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Lettre ouverte à Philippe Martin, Ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie
A la suite de l’émotion suscitée par le démarrage du forage sur la plateforme de Jouarre, l’AFP a produit une vidéo largement relayée par de nombreux media (1). Pour contrebalancer les propos d’Isabelle Lévy, du Collectif du Pays Fertois, parlant au nom des citoyens inquiets,  insistant sur le fait que ce forage constitue la “première étape avant d’aller plus loin” si la loi du 13 juillet 2011, dite “loi Jacob” est invalidée par le Conseil Constitutionnel, l’AFP fait parler Guillaume Bailly, au nom de la DRIEE. “Les services de l’Etat veilleront à ce que l’exploitant ne fasse absolument pas recours à la fracturation hydraulique, nous allons d’ailleurs renforcer nos contrôles. Puisque le forage de recherche va durer 3 mois, les services de la DRIEE vont se rendre à trois reprises sur le site dans  le cadre de contrôles programmés voire inopinés pour s’assurer qu’il n’y a pas de fracturation hydraulique”. Tels sont les propos tenus par Guillaume Bailly, chef de l’unité territoriale 77 à la DRIEE, ancien élève de l’Ecole Nationale Supérieure  des Techniques Industrielles et des Mines d’Alès.

Un représentant de la DRIEE peut-il ignorer que la fracturation hydraulique  ne peut avoir lieu tant que la foreuse est en place?

Nous, simples citoyens, engagés dans la lutte contre l’exploration et l’exploitation du pétrole et du gaz de schiste, nous en saurions plus que les ingénieurs des mines composant la DRIEE ?
Nous, simples citoyens, savons qu’une exploration complète d’hydrocarbures non conventionnels (pétrole ou gaz de schiste)  se compose de trois phases: un forage vertical, un forage horizontal, et enfin une fracturation hydraulique.
Nous, simples citoyens, savons que la société Hess Oil est en train de forer verticalement, comme elle l’avait prévu en 2010,  dans sa déclaration d’ouverture de travaux miniers, pour procéder à des carottages à l’étage des schistes.
Nous, simples citoyens, sommes perplexes sur les raisons qui poussent Hess Oil à forer. L’entreprise pétrolière prétend explorer  le sous-sol pour obtenir une cartographie du Bassin Parisien alors que selon Didier Bonijoly, directeur adjoint des géoressources au Bureau de Recherches Géologiques et Minières, ce sous-sol et ses ressources sont déjà connus.
Nous, simples citoyens, savons que le forage horizontal a été interdit par arrêté préfectoral en avril 2013, à la suite de la circulaire Batho  du 21 septembre 2012.
Nous, simples citoyens, savons que la troisième phase, (la fracturation hydraulique) est interdite depuis le 13 juillet 2011,  à la suite du vote de la loi, dite “loi Jacob”. A ce titre nous n’avons jamais prétendu que la présence de la foreuse sur la plateforme  de Jouarre supposait qu’une fracturation hydraulique allait avoir lieu dans les jours à venir.
Nous, simples citoyens, savons aussi que la loi Jacob est menacée par une QPC et que le Conseil Constitutionnel doit statuer  avant la mi-octobre.
Nous simples citoyens, savons que si la loi est invalidée, le recours à la fracturation hydraulique par les pétroliers pourra avoir lieu  sans que rien ne s’y oppose.
Nous simples citoyens, savons, par ailleurs, que la loi Jacob prévoit en son article 4 des “expérimentations [de fracturation hydraulique] réalisées à seules fins de recherche scientifique sous contrôle public”. Le Conseil Constitutionnel, s’il décidait de ne pas invalider la loi, pourrait demander au gouvernement d’appliquer complètement la loi, à savoir ses articles 2 et 4, prévoyant la mise en place de la commission chargée de surveiller ces expérimentations de fracturation hydraulique. Celle-ci pourrait alors être effectuée en toute légalité.
Nous, simples citoyens,  savons qu’il n’est pas possible de procéder à une fracturation hydraulique tant que la foreuse est en place.
Nous, simples citoyens, nous interrogeons donc sur les objectifs réels de ces contrôles programmés ou inopinés annoncés  par la DRIEE ainsi que sur la nécessité d’annoncer ces contrôles à l’AFP.
Nous, simples citoyens, conscients de la situation financière des services de l’Etat, ne souhaitons pas participer indirectement  au gaspillage du budget de la DRIEE qui va pratiquer des contrôles dont le seul objectif serait de calmer la population  en répétant qu’il n’y a pas eu de fracturation hydraulique.
Monsieur le Ministre, nous vous demandons de rassurer vos services, si attentifs à nos inquiétudes:  il n’y aura aucune fracturation hydraulique tant que la foreuse sera visible dans les champs, au milieu de la Brie.
Monsieur le Ministre, si d’aventure, une fois la foreuse démontée, nous observions la présence de compresseurs,  de sable et de produits chimiques nécessaires à la fracturation hydraulique nous ne manquerions pas d’en informer  vos services qui, nous l’espérons, se rendront rapidement sur les lieux pour relayer notre veille citoyenne. Citoyennement votre,
Le Collectif du Pays Fertois (Jouarre, le 12 août 2013). Collectifs associés: Boccage Gâtinais (77), Carmen(02), Causse-Méjean – Gaz-de-Schiste-NON ! (48), Marne-Ourcq-Multien (77), Basta ! Gaz-Alès (30), Isérois-STOP-GHRM-38, Pays-de-Coulommiers (77), Anduze (30), ile-de-france-non-au-GPDS (77), non-au-Gaz-etPétrole-de-Schiste-91, Garrigue-Vaunage (30), Touche-pas-à-mon-schiste ! (07) ainsi que le CRI – Nonville (77) et l’association GAIA – SOS planète en dangeret

