Articles Tagués ‘pétrole de schiste’

(!) Info minute – Revue de Presse

Point de vue – Le ministère de l’Écologie s’apprête à accorder à Hess Oil sept permis de recherche de pétrole de schiste. Il pourrait faire autrement, estiment les avocats Arnaud Gossement et Olivier Meyer dont nous relayons l’appel publié ce jour dans le journal Terraeco.net.

Le ministère de l’Écologie vient de diffuser, ce vendredi 8 novembre, un communiqué de presse aux termes duquel il affirme être contraint par une décision de justice d’accorder dans les jours prochains sept permis à la société Hess Oil pour rechercher un gisement de pétrole de schiste en Seine-et-Marne et dans l’Aisne. Pour Arnaud Gossement et Olivier Meyer, avocats engagés contre des projets de forage, c’est faux.

Nous, avocats engagés contre des projets de forages d’hydrocarbures non conventionnels, appelons Philippe Martin, ministre de l’Écologie, à refuser de signer les arrêtés qui permettraient d’accorder à la société Hess Oil le bénéfice de sept permis exclusifs de recherches.

Nous dénonçons le double discours d’une partie de l’administration. En effet, pendant que le chef de l’État et le ministre de l’Écologie, avec une sincérité certaine, défendent l’interdiction du recours aux gaz et huiles de schiste, leur administration se bat contre nous, pied à pied, devant les tribunaux. Et pour la première fois depuis le vote de la loi du 13 juillet 2011 qui interdit tout forage au moyen de la fracturation hydraulique, le ministère de l’Écologie pourrait autoriser la société Hess Oil à se prévaloir par mutation de sept permis, clairement destinés à mettre en œuvre cette technique dangereuse pour les hommes et leur environnement.

1.               L’État n’est pas contraint de délivrer des permis, bien au contraire

hess Oil S & MEn 2010, diverses sociétés, dont Lundin Petroleum et Toréador, ont obtenu des permis exclusifs de recherches d’hydrocarbures non conventionnels en Seine-et-Marne et dans l’Aisne. La révélation de ces permis a suscité une vive émotion, une mobilisation citoyenne et le vote en urgence de la loi du 13 juillet 2011. Cette loi, votée par la droite comme par la gauche, interdit la fracturation hydraulique et contraint les pétroliers à dénoncer les permis obtenus pour des projets fondés sur le recours à cette technique. En septembre et octobre 2011, la ministre de l’Ecologie a abrogé plusieurs permis. Mais certaines sociétés ne se sont pas dénoncées. Leurs permis n’ont donc pas été abrogés alors qu’ils auraient dû l’être. Leurs permis sont manifestement illégaux comme le ministère de l’Ecologie le reconnaît d’ailleurs dans son communiqué de presse du 8 novembre, qui rappelle à juste titre l’opacité dans laquelle ces permis ont été signés.

La société Hess Oil a souhaité acheter ces permis qui font l’objet d’une spéculation financière étonnante. Elle a donc demandé au ministre de l’Écologie d’autoriser les sociétés titulaires de ces permis à les lui vendre. Il s’agit d’une procédure de « mutation » régie par les dispositions du code minier. Delphine Batho, l’ancienne ministre de l’Ecologie, a refusé ces demandes de mutations. Ces refus ont été attaqués devant les tribunaux par Hess Oil. Par une ordonnance du 25 avril 2013, le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a ordonné à l’État non pas de délivrer les permis demandés par Hess Oil, mais de réexaminer ses demandes. Insistons sur ce point crucial : la justice n’a jamais demandé à l’État de délivrer à Hess Oil des permis de recherches d’hydrocarbures, elle lui a demandé d’instruire les demandes, de les examiner. Et cette instruction aurait dû aboutir à une décision de rejet. Car il ne saurait être possible d’autoriser l’achat d’un permis qui aurait dû être abrogé à la suite de la loi du 13 juillet 2011.

2.               L’État ne s’est pas défendu

hess Oil Seine & Marne JouarreLorsqu’une décision de l’administration est contestée devant un tribunal administratif, elle doit défendre sa décision et être représentée à l’audience. Pour ce faire, le ministère concerné écrit des mémoires en défense et se fait représenter le jour de l’audience. Étrangement, dans un dossier aussi sensible, le ministère de l’Écologie n’a rigoureusement jamais défendu la décision de sa ministre de refuser le permis demandé par Hess Oil ! La lecture de l’ordonnance du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise le démontre : le Juge relève que l’État n’a pas présenté de mémoire en défense et n’était pas présent à l’audience. L’État a donc délibérément laissé la société Hess Oil s’exprimer seule devant le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise.

