Articles Tagués ‘conférence environnementale’

Cette semaine en Rhône-Alpes: Agenda ici      SIGNEZ  LA PETITION !                           ( !) Info minute 
Rassemblements et manifestations le 22 septembre                                                                                           Communiqué de presse des collectifs réunis les 8 et 9 septembre 2012

COMMUNIQUÉ DE PRESSELyon, lundi 10 septembre 2012

Le collectif stop gaz de schiste 69 demande au président du Conseil Régional Rhône-Alpes de porter les inquiétudes et souhaits des citoyens auprès du Président Hollande

Au début du mois de Juillet, les collectifs Rhônalpins avaient écrit au président du Conseil Régional Rhône-Alpes pour saluer l’engagement du Conseil Régional à leurs côtés dans la lutte contre l’exploration et l’exploitation des gaz et huiles de schiste sur son territoire. Toutefois les collectifs exprimaient leur inquiétude suite aux signaux alarmants du début de l’été notamment après l’éviction de Nicole Bricq du Ministère de l’Ecologie. Alors que les 22 présidents de Région seront reçus par le Président de la République le 12 septembre 2012 au palais de l’Élysée, le collectif Stop Gaz de Schiste 69 demande au Président du Conseil Régional Rhône-Alpes de porter les inquiétudes et souhaits des citoyens auprès du Président Hollande. Il s’agit à la veille de la « conférence environnementale » organisée par le gouvernement de :

1 – lui rappeler l’opposition formelle de la Région Rhône-Alpes aux projets d’exploration et d’exploitation de « ressources » d’hydrocarbures non-conventionnels sous toutes leurs formes,

2 – demander au gouvernement un projet de loi visant à interdire l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures non-conventionnels sur l’intégralité du territoire national dans l’esprit de la proposition de loi rejetée par le parlement en octobre 2011,

3 – demander au gouvernement que soit mises en œuvre les conditions réglementaires et légales relatives au droit minier en les intégrant au code de l’environnement et en définissant la responsabilité pénale des entreprises et de leurs sociétés mères pour leur activité en France comme à l’étranger. 

 A la veille d’une « conférence environnementale » assiste-t-on à un revirement de l’actuelle majorité par rapport à ses engagements de 2011 ?

Durant l’été, plusieurs membres du gouvernement ont lancé des signaux contradictoires mais souvent très inquiétants concernant la recherche et l’exploitation des gaz et huile de schiste. Des positions souvent prises en contradiction avec les discours et propositions de l’année ayant précédé les élections présidentielles et législatives. Les citoyens regroupés en collectifs n’acceptent pas ce jeu de dupe qui dévalorise la politique alors que celle-ci et les débats qui devraient l’accompagner doivent être à la base d’un processus de transition énergétique favorisant les énergies décarbonées et renouvelables. Le collectif stop gaz de schiste 69 reste vigilant et appelle le Conseil Régional à renouveler fermement son engagement à s’opposer par tous les moyens à la recherche et l’extraction d’hydrocarbure de roche mère sur tout son territoire quelques soient les techniques utilisées.  

Vigilance

Le collectif Stop Gaz de Schiste 69 en appelle à la vigilance des maires et des populations des territoires concernés et notamment dans l’Ain afin qu’aucune convention d’occupation de terrains communaux ou privés ne soit signée avec les titulaires de permis délivrés sans consultation des intéressés.

Mobilisation

Le Collectif Stop gaz de schiste 69 invite citoyens et élus à se joindre aux rassemblements qui se tiendront lors de la journée mondiale contre le fracking le samedi 22 septembre. Deux grands rassemblements se tiendront dans le Sud-Est de la France : L’un à Saint Christol-lez-Alès, l’autre à Aix-les-Bains à partir de 10H00.

Par NICOLAS THIERRY Conseiller en politique publique (Publié avec l’accord de l’auteur, tribune précédemment publiée dans le journal Libération)

En France, le lobby pro-gaz de schiste ne manque pas de ressources pour monopoliser le débat. Il a récemment musclé son dispositif de communication de manière inquiétante. En manipulant les vrais enjeux soulevés par le sujet.