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Mardi 6 août 2013, le pétrolier américain Hess Oil France a commencé un forage exploratoire sur la plateforme de la Petite Brosse à Jouarre en Seine-et-Marne dans le cadre du permis de Château-Thierry, 51-77. Hess met en œuvre ce que son président B. Demont a affirmé à l’AFP* «…permettre de localiser du pétrole pour lequel les techniques de production (…) sont interdites…».

jouarre stop foarge pétrole gaz de schisteLes collectifs soutiennent le collectif du pays fertois dans sa lutte. Ensemble nous dénonçons ce forage qui a pour objectif explicite l’exploration de la roche-mère** laquelle renferme du pétrole de schiste.

C’est une étape dans la recherche d’hydrocarbures non conventionnels sur le territoire national ; nous demandons donc l’arrêt immédiat de ces travaux.

En effet, le collectif du pays fertois n’a eu cesse de dénoncer les allégations et mensonges d’Hess qui prétend aussi chercher du pétrole dans des formations classiques alors que de nombreux documents attestent que les forages antérieurs n’ont jamais détecté des réservoirs de pétrole conventionnel.

De plus, la Déclaration d’ouverture de travaux miniers, déposée par Toreador (alors titulaire de ce permis), en avril 2010, précise que le « …sous-sol est connu depuis longtemps, que les carottages ont été nombreux, que la roche-mère est riche en huile… ».

hess oil recherche pétrole schisteLes propos de B. Demont (1) l’attestent puisque sa société, très active dans l’exploitation de pétrole et gaz de schiste aux États-Unis «…compte découvrir (…) du pétrole de roche mère extractible sans fracturation…» ??? Méthode que le rapport de l’OPECST n’a pas –encore- présenté !

Ce forage vertical est donc la première phase d’une exploration de pétrole de schiste. Les deux suivantes sont encore interdites à ce jour : les drains horizontaux par arrêté préfectoral du 30 avril 2013 et la fracturation hydraulique depuis la loi Jacob du 13 juillet 2011, prohibant cette technique.

Le Conseil Constitutionnel qui doit statuer sur la validité des art. 1 et 3 de la loi Jacob(2) avant le 12 octobre prochain pourrait invalider ces art. ; la voie sera alors libre pour fracturer à Jouarre et ailleurs.

De plus, cette exploration est en totale contradiction avec les propos qu’aurait tenu, le Président F. Hollande, en présence de son ministre de l’Ecologie, P. Martin, au collectif du Gers, le 3 août 2013 à Auch ; « …qu’il n’y aurait pas d’exploration et d’exploration de gaz et pétrole de schiste… ».

Enfin, ce forage a fait l’objet d’une simple procédure de déclaration. Or, le Conseil d’État a jugé, le 17 juillet 2013, que ce type de forage ne pouvait être conduit sous ce régime et donc sans étude d’impact et enquête publique, en raison des risques graves qu’il présente pour l’environnement.

(1) AFP 6 août 2013.

(2) DODTM, avril 2010, chapitre 2, page 3 ; deux cartes légendées « Shale oil pilot wells, Château-Thierry permit » ; à gauche épaisseur de la formation de la roche mère liasique ; à droite profondeur de la formation.

Les collectifs directement signataires

Bastagaz Alès (30), Anduze (30), Pays Fertois (77), Gardonnenque – Petite Camargue (30), Lodévois (34), Plaines du Languedoc (LR), Causse Méjean (48), Florac (48), La Canourgue (48), Viganais (34), Bassin de Thau (34), Collectif-83, Nîmes anti schiste (30), Martel Non au gaz de schiste et de Houille (46), Narbonnais (11), FRAPNA 26, Entrecasteaux (83), Nord-Pas de Calais (59-62), Piémont cévenol (30), Grand Montpellier (34), Montpellier Littoral (34), Gazpart (02), Gignac (34), Collectif-07, Collectif-Gers (32), Pézenas (34), Garrigue Vaunage (30), Clapiers (34), Touche pas à mon schiste (07), Montélimar (26), Romans Nord Drôme des Collines (26), Association nationale No Gazaran ! Collectif-IdF, Roynac (26), Collectif Nord (59-62), Réseau Rhône-Alpes (01-07-26-38-69-74). Collectif47, Briard (77), Haut-Jura (39)

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Alors que le gouvernement s’applique à faire de jolis pas de deux avec le MEDEF, les travaux en vue de forages pour aller fouiller la roche mère à la recherche de pétrole de schiste se poursuivent dans le bassin parisien.
Comme prévu

Comme prévu par les ingénieurs généraux ayant conduit la « mission d’inspection » demandée par les ministres KosciuskoMorizet et Besson du gouvernement Fillon, la recherche d’hydrocarbures de roche mère poursuit son cours comme si de rien n’était.