Pourtant, l’enjeu financier est élevé : l’État a été condamné à verser à cette société 2 000 euros par jour de retard pour chacun des 7 dossiers. Soit 14 000 euros par jour, soit 420 000 euros. L’enjeu écologique et économique de ce dossier justifiait donc le fait que l’État se défende, défende la loi et défende les deniers publics. Au lieu de cela : il ne défend pas, il pense délivrer tout de suite les permis et il doit un chèque. Le prétexte de la contrainte qui aurait été imposée par un juge ne tient pas un instant.

3.               Et maintenant ?

Si le ministère de l’Écologie devait autoriser la mutation de sept permis à la société Hess Oil, cette décision représenterait un point de bascule dans le dossier des gaz et huiles de schiste. La société Hess Oil va désormais se prévaloir de ces permis, notamment contre les recours déposés contre les autorisations qui lui ont été délivrées de manière explicable pour passer concrètement aux travaux de forage. Plus encore, cette société et les autres sociétés qui souhaitent rechercher et exploiter des hydrocarbures non conventionnels n’attendent plus que le vote du nouveau code minier pour déposer des demandes de permis : elles ne manqueront pas de se prévaloir de cette décision dont a bénéficié la société Hess Oil.

Nous demandons à Mr Philippe Martin, ministre de l’Écologie, en cohérence avec son engagement et celui du président de la République, de revenir sur les termes du communiqué de presse du 8 novembre et de refuser la délivrance et la mutation de tout permis de recherches à la société Hess Oil.

 

Edit: Lire aussi ici le communiqué des collectifs Carmen, du Pays-Fertois et du Bocage Gârtinais

– Toutes les info sur les manif en France –

#globalfrackdown Des récits dès que possible. Les rédacteurs se sont couchés tard 😉  (!) Info minute – Revue de Presse

Quelques photos en attendant      Edit : Récit ici

 Saint Claude le mirage du gaz de schiste 19 octobre 2013 Thomas Porcher Jacques Cambon Saint Claude France Zurawlow Pologne Duplex 19 octobre 2013 Homo schistus Saint Claude Rassemblement stop gaz de schiste Saint claude 19 octobre 2013 Saint Claude manif globalfrackdown 19 octobre 2013 stop gaz de schiste Manifestation Saint Claude Stop gaz de schiste 19 octobre 2013 Manif Saint Claude tout n'est pas permis 19 octobre 2013 Saint Claude Franche Comte manifestation Stop gaz de schiste Rhône Alpes Manif Saint Claude non aux forages 19 octobre 2013 Manifestation saint claude 19 octobre 2013 No Gazaran stop gaz de schiste Manif saint claude 19 octobre 2013 gloabalfrackdown stop gaz de schiste franche comté Saint Claude manif globalfrackdown soirée slam maison du peuple

  • Béziers: Journée Internationale contre les GDS: 10:30 a.m. (info)
  • Essonne: n’inschistez pas on en veut pas: 2:00 p.m. — 5:00 p.m. (info)
  • Etampes: Global Frackdown 2 – Etampes:  2:00 p.m. — 8:00 p.m. (info)
  • Montélimar: Global Frackdown 2: 2:00 p.m. — 6:00 p.m. (info)
  • Montereau-Fault-Yonne: Journée à Montereau-Fault-Yonne:
    10/9 at 5:00 p.m. — 10: 00 p.m. (info)
  • Nice: Rassemblement anti-gaz de schiste: 10:00 a.m. — 3:00 p.m. (info)
  • Paris: Péniche “Stop Schistes”: TBD (info)
  • Saint-Claude: Evénement à Saint-Claude: 10:00 a.m. — 9:00 p.m. (info)
  • Toulouse: Global Frackdown 2 – TOULOUSE (31) FRA: 2:00 p.m. (info)
  • Toulouse: Non au gaz et pétrole de schiste: 2:00 p.m. — 5:00 p.m. (info)
  • Villebéon: Global Frackdown 2 – Villebéon: 5:00 p.m. — 10:00 p.m. (info)

(!) Info minute revue de presse

Traduction libre par nos soins de l’article paru sous le titre Fracking Economics Revealed as Shale Gas Bubble, Not Silver Bullet dans EcoWatch le 23 mai 2013

Alors que plusieurs projets de loi sur l’activité liée au gaz naturel sont en attente dans l’Etat de New York, aujourd’hui, les élus ont été informés sur les recherches qui en révèlent ses limites économiques.

