Cette semaine en Rhône-Alpes: Agenda ici              SIGNEZ  LA PETITION !                 ( ! ) Info minute
Lettre aux candidats à la présidentielle et leurs réponses

.

Permis des Moussières, permis de Gex, demandes de permis de Blyes, de Lyon-Annecy,  combien encore ? non à ces forages  !

Le collectif du Haut-Bugey organise une grande manifestation contre les forages d’hydrocarbures dans l’Ain et sur nos territoires en général.

Rendez-vous le samedi 14 Avril 2012 à BOURG-EN-BRESSE sur le Champ de Foire à 15h

Le risque encouru est grand, au mépris de l’environnement, de l’eau et des populations ! Des permis de recherche et d’exploitation d’hydrocarbures, gaz de schiste (et autres appellations) couvrent une large partie de la France et de l’Europe ! 4 nouveaux permis sont actuellement en cours d’instruction pour le seul département de l’Ain :

UTILISATION MASSIVE ET POLLUTION DE L’EAU

POLLUTION DES SOLS ET SOUS-SOLS

DESTRUCTION DES SOUS-SOLS ET RISQUES DE SÉISMES

POLLUTION DE L’AIR ET GAZ A EFFET DE SERRE

TRAFIC ROUTIER INTENSE

POLLUTION VISUELLE

EXPROPRIATION POUR RECHERCHE ET EXPLOITATION DES HYDROCARBURES LIQUIDES ET GAZEUX

REPORT DES SOLUTIONS ÉNERGÉTIQUES RENOUVELABLES

Nous refusons ces projets de forages !

Descendons de la montagne, affluons des plaines de l’Ain. Venons du Jura et de Rhône Alpes

Manifestons à Bourg en Bresse  le 14 Avril à 15H00

Tract et dépliant à télécharger

.

Cette semaine en Rhône-Alpes: Agenda ici              SIGNEZ  LA PETITION !                 ( ! ) Info minute
Lettre aux candidats à la présidentielle et leurs réponses

.

Petit récapitulatif qu’il ne faut pas hésiter à relayer dans les campagnes et dans les villes. L’eau est le bien de tous, sa raréfaction, sa pollution, son utilisation déraisonnée nous touche tous.

.

Les permis exclusifs de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux :

Rhône-Alpes Nord est touchée par 2 permis en cours de validité (Les Moussières et Gex), 4 demandes de permis jugée recevables (Lyon-Annecy, Blyes, Gex Sud et Montfalcon) et 1 demande de permis en cours d’instruction (Abondance).

Les permis de recherche d’hydrocarbures existants :
Le permis des Moussières :
– La compagnie Celtique Energy Petroleum s’est vue accorder ce permis par arrêté du 14 mars 2008. Le permis est valable pour 5 ans (renouvelables deux fois).– Le périmètre de ce permis inclus les départements de l’Ain, des deux Savoie et du Jura.– Sur la base des découvertes d’Esso Rep en 1998, Celtique envisage d’effectuer un forage exploratoire et a démarché des communes du plateau de Hauteville dans l’Ain.– Le périmètre de ce permis inclut les départements de l’Ain, des deux Savoie et du Jura.  Plus d’informations ici   et là
Le permis de Gex :
– La compagnie E-Corp est à la tête d’un consortium de trois sociétés qui s’est vu accorder ce permis par arrêté du 28 mai 2009. Le consortium est constitué de Edgon Resources (New ventures) Ltd (britanique) racheté par E-Corp, Eagle Energy Ltd Canadien) et Nautical Petroleum Plc: Société britannique. Le permis est valable pour 5 ans (renouvelables deux fois).– Les documents disponibles indiquent le souhait du titulaire de faire ses premiers forages en 2012 /2013.– Le périmètre de ce permis inclut les départements de l’Ain (Pays de Gex), des deux Savoie et du Jura.Plus d’informations ici   et là

 –  On notera également que le périmètre du permis de Lons le Saulnier  inclut également des territoires du Nord de la Région Rhône-Alpes.