Un rideau de fumée est activé régulièrement par la nouvelle équipe aux affaires depuis les présidentielles de 2012. Le Président Hollande fait des déclarations largement reprises par la presse jurant que non au grand jamais les « gaz de schiste » de son vivant de Président, en France on n’y touchera pas !  Ce gaz de schiste essentiellement logé dans le sous-sol du Sud Est de la France où une forte résistance populaire et d’élus a vu le jour depuis fin 2010. Pas de « gaz de schiste » mais le Président n’a bien évidemment pas évoqué le pétrole de schiste qui attire les convoitises de sociétés Nord Américaines dont plusieurs sont déjà engagées dans des travaux d’exploitation de pétrole conventionnel.

Le rapport de la mission d’inspection du CGEIET et du CGEDD

Il suffit pourtant d’avoir à l’esprit ce rapport (public) de la mission d’inspection qui a décrit avec force détails le processus qui conduira à la fracturation hydraulique dans le bassin parisien. Pourquoi alors stopper ce processus alors même que de nombreux élus qui s’étaient prononcés contre ces projets en sont devenus les promoteurs avec au premier chef le Ministre Montebourg qui va jusqu’à évoquer la « fracturation écologique propre» ! Ce rapport des inspecteurs indique qui sera impliqué dans la recherche de pétrole de schiste en nommant notamment la société Hess[1]. Puis en son chapitre 4 de la page 115 à la page 124 il détaille par le menu « des expérimentations (à mener) en France » et précise que « pour les huiles de schiste, c’est-à-dire pour le Bassin Parisien, le nombre de forages déjà réalisés dans le cadre de l’exploitation pétrolière ces dernières décennies, le caractère relativement régulier de la géologie, la possibilité de transposer certains résultats d’autres bassins sédimentaires relativement similaires, peuvent permettre d’aboutir à un niveau de connaissance élevé dans un délai et avec des dépenses qui paraissent accessibles ; Hess et l’Etat français sont complices dans le mensonge » et que « Pour les gaz de schiste, qui se trouvent dans des zones moins explorées, et avec des géologies plus tourmentées, l’acquisition de connaissances est plus complexe». Les détails de l’expérimentation sont couchés sur le papier et le programme est finalement résumé par un schéma en page 124.

mission inspection roche mere expérimentations Alors que la mission envisageait la nécessité d’aménagements juridiques permettant de contourner l’interdiction de la fracturation hydraulique, le récent renvoi de la question prioritaire de constitutionnalité vers le Conseil Constitutionnel laisse imaginer que si ce dernier retoque la loi de juillet 2011, l’État pourra s’engouffrer en toute liberté dans cette faille avec ses complices auxquels il a accordé des permis de recherche.

C’est pour tout cela que les habitants de Jouarre seront épaulés par d’autres citoyens venus d’autres régions de France le 3 Août pour exprimer leur refus de ses travaux. Car c’est un vrai mensonge que l’État, l’exécutif et les sociétés pétrolières soutiennent lorsqu’ils affirment qu’il n’y a pas de recherche d’hydrocarbures de roche mère. Un mensonge que de dire que les sociétés « ont adapté leur projet« . Les ressources en hydrocarbures présentes dans les gisement conventionnels sont très largement connues et leur exploitation largement engagée et ce depuis longtemps. Ce qu’il se passe actuellement dans le bassin parisien, c’est bien la mise en œuvre de la recherche de pétrole de schiste. Or une seule technique existe actuellement pour  vérifier son existence et la « rentabilité » des gisements, c’est la fracturation hydraulique. Qu’on la nomme « fracking », « stimulation » ou « massage ». Qu’elle soit exécutée dans un forage vertical ou horizontal. L’exploitation de tels gisements ne peut se faire sans stimulation, il s’agit de réserves non conventionnelles comme définies par l’OPECST (2).


[1] Page 24 « Les huiles de roche mère : (…) A l’examen des déclarations d’ouverture des travaux miniers, il apparaît que deux opérateurs se proposent de réaliser des forages « tests » de production d’huile de roche-mère à partir d’un puits vertical : Toreador Energy France et Vermilion REP. Toreador, associé aujourd’hui à la société Hess, a obtenu en octobre 2010 un arrêté préfectoral encadrant ses travaux miniers pour le forage de trois puits de recherches sur son permis de recherche dit de « Château-Thierry ». Il a déposé d’autres déclarations de travaux pour son permis de recherche de « Mairy ». Des projets de forage d’exploration sont également formés pour le permis de recherches de Leudon-en-Brie. »

(2) définition des hydrocarbures non conventionnels comme « ceux ne pouvant être  extraits  par forage, et éventuellement pompage, sans nécessiter d’autres étapes de traitement »  (selon l’Etude de faisabilité du rapport de l’OPECST relatif aux techniques alternatives à la fracturation hydraulique)

Alerte!  en Pologne fil info ici       Rassemblement JOUARRE 3 AOUT   (!) Info minute revue de presse

balcombe26 Juillet 2013, la Police du Sussex procède à 14 interpellations sur un site de forage pétrolier près du village de Balcombe. La population locale et les militants anti-fracking avaient tenté de bloquer la livraison de machines à l’aide de troncs d’arbres et d’une chaîne humaine.

