Archives de mars, 2012

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Lettre aux candidats à la présidentielle et leurs réponses

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20000 puits sous les terres ou Gaz de schiste au Québec

D’une durée de 45 minutes, ce documentaire révèle l’impact sur les personnes vivant près des puits de gaz de schiste au Québec. La fracturation du sol pour libérer le gaz de schiste fracture aussi les hommes, les femmes et les enfants .

Fruit d’un travail d’une année mené par France Mercille et Luce Cloutier, ce documentaire donne la parole à des gens dont la vie a été chamboulée par la mise en place de forages de recherche de gaz de schiste au Québec.

A l’heure où la France voudrait s’autoriser la recherche de gaz et huile de schiste dans le bassin parisien et dans le Sud Est, ce film fait échos aux conséquences dramatiques de ces recherches sur la vie des ménages.

Les auteures rendent leur documentaire monté par François Grondin disponible sur le web.

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Accident sur une plateforme en mer du Nord

Depuis plusieurs mois TOTAL se fait fort de communiquer sur la sécurité et son savoir faire pour garder ses permis de recherche d’hydrocarbure et a permis de contrer la volonté parlementaire du printemps dernier d’interdire la recherche et l’exploitation des hydrocarbures de roche mère.

L’accident intervenu il y a deux jours sur une plateforme d’exploitation d’hydrocarbures appartenant à TOTAL en mer du Nord au large de l’Écosse vient rappeler que le risque dans ces projets reste majeur.

Alors qu’une importante fuite a conduit TOTAL à évacuer les 238 personnes à bord de sa plate-forme du champ Elgin dans la nuit de dimanche à lundi et à couper l’alimentation afin de limiter les risques d’explosion, les autorités ont mis en place une zone d’exclusion maritime et aérienne. Si l’on peut évidemment se réjouir que l’ensemble des employés ait pu être évacué sain et sauf, c’est une nouvelle pollution qui démarre.

6 mois pour combler les dégâts ?

Total estime que « les risques posés pour l’environnement sont à ce stade minimes ». On aimerait le croire alors que « selon BBC Scotland, on aperçoit le nuage de gaz à environ onze kilomètres au loin ». Or ce nuage c’est bien du méthane qui s’échappe dans l’atmosphère. Ce méthane fort gaz à effet de serre.

« Il y a deux options pour intervenir. L’une consiste à creuser un puits de secours, ce qui pourrait prendre environ six mois. L’autre est une intervention sur la plate-forme pour sceller le puits (…) ce qui serait une option plus rapide », a déclaré à Reuters David Hainsworth, responsable sécurité, santé et environnement chez Total Exploration & Production UK.

Sécurité off shore, Total héberge au même moment la rencontre annuelle des pétroliers

Pour la compagnie ça ne pouvait pas plus mal tomber. C’est en effet TOTAL qui héberge depuis Lundi (28 mars 2012) la rencontre annuelle des professionnel du offshore. Dans sa lettre d’invitation aux participants le Président de TOTAL EP indique que cette rencontre sera l’occasion d « améliorer notre position dans l’industrie offshore, en montrant notre engagement à favoriser le développement d’une exploitation sûre et propre du pétrole et gaz en offshore à travers le progrès technologique ».

Ces permis maritimes totalement fous

La même compagnie active dans un permis de recherche au large de la Guyane octroyé par l’État français a annoncé il y a peu y avoir découvert des hydrocarbures. 

Le dimanche de Pâques les collectifs du littoral à Fréjus, Marseille, Hyères opposés au permis de Rhône Martime organisent une grande manifestation, le Trafalgar des pétroliers.

Info au cliquant sur l’image

 

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Le manque d’eau se fait sentir mais la fracturation hydraulique a le vent en poupe!

Alors que les premiers arrêtés sécheresse  sont tombés (en Mars !) et tandis que le BRGM indique qu’ « il faudrait probablement une dizaine d’années pour que le déficit des nappes puissent être comblé »  , le gouvernement s’enferre à soutenir les industriels en vue de la délivrance de permis de recherche d’hydrocarbures.