Les demandes de permis de recherche d’hydrocarbure recevables en cours d’instruction :

L’instruction des ces permis fait l’objet d’une accélération. Lire ici  et là . La délivrance de nouveaux permis est probablement très proche!

Le permis Lyon -Annecy :
– La compagnie Schuepbach a déposé cette demande jugée recevable par les services de l’État.
– Cette demande a déclenché une mise en concurrence laquelle s’est traduite par deux autres demandes portant sur ces périmètres plus ou moins semblables. La demande du permis de BLYES et la demande du permis de Gex Sud.
– Le périmètre de ce permis inclut les départements de l’Ain, de l’Isère, du Rhône et des deux Savoie. Surface sollicitée : 3800 km2.Plus d’informations ici
 Le permis de Blyes :
– La compagnie Realm a déposé cette demande jugée recevable par les services de l’État.
– Cette demande est en concurrence la demande du permis Lyon-Annecy.
– Le périmètre de ce permis inclut les départements de l’Ain, de l’Isère, du Rhône et des deux Savoie. Surface sollicitée : 3293 km2.Plus d’informations ici
Le permis de Gex Sud :
– C’est le consortium titulaire du permis de Gex qui a déposé cette demande jugée recevable par les services de l’État.
– Cette demande est en concurrence la demande du permis de Lyon Annecy.
– Le périmètre de ce permis inclut les départements des deux Savoie. Surface sollicitée : 1991 km2.Plus d’informations ici
Le permis de Montfalcon :
– C’est la société BNK qui a déposé cette demande jugée recevable par les services de l’État.
– Cette demande est en concurrence avec les demandes des permis de Valence et extension Montélimar.
– Le périmètre de ce permis inclut les départements de l’Isère, de la Drôme mais aussi de l’Ardèche, du Rhône et de la Savoie. Surface sollicitée : 5792 km2.Plus d’informations ici   et
Les demandes de permis de recherche d’hydrocarbure en cours d’instruction :
Le permis d’Abondance :
– C’est la société Pétrosvibri qui a déposé cette demande en cours d’instruction au niveau des services de l’État.  Le pétitionnaire (une société suisse) a déjà fait un forage sous le lac Léman à partir de la Suisse en 2010 .

– Le périmètre de ce permis touche la Haute- Savoie et inclut la partie française du Lac Léman.  Surface sollicitée : 810 km2.
Plus d’informations ici   et là
IMPORTANT:
Selon le Ministère de l’Ecologie du Développement Durable des Transports et du Logement:Les permis de Lyon-Annecy, Blyes, Montfalcon, Valence extension et Montélimar visent spécifiquement les GAZ de SCHISTE.Selon le rapport de la mission d’inspection menée par les experts du CGIET à la demande des Ministres de l’Écologie et de l’IndustrieL’ensemble des demandes de permis recevables mentionnées dans cet article visent des gaz et ou huile de roche mère. (voir l’annexe III du rapport accessible sur le site de la documentation française)


Cette semaine en Rhône-Alpes: Agenda ici              SIGNEZ  LA PETITION !                 ( ! ) Info minute
Lettre aux candidats à la présidentielle et leurs réponses

.

Communiqué de presse
Des collectifs locaux réunis en coordination nationale à
Cahors, les 3 et 4 mars 2012

Ce weekend, samedi 3 et dimanche 4 mars, les délégués représentant 211 des collectifs locaux contre les pétroles, gaz et huiles de schiste se sont réunis à Cahors (Lot), en Coordination nationale. Cette rencontre était précédée d’un rassemblement devant l’Hôtel de ville avec les militants locaux, à l’initiative du NGSPC (collectifs 24, 32, 46, 47, 82).

Nous connaissons la position du candidat au pouvoir, face à laquelle nous sommes en totale opposition.

