évaluation des techniques d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux ne sera pas mise en oeuvre tandis que le Président du Sénat nomme le sénateur Michel Teston à la demande du Premier Ministre pour siéger dans cette commission en application de la loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011 et du décret n° 2012-385 du 21 mars 2012.

– La recherche et l’exploitation des gaz et huile de schiste ne doit pas avoir lieu en France tandis que seul le rejet de 7 demandes de permis à été annoncé et les foreurs

Nous demandons toujours :
  • Un rejet définitif de la possibilité d’aller rechercher et exploiter les hydrocarbures de roches mère et tous réservoirs non conventionnels
  • La protection durable des territoires et la possibilité de choisir l’avenir énergétique par la refonte du code minier et un débat décentralisé sur la transition énergtique
  • Un rejet immédiat des demandes de Permis Exclusifs de Recherche d’Hydrocarbure.
  • L’annulation des permis déjà délivrés

En Rhône-Alpes il s’agit de:

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Rassemblements et manifestations le 22 septembre             ALERTE en cours dans le Gard et l’Ardèche !
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Nous relayons l’alerte lancée par les gardois & ardéchois.    COMMUNIQUE DE PRESSE – lundi 17 septembre 2012

Conférence environnementale : quand il y a le flou, il y a un loup !

Nous ne pouvons pas nous satisfaire du rejet de ces seules 7 demandes de permis (Brignole, Lyon-Annecy, Beaumont de Lomagne, Cahors, Valence, Montfalcon, + extension de Montelimar), alors que 95 demandes sont en cours d’instruction dont 37 demandes identifiées hydrocarbures non conventionnels identiques à celles qui seraient annulées. Qu’en est-il également des permis accordés dont les gisements visés sont susceptibles d’être des gisements de roche mère comme pour le permis « Bassin d’Alès » où la compagnie titulaire, Mouvoil SA, prétend rechercher des hydrocarbures conventionnels à 2400m sous la surface de la terre et du permis de « Mairy » (à Ecury-sur-Coole dans l’Est du Bassin parisien) où la société Hess Oil prévoit de commencer des forages d’exploration fin 2012 ou début 2013 ? 

La seule alternative, eu égard aux enjeux écologiques et sociaux que font peser l’exploration et exploitation des gaz et huiles de schiste, eut été, pour le Président de la République d’annoncer purement et simplement le rejet de toutes les demandes en instruction et l’abrogation de tous les permis accordés : c’est ce que nous attendons et exigeons.

Lors de son discours d’ouverture de la Conférence environnementale du 14 septembre 2012, le Président de la République s’est prononcé contre l’utilisation de la fracturation hydraulique pour l’exploitation des gaz et huiles de schiste. Il n’ y a rien de nouveau dans cette déclaration, en effet, la loi du 13 juillet 2011 interdit déjà cette fracturation. Mais, cette loi ne définit pas juridiquement cette technique en tant que procédé industriel et, surtout, elle n’interdit nullement l’exploration et l’exploitation des gaz et huiles de schiste. 

Le Président de la République ne clôt pas définitivement le dossier comme beaucoup le pensent. L’exploration et l’exploitation des gaz et huiles de schiste sont donc toujours possibles, tant qu’une nouvelle loi ne les interdira pas, quelle que soit la technique employée pour les extraire.

Le discours présidentiel n’évoque, à aucun moment, le sujet des expérimentations scientifiques et le devenir de la commission chargée d’émettre un avis sur les conditions de leur mise en œuvre. Nous attendons que soient précisées les intentions du gouvernement quant à ces expérimentations car nous craignons que ce silence présidentiel n’ouvre la porte à d’autres techniques, plus « socialement acceptables» autorisant ainsi l’exploitation de ces ressources, Monsieur Montebourg ne déclarait il pas à l’issue de la première journée de la conférence, que « le débat ne fait que commencer et n’interdit pas selon lui d’examiner la possibilité de techniques qui permettraient d’ extraire les gaz de schiste sans nuire à l’environnement ».

La table ronde “Préparer le débat national sur la transition énergétique” s’accompagnait de quatre autres concernant la biodiversité, les risques sanitaires environnementaux, le financement de la transition/la fiscalité écologique et la gouvernance environnementale. La Conférence environnementale apparaît comme une tentative de corriger les débordements environnementaux, sanitaires et sociaux des tenants de la réhabilitation de la notion de progrès pour qui la compétitivité économique rime avec “développement durable”.

Les collectifs réaffirment que la meilleure façon d’écarter définitivement l’exploration/exploitation des gaz et huiles de schiste est de ne pas aller les chercher. L’avenir après pétrole exige la mise en œuvre, sans ambiguïté, d’une véritable transition énergétique.