Dans ce comté situé au sud de Londres, la société Cuadrilla, dirigée par l’ancien chef de BP Lord Browne, a l’intention de commencer des essais de forage de pétrole de schiste dans les jours à venir.

S. une jeune française qui vit depuis plusieurs années en Angleterre est sur place et témoigne. Ce qu’elle raconte sur la finesse des méthodes employées par la police britannique pour contrer, isoler et stigmatiser une résistance pacifique est saisissant.

« Je viens de repasser une journée à Balcombe et je crois qu’une mise à jour est nécessaire. 

Le ton change. C’est subtil, mais très puissant. Côté manifestants, c’est toujours la même ambiance hippie-éclairée. Le nombre de gens présents n’augmente pas vraiment, mais il y a beaucoup de flux – autour de la vingtaine de personnes qui campe sur place, on trouve tout le temps de nouveaux visages. Pas tellement plus de hippies, mais de plus en plus de gens plus « classe », des conservateurs (Tories), et qui viennent de plus en plus loin. 

Mais côté police, c’est différent. Les unités s’organisent pour une présence « longue » avec des camions pour leur préparer à manger et un bureau de liaison. Les agents de liaison sont maintenant en bleu clair pour être reconnus plus facilement du public. Ils font toujours leur job de « good cop[1] » qui parlemente avec la population, mais en même temps ils essaient de collecter des informations sur les manifestants, ce qui n’était pas le cas avant. Bien sûr on était toujours filmés, mais maintenant c’est procédure systématique, identification discrète des véhicules, questions amenant à divulguer notre identité etc. 

Le jeu devient de plus en plus « dirty[2]« , avec des preuves de négligence de la police, de manipulation des lois pour parvenir à leurs fins, de mensonges avérés. 

frack off uk shaleCôté arrestations, le ton a changé aussi. Maintenant, à l’arrivée des camions de Cuadrilla, beaucoup de gens se massent devant le-dit camion pour l’empêcher d’avancer. Une rangée de policiers, juste devant le capot, repousse la masse de gens lentement jusqu’à les pousser de côté juste devant l’entrée. Ils n’arrêtent personne pour « obstruction de la voie publique » ou autre chose du genre, contrairement à leurs menaces jusqu’ici. Pourquoi ? Je ne sais pas, mais la conséquence directe c’est que ceux qui se font arrêter sont toujours le même public : 2 ou 3 hippies souvent venus de Brighton (la ville hippie du coin), jeunes, un peu mal sapés et que la presse désignera comme « chômeurs » ou « artistes ». Les dizaines d’autres, plus pacifiques, n’auront pas ou peu leur nom ou leur interview dans la presse – et les citoyens ne s’aperçoivent pas qu’il y a une majorité de gens comme eux dans la manif. J’ai vu la presse interviewer des gens très intéressants et ne jamais les citer dans les articles. On voit des journalistes choqués de ce qu’ils observent mais le ton des articles est toujours fade.

Les procédures d’arrestation s’accélèrent aussi, et dans la mêlée de gens c’est impossible de suivre ce qui se passe réellement. Bien sûr il y a des témoignages disant que telle personne n’a pas été informée de ses droits ni de son chef d’accusation (ce qui est illégal), ou de violence exagérée. Mais comment le prouver ? 

Les personnes arrêtées vendredi ont été relâchées à 2 h du matin dans la ville de Crawley. Quelques courageux s’étant portés volontaires les attendaient à la sortie pour les ramener chez eux. J’ai parlé à l’un de ces « chauffeurs », qui dit que tous ces gens étaient traumatisés par leur expérience. Une dame allaitante avait été gardée des heures sans pouvoir voir son bébé. 

balcombe pic frackoffIl y a aussi des rumeurs d’infiltration de la police parmi les manifestants, jouant le rôle des provocateurs. Des histoires concernant d’autres opérations de police où des officiers auraient sciemment séduit jusqu’à avoir des enfants (!) avec des personnes uniquement pour leur mission, ainsi qu’activement aidé des personnes à des actes ensuite jugé au tribunal sont ressorties. Alors les gens commencent à douter. Parmi ceux arrêtés vendredi, certains ont été inculpés et interdits de revenir sur les lieux, d’autres pas. Évidemment, c’est suspect, vu qu’ils étaient tous assis au même endroit ! 

Alors ce qui se passe, c’est l’insidieuse perte de confiance. Ça n’est pas encore flagrant, mais c’est le poison le plus comparable à ce que Cuadrilla compte mettre dans l’eau. La peur de la police et de son pouvoir, à elle seule, est paralysante. 