De même, nous déplorons la déclaration publique de François HOLLANDE en complète  régression par rapport à l’engagement des 100 députés et 50 sénateurs PS. Ceux ci présentaient et soutenaient au printemps 2011 des propositions de lois visant l’interdiction stricte de toute exploration et exploitation des gaz et huiles de schiste ainsi que l’abrogation de tous les permis exclusifs de recherche.

Ayant pris connaissance du projet de décret d’application de l’article 2 de la loi du 13 juillet 2011, nous réitérons notre ferme opposition à toutes expérimentations de nouvelles techniques de recherche et dénonçons la prochaine mise en place de la Commission nationale de suivi, d’orientation et d’évaluation.

Le FAME (Forum Alternatif Mondial de l’Eau) se tiendra, du 10 au 17 mars 2012, à Marseille.

Notre participation à cet évènement, nous fournira l’occasion de rencontrer les délégations étrangères pour bâtir les coordinations européenne et internationale.

Partout en France, le rythme de la mobilisation s’accélère avec la création de très nombreux collectifs citoyens notamment dans le Var, en Haute Savoie, dans les Plaines du Languedoc, en Ile de France, …

Nous donnons rendez vous pour le « Trafalgar » des gaz et huile de schiste, grand rassemblement en mer et sur terre le 8 avril à la Seyne sur Mer contre le permis off shore profond « Rhône Maritime ».

Gaz et huile de schiste, ni ici, ni ailleurs, ni aujourd’hui, ni demain !

Cette semaine en Rhône-Alpes: Agenda ici              SIGNEZ  LA PETITION !                 ( ! ) Info minute
Lettre aux candidats à la présidentielle et leurs réponses

.

Le pétrole flambe, le gaz de schiste attend

C’est sous ce titre que Le Monde daté du 29 février 2012 publie l’Edito hebdomadaire de l’économiste Martin Wolf. Monsieur Wolf commentateur économique en chef du Financial Times est un habitué du forum économique mondial de Davos.  L’édito a le doux bruit de l’installation d’une plateforme de forage dans la paisible campagne française.  C’est court et sans ambigüité, 484 mots pour nous dire que les français sont des imbéciles puisque face à la pénurie annoncée du pétrole et à l’augmentation des coûts des hydrocarbures ils renoncent à exploiter les fabuleuses réserves de gaz de schiste prisonnières du sous-sol. Comme c’est le cas dans bien des articles de la presse financière, le contexte géopolitique tendu prêtant les arguments à leurs auteurs, on agite la peur puisque le «  nationalisme pétrolier reste vigoureux de la Russie au Venezuela, en passant par les États du golfe Arabo-Persique ».

Au passage prêtant main forte à TOTAL dont le permis a récemment été abrogé l’économiste britannique se veut rassurant en susurrant que «l’État a les moyens, techniques et juridiques, d’en encadrer strictement la production ». Pour finir repenser le mix énergétique doit se faire « sans tabou ». Fermez le ban !

Gaz de schiste : Les coûts d’opportunité locaux de l’eau en question *

Et pourtant sur les territoires, à quelques encablures de Davos, « le peuple » certainement ignorant puisqu’il n’a pas le regard rivé sur les prévisions boursières s’oppose farouchement à cette exploitation. Les paysans sont inquiets lorsqu’ils constatent que d’immenses quantités d’eau sont nécessaires à l’exploitation de ces « ressources ». L’installation de plateformes de forage au beau milieu de terres agricoles dont les surfaces sont en diminution face à l’urbanisation n’est pas non plus jugée bienvenue. Le monde paysan dont les candidats à l’élection présidentielle tentent de s’arracher les suffrages est celui qui nous nourrit et l’AOC gaz de schiste n’a pas l’air d’enthousiasmer les foules.