Aujourd’hui est publié au journal officiel de la république le décret portant création de la commission Théodule prévue dans la loi du 13 Juillet 2011. Le même jour apparaît discrètement sur le site du Ministère de l’Ecologie la version finale du rapport de la « mission d’inspection sur les hydrocarbures de roche-mère en France ».

Pour nous c’est toujours Non

Les collectifs opposés à l’exploitation des gaz et huile de schiste ont annoncé depuis longtemps que la loi était bancale. La proposition initiale visait à « interdire l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique et à abroger les permis exclusifs de recherches comportant des projets ayant recours à cette technique ». Dans ses articles adoptés en lecture finale au parlement, elle a été vidée de sa substance. Les collectifs citoyens exigent la suppression des permis de recherche d’hydrocarbure liquides ou gazeux ainsi que l’arrêt immédiat de la délivrance de nouveaux permis lesquels (l’Annexe III du rapport le confirme à nouveau) visent tous la roche mère. 

La Commission nationale d’orientation: chambre de validation des expérimentations

« La Commission nationale d’orientation » selon les auteurs du rapport n’est qu’un organisme de consultation de la société civile. La mission recommandant que des gens sérieux préparent les avis (« elle devra nécessairement s’adjoindre un Conseil scientifique qui préparera les avis qu’elle aura à formuler et qui sera la garantie scientifique de leur validité »).

Le rapport qui donne l’illusion d’une amélioration de la gouvernance suggère simplement -concernant la mise en œuvre de travaux physiques (lire ‘forages’) -d’allonger quelques délais d’information au public. Le mode décisionnel reste le même. La réforme en profondeur du code minier reste une nécessité. Le gouvernement et le parlement après bien des promesses laissent à la veille des élections un chantier non abouti.

Et le rapport de la mission de conclure:

« Il faut se donner les moyens de disposer rapidement d’une évaluation de la réserve basée sur des forages in situ pour mieux apprécier la géologie des bassins. A défaut, on ne pourra jamais escompter d’éléments pertinents sur la connaissance du sous-sol français dans le rapport que le gouvernement doit remettre annuellement au Parlement (article 4 de la loi du 13 juillet 2011) ».

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La bataille des gaz de schiste ne fait que commencer
Nous publions ici in extenso l’article paru sur le site du journal Le Monde le 21.03.2011. Ça n’est habituellement pas dans nos pratiques mais il nous semble utile de relayer largement ce papier d’opinion. Que leurs auteurs en soient remerciés.

En 2011, ils avaient dû faire profil bas. Les soutiers du gaz de schiste avaient été pris de court par la colère de citoyens furieux que l’État français envisage, et ce sans même leur demander leur avis, de vendre les richesses de leur sous-sol et d’hypothéquer leur cadre de vie. Le vote en juillet d’une loi interdisant la fracturation hydraulique – cette technique dispendieuse en eau et qui peut entraîner de graves pollutions des nappes phréatiques – fracassait leurs derniers espoirs de forer rapidement le quart du territoire concédé ou en passe de l’être. Total devenait la risée des industriels du secteur, puisqu’incapable de faire la loi – au sens propre comme au sens figuré – dans son propre pays.

En ce début 2012, le vent a tourné. Depuis l’abrogation en octobre dernier des trois permis emblématiques de gaz de schiste, les industriels du pétrole et du gaz essaient de reprendre la main. La balance extérieure de la France est plombée par les importations d’hydrocarbures et le nucléaire n’a plus autant la cote. Quant aux programmes d’efficacité énergétiques et de développement des énergies renouvelables, ils ont été torpillés. L’heure est donc propice pour lancer l’offensive. Objectif ? Rendre les gaz de schiste acceptables auprès de l’opinion publique. En novlangue, « faire passer la pilule » se dit « acceptabilité sociale ».

En quoi consiste cette stratégie marketing ? Comment donner envie aux Français que soit exploité « leur » gaz de schiste ? En leur racontant une belle histoire. En leur disant que la fracturation hydraulique « made in France » est une technique maîtrisée et maîtrisable à 100 % et que la mise en exploitation de milliers de puits n’aura que des impacts marginaux sur l’eau, l’air et les paysages d’Ardèche, du Jura ou du plateau du Larzac. En leur faisant croire que la mise à disposition de quantités colossales de gaz naturel représente une chance pour limiter les effets du changement climatique. En leur murmurant que le prix de l’énergie va mécaniquement chuter quand seront forés les premiers puits « français ». En expliquant, enfin, que gaz de schiste rime avec emplois et balance commerciale équilibrée. Mais tout cela n’est que mensonge, escroquerie intellectuelle et contre-vérités scientifiques.