Bref, voilà le changement de ton… » 


[1] Trad. : Bon flic

[2] Trad. : Sale

Edit: ce 31 Juillet 2 activistes de sont « encollés » avec de la « super glue » bloquant l’accès au site.

pic frack off people superglued Balcombe 31 july 2013

Ile de France, l’exploration du pétrole de schiste a commencé ! Mobilisation le 3 août 2013
 
JOuarre mobilisation 3 août 2013 photo collectif fertoisReconnaissant les impacts de la fracturation sur l’environnement et la santé, François Hollande a déclaré devant des millions de nos concitoyens le 14 juillet dernier : « …Tant que je suis président, il n’y aura pas d’exploration du gaz de schiste en France… » sans faire mention du  pétrole de schiste ni du gaz de houille ; le même jour, le pétrolier Hess Oil France est prêt à forer son troisième puits d’exploration à Jouarre, en Seine-et-Marne. Or, le permis de Château-Thierry a été reconnu « pétrole de schiste »  début 2011.
 
Les collectifs appellent donc à la manifestation organisée le 3 août 2013 à partir de 14 heures face à la plateforme située au lieu ditLa Petite Brosse, commune de Jouarre 77,pour protester contre le forage d’exploration de pétrole de schiste.
 
Les collectifs dénoncent les déclarations du Chef de l’État et du Gouvernement qui ne reflètent pas la réalité. En effet, le Conseil Constitutionnel est maintenant saisi d’une Question Prioritaire de Constitutionnalité visant à invalider la loi du 13 juillet 2011, interdisant la fracturation hydraulique, et doit se prononcer d’ici mi-octobre prochain au plus tard. En cas d’invalidation de cette loi, la fracturation hydraulique sera utilisable immédiatement pour l’exploration et l’exploitation, sur les cinquante sept permis et les 64 concessions accordés.
 
Sous la pression des industriels, le débat sur la Transition énergétique vient de s’achever sans orientation claire. Les collectifs rappellent l’importance de réduire notre dépendance aux énergies non renouvelables qui aggravent le dérèglement climatique, qu’elles proviennent d’ici ou d’ailleurs.
 
Ainsi, les collectifs réaffirment leur soutien à la légitime lutte des paysans polonais contre Chevron qui bénéficie de la complicité du gouvernement polonais.
 
Ils s’associent à l’ensemble des mobilisations du 22 juillet, « Journée internationale contre les projets miniers » ; ces projets impactent l’environnement et les populations à travers le monde, y compris sur le territoire français, par exemple sur le permis exclusif de recherche de mines (P.E.R.M.) de Tennie (Sarthe et Mayenne) récemment accordé.
 

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Selon les informations recueillies auprès de la DREAL (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du Logement) Rhône-Alpes, la situation au 11/06/2013 est la suivante pour les permis de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux qui la concernent.

  • Permis octroyés :
    • Permis de Gex : valable jusqu’au 28 mai 2014. La DREAL a bien noté qu’il s’agissait de « réservoirs caractérisés par leur faibles porosité et perméabilité ». Pas de DOT (Demande d’ouverture de travaux) à ce jour.
    • Permis de la Plaine d’Alès : valable jusqu’au 1er avril 2014
    • Permis du bassin d’Alès : valable jusqu’au 30 mars 2015. L’instruction de la DOT sismique est suspendue en l’attente de l’expertise en cours sur la nature des travaux
  • Demandes de prolongation :
    • Permis des Moussières : permis arrivé à échéance le 4 mars 2013. Une demande de renouvellement pour 5 ans a été déposée  en novembre 2012 et il semble que ce renouvellement ne soit pas une simple formalité. L’examen de la recevabilité est toujours en cours d’examen par la DREAL, qui précise que, durant la période d’examen de 15 mois maximum, aucune DOT ne pourra être recevable au titre de la « continuité des travaux de recherche » puisque ceux-ci n’ont jamais commencé.
  • Demandes de permis :
    • Permis de Blyes : avis défavorable de la DREAL (Hydrocarbures non conventionnels) le 28 mars 2012, attente de la décision ministérielle
    • Permis de Gex Sud : avis défavorable de la DREAL (Hydrocarbures non conventionnels) le 12 décembre 2012, attente de la décision ministérielle
    • Permis d’Abondance : avis d’irrecevabilité de la DREAL (dossier incomplet) et du Préfet de Haute Savoie le 31 décembre 2010, attente de la décision ministérielle
    • Permis Préalpes : avis défavorable de la DREAL (Hydrocarbures non conventionnels) le 8 octobre 2012, attente de la décision ministérielle
  • Permis abrogés et demandes rejetées :
  • Notre avis

Tout d’abord un rappel: les services déconcentrés de l’État donnent  un avis mais c’est PARIS qui décide. Le tout puissant CGEIET donne sa recommandation aux ministres concernés sur la décision finale à prendre.

