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(!) Info minute – Revue de Presse

Communiqué de presse des collectifs français Non aux pétrole et gaz de schiste et de houille**

Le baiser de Judas ? Quin c’hé nin, c’hé nin !*

judasLes collectifs « NON au pétrole et gaz de schiste et de houille » réunis en coordination nationale à Valence les 25 et 26 janvier 2014 sont scandalisés par les nouvelles et récentes déclarations d’Arnaud Montebourg, qui relaie une fois de plus les demandes des industries pétrolières et gazières pour développer les forages expérimentaux sur nos territoires.

Les collectifs s’indignent par ailleurs du fait que le ministère de l’Écologie ait été exclu de la révision du code minier. Le texte de ce nouveau code est une régression, car il ouvre la voie à des forages expérimentaux sous le simple régime de la déclaration. Les collectifs ne sont pas dupes des objectifs visés par ces expérimentations : ouvrir la porte à l’exploitation massive des pétrole et gaz de schiste et de houille.

Ils refusent catégoriquement que le gouvernement, comme il l’envisage, fasse légiférer par ordonnance sur cette question. C’est pourquoi ils demandent à leurs représentants d’exiger un vrai débat parlementaire, base de la démocratie.

Les nouveaux permis accordés concernent majoritairement les gaz de couche, ce qui montre la volonté  du gouvernement de lancer leur exploitation à grande échelle. L’offensive des pétroliers se traduit concrètement par des forages d’expérimentation, déjà en cours en Lorraine, et autorisés dans le Nord-Pas de Calais. L’opérateur EGL est présent partout (Lorraine, Nord/Pas-de-Calais, Jura, Gardanne), alors qu’il ne maîtrise pas les techniques de forage – contrairement à ce qu’il prétend – comme le démontre l’accident survenu lors du forage en cours à Tritteling, en Moselle(1), en décembre dernier, dont la gestion opaque est scandaleuse.

En outre, après l’envoi d’une lettre ouverte le 16 décembre dernier(2), les collectifs attendent toujours des éclaircissements du ministère de l’Écologie du Développement Durable et de l’Énergie sur le traitement et l’élimination des effluents du même forage de Tritteling, et dénoncent le manque de transparence et les contradictions des autorités et de l’industriel. Toujours en Lorraine,comment l’état français apporte-t-il son soutien à EGL au travers du partenariat de recherche EGL-CNRS-Géoressources-Faculté de Nancy ? À quelles fins sont utilisés les fonds publics(3) ?

Des alternatives aux hydrocarbures existent. Sortons des schémas archaïques et productivistes et de la frénésie extractiviste !

 

NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTE ET DE HOUILLE, NI ICI NI AILLEURS, NI AUJOURD’HUI NI DEMAIN

 *Quand c’est Non, c’est Non !

(1)    http://stopgazdeschiste39.wordpress.com/2014/01/11/sale-temps-en-lorraine-escamotage-opacite-intox/

(2)    Gaz de houille: A TRITTELING-REDLACH, LE FORAGE EST À L’ARRÊT ET LES EFFLUENTS DE FORAGES SE VOLATILISENT

(3)    http://herveferon.fr/index.php/l-actualite-ici-et-la/actualite/938-le-gaz-de-charbon-en-lorraine-une-piste-innovante-pour-la-reconversion-economique-de-notre-region%29

** Collectifs signataires :  Collectif stop gaz de schiste Anduze(30), Collectif citoyen Ile-de-France non aux gaz et pétrole de schiste et de couche, Collectif « Montpellier Littoral contre les gaz, pétrole de schiste! »(34), Collectif Houille ouille ouille (59/62), Collectif GAZPART (02), Collectif Florac Non au Gaz de Schiste (48), Collectif Causse Méjean – Gaz de Schiste NON ! (48), Les Dindons de la Farce, Collectif Non au gaz de schiste Montélimar Drôme Sud (26), Collectif 07 SHDS, Bastagaz Alès (30), Collectif de Valence, Collectif du Val de Drôme, FRAPNA Drôme, Collectif viganais (30)

(!) Info minute revue de presse

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
DE COLLECTIFS CONTRE LES GAZ ET HUILES DE SCHISTE LUNDI 3 JUIN 2013

Jeudi 6 juin 2013 à 10h, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) doit présenter à la presse son rapport d’étape sur les « techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste ».

