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Cette semaine en Rhône-Alpes: Agenda ici      SIGNEZ  LA PETITION !                           ( !) Info minute 
                                   > > >   ALERTE en cours dans le Gard et l’Ardèche  < < <
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Ce matin, le conseil régional Rhône-Alpes a adopté le vœu intitulé « Pour un avenir énergétique sans gaz et huiles de schiste pour un débat national clair sur les hydrocarbures non conventionnels« .

Le Conseil régional souhaite :  1) Que le gouvernement remette à l’ordre du jour parlementaire, sous la forme d’un projet de loi, la proposition de loi N°3690 du 13 juillet 2011, (« Interdiction de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels, abrogation des permis exclusifs de recherche de mines d’hydrocarbures non conventionnels, transparence dans le code minier ») rejetée par l’Assemblée Nationale lors de la précédente législature ;  2) Que l’Etat associe les collectivités territoriales, et plus largement l’ensemble de la société civile à la réforme du code minier, par une procédure de concertation adaptée aux différentes étapes de cette réforme ;  3) Qu’en attendant la réforme du code minier, le ministère de l’Ecologie continue de publier l’ensemble des pièces de tous les dossiers de permis ou de demandes de permis d’exploration d’hydrocarbures non conventionnels adressés à ses services, et gèle leur instruction.                                    le texte complet du vœu complet à télécharger ici
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Ce positionnement des élus est la conséquence de la mobilisation citoyenne de grande ampleur qui ne désenfle pas depuis le premier rassemblement de février 2011 à Villeneuve de Berg jusqu’au rassemblement d’Aix les Bains il y a quelques jours.

Les élus « vont au charbon » (sic!) et on appréciera certainement le rappel sur la proposition de loi N°3690 qui fut rejetée en 2011 et pour laquelle aucun obstacle ne devrait figurer à présent puisque cette ppl était portée par un certain Jean-Marc Ayrault actuel chef du gouvernement. Figuraient également au nombre d’autres illustres personnes portant cette proposition, M. Arnault Montebourg actuel Ministre du redressement productif ainsi que Monsieur Brottes (élus de l’Isère) dont on dit qu’il a l’oreille du Président de la République et qui est à l’origine d’une autre proposition de loi sur l’énergie discutée ces dernières heures au parlement.

L’ouverture des dossiers de demande de Permis de recherche d’hydrocarbure: elle est réclamée depuis des mois par les collectifs citoyens et associations qui n’en ont obtenu qu’une partie. La commission d’accès aux documents administratif (CADA) s’est positionnée plusieurs fois sur ce point, mais une partie de l’administration fait de la résistance. Nous reviendrons prochainement sur la réponse invraisemblable formulée par une préfecture de notre Région à la demande d’accès à des dossiers (remis par le titulaire d’un permis existant) formulée par des citoyennes. 

Quand à l’affirmation de principes sur le processus de consultation démocratique qui devrait gouverner des décisions aussi importantes de les choix énergétiques, ont ne peut que la saluer. Nous la saluons.

Jamais content ? Pas encore du tout rassuré !

Et bien non. Et nombre de citoyens engagés dans cette quête de transparence, dans l’alerte de leurs voisins sur les menaces que représentent ces projet qu’ils n’ont pas choisi et pour lesquels ils n’ont jamais été consultés, nombre de ces citoyens ont entendus plusieurs choses ces derniers jours:

– Un président de la république qui rejette ces projets pour la période du quinquennat tandis que des préfets convoquent des maires pour annoncer le démarrage de travaux de recherche en Ardèche du Sud et Gard Nord.

– Une Ministre de l’Écologie qui annonce que la  Commission nationale d’orientation, de suivi et d’évaluation des techniques d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux ne sera pas mise en oeuvre tandis que le Président du Sénat nomme le sénateur Michel Teston à la demande du Premier Ministre pour siéger dans cette commission en application de la loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011 et du décret n° 2012-385 du 21 mars 2012.

