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19 octobre Global Frackdown – Journée Mondiale contre le fracking      (!) Info minute – Revue de Presse

Interview réalisée par Hervé Kempf (Reporterre)

Josh Fox est le réalisateur de Gasland, le film qui a réveillé les consciences sur la réalité du gaz de schiste. Dans un entretien avec Reporterre, il explique que ce qui se joue dans cette bataille écologique, c’est la vitalité de la démocratie face aux grandes compagnies multinationales.


Josh Fox Photo H.Kempf ReporterreJosh Fox est le réalisateur du film Gasland, sorti en 2010, et qui a montré l’ampleur des pollutions provoquées par l’exploitation du gaz de schiste. Il a réalisé un nouveau film, Gasland II. Il est en France pour quelques jours. Reporterre l’a rencontré le 5 septembre près de Jouarre, là où une exploration de pétrole de schiste a commencé, et rencontre une vive opposition.
En quoi votre nouveau film est-il différent du précédent ?

Josh Fox – Le premier film décrivait les multiples façons par lesquelles l’exploitation du gaz de schiste génère des pollutions, et les multiples façons dont les gens en sont affectés. Ce film est se concentre sur les nombreuses différentes façons – pas seulement par l’argent ou le lobbying – par lesquelles l’industrie du pétrole et du gaz s’est incrustée au sein même du système démocratique pour l’influencer. Ce que nous avons constaté à de multiples reprises en faisant ce film, c’est que les gens n’ont pas de recours quand ils sont confrontés à l’industrie du pétrole et du gaz.

Est-ce un exemple de ce qui arrive en général à la démocratie ou est-ce très spécifique au gaz de schiste ?

fox-5_sept_2013-H.Kempf ReporterreBeaucoup de choses sont très spécifiques à cette industrie aux Etats-Unis, mais malheureusement, c’est aussi exemplaire de la façon dont les grandes compagnies agissent en démocratie. Elles veulent circonvenir le peuple. Elles conduisent des négociations directes avec le gouvernement à l’écart du peuple. La seule façon par laquelle les gens peuvent agir est de protester, de s’imposer dans la prise de décisions, comme vous l’avez fait en France, ou comme en Australie ou en Grande-Bretagne.

Aux Etats-Unis – et je crains que ce soit pareil ailleurs -, notre gouvernement trahit le peuple. C’est très choquant de constater que l’administration Obama cache des documents produits par l’État, avant les élections, pour que les gens n’en aient pas connaissance. On montre tout ceci dans le film. Par exemple, on savait que l’EPA [1] enquêtait sur les cas de pollution au Texas, et soudain, ils ont abandonné cette enquête. Même chose dans le Wyoming. On a des documents montrant que l’EPA savait scientifiquement qu’il y avait des migrations de l’eau, et l’a caché. On a des preuves très fortes sur tout ceci.

Comment expliquez-vous la position d’Obama, qui est perçu comme de gauche en France ?

Au début de l’administration Obama, en 2009, l’EPA a commencé à enquêter très sérieusement sur les pollutions. Sa directrice, Lisa Jackson, travaillait vraiment dans l’intérêt du peuple. Mais quand la campagne électorale a commencé en 2012, on a constaté un changement du jour au lendemain : l’EPA a abandonné ses recherches, le chef des enquêtes a démissionné, Lisa Jackson a démissionné. Il y a eu des fortes pressions pendant la campagne électorale pour mettre la pédale douce sur ce sujet.

Obama et son administration sont-ils connectés aux grandes entreprises de l’industrie et du gaz ?

On sait qu’ils ont rencontré très, très souvent les représentants de l’industrie. En revanche, à de multiples reprises, des lettres ont été envoyées à l’administration pour lui demander de rencontrer les scientifiques qui montrent qu’il y a des problèmes, de rencontrer les gens qui souffraient de l’exploitation du gaz de schiste. La réponse a été : non.

Obama essaye peut-être de faire des petites choses. Mais il ne s’agit pas de faire des petits pas ; il s’agit de développer vigoureusement les énergies renouvelables et de stopper les fossiles. Mais ces gens ne peuvent pas le faire. Ils n’ont pas de leadership.

On parle de révolution énergétique, du boom de la richesse en Dakota en Nord, d’indépendance énergétique des États-Unis : est-ce exact ?

Il y a beaucoup de pétrole au Dakota du Nord .Mais ce n’est pas une bonne chose : nous devons diminuer la production de pétrole.