Les États-Unis nous offrent un précipité sans concession des conséquences sanitaires des gaz de schiste. Plus de 500 000 puits y ont été forés en l’espace d’une petite dizaine d’années. Sans aucun contrôle. Car l’administration Bush fils avait tout corseté pour empêcher les autorités en charge de l’environnement de surveiller les conséquences de ces forages. « Pas d’analyse, donc pas de problème », auraient dit les Shadocks… Sauf que devant la multiplication des incidents, accidents et pollutions, des scientifiques émérites ont chaussé leurs bottes. Leurs conclusions sont accablantes. Nappes phréatiques souillées, bétails, poissons, hommes et femmes empoisonnés, terres contaminées, air corrompu ; les poisons que l’on injecte et qui remontent du sol ont stérilisé des régions entières.

Avec cette pseudo « révolution énergétique » des gaz de schiste, la limitation du réchauffement climatique à 2 degrés avant la fin de siècle sera définitivement balayée. Deux études publiées dans des revues scientifiques de premier ordre démontrent que son impact sur le climat est pire encore que celui du charbon, à cause des importantes fuites de méthane des puits. Sur le plan économique, les quelques poignées d’emplois très temporaires créés pour exploiter le gaz de schiste ne compenseront jamais les milliers d’emplois liés à l’agriculture et au tourisme et qui nécessitent de préserver la qualité des territoires. Sans oublier les dizaines de milliers d’emplois dans les énergies renouvelables. C’est donc à cela que pourrait ressembler, chez nous, le monde que sont en train d’essayer de nous vendre les industriels de l’énergie.

A la lecture des éditoriaux énamourés et des interviews complaisantes qui fleurissent ces jours-ci, cette stratégie du mensonge semble pourtant payante. Et les candidats à l’élection présidentielle, qu’en pensent-ils ? Les écologistes et le Front de Gauche sont résolument contre. Le président-candidat jure devant les caméras que « la fragmentation (sic) hydraulique, c’est non ». Mais les faits sont têtus : les permis du bassin de Paris, qui supposaient il y a quelques mois encore, l’utilisation de la fracturation hydraulique, sont toujours valides et l’administration française continue de délivrer des permis d’exploration pour du gaz et du pétrole de schiste. C’est que Nicolas Sarkozy compte parmi ses amis deux capitaines d’industrie très impliqués dans la partie : Albert Frère et Paul Desmarais. Le premier détient 5 % du capital de Total. Le second a des participations dans Arkema, fabricant de produits utilisés dans la fracturation hydraulique. Ensemble, ils ont la main sur 5,2 % de GDF Suez, dont le PDG Gérard Mestrallet estime « qu’il ne faut pas a priori fermer la porte pour toujours à l’exploitation de cette ressource, cela serait une erreur majeure ».

Une position à l’unisson de celle d’Eric Besson, ministre de tutelle, puisque l’Etat français est actionnaire de GDF Suez à hauteur de 35,7 %. De son côté, François Hollande ne veut insulter personne, et surtout pas l’avenir… Il y a quelques jours, il déclarait « qu’il ne faut jamais rien écarter, surtout si des recherches démontrent qu’on peut obtenir ce gaz sans nuire à la nature ». Une position qui démontre que le candidat socialiste n’a pas du tout saisi les urgences énergétiques, climatiques et écologiques qui se dressent devant nous.

Une énergie bon marché… Une énergie moins émettrice de CO2. Une énergie exploitée « proprement ». Une énergie « made in France ». A les croire, ils auraient donc trouvé la nouvelle pierre philosophale. Comme n’importe quel conte merveilleux, une telle histoire s’appuie sur des opérations magiques et des événements miraculeux. Mais nous ne sommes plus des enfants et la réalité est cruelle. Et complexe. Face à la fin du mythe d’une croissance infinie, place aux véritables défis : ceux de la sobriété énergétique et de la résilience de nos sociétés. Pas de quoi remplir la poche des actionnaires mais une étape essentielle de la transition écologique. Pour réenchanter le monde. Et le réinventer.