Drill Baby DrillOrganisé par la campagne des citoyens pour l’environnement , Earthworks, Energy Policy Forum, Environmental Advocates of New York, Frack Action et le Post Carbon Institute , le briefing a porté sur deux tout nouveaux rapports publiés au printemps. En résumé, les analyses scientifiques et financières indiquent que les avantages à moyen et à long terme de l’exploitation du gaz de schiste peuvent-être une illusion plus semblable à la bulle immobilière qu’au miracle économique promis par l’industrie du gaz.

Les rapports, Drill Baby Drill[1]  du géologue spécialiste du charbon et du gaz David Hughes et Shale and Wall Street  (Le schiste à Wall Street)  de l’analyste financier Deborah Rogers évaluent la viabilité économique du boom du pétrole et du gaz de schiste qui balaye l’Amérique et pourrait toucher New York par la fracturation des bassins schisteux de Marcellus et de l’Utica. Ils offrent une analyse approfondie et une mise à jour des données sur plus de 60.000 puits de pétrole et de gaz ainsi qu’un examen complet de la situation financière des principales entreprises actuellement impliquées dans l’exploitation locale de ces énergies fossiles.

Ensemble, les auteurs concluent que plutôt que d’offrir à la nation un siècle d’énergie pas cher et la prospérité économique, le fracking (la fracturation hydraulique) fournira seulement une décennie de gaz et d’abondance de pétrole, tout au plus, et la création d’une nouvelle bulle financière fragile qui est déjà en train de se dégonfler. Les autres conclusions des recherches discutées lors de cette réunion d’information sont les suivantes:

  1. Les booms du gaz et du pétrole de schiste ont été survendus. Selon les données de production des puits disponibles dans de nombreux États, les réserves de gaz de schiste et de pétrole de schiste ont été surestimées par les opérateurs de 400 à 500 pour cent.
  2. En coulisses Wall Street a joué un rôle clé en surévaluant le boom du schiste par le biais de fusions et acquisitions et des frais transactionnels, selon les mêmes principes observés dans le boom immobilier qui a conduit à la crise financière.
  3. La productivité élevée dans les gisements schisteux est rare. Cinq gisements de gaz et deux gisements de pétrole représentent à eux seuls 80 pour cent de la production de ces sources d’énergie, et alors même que les zones les plus productives de ces principaux gisements constituent de relativement petites «zones»[2].
  4. Les taux de récupération sont déjà en déclin dans de nombreux sites d’exploitation de schiste. Les taux élevés d’investissements par puits nécessaires au maintien de la production signifient que la production de gaz de schiste américain a peut-être déjà atteint son apogée et le maintien de la production exigera un taux élevé de forages coûteux et potentiellement non rentables.

Marcellus déclin de production « L’exploitation des gaz et pétrole de schiste a toujours été présentée à New York et dans le pays comme un moyen de générer des retombées économiques et la création d’emplois, avec un risque limité d’impacts environnementaux et de santé publique« , explique Deborah Rogers. « Mais les chiffres ne mentent pas. Dans toutes les régions où l’exploitation du gaz de schiste a lieu, aucune stabilité économique n’a été prouvée alors que la dégradation de l’environnement et ses conséquences, elles, sont bien réelles « .

« Sur la base de notre recherche et de ce qui apparaît de plus en plus évident sur ces sites d’exploitation de gaz et de pétrole, un nouveau dialogue sur l’énergie est clairement nécessaire au niveau national et dans les États comme New York, » indique David Hughes. « Étant donné le potentiel existant, ses limites ainsi que les coûts financiers et environnementaux de cette énergie que l’industrie et ses promoteurs au niveau gouvernemental vantent comme une panacée, il sera tout simplement impossible d’atteindre « l’indépendance énergétique » en forant et en fracturant à tout va.« 


[1] La phrase anglaise « Drill, baby, drill! » , qui peut être traduite en français par « Fore, chéri, fore ! », est un slogan de campagne du parti républicain pendant l’élection présidentielle de 2008 aux États-Unis. Ce slogan exprime le soutien de ce parti à l’intensification des forages pétroliers en vue d’augmenter les ressources en énergie

[2] Notre suggestion : lire ou relire Gaz de schiste la naissance de Frankenstein première partie et deuxième partie l’interview du Dr Anthony Ingraffea sur l’invraisemblable mitage du paysage,  l’occupation des terres agricoles et les conséquences sociale, sanitaires et environnementales.