Pourquoi ?

Parce que selon tous les indicateurs – sur la démocratie, sur la pollution, sur le climat -, les carburants fossiles sont nuisibles. Il ne faut pas en produire plus, mais diminuer leur production.
Vu de l’espace, on observe une grande tache brillante au-dessus de l’agglomération de Chicago ou de celle de Minneaopolis. Mais aussi une au-dessus du Dakota du Nord, où il n’y a pas de grande ville ; mais ils brûlent tellement de gaz qu’on le voit de l’espace.
Nous avons besoin de moins de pétrole et de gaz, pas de plus.

Et en ce qui concerne l’indépendance énergétique des États-Unis ?

La seule véritable indépendance énergétique est celle des énergies renouvelables. Là, il ne s’agit pas d’indépendance, mais de la la liberté pour les grandes compagnies de faire du profit. BP, Shell, Statoil, qui exploitent gaz et pétrole aux États-Unis ne sont pas des compagnies américaines. Ces corporations n’ont pas de pays. Cette histoire d’indépendance est un non-sens.

On ne peut pas avoir une vraie démocratie sans être libérés des combustibles fossiles,sans être libérés de ces compagnies. Elles ont pollué la démocratie. Nous avons besoin de nous exprimer, de développer les énergies renouvelables, c’est notre avenir.

Comment expliquez-vous que les grands médias militent pour le gaz de schiste ?

Les compagnies font un très bon travail de communication. Rappelez-vous en 2003, avant la guerre d’Irak. Tous les médias ne cessaient de dire que Saddam Hussein avait des armes de destruction massive. Leurs arguments avaient l’air très raisonnables. Cela s’est révélé faux et ça a conduit à un désastre.
Quand vous examinez attentivement leurs arguments sur le gaz de schiste, ils ne tiennent pas. Mais des millions de dollars en publicité et en communication sont déversés par l’industrie.

Quelle est la situation du mouvement d’opposition aux États-Unis et ailleurs ?

Il devient de plus en plus fort. Dans l’État de New York et en Pennsylvanie, 60 % des gens sont favorables à un moratoire sur le gaz de schiste. Au Colorado, ville après ville votent pour une interdiction de la fracturation hydraulique. En Californie, le mouvement se renforce ; en juin, des centaines de milliers de signatures contre la production de gaz de schiste avaient été enregistrées.

Cela arrive aussi autour du monde. On a été à Bruxelles, au Parlement européen, on a rencontré des activistes des Pays-Bas, de France, d’Espagne, d’Allemagne…

Ils sont en train de prendre conscience que leur vrai bataille, c’est la lutte pour la démocratie.

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[1] EPA : Environmental protection agency, l’équivalent aux États-Unis du ministère français de l’Écologie

Source: Article publié sur le site Reporterre le 06/09/2013

Lire aussi : Josh Fox en France … et de passage en Ardèche

(!) info minute revue de presse

Communiqué

Le 6 septembre, à l’occasion de la venue de Josh Fox en Ardèche, le Collectif 07 Stop au gaz et huiles de schiste organise 2 réunions auxquelles la presse est conviée.

  • josh fox en FranceA 17h  Josh Fox rencontrera des viticulteurs ardéchois et des responsables de la filière viticole au domaine Notre Dame de Cousignac à Bourg-Saint-Andéol.

(Accès : http://www.ndcousignacvillegiature.fr/fr/situation)

Cette rencontre fait suite à une demande de Josh Fox qui travaille actuellement sur son prochain film qui aura pour thème le réchauffement climatique. Pour illustrer ce thème, il prend comme marqueur la vigne.

  • A 19h30  Grande soirée publique, salle Pierre Cornet à Villeneuve de Berg

Programme de la soirée :

– Remise du diplôme de citoyen d’honneur de la ville à Josh Fox par le Maire, Claude Pradal.

– Projection de “Sky is pink” (18’version sous titrée) et de la bande annonce de Gasland 2,

– Discussion/débat avec le public.

– Buffet sur place

Cette soirée se tiendra à Villeneuve de Berg, lieu hautement symboliques de la lutte qui a participé à la prise de conscience qui a permis d’obtenir le vote de la loi du 13 juillet 2011, dite loi Jacob, interdisant la fracturation hydraulique.

L’avenir de cette loi est très incertain, le Conseil Constitutionnel devant se prononcer avant la mi-octobre sur sa validité constitutionnelle.