L’ensemble des collectifs s’associeront, le 22 septembre 2012, à la journée mondiale d’action contre les gaz et huiles de schiste en se rassemblant à Saint Christol- lez- Alès ( Gard), à Tournan en Brie (Seine et Marne), à Aix les Bains(Savoie) et à Beaumont de Lomagne ( Tarn et Garonne). Les collectifs organisateurs de la journée internationale du 22 septembre 2012 contre les gaz et pétroles de schiste.

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Rassemblements et manifestations le 22 septembre             ALERTE en cours dans le Gard et l’Ardèche
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==> Suite à l’annonce du Président Hollande, seules 2 demandes sont en voie de rejet. Celle de Lyon-Annecy et celle de Montfalcon.
Voir ici pourquoi. Voir ici pourquoi il est incohérent que seules ces deux demandes soient rejetées.

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Petit récapitulatif qu’il ne faut pas hésiter à relayer dans les campagnes et dans les villes. Mise à jour du 15.09.2012 . Dernière version ici
Samedi 22 SEPTEMBRE MANIFESTONS A AIX LES BAINS (73)

voir également la synthèse nationale des permis et demandes en fin d’article

Les permis exclusifs de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux après l’annonce du Président Hollande le 14.09.2012 :

Rhône-Alpes Nord reste touchée par:

2 permis en cours de validité (Les Moussières et Gex): des autorisations de travaux peuvent être déposées à tout moment

3 demandes de permis jugée recevables (Blyes, Gex Sud) et 1 demande de permis en cours d’instruction (PréAlpes). Il semble que la demande d’Abondance n’ait finalement pas été jugée recevable.

Les permis de recherche d’hydrocarbures existants :
Le permis des Moussières :
– La compagnie Celtique Energy Petroleum s’est vue accorder ce permis par arrêté du 14 mars 2008. Le permis est valable pour 5 ans (renouvelables deux fois).– Le périmètre de ce permis inclus les départements de l’Ain, des deux Savoie et du Jura.– Sur la base des découvertes d’Esso Rep en 1998, Celtique envisage d’effectuer un forage exploratoire et a démarché des communes du plateau de Hauteville dans l’Ain.– Le périmètre de ce permis inclut les départements de l’Ain, des deux Savoie et du Jura.  Plus d’informations ici   et là
Le permis de Gex :
– La compagnie E-Corp est à la tête d’un consortium de trois sociétés qui s’est vu accorder ce permis par arrêté du 28 mai 2009. Le consortium est constitué de Edgon Resources (New ventures) Ltd (britanique) racheté par E-Corp, Eagle Energy Ltd Canadien) et Nautical Petroleum Plc: Société britannique. Le permis est valable pour 5 ans (renouvelables deux fois).– Les documents disponibles indiquent le souhait du titulaire de faire ses premiers forages en 2012 /2013.– Le périmètre de ce permis inclut les départements de l’Ain (Pays de Gex), des deux Savoie et du Jura.Plus d’informations ici   et là

–  On notera également que le périmètre du permis de Lons le Saulnier  inclut également des territoires du Nord de la Région Rhône-Alpes.

Les demandes de permis de recherche d’hydrocarbure recevables en cours d’instruction :

L’instruction des ces permis fait l’objet d’une accélération. Lire ici  et là . La délivrance de nouveaux permis est probablement très proche!

Le permis de Blyes :
– La compagnie Realm a déposé cette demande jugée recevable par les services de l’État.
– Cette demande est en concurrence la demande du permis Lyon-Annecy. Va-t-elle être accordée ?
– Le périmètre de ce permis inclut les départements de l’Ain, de l’Isère, du Rhône et des deux Savoie. Surface sollicitée : 3293 km2.Plus d’informations ici
Le permis de Gex Sud :
– C’est le consortium titulaire du permis de Gex qui a déposé cette demande jugée recevable par les services de l’État.
– Cette demande est en concurrence avec la demande du permis de Lyon Annecy. Va-t-elle être accordée?
– Le périmètre de ce permis inclut les départements des deux Savoie. Surface sollicitée : 1991 km2.Plus d’informations ici
Les demandes de permis de recherche d’hydrocarbure en cours d’instruction :
Le permis PréAlpes :
– C’est la société Continental Oil and Gas PTY Ltd qui a déposé cette demande en cours d’instruction au niveau des services de l’État.  Le pétitionnaire (une société australienne) .