(Re)Lire également : Gaz de schiste les nouveaux subprimes Sylvain Lapoix

Chez votre libraire, demandez Le Mirage du Gaz de schiste Thomas Porcher. Que se passerait-il si la France décidait d’exploiter son gaz de schiste ? Y aurait-il des créations d’emplois, une baisse du prix de l’énergie ou un retour de la compétitivité ? Accéderions-nous au Graal de l’indépendance énergétique ? Thomas Porcher propose une étude inédite sur les conséquences d’une ouverture législative à une telle exploitation. En s’appuyant sur l’expérience américaine et en prenant en compte les spécificités juridiques et économiques de la France, il vient contrebalancer point par point une information largement dominée par les lobbies et apporte des réponses cruciales en plein débat sur le gaz de schiste en France.
Thomas Porcher est docteur en économie, professeur en marché des matières premières à l’ESG-MS et chargé de cours en économie internationale à l’université Paris-Descartes. Ces analyses sur l’énergie ont été reprises dans plusieurs rapports du gouvernement et de l’Assemblée nationale.

(!) Info minute revue de presse

Communiqué | Vendredi 17 Mai 2013

Les deux collectivités territoriales ont décidé de faire appel du rejet de leur recours contre le permis dit de « Château-Thierry ».

HH30 Bassin parisienEn avril 2011 la Région et le Conseil général de Seine-et-Marne ont déposé conjointement un recours contre l’arrêté préfectoral du 12 octobre 2010 qui autorise la société TOREADOR ENERGY à effectuer des travaux de recherches concernant les gaz et pétroles de schiste, notamment sur le territoire de la commune de Doue en Seine-et-Marne.

Suite à son examen du recours en séance publique du 11 avril, le tribunal administratif de Melun a rejeté ce recours. Déterminés à faire obstacle aussi bien à l’exploration qu’à l’exploitation des huiles gaz et pétroles de schiste, la Région et le Conseil général ont décidé de faire appel de cette décision.

Les contrôles inopinés demandés par la ministre de l’écologie depuis l’automne dernier, et le retrait par la préfète de Seine-et-Marne de la phase 2 du « permis de Nemours » le 30 avril les confortent dans leur action.

Pour Jean-Paul Huchon, « la priorité absolue c’est la transition énergétique. L’exploitation de ces ressources n’est pas une solution, même à court terme. Il faut faire des choix. Celui de la Région c’est de promouvoir l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables ».

De son côté, Corine Rufet, Vice-présidente en charge de l’environnement, de l’agriculture et de l’énergie, souligne que « chercher du pétrole c’est regarder vers le passé. Avec la transition énergétique nous voulons inventer un nouvel avenir pour les territoires. La Seine-et-Marne est pour la Région un territoire prioritaire en matière d’énergies renouvelables et de préservation de l’environnement ».

Pour Vincent Eblé, Sénateur et Président du Conseil général de Seine-et-Marne, « Depuis 2006, nous nous battons avec nos partenaires pour faire respecter un Plan départemental de l’eau applicable à tous les Seine-et-Marnais : collectivités, agriculteurs et particuliers. Alors que cette politique porte enfin ses fruits, pourquoi remettre en danger la qualité de l’eau quand on sait qu’une mauvaise étanchéité des puits peut conduire à la contamination des nappes phréatiques ? »

Jean Dey, 1er Vice-président du Conseil général chargé de l’environnement et du développement durable rappelle d’ailleurs qu’en Seine-et-Marne, « la nappe du Champigny, qui alimente plus d’un million de Franciliens, connait des restrictions répétées. Elle a d’ailleurs été classée par l’Etat en Zone de Répartition des Eaux (ZRE). Dès lors, il parait parfaitement irresponsable de laisser des pétroliers gaspiller d’immenses quantités d’eau lorsque l’on sait qu’un seul puits, pour une simple fracturation, utilise 15 à 20 000 m3 d’eau ! »

A l’occasion d’un débat organisé ce soir* à Mareuil-les-Meaux (77) par Ile-de-France environnement, dans le cadre du débat national pour la transition énergétique, Corinne Rufet, et Marie Richard, Vice-présidente du Conseil général, iront débattre avec les habitants des enjeux de la transition énergétique.

Cette semaine en Rhône-Alpes: Agenda ici    NANTUA 16 MARS 2013  (!) Info minute revue de presse
.