Au regard de ce qui précède et de ce que nous connaissons, la logique voudrait qu’aucun des permis ne débouche sur des travaux de recherche et qu’aucune des demandes ne débouche sur un permis de recherche. Car comme nous le répétons depuis 2011, ce qui motive les compagnies ce sont bien ces hydrocarbures difficiles d’accès (dans des gisements non conventionnels, il n’y en a pas d’autre), dans des géologies complexes et fragiles. Donc restons extrêmement vigilants car les industriels et autres chercheurs d’or noir chassés par la loi de juillet 2011 veulent à nouveau rentrer par la fenêtre. Soyez assurés qu’il tenteront tout pour parvenir à leur fins au mépris de l’intérêt et du souhait des populations locales. Le serpent rampe on ne lui a pas écrasé la tête, il peut planter ses crochets à tout moment. De plus les procédures de recours en justice introduites par les titulaires des permis abrogés ne sont pas achevées, elles peuvent elles aussi réserver de mauvaises surprises.

! RESTONS MOBILISES et à l’écoute au début de l’été !

En Rhône-Alpes, privilégions le développement des énergies propres et renouvelables, la relocalisation et le tourisme.

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Une surprise? Peut-être pour le grand public. Pour les citoyens, militants et associations qui s’acharnent tous les jours à découvrir la vérité depuis des mois et des années, ça ne serait qu’une confirmation.

Ce que révèle le Courrier de Neuchatel confirme que la société britannique Celtique Energie avec ses filiales enregistrées en France, en Suisse et ailleurs cherchent bien du gaz de schiste dans ce grand massif du Jura. Les élus constitués en association et qui luttent contre le renouvellement du permis des Moussières apprécieront certainement.

 HYDROCARBURES • Un rapport confidentiel de Celtique Energie révèle que la société britannique recherche du gaz de schiste sous la chaîne du Jura, alors qu’officiellement elle affirme vouloir prospecter uniquement des hydrocarbures conventionnels. Noiraigue est l’un des sites les plus prometteurs.

Les écologistes craignent qu’il y ait du gaz dans l’eau… qui alimente les deux tiers de la population du canton de Neuchâtel. Il se pourrait cependant plutôt qu’il y ait de l’eau dans le gaz pour Celtique Energie Petroleum Ltd, qui ambitionne de rechercher et d’exploiter des hydrocarbures dans le sous-sol de Noiraigue, sur le territoire de la commune de Val-de-Travers (NE), ainsi que dans l’ensemble de la chaîne du Jura, des deux côtés de la frontière.

-celtique-Dans deux documents internes destinés aux investisseurs – un rapport confidentiel et un diaporama –, que Le Courrier a pu se procurer, la société britannique affiche clairement son ambition d’exploiter du gaz de schiste. Il pourrait même s’agir d’un objectif prioritaire: le rapport révèle en effet qu’en comparaison avec le potentiel du gaz naturel, celui du gaz de schiste serait énorme.

Pourtant, la société Celtique Energie Neuchâtel SA, créée en 2009 avec 100 000 francs de capital-actions, ne déclare officiellement que deux objectifs pour le projet du Cygne blanc à Noiraigue: l’exploitation du gaz naturel, dont le réservoir pourrait, selon des études, atteindre 30 milliards de m3, dont 20 exploitables, soit l’équivalent de sept ans de consommation nationale. En cas d’échec du forage de prospection, la société envisage une solution alternative: stocker du gaz importé dans les couches imperméables de sel afin de pallier aux fluctuations des prix internationaux.

Gaz de schiste exclu, selon Celtique

Un peu partout dans le monde, l’opposition au gaz de schiste et à la technique de «fracking», fracturation hydraulique, s’organise. En cause notamment, les révélations aux Etats-Unis, où on comptait près de 500 000 puits d’exploitation en 2011, sur les eaux polluées, les robinets qui s’enflamment, les terrains qui s’effondrent et les boues radioactives. Pourtant, Celtique Energie Neuchâtel est catégorique: «En aucun cas la compagnie ne recherche de gaz de schiste», affirme-t-elle sur son site internet. «La transparence et l’information représentent les fondements essentiels à la réussite d’un projet» et «l’une des valeurs premières de l’entreprise», lit-on encore un peu plus loin.

Le rapport confidentiel, non daté (il pourrait remonter à 2009 ou début 2010), est intitulé «Jura Farm-In Opportunity: information memorandum» (Opportunités d’accord de prise d’intérêt dans le Jura: mémo d’information). Quant au diaporama de 24 pages, du 4 décembre 2012, il porte un titre évocateur: «Unconventional resource potential» (Le potentiel de ressources non conventionnelles).

Dans le rapport de 273 pages, Celtique Energie analyse en détail, outre la dynamique du marché du gaz européen et les données géologiques et sismiques existantes, le potentiel en pétrole, en gaz conventionnel, ainsi qu’en gaz non conventionnel, ou gaz de schiste, pour les quatre permis exclusifs que la société a obtenus, et qui correspondent à un territoire total de 6342 km2. Il s’agit, du côté français, du permis des Moussières, qui couvre tout l’Est du département de l’Ain, et celui de Pontarlier, qui s’étend sur une grande partie du Jura français. Du côté suisse, on compte le permis de Vallorbe, sur l’ensemble du territoire du Jura vaudois, et celui de Neuchâtel, sur tout le territoire du canton, dont le projet du Cygne blanc, à Noiraigue, fait partie. A noter que ce dernier est, et de loin, le projet de la firme britannique dont le potentiel est le plus prometteur.