A propos de la venue de Josh Fox

Josh Fox est le réalisateur de “Gasland”, le film qui a aidé les collectifs à mobiliser les populations au début de notre mouvement.
Il vient en Europe présenter son nouveau film “Gasland 2”. Après une présentation au Parlement européen le 4 septembre, il se rendra en France, à Jouarre (77) le 5, en Ardèche le 6 et à Montpelier le 7 (voir commentaire).

gasland josh fox en france  villeneuve de berg fevrier 2011 Josh Fox en France septembre 2013Manifestation stop au gaz de schiste Villeneuve de Berg (Ardèche) février 2011

Josh Fox (réalisateur du film Gasland) en Rhône-Alpes le 6 septembre 2013  (!) info minute revue de presse

COMMUNICATION DU COLLECTIF 07 (Source)

image

Nous attendions tous le fameux rapport d’expertise concernant le permis de recherche du « Bassin d’Alès ». Il fallait s’en douter, il préconise bien évidemment une étude sismique.
Ce rapport sera remis officiellement aux maires et délégués des communes concernées le 30 août en préfecture du Gard.

L’instruction de déclaration d’ouverture des travaux pour la mise en oeuvre d’une campagne de mesures sismiques par MouvOil SA a été suspendue à la demande de Madame la Ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie dans l’attente d’une expertise indépendante sur le programme de recherches proposé par cette société. Ce qui nous laisse à penser que la reprise de l’instruction ne va, hélas, pas tarder à reprendre. Les camions simisques risquent donc de faire leur apparition à l’automne.

LE COLLECTIF 07 RAPPELLE qu’il ne s’oppose pas seulement à l’exploration et à l’exploitation des huiles et gaz de roche mère mais aussi à la fracturation hydraulique ainsi qu’à l’exploration et l’exploitation d’hydrocarbures nécessitant une STIMULATION quelle qu’elle soit !!!
Ce qui est le cas pour l’exploitation des huiles lourdes dont la présence est attestée dans ce rapport. L’exploitation des ces huiles lourdes peut se faire, entre autre, par injection de vapeur ou injection de solvants.

D’autre part le Collectif 07 se désolidarise totalement des conclusions de ce rapport.
En effet comment un expert peut-il conclure à une présence d’hydrocarbures non-conventionnels exploitables sans le recours à la fracturation hydraulique en ayant pour seule justification « Certains indices évoquent … pourrait en faire un réservoir potentiel. » ?
D’autant que ce même rapport ne fait réellement état que de ce que les forages précédents ont montré à savoir des huiles lourdes, considérées comme des gisements non-conventionnels, aux rendements médiocres, et inexploitables sans le recours à des formes de stimulation de la roche.

Les collectifs maintiennent leur opposition.
Les hydrocarbures réellement recherchés : huiles lourdes, gaz de houille, huiles ou gaz de schiste entraînent partout où ils sont exploités
– destruction des paysages,
– ruine de l’agriculture
– pollution et raréfaction de l’eau
– risques pour la santé.

Voir l’ensemble des documents sur le site de collectif 07

RÉSUMÉ EXTRAIT DU RAPPORT D’EXPERTISE (p.1 et 2 du rapport)

Permis Exclusif de Recherche d’Hydrocarbures  » Bassin d’Alès  »
Société MouvOil SA

Expertise réalisée à la demande de Madame la Ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, diligentée par M le Préfet du Gard

Jean-Paul Déroin
Professeur de géologie à l’Université de Reims Champagne-Ardenne
Juin 2013

Une expertise géologique indépendante a été sollicitée dans le but :
– d’identifier les différents niveaux géologiques susceptibles de contenir des hydrocarbures (dans le bassin d’Alès),
– d’évaluer la pertinence du programme de recherches proposé par la Société MouvOil et définir si d’éventuels hydrocarbures pourraient être exploités sans recourir à la fracturation hydraulique.

L’étude du contexte géologique et de l’historique de l’exploration dans le bassin d’Alès depuis 65 ans indique la présence d’hydrocarbures, principalement sous forme liquide mais parfois aussi gazeuse.

Ces hydrocarbures ont été reconnus dans au moins quatre niveaux asphaltiques des terrains tertiaires. Les sondages de Saint-Jean-de-Maruéjols-et-Avéjan (MAR-1, 2, 4, 5, 7, 8, 9), Lussan (LU-2) et de Salindres (SD-101) qui ont recoupé des niveaux à hydrocarbures entre 400 et 1100 m de profondeur sont à l’appui de cette information.

