Articles Tagués ‘gaz de schiste’

… ou comment les conseillers du gouvernement français indiquent que LA Révolution Energétique, c’est l’exploitation des ressources fossiles!

Révolutionnaire en effet!

Mars 2011: Une note d’analyse du Centre d’Analyse Stratégique placé auprès du Premier ministre(*) brosse un tableau sur l’exploitation des Gaz non Conventionnels (GNC, en termes populaire Gaz de Schiste) au plan mondial. Il indique le potentiel inimaginable des ressources probables du sous-sol français, précise les investissements majeurs opérés depuis peu par l’industrie (lire la finance mondiale) dans le secteur de l’exploitation des GNC (1).

Évidemment, l’analyse sous-tend qu’il est temps pour la France de s’ « y mettre », puisqu’elle est déjà en retard par rapport à l’Amérique du Nord. La question de l’acceptabilité (2) y est posée, mais on y trouve également la solution: L’expropriation légale!(3) On peut imaginer -mais notre imagination est sûrement trop fertile- que l’industrie pétrolière saura généreusement indemniser des agriculteurs victimes de la politique agricole désastreuse de ces dernières décennies, endettés ou en faillite. La durée d’exploitation des gisements étant extrêmement courte (5 ans en moyenne dit-on), les terrains ainsi acquis pourront faire l’objet d’une autre spéculation financière et de projets immobiliers forts lucratifs et dégradant nos paysages (mais ce n’est que procès d’intention évidemment … revenons à nos moutons).

L’exploitation et la consommation d’eau?  Nos experts la compare à « la consommation d’eau nécessaire à l’extraction du charbon (oui oui vous avez bien lu!) qui est dix fois supérieure (à quantité d’énergie retirée identique), sans évoquer l’éthanol (agrocarburant) qui, lui, nécessite une quantité d’eau encore beaucoup plus importante« !! Quel progrès!

M. Etienne Beeker auteur de cette note stratégique (N°215) de conclure:  « Au plan mondial, si de telles études (ndlr: chez nous les études commandées par les ministres Kosciusko-Morizet et Besson) se révèlent concluantes, et si l’ampleur des ressources exploitables est à la hauteur des prévisions les plus optimistes, il faut s’attendre à ce que le gaz,énergie souple et bien adaptée aux différents usages, redessine en profondeur (quel humour!) et pour quelque temps les paysages énergétiques.

Informez-vous, informez vos proches, interrogez et informez vos élus, la situation est trop grave pour qu’elle soit confiée aux seuls experts confisquant de facto le débat démocratique!

Télécharger et lire la note ici

(1) Page 4: « Restées trop longtemps focalisées sur les gros gisements en raison d’une culture axée sur les grands projets, les majors cherchent à rattraper leur retard en investissant de fortes sommes dans certains actifs de ces sociétés (par exemple 41 milliards de dollars pour ExxonMobil dans XTO)« .

(2) Page 5: « Après forage, il ne reste sur le site que les têtes de puits, les installations d’exploitation (collecte, stockage, traitement du gaz) étant regroupées sur un site approprié, en général dans une zone industrielle. Ces inconvénients semblent relativement bien acceptés  par le public aux États-Unis, mais il n’est pas certain qu’ils le soient en Europe, où la sensibilité aux installations industrielles est souvent plus forte, en raison notamment d’un habitat plus dense. »

(3) Page 5: « En France, à la différence des États-Unis, quand elles sont classées dans la catégorie des mines, les ressources en hydrocarbures du sous-sol ne peuvent être exploitées qu’en vertu d’un titre d’exploitation délivré par l’État. Le propriétaire du sol (et du sous-sol) exproprié est donc indemnisé lors de l’octroi du titre (redevance tréfoncière). Par ailleurs, les titulaires du titre d’exploitation sont tenus de verser une redevance locale (redevance communale et départementale des mines, en fonction de la production) et de payer à l’État une redevance sur la production. »

(*) Le Centre d’analyse stratégique est une institution d’expertise et d’aide à la décision placée auprès du Premier ministre. Il a pour mission d’éclairer le gouvernement dans la définition et la mise en œuvre de ses orientations stratégiques en matière économique, sociale, environnementale et technologique. Il préfigure, à la demande du Premier ministre, les principales réformes gouvernementales. Il mène par ailleurs, de sa propre initiative, des études et analyses dans le cadre d’un programme de travail annuel. Il s’appuie sur un comité d’orientation qui comprend onze
membres, dont deux députés et deux sénateurs et un membre du Conseil économique, social et environnemental. Il travaille en réseau avec les principaux conseils d’expertise et de concertation placés auprès du Premier ministre : le Conseil d’analyse économique, le Conseil d’analyse de la société, le Conseil d’orientation pour l’emploi, le Conseil d’orientation des retraites, le Haut Conseilà l’intégration.