Communique de presse des collectifs contre les gaz et huiles de schiste, le 06 Mars 2013

Nous demandons l’arrêt des travaux de forage sur le permis de Mairy

MER@EPE@P01@petrole_5.jpgDans le cadre du permis de recherche de Mairy, la compagnie américaine Hess Oil procède depuis janvier 2013 à des opérations de forage de recherche sur sa plate-forme à Huiron située en Champagne-Ardenne dans le département de la Marne. Sur ce permis, 2 autres forages aux conditions identiques, ont été prévus et demandés par la même déclaration : à Ecury-sur- Coole et Maisons-en-Champagne.

Elle déclare forer pour rechercher du pétrole conventionnel alors que le permis était identifié clairement « huile de roche-mère » dans la lettre de mission du 04 février 2011 des CGEDD/CGIET ainsi que le communiqué de presse afférent du 10 février 2011.

Comment cette compagnie explique-t-elle dans le dossier de déclaration des travaux (déposé par Toréador avant la loi du 13 juillet 2011), les deux phases de forage envisagées ?
« L’objectif de nos forages de recherches est de déterminer lors du forage vertical les caractéristiques pétrophysiques et pétrolières de ces niveaux du Lias, en prélevant des échantillons de carottes pour analyse au laboratoire. Ces analyses devraient permettre de définir quels sont les niveaux prometteurs parmi les roches du Lias et parmi ces niveaux, choisir le niveau qui sera reconnu par un forage horizontal » (Chapitre 1, p.3) Le Lias est l’étage des schistes, des roches-mères, il n’y a donc aucun gisement conventionnel, ni aucun réservoir classique possible. Ces explications sont claires : les roches-mères et l’étage des schistes sont visés, l’objectif est de choisir la bonne profondeur pour forer horizontalement dans les schistes. C’est une recherche d’objectifs non-conventionnels.

Pourquoi prévoit elle cette deuxième phase si elle affirme ne chercher en France que du pétrole conventionnel ?
Pour rappel, Hess Oil réalise aux USA une grande partie de son chiffre d’affaire grâce à son extraction de pétrole de schiste.
De plus, Hess Oil indique en toutes lettres dans sa déclaration de travaux qu’elle peut recourir pour cette deuxième phase, à la fracturation hydraulique.
Même si l’arrêté préfectoral du 14 Avril 2011 donnant acte de la déclaration de travaux miniers stipule, en son article 18, que la fracturation hydraulique n’est pas autorisée, les collectifs se demandent comment Hess Oil va procéder pour tester la perméabilité et pour récupérer ce pétrole dans cette formation étanche, la seule solution technique étant de fracturer !

Alors pourquoi Hess Oil poursuit-elle ses opérations de forage et que cherche-t-elle ?
En se cachant derrière sa recherche de pétrole conventionnel, elle se prépare pour une future exploration et exploitation du pétrole de schiste dès que celles-ci seront autorisées, car aujourd’hui rien ne lui interdit dans ses travaux de forage, après l’installation d’un puits vertical en phase 1, de mettre en œuvre une phase 2, pour réaliser un drain horizontal.
Il n’aura échappé à personne, ces dernières semaines, que de multiples déclarations et démarches tentent d’accélérer la décision de mettre en place rapidement des expérimentations sur des techniques « alternatives » à la FH, pour promouvoir à terme l’exploitation de ces hydrocarbures non conventionnels.

Une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) a été introduite devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise le 8 janvier 2013 par les avocats de la compagnie Schuepbach pour annuler les articles de la loi du 13 juillet 2011 interdisant la fracturation hydraulique. Si cette QPC est jugée recevable par le tribunal et que le Conseil Constitutionnel annule les articles, nous nous retrouverions dans la situation législative de 2010 ouvrant à nouveau la voie à l’exploration/exploitation des hydrocarbures non conventionnels.

  • C’est pourquoi, les collectifs contre les GHDS dénoncent cette pratique de Hess Oil qui, profitant de ce contexte, entretient une ambiguïté sur les réels objectifs géologiques visés .
  • C’est pourquoi aussi, les collectifs contre les GHDS s’interrogent sur l’attitude du gouvernement qui, à maintes reprises, a évoqué la suspension de toute activité d’exploration tant que la réforme du code minier actuellement à l’étude et les débats citoyens sur la transition énergétique n’auront pas été menés à terme.
  • Les collectifs contre les GHDS sont profondément surpris que ce forage ait pu commencer dans un cadre juridique inédit à savoir que la requête de Hess Oil portant sur l’accord de prolonger de quatre années le permis de recherche a été rejetée le 17 janvier 2013 par le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. La date d’expiration de ce permis, débuté en 2007 pour 4 ans, est donc dépassée.Pourtant ce rejet n’empêche visiblement pas la poursuite des recherches d’hydrocarbures sur le terrain.