– La recherche et l’exploitation des gaz et huile de schiste ne doit pas avoir lieu en France tandis que seul le rejet de 7 demandes de permis à été annoncé et les foreurs

Nous demandons toujours :
  • Un rejet définitif de la possibilité d’aller rechercher et exploiter les hydrocarbures de roches mère et tous réservoirs non conventionnels
  • La protection durable des territoires et la possibilité de choisir l’avenir énergétique par la refonte du code minier et un débat décentralisé sur la transition énergtique
  • Un rejet immédiat des demandes de Permis Exclusifs de Recherche d’Hydrocarbure.
  • L’annulation des permis déjà délivrés

En Rhône-Alpes il s’agit de:

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Avec son accord, article initialement publié le 27 juillet 2012 par sur Propagando Manipulens et Et Faits Planète

Le gaz de schiste, si vous ne savez pas encore de quoi il s’agit, informez-vous. GASLAND , révèle ce qu’il faut en savoir pour prendre une position éclairée. Après avoir vu ce film, bien peu de gens sont prêts à se positionner pour l’exploitation des gaz de schiste. C’est bien simple, même des élus de droite sont officiellement contre…

En tout cas, selon l’industrie des pétroliers, il fallait faire quelque chose. Il n’aura fallu que quelques mois pour décider quoi. Employer une firme de relations publiques pour orchestrer la propagande.

Pour, tout d’abord, dégommer Gasland. En préparant une réponse point par point aux faits montrés dans le film. Le nouveau court métrage de Josh Fox, le réalisateur de Gasland, est d’ailleurs en ligne… Il s’agit d’une réponse à cette réponse faite par les industries du gaz à son premier film. (Vous suivez? Non? Alors l’objectif des pétrolier est déjà atteint….). On y apprend que l’entreprise de relation publique employée pour mener cette basse tache  est la même que celle qui a fait prendre 10 ans de retard à la lutte anti-tabac…

Pour, ensuite s’ouvrir la porte des grand media pour introduire du doute et proposer l’exploration. (Qui sera décrite comme la”solution intermédiaire raisonnable” alors qu’elle n’est, extérieurement et du point de vue des conséquences, pas différente de l’exploitation. Et qu’elle n’a pas de sens si on ne veut pas…exploiter ensuite!!!)

C’est l’édito de la Une du monde du 25 juillet : “N’enterrons pas le débat sur les gaz de schiste.”où, en introduction on se pose la question : “Faut il vraiment, a priori, renoncer à cette ressource ?”

Le simple fait de poser la question est déjà un positionnement face à l’état d’esprit ambiant. Il s’agit d’une tentative de remettre la balle au centre. “Dans le fond…“/ “Après tout…” / ” A-t-on raisons de…” Des expressions qui servent toujours à rouvrir le dossier.

Et quand il est ouvert, c’est le déversement d’arguments :

La France a une position de principe, rappelée le 20 juillet par Delphine Batho, la ministre de l’écologie : jugée trop dangereuse, la fracturation hydraulique y est prohibée. Mais comment savoir, inventer, progresser si l’exploration même est interdite ? Les arguments des scientifiques sont sérieux, ceux des pétroliers aussi.

Etats-Unis sont peut-être à la veille d’une nouvelle phase de croissance” “les pétroliers américains ont perfectionné les techniques de fracturation hydraulique.” “Leur dépendance au pétrole importé ne cesse de diminuer, de même que leurs coûts énergétiques.

Le seul argument négatif (Il faut bien en donner un, on fait mine d’ouvrir un débat, je vous rappelle…) est immédiatement contré :

Plusieurs études scientifiques tirent pourtant le signal d’alarme. La fracturation hydraulique serait dangereuse pour la nature et pour l’homme. De fait, Washington prépare des normes d’exploitation plus sévères.

Ce qui n’est pas dit dans cet “article”, ni même dans le gros dossier des pages intérieures, c’est que les USA ont déjà des lois, sur l’eau notamment mais aussi sur l’exploitation. Ces lois n’étant pas faites respectées (Revoyez Gasland) par une autorité indépendante, ou juste ignorées par les industrielles auxquels on fait confiance quand ils disent “Tout est normal”. Dans ces conditions, le durcissement de la loi ne changera rien.

Ce qui n’est pas non plus dit dans l’article, c’est qu’il fait suite à un voyage au USA, un grand “reportage” au Texas.

Financé par Chesapeak Energy Corporation, exploitant de… gaz de schiste (dont notre Total bien de chez nous possède 25%) !

C’est le site arretsurimages.net qui s’en fait l’écho.