Les Collectifs contre les gaz et huiles de schiste ne peuvent que dénoncer cette approche qui vise à réduire le débat public à la dimension strictement technique des problèmes liés à l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels. La question de l’opportunité même de l’exploitation de ces hydrocarbures semble déjà tranchée pour les rapporteurs MM. Jean-Claude Lenoir et Christian Bataille.

Les Collectifs craignent que ce document serve d’argument pour une remise en question de la loi du 13 juillet 2011 interdisant la fracturation hydraulique.

La question de l’opportunité de l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels doit être abordée plus largement, notamment, en regard de l’impact sur le climat. L’exploitation et la consommation des ces ressources fossiles émettent des quantités importantes de carbone et de méthane (gaz à très fort effet de serre). Leur exploitation accélère dramatiquement le réchauffement climatique, une des raisons qui pousse une majorité de la population à la considérer comme inopportune..

Aux côtés du climatologue James Hansen, les Collectifs considèrent que ce serait un « crime contre l’humanité » de chercher à brûler toutes les ressources fossiles. La solution est de prendre en compte cette menace et de développer les énergies renouvelables dans un programme de transition énergétique les intégrant à la recherche d’une meilleure efficacité et d’une réduction de la consommation.

Contacts presse :

Rhône-Alpes : Antoine Combier : 04 75 36 72 83 – coordination@stopaugazdeschiste07.org
Ile de France : Isabelle Michaut : 06 86 16 23 35 – imichautpascual@orange.fr

Signataires :
Réseau Rhône-Alpes Stop au gaz et huiles de schiste Collectif 07 Stop au gaz de schiste Collectif 38 Stop au gaz de schiste Collectif stop gaz de schiste 69 Basta ! Gaz Alès NPGDS Bocage gâtinais Collectif Causse Méjean – Gaz de Schiste NON !
Collectif Citoyens du Narbonnais Non Gaz et pétrole de Schiste 11 Collectif Var Stop au gaz de schiste Collectif Roynac26

Cette semaine en Rhône-Alpes: Agenda ici    NANTUA 16 MARS 2013  (!) Info minute revue de presse
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Le réseau rhonalpin des collectifs opposés à la recherche et l’exploitation des gaz et huile de schiste communique

Alors que la réforme du code minier est en préparation, les représentants de l’industrie pétrolière voudraient une nouvelle fois que la réglementation tourne en leur faveur au risque d’être en totale contradiction avec la charte constitutionnelle de l’environnement.

Cela fait près de deux ans que les collectifs anti gaz et huiles de schiste pointent la nécessité d’une réforme en profondeur de la réglementation française concernant le droit minier. Après de vaines promesses préélectorales en 2011, le gouvernement actuel a décidé de se saisir du dossier afin de dépoussiérer ce recueil particulièrement vétuste que constitue le « code minier ». L’industrie pétrolière travaille d’arrache-pied, publiquement et dans les coursives de l’assemblée, afin que cette réglementation soit libéralisée au risque de remettre en cause le principe élémentaire de précaution ainsi que l’indispensable consultation du public telle que le prévoit la charte constitutionnelle de l’environnement.