Les collectifs contre les GHDS demandent l’arrêt immédiat des travaux sur la plate-forme de Huiron.

Pour permettre d’examiner et contrôler les programmes de forage du permis de Mairy selon les dispositions de la circulaire du 21 septembre 2012 de la ministre D.Batho, en s’assurant que les travaux prévus ou réalisés correspondent à la qualification des objectifs géologiques du permis.

La justice n’a pas encore «statué au fond sur la légalité» concernant la mutation du permis souhaitée par Hess Oil. Aussi les collectifs demandent que la justice examine la légalité de la mutation du permis souhaitée par Hess Oil, lequel, malgré le rejet de prolongation du permis de Mairy, poursuit ses activités de forages en absence de tout cadre légal.

Les collectifs ne cesseront jamais de rappeler leur opposition à toute forme d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures non conventionnels DANS LE BASSIN PARISIEN OU AILLEURS, AUJOURD’HUI OU DEMAIN !

Signataires :
Le collectif Non aux pétrole et gaz de schiste Sud77 (77 Seine et Marne) Le collectif Fertois ( Jouarre 77 Seine et Marne) Le collectif « non au gaz de schiste 91 » (91 Essonne) Le collectif citoyen IDF non aux gaz et pétrole de schiste (Ile de France) Le comité de Réflexion et d’Initiative de Nonville (77 Seine et Marne) Le collectif Non aux pétrole et gaz de schiste Bocage gâtinais (77 Seine et Marne, 45 Loiret, 89 Yonne) Le collectif « Marne-Ourcq-Multien » (77 Seine et Marne) Le collectif Carmen (Région Picardie) Le collectif Basta Gaz ! Alès (30 Gard) L’inter-collectif du 22 Septembre Sud (30 Gard – 34 Hérault) L’union pour le parc naturel régional de « Le Brie et des deux Morin » L’association Hainaut Avenir Environnement (59 Nord) Les collectifs Isérois (Nord Isère, Bièvrois, Sud Gresivaudan, Viennois, Grenoblois, Trièvois, Voironnais – 38 Isère) Le collectif de Roynac (26 Drôme) Eco’lectif Dégaze Gignac et Environs. (34 Hérault) Le collectif « stop gaz de schiste Anduze » (30 Gard) Le collectif de Rivières (30 Gard) Le collectif Roquedur-Le Vigan contre le gaz de schiste (30 Gard) Le collectif « Non au gaz de schiste Florac » (48 Lozère) Le collectif AJC-Les Mages (30 Gard) Le collectif anti gaz de schistes de Béziers (34 Hérault) Le collectif citoyen du Narbonnais Non Gaz et Pétrole de Schiste (11 Aude) Le collectif biterrois Non au gaz de schiste, « Béziers ngds » (34 Hérault) Le collectif Gardonnenque & Petite Camargue (30 Gard) Le collectif du Haut-Bugey, non aux forages d’hydrocarbures (01 Ain) Le collectif Pézenas, Castelnau de Guers et environs (34 Hérault) Le collectif du Céressou (Cabrières, Fontès, Peret) (34 Hérault) Le collectif Garrigue Vaunage contre les Gaz de schiste (30 Gard) Le collectif du Valromey (Permis des Moussières) (01 Ain) Le collectif 07 Stop au gaz de Schiste (07 Ardèche) Le collectif Stop au Gaz de Schiste 38 (Isère) Le collectif Stop au Gaz de Schiste 69 (Rhône) Le collectif Non au Gaz de Schiste des Pays de Savoie et de l’Ain, Réseau Rhônalpin Stop aux Gaz et Pétrole de Schiste Les collectifs non aux forages d’hydrocarbures de l’Ain (01) Le collectif Orb-Jaur Non au Gaz de Schiste (34 – Hérault) Le collectif piémont cévenol (30 Gard) Le collectif Stop Forages Bugey Sud (01 Ain, Bugey Sud) Le collectif Ile-de-France Décroissance Le collectif « gaz de couche non merci » Nord Pas de Calais Le collectif Corbières (11 Aude) Association Stop au gaz de schiste-Non al gas d’esquist (47 Lot et Garonne) Le collectif Haut Jura « non aux forages » (39 Jura) Le collectif Gazpart Soissons (02 Aisne)