Il relaie également le fait que France 2 a fait un sujet au JT, le 17 Juillet de la même teneur. On y voit le dangereux Claude Allègre y faire du storytelling dans les règles de l’art (“Interdire la prospection mais pourquoi? Imaginez, vous êtes assis sur un tas d’or, mais vous ne voulez pas le savoir?” [sourire moqueur]) Il oublie de signaler “or radioactif” pour que l’image soit parfaite. Et puis, quel intérêt de savoir qu’il y en a? Si on préfère le laisser là où il est, autant ne pas savoir qu’il y est, non? ) On y entend le président de l’Union des Industrie Pétrolière, marchant sous de beaux arbres verts, assener point par point les arguments que nous allons, j’en suis certain, entendre massivement dans les semaines à venir : ça crée des emplois et c’est une ressource, donc ça crée de la croissance et de la compétitivité. Temps d’antenne cumulé pour les 2 : un tiers du sujet soit 1 minute. Temps d’antenne pour le maire de commune positionné contre, 10 secondes. Il aura juste servi de caution, histoire de dire qu’il a eu pluralité des opinions exprimées. Quant aux diagrammes qui illustrent le tout, il sont carrément pro-exploitation. L’un parle des USA et explique qu’on a créé 600 000 emplois. L’autre est incomplet au possible et laisse apparaître l’exploitation comme une chose nette et contrôlée. Il aurait pu être fait par Total.

France 5 fait pareil le 24 juillet. un “C dans l’air” avec 4 experts dont 3 pour et 1 bôf.

Le 17 juillet, le patron de GDF-Suez Gérard Mestrallet déplorait dans La Tribune que le gaz de schiste soit “devenu un sujet tabou” en France.

Mais avant même cela, le 12 Juillet, c’est Claude Perdriel, grand patron, entre autre de presse, et membre du conseil de surveillance du Monde(!), qui signait une tribune ouvertement pro-gaz de schiste dans un de ses propres journaux, Challenge… Même rengaine “100 000 créations d’emplois” “Usine sauvée” avec une subtilité supplémentaire “Augmentation du pouvoir d’achat car baisse des coûts de chauffage.” pour aboutir à la même conclusion “Cela mérite peut-être d’y réfléchir” (Qu’est ce qu’on a fait jusque là???)  Et je passe sur les bassesses rhétoriques que sont les appels à la peur ou la minimisation…

12,17, 17, 24, 25 juillet, autant de sujets “pour” en aussi peu de temps, avec quasiment tous les mêmes angles d’attaque et conclusions… L’industrie de la propagande pro-gaz est lancée à plein régime en prévisions de la rentrée… Il va falloir faire avec et, j’aimerais vous rappeler que, dans ce cas, et en complément de l’information sur le gaz de schiste, toute aussi importante, la clef de la réussite dans la lutte contre le gaz de schiste pourrait bien se trouver dans l’autodéfense intellectuelle. Au risque de se retrouver dans un “débat” qui ne servirait qu’à nous faire perdre de notre énergie en de vaines discussion, à détourner l’attention des problèmes, et, au final, à nous obliger à laisser du terrain aux pétrolier.

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La Région Rhône-Alpes s’était positionnée dès 2010 contre la recherche et l’exploitation des gaz de schiste sur son territoire. Cette opposition s’était ensuite traduite par une délibération adoptée en février 2011.

Le 6 Juillet 2012, le RÉSEAU RHÔNE – ALPES STOP AU PÉTROLE ET GAZ DE SCHISTE interpelle Jean-Jacques Queyranne Président du conseil régional Rhône-Alpes (voir lettre) suite aux signaux très inquiétants délivrés par le gouvernement : Éviction de Nicole Bricq du Ministère de l’Écologie suite à sa prise de position sur le permis de recherche pétrolière Guyane Maritime, annonce de la remise à plat des permis suivie d’une rétraction immédiate.

Le 12 Juillet 2012, au Conseil Régional l’adoption d’un nouveau vœu échoue puisqu’après vérification du quorum … il manque 4 élus !

Alors que le gouvernement Ayrault semble perdre la mémoire, alors que le Ministre du redressement productif contredit les propos du candidat à la primaire du PS, les citoyens comptent sur la mobilisation de leurs élus régionaux pour signifier leur ferme opposition à ces projets dont on connait les conséquences sur l’environnement et la santé.