==> Voir aussi notre rubrique Dernières info

24 mars 2011: Ca y est MAJ du BEPH ce jour,  le bulletin de février ici

Au 23 mars 2011, seul le bulletin de janvier est disponible.
« Le « Bulletin d’information du BEPH » (mensuel) permet d’être informé sur l’évolution du domaine minier (demandes de permis, attributions, renonciations, expirations…), l’activité de géophysique et de forage, les travaux sur les gisements et la production de pétrole et de gaz. Ce bulletin est normalement mis en ligne la troisième semaine du mois »

Télécharger le communiqué de presse

Lyon le 22 mars 2011

Le nouveau collectif Stop au Gaz de Schiste 69 interpelle les députés de l’axe Lyon-Annecy*

A l’image du collectif citoyen, Stop au gaz de schiste 07, un collectif rhodanien rassemblant des citoyens et des associations** s’est constitué hier pour affirmer son refus de l’exploration et de l’exploitation du gaz de schiste.

Les populations des départements du Nord de la Région Rhône-Alpes sont désormais concernées par des demandes d’attribution de permis d’exploration de gaz ou huile de schiste sur l’axe Lyon-Annecy.

Le collectif Stop au gaz de schiste 69 appelle les députés des départements concernés par cet axe à participer au débat sur les conséquences environnementales de l’exploitation du gaz de schiste qui se tiendra à l’assemblée nationale le mardi 29 mars 2011.

Le collectif Stop au gaz de schiste 69 rappelle qu’il est contre l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste. Ce refus repose sur les éléments suivant :

– l’absence d’information et de débats publics préalable,

– les conséquences environnementales désastreuses (pollution des réserves d’eau potable, du sol et des sous-sols et de l’air),

– l’aberration énergétique et la fuite en avant que ce choix représente à l’heure de la lutte contre le changement climatique,

– les ravages en termes socio-économiques (agriculture, tourisme,…)

– les atteintes irréversibles à la santé (produits mutagènes, reprotoxiques ou cancérigènes).

L’exploitation du gaz de schiste ?

C’est demain et près de chez vous alors mobilisez-vous et rejoignez le collectif !

Contact  du collectif: stopgazdeschiste69@gmail.com

*Des demandes de permis exclusifs de recherche ont été déclarés recevables mais non encore attribués au 31 janvier 2011 dans les départements du Rhône, Ain, Isère, Savoie, Haute-Savoie, selon le bulletin d’information émis par le Bureau Exploitation Production des Hydrocarbures, Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie.

Info ici

Edito du conseil scientifique d’ATTAC

La mobilisation se développe dans le Sud de la France et dans le bassin parisien contre la prospection des hydrocarbures non conventionnels. Dans un contexte marqué par le pic pétrolier, cet engouement pour le gaz de schiste ressemble à la recherche désespérée d’une nouvelle source d’enrichissement des actionnaires des compagnies pétrolières. Cette fuite en avant doit être refusée, non seulement à cause des risques qu’elle engendre pour les populations des régions concernées, mais aussi parce qu’elle retardera la transition nécessaire vers la sobriété énergétique et le développement des énergies renouvelables. Cette lutte se heurtera à des difficultés, liées la capacité des compagnies en cause à offrir des compensations substantielles aux communes et aux propriétaires des terrains concernés, dans un contexte de paupérisation et de désertification rurales. La lutte contre l’exploitation des gaz et huiles de roche mère doit s’insérer dans une problématique globale, qui ne laisse de côté aucun des aspects de la crise écologique actuelle, changement climatique et protection de la ressource en eau d’abord, mais elle doit être aussi liée à la défense des services publics des régions rurales et au maintien de leurs ressources financières.