(*) Le coût d’opportunité désigne la perte des biens auxquels on renonce lorsqu’on procède à un choix, autrement dit lorsqu’on affecte les ressources disponibles à un usage donné au détriment d’autres choix.

Cette semaine en Rhône-Alpes: Agenda ici              SIGNEZ  LA PETITION !                 ( ! )Info minute

.

Gaz de schiste : Ces demandes de permis de recherche d’hydrocarbures que l’on découvre par hasard

L’information disponible sur les permis et demandes de permis de recherche d’hydrocarbure est décidément éparse et confuse. Les sites Internet et bulletins de l’administration manquent de lisibilité, et il faut que des citoyens tenaces et persistants mènent un vrai travail d’archéologue pour sortir des placards et des tiroirs une information qui devrait pourtant être à la portée de tous, un peu plus simplement. Le sous-sol que nous devrions considérer avec plus de respect est notre bien commun et celui des générations futures, les projets qui le concernent devraient être plus clairement exposés. Mais un an après la première grande manifestation nationale qui a sonné le début  de la mobilisation citoyenne contre les gaz et huile de schiste, l’opacité règne toujours.

La demande de permis dites « d’Abondance », le grand projet pour forer sous le Lac Léman

Il faut remonter au bulletin mensuel d’information du Bureau Exploration Production des Hydrocarbures de l’été 2009  pour découvrir que la société Suisse Petrosvibri a déposé cette demande de permis de forer auprès de l’Etat français. Contactée par des citoyens, l’administration indique que la demande est (toujours) en cours d’instruction. Cette demande a cette particularité qu’elle correspond à un projet beaucoup plus vaste qui consiste à aller forer sous le Lac Léman à la recherche de gaz. Petrosvibri titulaire d’un permis en Suisse a déjà effectué un forage vertical suivi de trois puits diagonaux à partir de la commune de Noville. Les résultats de ces forages sont en cours d’analyse (il s’agit semble-t-il de tight gas) et des questions se posent sur le traitement des boues de forages, nous y reviendrons.

Le « gaz de schiste » et l’Eau d’Evian font-ils bon ménage ?

A moins que le Groupe Danone ne projette de céder l’Eau d’Evian à Nestlé pour renforcer sa gamme d’eaux gazeuses (Perrier),  on peut imaginer quelque inquiétude sur les bords du Lac d’Evian. Les sources Cachat et des Cordeliers seront-elles bientôt gazeuses ou polluées par les effluents de forage hydrocarbures? La municipalité d’Evian et le propriétaire de l’eau éponyme voient-ils d’un bon œil la mise en place de plateformes de forage d’hydrocarbures nichées entre lac et montagnes ?

Les cures de soins, de bien-être ou de remise en forme au beau milieu des plateformes de forage voilà un nouveau concept touristique qui devrait inspirer habitants, élus et professionnels du tourisme. Des noria de camions et des torchères, ça nous changera du jet d’eau et des voiles qui glissent sur le lac au gré du vent.

 Mais on nous dit que dans « la Yaute », on ne se laissera pas faire …

La Haute Savoie est concernées par le permis dit de Gex, les demandes de permis de Gex Sud, Abondance, Lyon Annecy

NON IL N’Y A PAS DIFFAMATION

23 Mars 2013: Notre article fait grincer des dents la représentante de la société Tharsys qui nous a écrit et demandé de « retirer le contenu illicite de cet article dans les plus brefs délais. A défaut, une action en justice sera envisagée pour obtenir réparation du préjudice subi et le retrait des propos dénigrants, sur le fondement de la responsabilité civile délictuelle (article 1382 du Code civil). Je vous précise que l’auteur de ces propos illicites engage ses responsabilités pénale et civile. Dans ce cadre, un huissier de justice constatera les propos dénigrants« .