Pendant ce temps-là des citoyens échaudés se préparent à la résistance et à l’action directe non violente

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Article issu du site du collectif ardéchois.

Départ de Nicole Bricq du Ministère de l’Écologie

Nicole Bricq a été nommée hier soir au Ministère du Commerce Extérieur. En à peine plus d’un mois, elle était parvenue à faire parler des gaz et huiles de schiste en suspendant les travaux de Shell en Guyane, en annonçant la suspension de tout les permis d’hydrocarbures non conventionnels et la refonte du Code Minier. Les revirements qui ont suivi (non plus « suspension », mais « remise à plat » qui ne veut pas dire grand chose – Reprise des travaux de Shell) démontre une reprise en main rapide du dossier par le Ministre du Redressement Productif, Arnaud Montebourg, et le Premier Ministre.

Lire l’article de médiapart

La gauche au pouvoir n’est en aucun cas une garantie de victoire pour notre mouvement.

Les réponses évasives de François Hollande à nos questions à la Présidentielle annonçaient déjà la couleur. (Consulter les réponses des candidats).

Enfin, l’expérience de la mobilisation anti-nucléaire des années 70-80 et la « lente décomposition » de ce mouvement dans les années qui ont suivi l’élection de François Mitterrand doit nous alerter.

Nous reprenons ci-dessous quelques lignes d’un courriel reçu aujourd’hui et vous invitons à consulter le document Golfech, le nucléaire : implantation et résistances


Il fût une époque où il y avait une réelle mobilisation contre le nucléaire (autour des années 70/80). A Plogoff, l’ensemble de la population très solidaire, s’est battue, a affrontée l’armée…la centrale n’a pas été construite.A Golfech (près de Toulouse), les élus (Conseil Général, Conseil Régional, Communistes, écologistes, socialistes…) ont rassurés la population qui commençait à se mobiliser en leur affirmant qu’ils étaient opposés à la construction de la centrale. La population les a crues, seuls des militants plus politisés ont poursuivis la lutte. La centrale nucléaire a été construite.
C’est un peu schématique, la réalité est plus complexe, mais c’est intéressant de s’y replonger pour notre lutte et de lire les premières pages de ce document Golfech, le nucléaire : implantation et résistances.

Deux phrases extraites, presque au hasard : « Le Conseil général du Tarn-et-Garonne et le Conseil régional Midi-Pyrénées retournent leur veste et se prononcent pour la construction de la centrale. Les années 1982-1983, verront la lente décomposition du mouvement de résistance. Après l’arrivée de la gauche au pouvoir en mai 1981, les luttes sociales sont partout en perte de vitesse, le mouvement antinucléaire national et régional arrive encore à cristalliser les refus de cette société puis se désagrège lui aussi. Localement, les raisons sont multiples.

L’attitude des politiciens, le revirement des élus (pour certains dès 1980), attirés par les retombées économiques du grand chantier, portent un premier coup au mouvement. L’arrivée du Parti Socialiste au pouvoir démobilise une partie des opposants. Avant de gagner les élections, le PS a réussi par d’habiles manœuvres à faire croire aux plus nombreux que le programme nucléaire civil serait débattu, et donc pas définitif, et que Golfech, comme Plogoff, ne se ferait pas. On sait ce que sont devenues les promesses électorales. »

« La Coordination Stop-Golfech rassemblera des milliers d’opposants à la centrale mais le mouvement ne sera pas assez puissant pour freiner ce monstre financier, industriel, syndical et politique. Le premier réacteur est entré en divergence (démarrage de la réaction en chaîne dans le cœur) le 24 avril 1990. Démarrage signé par un gouvernement socialiste et un ministère de l’Environnement tenu par un “antinucléaire” futur président de Génération Écologie. »

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.   (NOTE 15.06.2012: notre dossier demande de permis PréAlpes mis à jour sur cette page. )

Suite aux dernières annonces du gouvernement par voie de déclarations (1) (2) et communiqués (3)(4), les collectifs Rhônalpins réagissent.

Largentière, le 15 juin 2012

Madame Nicole Bricq

Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie
Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie
Grande Arche
Tour Pascal A et B
92055 La Défense CEDEX

Objet : Remise en cause des permis de recherche et projet de refonte du Code Minier.