Geneviève Azam, Attac ;

Emmanuel Poilane, directeur de la fondation France Libertés ;

Martine Laplante, des Amis de la Terre ;

Sandrine Mathy, présidente du Réseau action climat (RAC).

COMMUNIQUÉ DE PRESSELyon, lundi 19 mars 2012

Visite du gouverneur de Pennsylvanie en Rhône-Alpes. Les collectifs opposés à l’exploitation des gaz de schiste interpellent les élus

A l’occasion de la visite de Tom Corbett, gouverneur de Pennsylvanie à Lyon et dans notre Région du 19 au 21 mars, le collectif Stop au Gaz de Schiste 69 rappelle que la Région Rhône-Alpes s’est positionnée clairement depuis février 2011 contre l’exploitation des gaz de schiste.

Le collectif Stop au Gaz de Schiste espère que les élus sauront affirmer clairement à Monsieur Tom Gorbett que les projets de recherche et d’exploitation de gaz de schiste n’ont aucun avenir en Rhône-Alpes.

Le gouverneur Corbett s’est en effet positionné clairement en faveur des compagnies exploitant le gaz de schiste dans le Marcellus Shale aux États-Unis en souhaitant même que celles-ci soient exonérées de taxes.

  • Alors que le Préfet de Région indiquait la semaine dernière au journal Enviscope ne « pas regretter d’avoir signé l’arrêté autorisant les recherches pour les gaz de schiste »,
  • Alors que le journal le Monde indique que « la compagnie Shuepbach Energy a déposé un recours contentieux auprès du tribunal administratif de Lyon pour demander l’annulation de l’abrogation de ses deux permis de recherche en hydrocarbures non conventionnels : celui de Nant (Aveyron) et celui de Villeneuve-de-Berg (Ardèche) »,
  • Alors que l’instruction de nombreuses demandes de permis de recherche d’hydrocarbure touche à sa fin,

le collectif Stop Gaz de Schiste en appelle à la vigilance de l’ensemble des élus afin que les sirènes d’une industrie qui promet monts et merveilles aux communes ne viennent instiller le doute dans une période de crise économique.

L’exploitation des gaz de schiste n’est pas une solution, elle est polluante et hautement consommatrice en eau. Elle ne représente en aucun cas une source d’avenir en réponse aux défis énergétiques qui se posent à nos sociétés.

Le Collectif Stop gaz de schiste 69 invite citoyens et élus à se joindre au rassemblement organisé à Bourg-en-Bresse le samedi 14 avril 2012 à partir de 15H00.

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 (*) Permis exclusifs de recherche dhydrocarbures dans le Nord de la Région RhôneAlpes :

Permis en cours de validité:

Permis des Moussières : Superficie 3756 km2 départements Ain et Jura, (ainsi que Savoie, Haute-Savoie, Saône-et-Loire)

Permis de Gex : Superficie 932 km2 départements de l’Ain, de la Haute-Savoie et du Jura

Permis recevable dont l’instruction est achevée :

Permis LyonAnnecy : Surface sollicitée 3800 km2 départements du Rhône, de l’Ain, de l’Isère et des deux Savoie.

Permis recevable en cours d’instruction :

Permis de Gex Sud : Surface sollicitée 1991 km2 départements des deux Savoie.
Permis de Blyes : Surface sollicitée 3293 km2 départements de l’Ain, de l’Isère, du Rhône et des deux Savoie.
Permis de Montfalcon : Surface sollicitée 5792 départements de l’Isère et de la Drôme

Permis en cours d’instruction:

Permis d’Abondance : Surface sollicitée 810 km2 départements de Haute-Savoie

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Permis des Moussières, permis de Gex, demandes de permis de Blyes, de Lyon-Annecy,  combien encore ? non à ces forages  !

Le collectif du Haut-Bugey organise une grande manifestation contre les forages d’hydrocarbures dans l’Ain et sur nos territoires en général.

