Articles Tagués ‘Que disent les « pétroliers »?’

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La défense des industriels est assurée, les contribuables vont-ils payer?

Dans une tribune publiée dans « Usine nouvelle » aujourd’hui 28 Avril,  David Desforges avocat chez  Jones Day conclut son article en ces termes : « L’application du principe de précaution appelle pour les mesures qu’il cautionne un bilan global. Sans bilan, la mesure peut être politiquement expédiente mais aussi juridiquement contestable.

La Constitution, selon l’article 61-1, permet en effet désormais de soutenir qu’une disposition législative porte atteinte aux droits et libertés que la Constitution garantit. Entreprendre une activité minière ne relève pas de la liberté de l’industrie et du commerce. Cela est acquis.

Mais, ayant accepté de bonnes grâces le moratoire de février dernier et interrompu leurs forages, les détenteurs de ces titres miniers pourraient maintenant être tentés d’explorer un nouveau gisement. Juridique et indemnitaire »

Anciennement associé du cabinet Gide Loyrette Nouel en charge de l’équipe environnement, David Desforges conseille et défend des industriels français et internationaux dans ce domaine depuis plus de 15 ans. Il dispose ainsi d’une expertise importante reconnue tant au niveau national qu’international. A ce titre, il est notamment intervenu pour des clients tels que Air Liquide, Amazon, EADS, Diversey, DuPont de Nemours, First Solar, Johnson Controls et W.R. Grace.
Son expertise porte plus particulièrement sur les problématiques liées aux impacts environnementaux des activités industrielles, à la gestion et au transfert des sites pollués, à la performance environnementale des produits, aux énergies renouvelables et aux aspects réglementaires des activités industrielles et minières. source Jones Day

Ici l’article paru dans Usine Nouvelle

Lundi 11 A1vril 2011: Les foreurs offusqués par la crédulité de nos élus

A lire, la charge des hussards:

« C’est avec une vive stupéfaction mêlée d’amertume que nous avons pris connaissance de la proposition de loi N° 3301 visant à interdire, sur le territoire national, l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels, que viennent de déposer 124 députés de la majorité gouvernementale.
Plusieurs de nos adhérents connaissent nombre d’entre eux et pourraient attester que le gaz de schiste n’est pas leur tasse de thé comme disent nos amis anglo-saxons pour qui le gaz et les huiles de schiste sont une bénédiction.
Nous sommes surpris de trouver parmi eux les noms d’un ancien Ministre de l’industrie qui devrait savoir que le film GasLand n’est qu’une vaste imposture, truffée de mensonges et de contre-vérités et celui d’un ancien Ministre du budget dont la connaissance de l’état de nos finances devrait lui interdire de tourner le dos à la manne providentielle qui se présente à notre pays. On peut estimer à une centaine d’années, au taux actuel de la consommation annuelle française, les réserves de gaz de schiste dont nous disposons … suite à télécharger (cliquez , c’est gratuit 😉 )

18.04.2011 :  La réponse du Réseau Environnement Santé à cette lettre ouverte à télécharger ici
Dimanche 27.03.2011: Inquiétude du week-end chez les foreurs avant le débat à  l’assemblée nationale mardi!

Ces messieurs écrivent une lettre ouverte à monsieur le député. la lettre ouverte est téléchargeable ici jugez par vous même ….

Comme nous l’avons déjà dit les foreurs défendent une corporation, c’est légitime.

Par contre le développement d’un argumentaire solide est un peu faible puisqu’ils s’en remettent à la traduction d’ une source Internet en anglais (U.S) pour tenter de convaincre nos élus que:

1. Les opposants à la recherche des gaz et pétroles de schistes se réfèrent généralement au documentaire« GasLand » de M. Josh Fox, diffusé par la chaîne américaine HBO, fort bien fait mais malheureusement truffé de contre-vérités… bien on l’avait déjà compris, on ne comptera pas sur l’industrie classique pour financer la diffusion de ce film dans les salles de cinoche  française

2. Évidemment et on n’a pas fini de l’entendre  on peut lire que cette controverse (ndlr il s’agit plus que d’une controverse) ignore surtout les avantages des gaz et pétroles de schistes, qui pourraient significativement réduire la dépendance aux importations de la France et renforcer sa sécurité énergétique. Ceci est en juste ligne avec le document plus étayé que nous évoquions ici.

3. « Aucune campagne d’exploitation de ces gisements n’est envisagée à l’heure actuelle : seules des campagnes d’exploration sont en projet, afin d’évaluer le potentiel économique des roches-mères […/…] Il n’y a donc pas lieu
de décider la suspension des travaux à un stade aussi préliminaire de l’évaluation du potentiel du sous-sol français« . Nous tenons à rappeler que l’exploration nécessite la fracturation hydraulique. Nous savons aussi que les permis d’exploration sont très facilement mutés (si ce n’est systématiquement) en permis d’exploitation par les sociétés adjudicataires des permis de recherche. Lesquelles sociétés sont pratiquement toutes étrangères même s’il existe des tentatives de rapprochement avec l’industrie / la finance française.

S’en suit un plaidoyer sur la maîtrise de la fracturation hydraulique par les opérateurs pétroliers, « les accidents qui ont pu avoir lieu aux Etats-Unis ou au Canada sont, presque toujours, liés à une mauvaise cimentation des cuvelages dans les puits. Quel est ce « presque toujours« .

Des quantités astronomiques d’eau nécessaire à l’exploitation des gaz de schiste?  Pas un mot.
Rien sur le process, sur les produits additionnels etc. bref, nous espérons que nos élus ne se laisseront pas berner,

Nous, nous affirmons à nouveau haut et fort : Nous ne voulons pas de l’exploitation de ces ressources, nous demandons un vrai débat démocratique sur les énergies!

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L’amicale des foreurs et des métiers du pétrole (on ne peut lui reprocher d’être corporatiste) distille de bien tristes contre-vérités. Il ressort de leurs écrits la volonté de sauver une industrie que certains annonçaient comme proche de la fin avec la raréfaction des réserves de gaz et pétrole conventionnels. Les arguments ne sont guère convaincants (indépendance énergétique, développement d’emplois, capacité de la profession française à « faire beaucoup mieux » que les cousins yankees…) au regard des vrais enjeux que constituent un avenir que l’on souhaiterait respectueux des droits de l’homme et de l’environnement.

De manière récurrente on tape sur l’administration normative et castratrice qui ne protège pas suffisamment … les intérêts de l’industrie pétrolière. Exemple « Nous avons attiré l’attention des plus hautes autorités de l’Etat sur les difficultés que rencontre la profession, qu’elles soient techniques, humaines, environnementales ou financières.
Si rien ne bouge, le coût des services et la complexité des règlements pourraient être dissuasifs pour les opérateurs.
L’administration, comme les syndicats professionnels, font preuve d’une inertie affligeante.
La peur du changement semble provoquer la paralysie générale !
Mais le refus d’une approche pragmatique de la réalité peut être lourd de conséquences en laissant passer une chance inespérée de voir un renouveau de l’activité pétrolière en France.
 »
Ici un appel au secours des pétroliers puisque  ceux que certains affublent de sobriquets tels « khmers verts » (si si vous avez bien lu!) et qui appèlent eux à un débat sur les énergies, à une sauvegarde de la qualité de l’eau et à une consultation des populations sur ces questions – « pratiquent la désinformation« .

 

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