Il faut se rendre sur place pour comprendre : aux Etats-Unis, les gaz de schiste ouvrent une nouvelle ère pour les énergies fossiles. Soutenus par le gouvernement fédéral, les industriels voient dans ce nouveau réservoir la clé d’une véritable révolution énergétique. A l’inverse du gaz conventionnel, les ressources en gaz de schiste sont mieux réparties sur le globe. Les chiffres manquent encore de précision, mais l’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime le sous-sol français (particulièrement le bassin parisien et le sud-est du pays) comme l’un des plus prometteurs.

Aussi, les compagnies gazières expliquent-elles au public et aux décideurs politiques qu’une «exploitation propre» est possible : les dizaines de millions de litres d’eau polluée, les fuites de méthane ou autres impacts irréversibles sur l’environnement inhérents à la fracturation hydraulique ne seraient bientôt que de vieux souvenirs. Mais ces affirmations sont peu crédibles pour ceux qui ont pu approcher un site d’exploitation et constater les dégâts.

La réalité est en effet tout autre : les multinationales tentent de confisquer un débat plus large dont les conclusions nous engagent à très long terme. Focaliser les discussions sur les aspects techniques de l’exploitation des gaz de schiste, c’est admettre implicitement la nature acceptable de cette ressource. La véritable interrogation ne concerne-t-elle pas plutôt la place des énergies fossiles dans les politiques économiques et écologiques de demain ?

Car le débat est profondément politique, au sens le plus noble du terme : seule l’absence de considération des enjeux climatiques et durables expliquerait qu’on accepte de développer ce type d’énergie fossile en France. Le positionnement de nos dirigeants sur ce sujet sera un puissant révélateur du projet de société réellement souhaité par notre classe politique.

Les prochains mois seront le cadre de deux événements importants. Mi-septembre aura lieu la conférence environnementale pilotée par le ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie. Quelques semaines plus tard, le gouvernement présentera un projet de loi de réforme du code minier. Dans ces conditions, on comprend aisément l’importance du lobbying développé depuis quelque temps par les industriels du secteur. D’ailleurs, l’arsenal propagandiste pourrait rapidement s’étoffer. Au programme ? Des notes orientées envoyées aux cabinets des élus, des voyages de presse formatés proposés aux journalistes, une campagne de communication largement déployée sur les réseaux sociaux… Nous pourrions même assister à la naissance de comités d’experts destinés à rendre des avis positifs sur les gaz de schiste en dénonçant des opposants trop idéologues !

Or les arguments avancés ne tiennent pas, et plusieurs éléments doivent attirer notre attention. Le marché européen des gaz de schiste est fort différent de celui des États-Unis. Une étude réalisée en décembre 2010 par l’Oxford Institute for Energy Studies et validée par l’AIE démontre que le coût d’exploitation et de développement des gaz non conventionnels serait deux à trois fois plus élevé en Europe qu’aux États-Unis. Dans le meilleur des scénarios, pour des raisons géologiques et juridiques, le prix serait proche du gaz russe importé et supérieur au prix des gaz provenant d’Afrique et du Moyen-Orient.

Par ailleurs, il existe aujourd’hui sur le marché des leviers d’action alternatifs beaucoup plus puissants pour notre développement économique. Une autre voie, articulée autour des économies d’énergie et des énergies renouvelables, présente le considérable avantage d’intégrer deux éléments fondamentaux : la finitude des ressources de notre planète et la fragilité des équilibres naturels dont nous dépendons. Partout où les gaz de schiste sont exploités, les autres modes de production énergétiques sont gravement menacés. Aux États-Unis par exemple, l’engouement pour l’exploitation du gaz non conventionnel se fait au détriment du nucléaire ou du charbon, qui ne peuvent s’aligner sur les prix bas de cette ressource.

Mais les principales victimes sont les énergies renouvelables qui, en plein essor, ont besoin d’un soutien politique sans faille et d’un cadre réglementaire stable et ambitieux pour arriver à supplanter les énergies fossiles. Aussi avons-nous de quoi nous inquiéter pour notre avenir, si les choix qui s’offrent à nous aujourd’hui ne sont pas considérés comme des choix de civilisation.

Cette semaine en Rhône-Alpes: Agenda ici              SIGNEZ  LA PETITION !                 ( ! ) Info minute

.