Rendez-vous le samedi 14 Avril 2012 à BOURG-EN-BRESSE sur le Champ de Foire à 15h

Le risque encouru est grand, au mépris de l’environnement, de l’eau et des populations ! Des permis de recherche et d’exploitation d’hydrocarbures, gaz de schiste (et autres appellations) couvrent une large partie de la France et de l’Europe ! 4 nouveaux permis sont actuellement en cours d’instruction pour le seul département de l’Ain :

UTILISATION MASSIVE ET POLLUTION DE L’EAU

POLLUTION DES SOLS ET SOUS-SOLS

DESTRUCTION DES SOUS-SOLS ET RISQUES DE SÉISMES

POLLUTION DE L’AIR ET GAZ A EFFET DE SERRE

TRAFIC ROUTIER INTENSE

POLLUTION VISUELLE

EXPROPRIATION POUR RECHERCHE ET EXPLOITATION DES HYDROCARBURES LIQUIDES ET GAZEUX

REPORT DES SOLUTIONS ÉNERGÉTIQUES RENOUVELABLES

Nous refusons ces projets de forages !

Descendons de la montagne, affluons des plaines de l’Ain. Venons du Jura et de Rhône Alpes

Manifestons à Bourg en Bresse  le 14 Avril à 15H00

Tract et dépliant à télécharger

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Petit récapitulatif qu’il ne faut pas hésiter à relayer dans les campagnes et dans les villes. L’eau est le bien de tous, sa raréfaction, sa pollution, son utilisation déraisonnée nous touche tous.

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Les permis exclusifs de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux :

Rhône-Alpes Nord est touchée par 2 permis en cours de validité (Les Moussières et Gex), 4 demandes de permis jugée recevables (Lyon-Annecy, Blyes, Gex Sud et Montfalcon) et 1 demande de permis en cours d’instruction (Abondance).

Les permis de recherche d’hydrocarbures existants :
Le permis des Moussières :
– La compagnie Celtique Energy Petroleum s’est vue accorder ce permis par arrêté du 14 mars 2008. Le permis est valable pour 5 ans (renouvelables deux fois).– Le périmètre de ce permis inclus les départements de l’Ain, des deux Savoie et du Jura.– Sur la base des découvertes d’Esso Rep en 1998, Celtique envisage d’effectuer un forage exploratoire et a démarché des communes du plateau de Hauteville dans l’Ain.– Le périmètre de ce permis inclut les départements de l’Ain, des deux Savoie et du Jura.  Plus d’informations ici   et là
Le permis de Gex :
– La compagnie E-Corp est à la tête d’un consortium de trois sociétés qui s’est vu accorder ce permis par arrêté du 28 mai 2009. Le consortium est constitué de Edgon Resources (New ventures) Ltd (britanique) racheté par E-Corp, Eagle Energy Ltd Canadien) et Nautical Petroleum Plc: Société britannique. Le permis est valable pour 5 ans (renouvelables deux fois).– Les documents disponibles indiquent le souhait du titulaire de faire ses premiers forages en 2012 /2013.– Le périmètre de ce permis inclut les départements de l’Ain (Pays de Gex), des deux Savoie et du Jura.Plus d’informations ici   et là

 –  On notera également que le périmètre du permis de Lons le Saulnier  inclut également des territoires du Nord de la Région Rhône-Alpes.

Les demandes de permis de recherche d’hydrocarbure recevables en cours d’instruction :

L’instruction des ces permis fait l’objet d’une accélération. Lire ici  et là . La délivrance de nouveaux permis est probablement très proche!