Jusqu’à 22 fois plus de gaz de schiste

Celtique estime les ressources en gaz conventionnel pour l’ensemble de ses concessions à environ 57 milliards de m3 de gaz et 90 millions de barils de pétrole (un baril équivaut à 159 litres). Pour le gaz de schiste, les chiffres donnent le tournis: la société estime «la ressource potentielle de gaz non conventionnel récupérable jusqu’à 1274 milliards de m3, avec une estimation médiane de 396 milliards de m3», lit-on dans le résumé exécutif. En clair, Celtique pense être en mesure d’exploiter dans toute la chaîne jurassienne jusqu’à vingt-deux fois plus de gaz de schiste que de gaz naturel et, dans un scénario moins favorable, jusqu’à sept fois plus.

Afin d’estimer le potentiel des gisements de schiste situés dans l’étage de l’Autunien (Permien inférieur), particulièrement favorable à leur formation, et dans celui du Toarcien (Jurassique inférieur) de l’Arc jurassien, Celtique a compilé et recoupé toutes les données géologiques et sismiques existantes. Elles ont révélé que les gaz de schistes seraient probablement tout particulièrement répandus dans la partie centrale et nord du périmètre de ses concessions, où se situe précisément le projet du Cygne blanc. «Les gisements de schistes pourraient par conséquent fournir un avantage certain par rapport au potentiel du gaz conventionnel», lit-on.

Potentiel important à Noiraigue

Celtique--Le rapport ne donnant pas de chiffres précis concernant Noiraigue, nous sommes partis de l’hypothèse – théorique – que le gaz de schiste est au moins réparti équitablement sur l’ensemble de la superficie des concessions de Celtique. Sur cette base, nous avons estimé que le potentiel exploitable dans le sous-sol du Val-de-Travers pourrait s’élever entre 95 et 25-30 milliards de m3 dans un scénario conservateur, soit jusqu’à quatre fois plus que la quantité de gaz naturel annoncée (20-30 milliards de m3).

De toute évidence, Celtique n’entend pas, malgré son discours officiel, se contenter de prospecter le gaz naturel. Contrairement aux populations et aux autorités politiques concernées, les investisseurs attirés par ce marché potentiellement juteux sont, eux, informés en détail des vraies intentions de la firme. A noter que Celtique Energie Petroleum Ltd, ainsi que ses différentes filiales, sont dirigées par une poignée d’actionnaires privés à travers des sociétés dont le siège se situe dans les paradis fiscaux du Delaware (USA) et des Iles Caïmans (GB). complément à lire ici

celtique.-Permettre à Celtique de forer sur le plateau du Bugey, c’est ouvrir la porte à des forages dans la roche mère.
La technique à laquelle Celtique envisage de recourir pour forer les entrailles du plateau du Bugey si l’autorisation lui en était donnée nécessite une quantité ‘eau considérable pour mettre en pression le réservoir de la Chandelière Nord.
Le forage et l’exploitation de pétrole seraient polluants et dangereux (émission de CO2, transports lourd fréquent sur des routes départementales de montagne)
Les mirages fiscaux (redevances sur production) présentés par la Compagnie aux communes sont un véritable miroir aux alouettes puisque Celtique détient un permis de recherche et non une concession d’exploitation.
Les risques d’investissement reposent sur la population ; C’est elle qui paye l’eau et l’adduction, c’est elle qui paye les routes et leur entretien.

(!) Info minute revue de presse 

Article traduit par nos soins et paru le 20.05.2012 sur le site de news Shale Reporter. Nous publions avec l’accord de Miranda Spencer (*) son auteure que nous remercions.

300mirandaspencerL’un des sujets qui a fait les gros titres la semaine dernière était la décision d’Angelina Jolie de subir une double mastectomie préventive . Même si elle est en bonne santé, elle porte un « gène défectueux », appelée BRCA 1, qui constitue pour elle un risque très élevé de développer un cancer du sein.

Grande star de cinéma, globe-trotter de l’humanitaire, mère de six enfants – Mme Jolie n’est pas la « femme moyenne ». Son dilemme au sujet de sa santé est également atypique: seulement 5 à 10 pour cent des cas de cancer du sein ont une cause génétique .

Pour les 90 pour cent d’entre nous, la prévention implique d’éviter les risques que nous pouvons contrôler à travers des choix de vie personnels. Cela signifie également de maintenir en dehors de notre environnement les substances toxiques liées au cancer du sein  et ceci doit être rendu possible par des politiques publiques.