Certains indices évoquent aussi l’existence de niveaux à hydrocarbures dans le Crétacé supérieur dont la nature partiellement gréseuse pourrait en faire un réservoir potentiel.

Ces hydrocarbures peuvent être exploités sans recourir à la fracuration hydraulique.

1300 tonnes de ces hydrocarbures de type huile lourde, riche en soufre, ont été produites entre 1949 et 1952 dans le champ de Maruéjols.

Aucun gisement important n’a, à ce jour, été reconnu, mais les données géologiques et géophysiques restent incomplètes sur la plus grande partie du bassin. Les sondages profonds sont essentiellement localisés près de Saint- Jean-de-Maruéjols.

La structure géologique est complexe. De nombreuses failles et plis affectent l’agencement des terrains. Il existe d’importantes variations d’épaisseur et de nature des roches.

Il n’existe pas d’autres ressources conventionnelles contingentes dans l’emprise des 1500-2400 m de profondeur avancée par MouvOil SA pour ses forages exploratoires.

Dans l’étendue du permis de recherche, il existe également deux niveaux renfermant des hydrocarbures non conventionnels (roche-mère). Il s’agit principalement des schistes houillers qui sont potentiellement producteurs de gaz de houille.
Un second niveau est constitué des schistes-carton potentiellement producteur de gaz de schiste dans le bassin du Sud-Est.
Leur extension et épaisseur paraissent limitées dans le secteur d’Alès.

La campagne de sismique réflexion projetée par la Société MouvOil est nécessaire à la meilleure connaissance géologique du secteur. Cette campagne devra normalement être étalonnée sur au moins un nouveau sondage (non prévu à ce stade) et calée sur les sondages existants. Dans l’attente de la campagne d’exploration sismique, aucune information précise ne peut être fournie sur un éventuel site de forage de développement.

La technique d’acquisition par camion vibrateur ne présente aucun danger pour l’environnement. Il convient de noter que les opérations géophysiques sont étroitement dépendantes de l’occupation des sols (prise en compte des récoltes et vendanges) et du climat (éviter les précipitations automnales), ce qui réduit les créneaux d’acquisition dans le calendrier.

Une attention particulière doit être portée aux eaux, qu’elles soient souterraines ou de surface. Tout forage devra veiller à ne pas mettre en communication des nappes d’eau entre elles.

Lettre ouverte à Philippe Martin, Ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie
A la suite de l’émotion suscitée par le démarrage du forage sur la plateforme de Jouarre, l’AFP a produit une vidéo largement relayée par de nombreux media (1). Pour contrebalancer les propos d’Isabelle Lévy, du Collectif du Pays Fertois, parlant au nom des citoyens inquiets,  insistant sur le fait que ce forage constitue la “première étape avant d’aller plus loin” si la loi du 13 juillet 2011, dite “loi Jacob” est invalidée par le Conseil Constitutionnel, l’AFP fait parler Guillaume Bailly, au nom de la DRIEE. “Les services de l’Etat veilleront à ce que l’exploitant ne fasse absolument pas recours à la fracturation hydraulique, nous allons d’ailleurs renforcer nos contrôles. Puisque le forage de recherche va durer 3 mois, les services de la DRIEE vont se rendre à trois reprises sur le site dans  le cadre de contrôles programmés voire inopinés pour s’assurer qu’il n’y a pas de fracturation hydraulique”. Tels sont les propos tenus par Guillaume Bailly, chef de l’unité territoriale 77 à la DRIEE, ancien élève de l’Ecole Nationale Supérieure  des Techniques Industrielles et des Mines d’Alès.

Un représentant de la DRIEE peut-il ignorer que la fracturation hydraulique  ne peut avoir lieu tant que la foreuse est en place?