Nous déplorons ces pressions!  Nous considérons que nous nous situons dans le débat et cet article ne contient absolument aucun « contenu illicite ». Notre combat est celui de gens qui se sentent spoliés du droit élémentaire de vivre dans un environnement sain, avec une eau pure et un climat permettant à l’humanité de survivre et prospérer en toute quiétude.

25 mars 2013: Nouvelles pressions de la part de la représentante de la société Tharsys. Nous suspendons temporairement la publication de cet article. Mais non revenons sous peu, soyez-en assurés!

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

 

LA FRACTURATION HYDRAULIQUE

Chiffres : « Les biocides représentent 0,5% du fluide injecté dans la roche mère. »

10 000 m3, 20 000 m3, 40 000 m 3 d’eau pour une fracturation

C’est de 10 Millions à 40 Millions de litres d’eau.

0,5% de biocides c’est 50 à 200 m3

 

En savoir plus : http://atctoxicologie.free.fr/ , http://schiste.owni.fr/2011/06/10/les-huiles-de-schiste-nouvel-amiante-selon-un-rapport-de-loms/ , https://stopgazdeschiste.org/fracturation-hydraulique/

 

.ARTICLE TEMPORAIREMENT INDISPONIBLE

  • Les fuites de méthane lors de la production peuvent annuler les avantages climatiques du gaz naturel.

Les échantillonnages de l’air révèlent de hautes émissions provenant des gisements de gaz. C’est ce que révèle un article publié dans la revue « Nature » le 9 février 2012 s’appuyant sur le rapport d’une étude réalisée par la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration des USA) et l’Université du Colorado sur des panaches de pollution détectés au nord de Denver, au Colorado.

L’étude a été réalisée entre 2007 et 2012 et identifie les polluants : méthane, butane et propane, vérifiés par les empreintes chimiques, comme provenant d’émissions de gaz naturel du bassin Denver-Julesburg qui comprend plus de 20 000 de puits de gaz et de pétrole forés depuis les années 1970. Les gisements de production sont des sables ultra compacts (serrés – réservoirs non conventionnels) qui étaient et sont fracturés hydrauliquement.

 Les fuites de méthanes atteignent en moyenne 4% de la production. Les données ont été recueillies à partir d’une tour de 300m située au nord de Denver dès 2007 et d’un appareil mobile à partir de 2008. Alors que les mesures ne font pas de distinction entre les émissions globales de production, les émissions de fracturation et la complétion du puits, elles montrent que les pertes totales de méthane de production sont de 2 à 3 fois les estimations de l’industrie et correspondent à une proportion de 2,3% à 7,7% de la production totale du champ de gaz, avec une valeur moyenne de 4%.

Ces valeurs sont légèrement supérieures à une étude de l’Université Cornell de 2011, avec des estimations de fuites de 2,2% à 3,8%, avec 1,9% provenant de la ventilation du gaz naturel au cours de la fracturation hydraulique, puis en plaçant un puits en réalisation. La ventilation du gaz naturel est effectuée pendant et après la fracturation hydraulique pour une période de 4 semaines ou plus avant que ce puits ne soit mis en production et raccordée à une canalisation. Bien que certaines de ces fuites soient identifiées comme provenant de réservoirs de stockage utilisés pour contenir des gaz de pétrole liquide avant l’expédition, une grande proportion provient du gaz naturel brut s’échappant de l’infrastructure.

Fig: Estimations des pertes du méthane dans les champs de gaz autours de Denver, Colorado, par l’industrie, à partir d’une tour et d’un laboratoire mobile.

La capture des émissions de gaz produites au cours de la fracturation de la mise en production ou de l’achèvement est possible, mais l’industrie du pétrole-gaz indique qu’elle est trop chère. Dès lors pour les industriels il est plus économique de laisser le gaz naturel s’échapper dans l’atmosphère !

  • La communication des industriels remplace l’information.