L’UFIP VEUT UN CODE MINIER PERMETTANT DE ROULER A TOMBEAU OUVERT

fracturation hydraulique-«Quand on réforme le code de la route, ce n’est pas pour bloquer la circulation (…) Les gaz de schiste aux États-Unis : ça va à une vitesse incroyable ! [1]» affirmait ce mercredi 6 février Jean-Louis Schilansky président de l’Union française des industries pétrolières (UFIP) et d’ajouter qu’il y était la semaine dernière. En effet une vitesse telle que les projets vont droit dans le mur ainsi que l’illustre le débarquement par les actionnaires du patron du leader des gaz de schiste aux États-Unis[2] la semaine dernière et les déclarations du patron de TOTAL il y a peu qui parlait d’investissements « pas terribles ». Ces projets vont droit dans le mur lorsque l’on constate les quantités gigantesques de gaz brulées en torchères faute de pipeline pour les transporter[3]. Ces projets vont droit dans le mur lorsque l’on constate leurs impacts sur la santé humaine[4] et animale. Ces projets vont droit dans le mur lorsqu’ils sont menés à grande vitesse sans le consentement des populations informées ou pas. Pour les éventuels gains financiers à court terme de quelques investisseurs, cette industrie va coloniser nos espaces de vie et nos espaces agricoles. L’exploitation des gaz et huile de schiste nécessite la multiplication des puits et l’explosion obligatoire des roches afin de drainer les hydrocarbures en grande profondeur et ceci quelque soit la technique et sans aucune possibilité de réparer les dégâts.

LA FRANCE GAZE, ELLE A DES RESSOURCES SCIENTIFIQUES ET DES IDÉES DÉCARBONNÉES POUR UNE TRANSITION ÉNERGÉTIQUE INÉLUCTABLE

Si l’UFIP (qui s’apprête à publier une brochure intitulée : « et si la France avait à la fois du pétrole, du gaz et des idées ? ») souhaite faire la promotion des ressources minières dont disposerait la France dans les grands tréfonds de son sous-sol, il est nécessaire de rappeler que la Pologne, dont on vantait il y a peu les réserves gigantesques de gaz de schiste, a revu ses projections en les divisant par 10. Le géant Chevron a abandonné ses projets dans ce pays en 2012. Les investissements gigantesques que représenteraient l’exploitation des hydrocarbures de roche mère, sources d’énergie carbonée et émettrices de gaz à effet de serre et les énormes subventions et avantages fiscaux accordés à cette industrie[5], devraient être transférés et consacrés à des solutions durables et moins nocives à la santé des populations. C’est bien cela qui devrait gouverner le débat et les choix sur la transition énergétique en France, c’est bien cela que doit favoriser l’excellente recherche française à laquelle il est urgent de consacrer des moyens en rapport aux défis de représentent le changement climatique et la poursuite du développement de nos sociétés.

[1] AFP  et Enerpresse 06 février 2013

[2] Bilan.ch 30 janvier 2013 « L’affaire Chesapeake fait exploser la bulle » : http://www.bilan.ch/argent-finances-les-plus-de-la-redaction/laffaire-chesapeake-fait-exploser-la-bulle

[3] Le Figaro 29 janvier 2013 « Les gaz de schiste brûlés visibles depuis l’espace »  http://www.lefigaro.fr/environnement/2013/01/29/01029-20130129ARTFIG00433-les-gaz-de-schiste-brules-visibles-depuis-l-espace.php

[4] Répertoire des personnes souffrant des effets du fracking, Pennsylvania Alliance for Clean Water and Air  http://pennsylvaniaallianceforcleanwaterandair.wordpress.com/the-list/

[5] http://priceofoil.org/wp-content/uploads/2012/05/Fossil-Fuel-Subsidies-vs-Climate-Finance-2-pg.pdf

RÉSEAU RHÔNALPIN DES COLLECTIFS OPPOSES À L’EXPLOITATION DES GAZ ET HUILES DE SCHISTE

Champdor le 16 décembre 2012                                                                                             Communiqué

Dans la mesure où il n’y a plus, aujourd’hui en France, de gisements d’hydrocarbures accessibles sans techniques comme la « stimulation » néfastes pour l’environnement à court, moyen et long terme, nous, collectifs de l’Ain, de la Savoie , Haute-Savoie, Isère, Rhône, Drôme, Haut- Jura réaffirmons notre opposition à tous forages d’hydrocarbures liquides ou gazeux envisagés sur nos territoires sensibles notamment en raison de leur relief karstique, de failles sismiques et d’importantes ressources en eau.