– Le périmètre de ce permis touche la Savoie, Isère, Drôme, Hautes-Alpes.  Surface sollicitée : 5 378 km2.
Plus d’informations ici
Le permis d’Abondance :
– C’est la société Pétrosvibri qui a déposé cette demande en cours d’instruction au niveau des services de l’État.  Le pétitionnaire (une société suisse) a déjà fait un forage sous le lac Léman à partir de la Suisse en 2010 .

– Le périmètre de ce permis touche la Haute- Savoie et inclut la partie française du Lac Léman.  Surface sollicitée : 810 km2.
Plus d’informations ici   et là     Il semble que cette demande ne soit finalement pas recevable
IMPORTANT:
Selon le Ministère de l’Ecologie du Développement Durable des Transports et du Logement:Les permis de Lyon-Annecy, Blyes, Montfalcon, Valence extension et Montélimar visaient spécifiquement les GAZ de SCHISTE.Selon le rapport de la mission d’inspection menée par les experts du CGEIET à la demande des Ministres de l’Écologie et de l’Industrie en 2011, l’ensemble des demandes de permis recevables mentionnées dans cet article visent des gaz et ou huile de roche mère. (voir l’annexe III du rapport accessible sur le site de la documentation française  ou directement ici)

 

. . . ou comment la définition d’une demande de permis de recherche « ciblant les gaz de schiste » varie au gré de la volonté des politiques et du lobby pro gaz de schiste

Le calme est revenu place d’Iéna dans le XVIe arrondissement de Paris. Tant devant le palais qui a hébergé la “Conférence environnementale” ces deux derniers jours que devant le musée Guimet ou avaient été parqués sous très haute surveillance policière une poignée de citoyens. Certains venus de la région nantaise,  d’autres du sud ouest de la France, ou encore du Var et de Rhône-Alpes. Des citoyens venus afficher leur désaccord et inquiétude vis a vis de projets variés tels que la construction de l’aéroport de ND des Landes, la poursuite effrénée de la politique nucléaire française mais aussi la problématique de la recherche et exploitation d’hydrocarbures de roche mère (Gaz et huile de schiste).

Sur la question des gaz de schiste comme (ou mieux que) N.Sarkozy, F.Hollande fait de la communication

En fin de matinée du 14 septembre, devant une assemblée plurielle réunie au Conseil Économique Social et Environnemental, le président Hollande annonce que la technique de la fracturation hydraulique est hautement polluante et qu’il n’y aura pas d’exploration ni d’exploitation des hydrocarbures de roche mère. Puis il enfonce le clou et poursuit « J’ai demandé à Delphine Batho, ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, de prononcer sans attendre le rejet de sept demandes de permis déposées auprès de l’Etat et qui ont légitimement suscité l’inquiétude dans plusieurs régions ». Le MEDEF et l’UFIP sont atterrés, les associations dubitatives, les représentants politiques sincères ou préoccupés par un renouvellement de mandat se réjouissent. Fermez le ban!

Dans les minutes qui suivent les média s’agitent. L’AFP relaye . SIPA Presse titre « Gaz de schiste: Hollande annonce le rejet de toutes les demandes de permis » et indique « Le président François Hollande a annoncé vendredi le rejet des sept demandes de permis d’exploitation de gaz de schiste déposés auprès de l’État,« . La presse reprend en boucle, le bruit médiatique fonctionne à merveille, bravo, les gaz de schiste c’est plié, n’en parlons plus !

En quoi une seule liste de 7 est incohérente?

Arrêtons-nous un instant sur un exemple. Dans le Nord de Rhône-Alpes. Le rejet annoncé (depuis bien longtemps déjà) de la demande de permis Lyon Annecy. Cette demande a déclenché deux demandes concurrentes (Blyes et Gex Sud) lesquelles couvrent le périmètre géographique de la demande Lyon-Annecy. Mieux, la demande du permis de Blyes figurait dans la liste du MEDDTL « ciblant le gaz de schiste ». Pourquoi ces trois demandes jugées recevables et portant sur le même périmètre ne sont pas traitées de la même manières ? Il est à parier que dans peu de temps, des explications toutes plus obscures les unes que les autres viendront étayer ce choix incohérent.

<– La liste « des demandes ciblant le gaz de schiste » publiée sur le site du MEDDTL au printemps 2011 a mystérieusement disparu depuis peu.

Combien de permis toujours en cours de validité, combien de demandes toujours pas rejetées ?

Ne nous méprenons pas, ça en ferait déjà sept de moins et tant mieux. Toutefois  à ce jour, il reste une centaine de demandes de permis de recherche d’hydrocarbures. Parmi lesquelles pas moins de 46 demandes de permis  qualifiés de non conventionnels figuraient dans le rapport de la mission d’inspection menée par le CGIEET. Ce même conseil général de l’industrie qui valide les demandes de permis. 