C’est pourquoi (ndt : aux USA) la fracturation hydraulique[1] est le dernier front dans la guerre contre le cancer du sein. Le mois dernier, le Réseau de soutien et d’information sur le cancer du sein de l’Etat de New-York[2], une coalition d’associations, a organisé et publié une conférence en ligne (un webinaire[3]) intitulée «liens entre la fracturation hydraulique et le cancer du sein. » Organisée par EarthWorks, une association qui défend le développement responsable de l’énergie, et Breast Cancer Action[4], une association citoyenne engagée dans l’information et de plaidoyer (ndt dans le cadre de la lutte contre le cancer du sein), cette conférence explore le processus et les composés chimiques de la fracturation hydraulique connus pour avoir une incidence sur le cancer du sein et les risques y afférents.

Si vous disposez d’une heure, vous pouvez regarder cette conférence ici (en anglais) .

Si vous ne le faites pas, en voici l’essentiel: Certains des produits chimiques liés au cancer du sein se retrouvent dans les fluides utilisés pour la fracturation hydraulique. Il s’agit notamment de substances cancérogènes et de «perturbateurs endocriniens», une classe de composés qui joue avec nos hormones, ce qui aggrave les expositions quotidiennes aux additifs présents dans les produits de consommation. Les éléments radioactifs, comme ceux qu’on trouve dans les eaux usées de fracturation , sont également liés à un risque élevé de cancer du sein.

Par ailleurs, les dernières recherches montrent que la période d’exposition à une influence sur les effets sur ​​le corps humain – ce qui signifie que les femmes enceintes, les fœtus et les jeunes filles pubères peuvent être à risque plus élevé . Dans certains cas, les faibles doses peuvent être plus dangereuses que les doses élevées! De plus, le préjudice peut même être héréditaire et transmis aux générations futures.

Ceci c’est ce que nous savons déjà. Ce que nous ne savons pas, comme le disent les militants, fait de nous les cobayes du boom du gaz de schiste. Les cancers se développent lentement, sur plusieurs décennies, il est donc important de suivre les expositions aux produits toxiques de la fracturation en lien avec les cancers du sein ou autres à travers des études d’impact sur la santé à long terme[5].

Jusqu’à présent, ils recommandent la mise en œuvre du « principe de précaution » – à savoir suspendre la fracturation hydraulique jusqu’à ce qu’elle soit prouvée sans danger, plutôt que d’attendre une interdiction seulement lorsque la dangerosité sera prouvée .

L’approche selon le principe de précaution est en accord avec la position officielle du comité de coordination fédéral interagence de recherche environnementale sur le cancer du sein . Plus tôt cette année, le comité a publié un rapport « Cancer du sein et environnement: Les priorités de la prévention »[6] lequel recommande «une stratégie nationale de prévention du cancer du sein pour mettre en œuvre les priorités et accroître les investissements du gouvernement fédéral dans la prévention du cancer du sein. » Il appelle également à la recherche interdisciplinaire sur « les effets des facteurs chimiques et physiques qui influencent potentiellement le risque de développer le cancer du sein, et la probabilité d’y survivre, ».

Le réseau veut faire avancer cet objectif en obtenant une «évaluation approfondie de l’impact sur ​​la santé» de la fracturation dans l’État de New York . Contrairement à l’opaque  «revue sur la santé » actuellement en cours, l’étude que souhaite le réseau serait «conçue en accord avec les directives nationales et internationales », ouverte et transparente, et réalisée par des experts indépendants.

Pour les New-Yorkais l’enjeu est de taille, avec un taux d’incidence du cancer du sein des plus élevé du pays , selon le Centre fédéral de contrôle des maladies[7]. Les États de Pennsylvanie et de l’Ohio favorables à la fracturation hydraulique[8] ont déjà l’un des taux de mortalité du cancer du sein les plus élevés du pays.

Sommes-nous prêts à composer avec ces risques avant de pouvoir en mesurer pleinement les conséquences? Je parie qu’Angelina dirait non.

 

(*) L’auteure : Miranda C. Spencer est une journaliste indépendante et blogueuse spécialisée dans l’environnement, la critique des médias et les questions féminines. Résidant habituellement à Philadelphie, elle  a élu temporairement domicile en Californie et est en congés de son poste de chercheure aux sites de news Environmental Health News et  The Daily Climate. Son travail ces 25 dernières années, incluant huit couvertures du figurent dans The Daily Climate, Extra! ( the journal of FAIR), E magazine, American Forests, ainsi que bien d’autres publications. Les enquêtes de Miranda lui ont value d’être citée par le « Project Censored ». Son site Internet est Red Panda Communications.


[1] «  fracking »

[2] New York State Breast Cancer Support and Education Network

[3] Le « webinaire » est une abréviation de web et de séminaire Cela désigne donc une conférence en ligne à laquelle les internautes peuvent participer sans quitter ni leur maison ni leur ordinateur.

[4] lutte contre le cancer du sein

[5] Note du traducteur : on parle des Etats-Unis où l’exploitation des hydrocarbures par la fracturation bat son plein depuis 10 ans. En Europe, nous ne voulons tout simplement pas de cette fracturation hydraulique !

[6] Prioritizing Prevention” http://1.usa.gov/YRLRVO

[7] Centers for Disease Control

[8] Fracking-friendly : ndt Ce sont des États où la fracturation hydraulique est pratiquée à très haute intensité.