Madame la Ministre,

Nous accueillons de façon positive, votre volonté de réexaminer les conditions d’exploration du gaz de schiste, mais nous sommes particulièrement surpris de votre approche des permis de recherches d’hydrocarbures accordés. Nous ne sommes pas du tout rassurés par la non remise en cause des permis octroyés pour la recherche de pétrole et gaz dit conventionnels. Vous n’êtes pas sans savoir qu’un permis de recherche est octroyé pour la recherche de tous types d’hydrocarbures. Par ailleurs, les industriels ont montrés en octobre dernier, à l’occasion de la remise des rapports techniques prévus par la loi du 13 juillet 2011, leur capacité à masquer leurs objectifs réels. Nous ne souhaitons pas revivre la même mascarade. Nous souhaitons donc le gel de tous les permis accordés à ce jour et leur réexamen futur dans le cadre d’un nouveau Code Minier cohérent avec les codes de l’environnement et de l’énergie.

Vous aviez défendu, avec raison, la loi présentée par votre groupe parlementaire et sénatorial le 27 Juillet 2011. Cette loi aurait permis de prendre le temps de modifier le Code Minier et d’étudier les demandes de permis à la lumière des nouveaux règlements, puisqu’elle abrogeait les permis octroyés dans des conditions contestables. Nous souhaiterions vivement que vous vous engagiez à proposer une nouvelle loi interdisant tout nouveau permis de recherche d’hydrocarbures au vote de la future chambre. Cette initiative serait pour les citoyens, la preuve d’un engagement fort à l’encontre de projets miniers extrêmement préjudiciables à long terme pour l’avenir environnemental, économique et sanitaire de nos régions.

Un tel engagement montrerait un réel changement de la politique environnementale et énergétique de notre pays et un engagement fort sur la voie de l’abandon des ressources fossiles au profit des énergies renouvelables, seule voie durable de transition énergétique.

Par ailleurs, nous serons particulièrement vigilants aux travaux de refonte du Code Minier. En Effet, celui-ci ne doit pas être en contradiction avec le Code de l’Environnement comme c’est le cas actuellement et ne doit pas passer au dessus des autres Codes. Il doit aussi prévoir la prise en compte de l’avis du public et des élus locaux pour toutes les décisions ayant trait aux mines.

En vous remerciant pour votre travail, nous vous prions de croire, Madame la Ministre, à notre présence soutenue sur ce dossier et notre très haute considération.

Antoine Combier

Coordinateur du Réseau Rhône-Alpes des Collectifs Stop au gaz et huile de schiste

coordination@stopaugazdeschiste07.org

Copie à Monsieur le Ministre du Redressement Productif

RÉSEAU RHÔNE-ALPES DES COLLECTIFS STOP AUX GAZ ET HUILES DE SCHISTE

Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie et Ministère du Redressement productif

Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie et Ministère du Redressement productif

Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie et Ministère du Redressement productif

NON IL N’Y A PAS DIFFAMATION

23 Mars 2013: Notre article fait grincer des dents la représentante de la société Tharsys qui nous a écrit et demandé de « retirer le contenu illicite de cet article dans les plus brefs délais. A défaut, une action en justice sera envisagée pour obtenir réparation du préjudice subi et le retrait des propos dénigrants, sur le fondement de la responsabilité civile délictuelle (article 1382 du Code civil). Je vous précise que l’auteur de ces propos illicites engage ses responsabilités pénale et civile. Dans ce cadre, un huissier de justice constatera les propos dénigrants« .

Nous déplorons ces pressions!  Nous considérons que nous nous situons dans le débat et cet article ne contient absolument aucun « contenu illicite ». Notre combat est celui de gens qui se sentent spoliés du droit élémentaire de vivre dans un environnement sain, avec une eau pure et un climat permettant à l’humanité de survivre et prospérer en toute quiétude.

25 mars 2013: Nouvelles pressions de la part de la représentante de la société Tharsys. Nous suspendons temporairement la publication de cet article. Mais non revenons sous peu, soyez-en assurés!

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LA FRACTURATION HYDRAULIQUE

Chiffres : « Les biocides représentent 0,5% du fluide injecté dans la roche mère. »

10 000 m3, 20 000 m3, 40 000 m 3 d’eau pour une fracturation

C’est de 10 Millions à 40 Millions de litres d’eau.