L’attribution de permis de recherche de gaz de schiste (ou gaz de roche mère) dans de larges zones du Sud de la France (Ardèche, Gard, Hérault, Aveyron et Lozère) en mars et avril 2010, passée inaperçue sur le moment, a déclanché depuis quelques mois la mobilisation des populations concernées. D’autres permis avaient été accordés en 2008 et 2009 pour la recherche d’huiles de schistes dans le bassin parisien, en particulier dans la Brie où de modestes gisements de pétrole conventionnel sont exploités depuis les années 1960. Là aussi, des collectifs d’opposants se sont constitués récemment, alors que des forages exploratoires ont commencé en Seine et Marne. De nombreux collectifs se sont constitués comme par exemple en Ardèche et leur coordination nationale est en cours d’organisation, en particulier à partir de la pétition « Gaz de schiste non merci ».

La ministre de l’écologie vient de décréter la suspension des projets de prospection et l’exploitation des gaz de schiste sur le territoire Français jusqu’aux résultats d’une étude des risques potentiels, attendus en juin. Elle prétend répondre ainsi à l’opposition manifestée par les élus et les populations des régions concernées, en confiant une mission d’expertise au Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGIET) et au Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) qui, comme le rappelle Fabrice Nicolino sont respectivement les anciens corps des mines et des ponts et chaussées. Qu’attendre de ces « experts Mines-Ponts », responsables de la plupart des choix énergétiques et d’aménagement de la France comme le développement autoroutier et le tout nucléaire ? Dans le même temps se tenait à Paris, en toute discrétion, un « sommet européen sur les gaz non conventionnels », organisée par le lobby Energy Exchange avec pour sponsors toutes les compagnies gazières et pétrolières d’Europe regroupées dans Eurogaz (pour la France, Total, GDF-Suez et EDF), ainsi que l’Institut français du pétrole.

L’intégralité du document à télécharger  ici

Création d’un collectif gaz de schiste non merci! dans le département du Rhône

Suite à la conférence donnée par un porte parole du collectif Non au Gaz de de Schiste 07 dimanche 13 mars 2011 à 15h00 au Salon Primevère Eurexpo Lyon Chassieu décision a été prise par des participants de constituer un collectif citoyen pour le département du Rhône.

La première réunion s’est tenue à la Maison de l’Écologie le Lundi 21 Mars 2011 à 19h30. Plus d’information ici

OFFICIEL: NORD RHÔNE-ALPES: Demandes de permis exclusifs de recherche déclarés recevables au 31 Janvier 2011

Des demandes de permis d’exploration déposés par plusieurs sociétés pour des périmètres couvrant de larges zones des départements de l’Ain, de la Savoie, de la Haute Savoie. ; de l’Isère et du Rhône.

Lisez plutôt!

L’amicale des foreurs et des métiers du pétrole (on ne peut lui reprocher d’être corporatiste) distille de bien tristes contre-vérités. Il ressort de leurs écrits la volonté de sauver une industrie que certains annonçaient comme proche de la fin avec la raréfaction des réserves de gaz et pétrole conventionnels. Les arguments ne sont guère convaincants (indépendance énergétique, développement d’emplois, capacité de la profession française à « faire beaucoup mieux » que les cousins yankees…) au regard des vrais enjeux que constituent un avenir que l’on souhaiterait respectueux des droits de l’homme et de l’environnement.

De manière récurrente on tape sur l’administration normative et castratrice qui ne protège pas suffisamment … les intérêts de l’industrie pétrolière. Exemple « Nous avons attiré l’attention des plus hautes autorités de l’Etat sur les difficultés que rencontre la profession, qu’elles soient techniques, humaines, environnementales ou financières.
Si rien ne bouge, le coût des services et la complexité des règlements pourraient être dissuasifs pour les opérateurs.
L’administration, comme les syndicats professionnels, font preuve d’une inertie affligeante.
La peur du changement semble provoquer la paralysie générale !
Mais le refus d’une approche pragmatique de la réalité peut être lourd de conséquences en laissant passer une chance inespérée de voir un renouveau de l’activité pétrolière en France.
 »
Ici un appel au secours des pétroliers puisque  ceux que certains affublent de sobriquets tels « khmers verts » (si si vous avez bien lu!) et qui appèlent eux à un débat sur les énergies, à une sauvegarde de la qualité de l’eau et à une consultation des populations sur ces questions – « pratiquent la désinformation« .

 

lire aussi Ça s’agite chez les foreurs

http://www.petitions24.net/signatures/gaz_de_schiste__non_merci

11.03.2011: Dépêche AFP SUSPENSION PAR LE PREMIER MINISTRE POUR CAUSE DE CANTONALES, NE BAISSONS PAS LA GARDE!

Pas convaincus? informez-vous allez visionner les vidéo postées par « NOGAZARAN »