Nous réaffirmons notre refus au renouvellement des permis des Moussières en 2013, et de Gex en 2014.

stop forages dans l'AinLes citoyens et les élus locaux ne sont pas dupes face à la collusion des représentants de l’État et de l’industrie pétrolière dont la réunion à la sous-préfecture de Nantua est l’exemple le plus frappant. Les forages qu’ils soient qualifiés par les industriels et l’Etat de « conventionnels » ou « non-conventionnels » dégraderont irrémédiablement notre environnement entraînant des conséquences dramatiques pour notre économie basée sur l’agriculture de qualité, notamment la production de fromages AOC, le tourisme et la santé.

La compagnie « Celtique Petroleum » annonce des forages qu’elle qualifie de « conventionnels » dans le cadre du permis des Moussières. Les terrains karstiques ne sont pas compatibles avec quelque forage que ce soit. Les hydrocarbures que la compagnie se propose d’extraire des plateaux du Haut-Bugey ne résoudront sûrement pas le problème de la dépendance énergétique de la France.

Le week-end des 15 et 16 décembre dans l’Ain à Champdor et Corcelles a créé une symbioseChampdor 15 16 decembre 2012 entre les élus locaux et les citoyens pour résister au pillage et à la dégradation irréversible de ces territoires et de leur environnement.

Nous sommes pour un vrai débat sur la transition énergétique qui exclut toute extraction supplémentaire d’hydrocarbures liquides ou gazeux, et qui oriente la recherche vers d’autres alternatives énergétiques que le gaz ou le pétrole dans un souci de sobriété et d’efficacité énergétique.

Les collectifs annoncent une grande mobilisation à Nantua le 16 mars 2013 pour s’opposer au renouvellement du permis des Moussières.

Celtique demande renouvellement PERH Moussieres

 Nantua 14 dec 2012 ZAD

La Ferté-sous-Jouarre le 25 novembre 2012

Soixante délégués mandatés par plus de deux cents collectifs et associations contre les gaz et huiles (pétrole) de schiste, maillant le territoire national, se sont rencontrés les 24 et 25 novembre 2012 à La Ferté-sous-Jouarre en Seine-et-Marne, et déclarent :

L’incohérence et l’ambiguïté des annonces gouvernementales renforcent la mobilisation des collectifs et leur solidarité. Après s’être opposé fermement à la fracturation hydraulique, le gouvernement ouvre la porte à d’éventuelles techniques de recherche et d’extraction « propres » et « socialement acceptables. Il est pourtant évident que quelle que soit la technique utilisée, l’exploitation d’une source d’énergie fossile contribuera à augmenter les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

De plus, l’argumentaire purement économiste du gouvernement et son manque de clarté répondent à l’intensification du lobbying des industriels auprès des politiques et des médias. Les récentes prises de position du président de la République incitant les entreprises françaises à investir dans les « gaz de schiste » à l’étranger confortent les industriels dans leurs espoirs de pouvoir, à terme, les extraire sur le territoire national.

La multiplication et la diversité des collectifs sont à la mesure de l’augmentation des déclarations d’ouverture de travaux de forages, notamment dans le Bassin parisien (Contault, Champontran, Nonville, Sourdun, Chartronges, Saint-Mars –Vieux-Maisons, etc.).

Constatant les tergiversations du gouvernement et son manque de volonté politique, les collectifs s’inquiètent de la teneur du projet de loi modifiant le code minier. L’éventualité de cette modification par ordonnance serait un déni de démocratie de plus.

Nous demandons que les dispositions du code minier modifié soient mises en conformité avec la Charte de l’environnement – à valeur constitutionnelle – et avec le code de l’environnement, et intègrent par anticipation les nouvelles dispositions de la directive européenne « Étude de l’Impact Environnemental » (EIE).

La violence utilisée par les pouvoirs publics, à Notre-Dame-des-Landes (N.D.D.L.), à l’encontre des résistants, renforce notre inquiétude. L’annonce de l’arrivée des camions sismiques sur le territoire du permis « Bassin d’Alès », tout comme la reprise des travaux de forage dans le Bassin parisien, ne laisse-t-elle pas présager d’un traitement similaire de nos actions de résistance ?

Présents et solidaires des résistants à N.D.D.L., nous refusons aussi la destruction de nos territoires et lieux de vie.