Les valeurs de NOAA sont plus élevées que les estimations l’Agence Fédérale de Protection de l’Environnement (révisées à 2,8%), laquelle propose une nouvelle réglementation pour contrôler les émissions : Les groupes environnementaux veulent en renforcer les normes tandis que l’industrie pétrolière du gaz veut les réduire. L’Alliance du gaz naturel américain (American Natural Gas Alliance) affirme que de nombreux opérateurs ont amélioré leurs pratiques et ont réduit leurs émissions, volontairement ou en raison de la réglementation. (1) Cette alliance dit aussi que « l’étude de Denver est difficile à évaluer sur la base d’un examen préliminaire ». (2) Ces résultats posent question sur le «combustible fossile propre » présentés par l’industrie gazière non conventionnelle et indique la nécessité d’évaluer sérieusement les opérations de gaz à un niveau national aux Etats-Unis.

Dans une autre étude menée par Sergey Paltev (3), directeur adjoint de la recherche économique à la MIT Energy Initiative, celui-ci affirme que leurs recherches montrent que les émissions sont bien en dessous des valeurs de l’EPA de 2,8%, et se demande si les résultats du NOAA représente bien l’industrie

Commentaires:

(1) L’industrie tend maintenant vers l’amélioration des pratiques après 7 ans, (la fracturation hydraulique a commencé en 2003-2004) ce genre de pratiques n’étaient elles pas jugées nécessaires avant ? Qu’ont les industriels à répondre face aux réactions du public, aux enquêtes de l’EPA et d’autres institutions ?

(2) La déclaration « l’étude X est difficile à évaluer sur la base d’un examen préliminaire » est la réponse standard faite par des opérateurs de pétrole et gaz, un langage codé pour dire, « l’étude est en contradiction avec notre ordre du jour et nos intentions et nous n’avons pas trouvé de procédure avec nos avocats ou des experts rémunérés pour la discréditer ».

(3) Sergey Paltev est répertorié comme un chef un chercheur participant à la MIT Energy Initiative, fondé par BP, Shell et ENI (le géant italien de l’énergie), un co-auteur dans plusieurs études d’énergie fossiles carburants du MIT. Il est aussi co-président d’une étude interdisciplinaire de MIT « L’avenir du gaz naturel » (2011), principalement financée par le « American Clean Skies Initiative » (financée par la Chesapeake Energy Corporation, un partenaire avec le gaz de schiste de Total aux USA), et Agência Nacional de Hidrocarburos (Colombie), le Gas Technology Institute (GTI), Exelon (USA, fournisseur d’énergie nucléaire pour 93% de ces chiffres {avec 17 réacteurs}, 5% par le charbon, 1% hydroélectrique, 1% gaz et le pétrole <1%) et un donateur anonyme. En 2010, le MIT a été parrainé par l’industrie pour un total de 111 millions $.

Avec la collaboration d’Antony Watkins, Ingénieur, Geophysicien, ancien des pétroles.

Cette semaine en Rhône-Alpes: Agenda ici              SIGNEZ  LA PETITION !                 ( ! ) Info minute

.

Samedi 11 Février, à Saint Julien en Genevois,  2500 personnes se sont rassemblées par des températures glaciales afin d’exprimer leur opposition à l’exploration et l’exploitation des Gaz et huiles de roche mère en Haute Savoie.

Très forte mobilisation citoyenne ce 11 février 2012 à Saint Julien en Genevois, petite ville de 11000 habitants directement concernée par les « pétrole et gaz de schiste » (ou hydrocarbures de roche mère) avec le permis de Gex. Ce permis accordé depuis juin 2009 pour une durée de 5 ans à un consortium de compagnies pétrolières anglaises (eCorp, Eagle Energy limited et Nautical Petroleum PLC). Ce permis couvre une surface de 932km² sur les territoires de l’Ain de la Haute Savoie et du Jura.