LES COLLECTIF RHONALPINS  OPPOSES A L’EXPLORATION ET L’EXPLOITATION DES « GAZ ET HUILE DE SCHISTE  » APPELLENT A LA MOBILISATION POUR LES PROCHAINES SEMAINES:

Il est demandé à tous les collectifs et organisations de relayer cette information en leur sein et de mobiliser les citoyens sur ces quelques actions importantes:

NOUS RAPPELONS JUSTE QUE RIEN N’EST FINI ET QUE LA MOBILISATION DE TOUT UN CHACUN EST NÉCESSAIRE.

- Malgré les résultats probants obtenus en 2011 (moratoire, loi du 13 juillet 2011 interdisant la fracturation hydraulique …) rien n’est acquis et les lobbies sont à la manœuvre tant auprès de la presse que des ministères pour relancer le débatsur les gaz et huile de schiste.- Les permis en cours et les prochains travaux prévus notamment en Seine et Marne, dans l’Ain voire dans le Gard (et les communes du sud Ardèche) sont des sources d’inquiétudes et de mobilisation tant les compagnies mettent en avant des arguments leur permettant de ne pas être concernées par le loi de juillet 2011.

- Total, qui a déposé un recours auprès du Tribunal Administratif contre l’abrogation de son permis de Montélimar peut légitimement espérer récupérer son permis. La société Schuepbach a également entamé des démarches concernant ses permis abrogés en octobre 2011 (Nant et Villeneuve de Berg)

- Rappelons encore que malgré la loi de juilllet 2011, le code minier permet, sous certaines conditions bien définies, de disposer librement des produits extraits lors des recherches d’exploration.

.
APPEL À MOBILISATIONS AUTOUR DES ACTIONS SUIVANTES :
- JOURNÉE MONDIALE D’ACTION CONTRE GAZ ET HUILES DE SCHISTE.
Le 22 septembre à St Christol lez Ales à partir de 11h00Dans le cadre de la journée internationale « Global Frackdown Day », les collectifs du Sud de la France vous invitent à participer nombreux, à venir militer, échanger ou vous informer.
Infos affiche et programme très bientôt iciL’organisation de cette journée tourne autant sur l’information que sur des débats, des échanges participatifs et militants autour de stands ateliers et de tables rondes. Les prises de paroles sur scène seront donc limitées.

Témoignages (Québec, Pologne,Guatémala …), stands/ateliers d’information et d’échanges(les permis, infos scientifiques, juridiques, VIA…), débats/ échanges, stands des collectifs, stands associatifs, animations musicales, théâtrales, enfantines ; buvette/restauration légères.

.

- OPÉRATIONS CARTES POSTALES: C’est les vacances mais le gouvernement donne des signaux contradictoires sur le dossier des gaz et huile de schiste.  Montrons notre détermination et notre mobilisation. Envoyons leur des cartes postales !

  • A l’initiative du collectif Non au Gaz de schiste des pays de Savoie et de l’Ain: Voir les cartes postales ici
  • Le Collectif 07 préconise un envoi massif la semaine 35, dernière semaine d’août afin qu’elles arrivent pour la conférence environnementale des 13 et 14 Septembre 2012. Infos et cartes postales ici .

les 26,27 et 28 octobre 2012

.
- CONGRÈS DU PARTI SOCIALISTE À TOULOUSE
les 26,27 et 28 octobre 2012

La rentrée sera aussi politique et juridique.
Plusieurs collectifs ont émis l’idée d’une action de fort soutien à l’aile du parti Socialiste qui s’oppose aux gaz et huile de schiste et qui préconise une transition énergétique.

Pour ce faire il est possible de signer en masse la « Contribution thématique contre l’exploitation des hydrocarbures de schiste « 

Extraits :
Les sections du Parti Socialiste dans les territoires concernés par des permis d’exploitation de gaz ou d’huile de schiste ont largement participé aux mobilisations citoyennes qui ont freiné les projets des compagnies pétrolières et gazières. Les collectivités publiques dirigées par des élus socialistes ont en grande majorité fait adopter des motions de principe s’opposant à l’exploitation des gaz et huiles de schiste sur leur territoire. Le changement de majorité politique du printemps 2012 a créé un espoir dans la population touchée par ce danger imminent. Nous ne devons pas la décevoir.

L’article sur le site du Collectif 07         Signer la contribution sur le site du PS

COLLECTIFS, MOBILISONS NOUS POUR CES QUELQUES ACTIONS IMPORTANTES

NO GAZARAN !
NI ICI NI AILLEURS, NI AUJOURD’HUI NI DEMAIN