Le permis Lyon -Annecy :
– La compagnie Schuepbach a déposé cette demande jugée recevable par les services de l’État.
– Cette demande a déclenché une mise en concurrence laquelle s’est traduite par deux autres demandes portant sur ces périmètres plus ou moins semblables. La demande du permis de BLYES et la demande du permis de Gex Sud.
– Le périmètre de ce permis inclut les départements de l’Ain, de l’Isère, du Rhône et des deux Savoie. Surface sollicitée : 3800 km2.Plus d’informations ici
 Le permis de Blyes :
– La compagnie Realm a déposé cette demande jugée recevable par les services de l’État.
– Cette demande est en concurrence la demande du permis Lyon-Annecy.
– Le périmètre de ce permis inclut les départements de l’Ain, de l’Isère, du Rhône et des deux Savoie. Surface sollicitée : 3293 km2.Plus d’informations ici
Le permis de Gex Sud :
– C’est le consortium titulaire du permis de Gex qui a déposé cette demande jugée recevable par les services de l’État.
– Cette demande est en concurrence la demande du permis de Lyon Annecy.
– Le périmètre de ce permis inclut les départements des deux Savoie. Surface sollicitée : 1991 km2.Plus d’informations ici
Le permis de Montfalcon :
– C’est la société BNK qui a déposé cette demande jugée recevable par les services de l’État.
– Cette demande est en concurrence avec les demandes des permis de Valence et extension Montélimar.
– Le périmètre de ce permis inclut les départements de l’Isère, de la Drôme mais aussi de l’Ardèche, du Rhône et de la Savoie. Surface sollicitée : 5792 km2.Plus d’informations ici   et
Les demandes de permis de recherche d’hydrocarbure en cours d’instruction :
Le permis d’Abondance :
– C’est la société Pétrosvibri qui a déposé cette demande en cours d’instruction au niveau des services de l’État.  Le pétitionnaire (une société suisse) a déjà fait un forage sous le lac Léman à partir de la Suisse en 2010 .

– Le périmètre de ce permis touche la Haute- Savoie et inclut la partie française du Lac Léman.  Surface sollicitée : 810 km2.
Plus d’informations ici   et là
IMPORTANT:
Selon le Ministère de l’Ecologie du Développement Durable des Transports et du Logement:Les permis de Lyon-Annecy, Blyes, Montfalcon, Valence extension et Montélimar visent spécifiquement les GAZ de SCHISTE.Selon le rapport de la mission d’inspection menée par les experts du CGIET à la demande des Ministres de l’Écologie et de l’IndustrieL’ensemble des demandes de permis recevables mentionnées dans cet article visent des gaz et ou huile de roche mère. (voir l’annexe III du rapport accessible sur le site de la documentation française)


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Communiqué de presse
Des collectifs locaux réunis en coordination nationale à
Cahors, les 3 et 4 mars 2012

Ce weekend, samedi 3 et dimanche 4 mars, les délégués représentant 211 des collectifs locaux contre les pétroles, gaz et huiles de schiste se sont réunis à Cahors (Lot), en Coordination nationale. Cette rencontre était précédée d’un rassemblement devant l’Hôtel de ville avec les militants locaux, à l’initiative du NGSPC (collectifs 24, 32, 46, 47, 82).

Nous connaissons la position du candidat au pouvoir, face à laquelle nous sommes en totale opposition.

De même, nous déplorons la déclaration publique de François HOLLANDE en complète  régression par rapport à l’engagement des 100 députés et 50 sénateurs PS. Ceux ci présentaient et soutenaient au printemps 2011 des propositions de lois visant l’interdiction stricte de toute exploration et exploitation des gaz et huiles de schiste ainsi que l’abrogation de tous les permis exclusifs de recherche.

Ayant pris connaissance du projet de décret d’application de l’article 2 de la loi du 13 juillet 2011, nous réitérons notre ferme opposition à toutes expérimentations de nouvelles techniques de recherche et dénonçons la prochaine mise en place de la Commission nationale de suivi, d’orientation et d’évaluation.

Le FAME (Forum Alternatif Mondial de l’Eau) se tiendra, du 10 au 17 mars 2012, à Marseille.

Notre participation à cet évènement, nous fournira l’occasion de rencontrer les délégations étrangères pour bâtir les coordinations européenne et internationale.

Partout en France, le rythme de la mobilisation s’accélère avec la création de très nombreux collectifs citoyens notamment dans le Var, en Haute Savoie, dans les Plaines du Languedoc, en Ile de France, …

Nous donnons rendez vous pour le « Trafalgar » des gaz et huile de schiste, grand rassemblement en mer et sur terre le 8 avril à la Seyne sur Mer contre le permis off shore profond « Rhône Maritime ».

Gaz et huile de schiste, ni ici, ni ailleurs, ni aujourd’hui, ni demain !