600 personnes ont tout d’abord participé à un meeting en début de journée auquel se sont succédés plusieursrs orateurs de différents collectifs, avant tout de Haute Savoie mais aussi d’ailleurs en Rhône-Alpes ainsi que des élus. Après une rapide introduction par le Maire de la ville, c’est Jacques Cambon, hydrologue qui a pris la parole en rappelant qu’aujourd’hui, la seule technique possible pour l’extraction du gaz est la fracturation. Malgré l’interdiction de la fracturation hydraulique (par la loi du 13 juillet 2011), les compagnies pétrolières et de forages envisagent déjà de contourner ces lois, sans que le gouvernement ne s’en offusque, comme lors du colloque du 17 Janvier à Paris organisé par le club « énergie et développement » réunissant ministres et multinationales de cette industrie.

Le meeting s’est poursuivi par l’intervention d’Elisabelle Bourgues, No Fracking France, d’Anne Marher, député du canton de Genève qui à fait un point sur la situation de son Pays, Alain Chabrolle, Vice-président du Conseil régional délégué à la santé et à l’environnement qui a rappelé le besoin d’un débat sur l’avenir énergétique ainsi que la refonte du code minier.

Le dernier intervenant aura été Jean Louis Chopy, porte-parole du collectif Stop Gaz de Schiste Ardèche, qui a parlé de l’avenir du mouvement et a appelé au blocage des pétroliers sur les territoires. En effet ce sont déjà deux permis qui ont été accordés sur le Nord de la région tandis que quatre autres sont en cours d’instruction pour attribution imminente. Ces derniers concernent exclusivement notre région avec les permis de Blyes( 01), Gex Sud ( 74-01), Lyon Annecy( 68-38-73-74) et montfalcon ( 38-69-26-07)En tout, ce ne sont pas moins de 10 000 km² de nos territoires en Rhône-Alpes qui seront impactés par cette industrie polluante et dévastatrice. Et en France c’est après les 73 permis déjà accordés sur tout le territoire, encore 71 autres qui sont en attente de validation.

Seul le Préfet de région compétent ?

C’est ensuite 2500 personnes qui ont défilé avec détermination et bonne humeur dans les rues de la ville ( malgré une température de moins dix degrés) et qui ont rejoint la sous-préfecture. Une délégation citoyenne à été reçue par le sous-préfet lequel s’est déclaré incompétent pour fournir une réponse claire sur le sujet. Il a indiqué que seul le Préfet de Région était compétent. Les collectifs ne manqueront pas d’approcher M. Jean-François Carenco qui connait en effet bien le dossier puisqu’il était directeur de cabinet du Ministre Borloo au moment de l’attribution des trois permis récemment abrogés (Permis de Nant, de Montélimar et de Villeneuve de Berg).

Pendant cette entrevue, devant la sous préfecture, plusieurs personnes ont pris la parole (collectif et élus) et n’ont pas manqué de féliciter l’organisation de cette manifestation citoyenne, et dont la tête du cortège n’était représentée par aucun parti politique;  élus de tous bords engagés dans cette lutte et partis politiques ayant leur place citoyenne au milieu du cortège.

A nouveau il a été rappelé que les collectifs Stop ou Non au Gaz de Schiste sont indépendants, ne sont affiliés à aucun parti politique, acceptant toutefois les soutiens de tous bord à l’exception de l’extrême droite dont ils ne peuvent en aucun cas partager les « valeurs ».

De nombreuses « soirées Gasland » ( projection du film suivie d’un débat) sont déjà programmées en pays Savoyard et ailleurs en Rhône-Alpes. Elles continueront de plus belle afin d’informer et mobiliser les citoyens et les élus locaux dans l’ensemble des départements de Rhône-Alpes. Cette région est particulièrement touchée puisque 7 départements sur 8 sont touchées par des permis d’exploration aisément transformables en permis d’exploiter ! Pour plus d’information : voir ici

Article rédigé en collaboration avec RP (http://cri-ac.org/ Collectif Stop gaz de Schiste 38)