Puisque le Président a parlé de permis « non conventionnels », pourquoi alors que les gisements d’hydrocarbures conventionnels sont déjà connus et en exploitation ne pas:

  • d’une part rejeter les autres demandes de permis
  • d’autre part annuler des permis existant lesquels pour la majorité ciblent très clairement la roche mère et pour d’autres visent des hydrocarbures sous le plancher marin en grande profondeur (Guyane) avec les risque énormes liés à l’exploitation d’hydrocarbures liquides, gazeux voire solides.

Les 22 septembre retrouvons-nous pour la journée mondiale. Nous ne sommes pas dupes, pour le Nord de Rhône-Alpes, demandons le rejet immédiat des demandes de permis de « Gex sud« , « Blyes » et encore le dernier en date « Préalpes » et l’abrogation des permis de « Gex » et de « Moussières« .

Avec le soutien du collectif Figeac Non aux gaz de schiste, Stop au pétrole et gaz de schiste Rhône-Alpes, Convergence citoyenne pour la transition énergétique, reLOCALisons !

-Communiqué de presse du 13 septembre 2012-

Conférence environnementale : La sobriété… maintenant !
Paris, le 13 septembre 2012 : Alors que le président de la République introduira les débats de la conférence environnementale, des associations, des syndicats et des collectifs citoyens organisent, place d’Iéna, du vendredi 14 septembre à 09h00 jusqu’au samedi 15 à 16h00, le premier marathon de la sobriété énergétique. Parallèlement à ce rassemblement, une cyber-manifestation est prévue sur le site www.30h.fr (mis en ligne à partir de 09h00 le vendredi 14 septembre pour une durée de 30 heures).

Plusieurs centaines de manifestants sont attendus devant le palais d’Iéna pour participer à cette vigie citoyenne dont la vocation est de rappeler aux négociateurs l’impérieuse nécessité de changer de vision et réduire notre consommation d’énergie.

L’action de l’Etat doit s’inscrire dans la durée et reposer sur une logique et une cohérence dont les maîtres-mots sont « sobriété » et « efficacité énergétique ». Chaque décision ayant pour conséquence d’accroître durablement notre consommation d’énergie tout en favorisant les industries polluantes devra être dénoncée car elle a pour effet de créer le doute quant à l’ambition effective de l’Etat.

Les associations, syndicats et collectifs citoyens dénoncent ainsi les trop nombreuses décisions (ou non-décisions) qui ont ou auront pour conséquences de soutenir les pollueurs et gaspiller l’énergie : baisse du prix de l’essence, forage pétrolier au large de la Guyane, tentative de passage en force pour imposer l’aéroport de Notre Dame des Landes, criminalisation des militants opposés à la ligne THT Maine-Cotentin et poursuite du chantier de l’EPR, ballon d’essai sur les gaz et huile de schiste en vue de relancer un faux débat, multiples propos ministériels présentant le nucléaire comme une énergie d’avenir, soutien implicite aux agro-carburants, projets autoroutiers maintenus, etc.

Face à l’urgence climatique et à la menace nucléaire, un dialogue environnemental doit reposer sur une véritable cohérence politique, faute de quoi la crise écologique et sociale ne pourrait que s’aggraver.

Les associations, syndicats et collectifs citoyens exigent l’abandon du projet d’aéroport dit de Notre-Dame des Landes ainsi que les projets autoroutiers actuellement inscrits au Schéma national des infrastructures de transport, une décision politique immédiate de sortie du nucléaire (à commencer par l’arrêt immédiat du chantier EPR et la fermeture de Fessenheim), l’interdiction, quelle que soit la technique utilisée, de la recherche et de l’exploitation des gaz et huile de schiste. Parallèlement à ce coup d’arrêt à la destruction de notre environnement, à l’accaparement et l’artificialisation des terres, des mesures de soutien et d’accompagnement à la mise en œuvre d’une transition énergétique et écologique doivent être prises rapidement.

Cette transition ne pourra être mise en œuvre que sur la base d’une réelle relocalisation des activités et des niveaux de prise de décision. Dans ce sens, une série de mesures immédiates ou à moyen terme pourrait être prises. Du soutien à l’agriculture biologique aux filières courtes aux productions locales, à la création de monnaies locales, de banques éthiques aux initiatives de financement solidaires en passant par la gestion de l’eau en régies publiques, la sobriété énergétique et écologique, c’est possible !