0,5% de biocides c’est 50 à 200 m3

 

En savoir plus : http://atctoxicologie.free.fr/ , http://schiste.owni.fr/2011/06/10/les-huiles-de-schiste-nouvel-amiante-selon-un-rapport-de-loms/ , https://stopgazdeschiste.org/fracturation-hydraulique/

 

.ARTICLE TEMPORAIREMENT INDISPONIBLE

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Haute Savoie: Grande mobilisation à Saint Julien en Genevois le 11 février

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Confusion voulue ou emmêlement de pinceaux…

… une chatte n’y retrouverait pas son chaton. Les publications des « Mines » sur les permis et demandes de permis de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux, « conventionnels » ou « non conventionnels » sont pour le moins confuses.  A ce titre le rapport provisoire sur Les hydrocarbures de roche-mère en France établi au printemps dernier par les Conseil général de l’industrie l’énergie et des technologies et du développement durable (CGIET) et Conseil de général de l’environnement (CGEDD) vaut son pesant de boue de forage. Nous allons y revenir. Ce soir au Sénat la Ministre de l’Ecologie par la voie du Ministre des Transports affirmait qu’il n’existe pas de permis « conventionnels » ou « non conventionnels » mais simplement des « permis de recherche ou d’exploitation d’hydrocarbures liquides ou gazeux ».  Et d’ajouter que l’ensemble des permis « visant la roche mère » avaient été abrogés. Dont acte. Enfin presque. . .

Arrêtons-nous quelques instants sur ces curiosités langagières.

Elles démontrent une bien curieuse manière de dissimuler la vérité. Rappelons également que le CGIET donne son avis avant l’attribution des permis exclusifs de recherche lesquels sont ensuite accordés par simple arrêté ministériel sans enquête publique, et publiés au Journal Officiel de la République Française. Ce CGIET est le conseiller du ministre en matière minière.

Pourtant nos grands commis dont la responsabilité est immense semblent faire preuve de légèreté quant au traitement de l’information.  Comment voulez-vous qu’un Préfet ne soit pas légèrement tendu lorsqu’il tente de faire de la pédagogie alors que les grands corps de l’Etat se prennent les pieds dans le tapis.

Mais de quoi s’agit-il ?

Patience cher lecteur et sache qu’en lisant ceci tu verras à nouveau qu’on te trompe énormément –mais tu le savais déjà – et que les permis en demande dans ta région visent bien des hydrocarbures de roche mère et ça tu le savais aussi.

Le lapsus révélateur de l’Annexe III

Ce fameux rapport commandé par les Ministres de l’écologie (MEDDTL) et de l’Energie dans sa version officielle publiée à la Documentation Française indique en son annexe III que 46 permis ont été accordés pour de l’exploration non conventionnelle (NC) visant de l’huile ou du gaz « de roche mère » . Force est de constater que les citoyens et élus n’ont pas tort de s’inquiéter. Si nous avons compris que ces permis n’étaient pas encore officiellement accordés puisque qu’il nous est dit que leur instruction est en cours –et que les décrets n’ont pas été publiés – nous ne pouvons que comprendre que : (1) L’administration en charge traite l’information avec une légèreté pour le moins surprenante , (2) par cette information elle révèle certainement ses intentions, (3) les demandes de PER – comme le laissent également transparaître les dossiers fournis par les pétitionnaires dans le cadre de leur demande ou dans les rapports remis en octobre 2011 en vertu de l’application de la loi sur la fracturation hydraulique – visent bien des réservoirs non conventionnels.

Madame la Ministre, monsieur le Ministre, il serait temps de nous dire la vérité !
Nous serons nombreux à Saint Julien en Genevois ce samedi 11 février pour réclamer:

• l’abrogation de tous les permis accordés en France.
• l’interdiction définitive de l’exploration et l’exploitation de tous les hydrocarbures de roche mère.
• la refonte du Code minier
• l’abandon des programmes de recherche et d’exploitation des énergies fossiles en faveur de la recherche et du développement des énergies renouvelables.
• l’organisation d’un débat public et participatif sur l’avenir énergétique de la France.

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Haute Savoie: Grande mobilisation à Saint Julien en Genevois le 11 février