Nous, simples citoyens, engagés dans la lutte contre l’exploration et l’exploitation du pétrole et du gaz de schiste, nous en saurions plus que les ingénieurs des mines composant la DRIEE ?
Nous, simples citoyens, savons qu’une exploration complète d’hydrocarbures non conventionnels (pétrole ou gaz de schiste)  se compose de trois phases: un forage vertical, un forage horizontal, et enfin une fracturation hydraulique.
Nous, simples citoyens, savons que la société Hess Oil est en train de forer verticalement, comme elle l’avait prévu en 2010,  dans sa déclaration d’ouverture de travaux miniers, pour procéder à des carottages à l’étage des schistes.
Nous, simples citoyens, sommes perplexes sur les raisons qui poussent Hess Oil à forer. L’entreprise pétrolière prétend explorer  le sous-sol pour obtenir une cartographie du Bassin Parisien alors que selon Didier Bonijoly, directeur adjoint des géoressources au Bureau de Recherches Géologiques et Minières, ce sous-sol et ses ressources sont déjà connus.
Nous, simples citoyens, savons que le forage horizontal a été interdit par arrêté préfectoral en avril 2013, à la suite de la circulaire Batho  du 21 septembre 2012.
Nous, simples citoyens, savons que la troisième phase, (la fracturation hydraulique) est interdite depuis le 13 juillet 2011,  à la suite du vote de la loi, dite “loi Jacob”. A ce titre nous n’avons jamais prétendu que la présence de la foreuse sur la plateforme  de Jouarre supposait qu’une fracturation hydraulique allait avoir lieu dans les jours à venir.
Nous, simples citoyens, savons aussi que la loi Jacob est menacée par une QPC et que le Conseil Constitutionnel doit statuer  avant la mi-octobre.
Nous simples citoyens, savons que si la loi est invalidée, le recours à la fracturation hydraulique par les pétroliers pourra avoir lieu  sans que rien ne s’y oppose.
Nous simples citoyens, savons, par ailleurs, que la loi Jacob prévoit en son article 4 des “expérimentations [de fracturation hydraulique] réalisées à seules fins de recherche scientifique sous contrôle public”. Le Conseil Constitutionnel, s’il décidait de ne pas invalider la loi, pourrait demander au gouvernement d’appliquer complètement la loi, à savoir ses articles 2 et 4, prévoyant la mise en place de la commission chargée de surveiller ces expérimentations de fracturation hydraulique. Celle-ci pourrait alors être effectuée en toute légalité.
Nous, simples citoyens,  savons qu’il n’est pas possible de procéder à une fracturation hydraulique tant que la foreuse est en place.
Nous, simples citoyens, nous interrogeons donc sur les objectifs réels de ces contrôles programmés ou inopinés annoncés  par la DRIEE ainsi que sur la nécessité d’annoncer ces contrôles à l’AFP.
Nous, simples citoyens, conscients de la situation financière des services de l’Etat, ne souhaitons pas participer indirectement  au gaspillage du budget de la DRIEE qui va pratiquer des contrôles dont le seul objectif serait de calmer la population  en répétant qu’il n’y a pas eu de fracturation hydraulique.
Monsieur le Ministre, nous vous demandons de rassurer vos services, si attentifs à nos inquiétudes:  il n’y aura aucune fracturation hydraulique tant que la foreuse sera visible dans les champs, au milieu de la Brie.
Monsieur le Ministre, si d’aventure, une fois la foreuse démontée, nous observions la présence de compresseurs,  de sable et de produits chimiques nécessaires à la fracturation hydraulique nous ne manquerions pas d’en informer  vos services qui, nous l’espérons, se rendront rapidement sur les lieux pour relayer notre veille citoyenne. Citoyennement votre,
Le Collectif du Pays Fertois (Jouarre, le 12 août 2013). Collectifs associés: Boccage Gâtinais (77), Carmen(02), Causse-Méjean – Gaz-de-Schiste-NON ! (48), Marne-Ourcq-Multien (77), Basta ! Gaz-Alès (30), Isérois-STOP-GHRM-38, Pays-de-Coulommiers (77), Anduze (30), ile-de-france-non-au-GPDS (77), non-au-Gaz-etPétrole-de-Schiste-91, Garrigue-Vaunage (30), Touche-pas-à-mon-schiste ! (07) ainsi que le CRI – Nonville (77) et l’association GAIA – SOS planète en dangeret

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Mardi 6 août 2013, le pétrolier américain Hess Oil France a commencé un forage exploratoire sur la plateforme de la Petite Brosse à Jouarre en Seine-et-Marne dans le cadre du permis de Château-Thierry, 51-77. Hess met en œuvre ce que son président B. Demont a affirmé à l’AFP* «…permettre de localiser du pétrole pour lequel les techniques de production (…) sont interdites…».

jouarre stop foarge pétrole gaz de schisteLes collectifs soutiennent le collectif du pays fertois dans sa lutte. Ensemble nous dénonçons ce forage qui a pour objectif explicite l’exploration de la roche-mère** laquelle renferme du pétrole de schiste.

C’est une étape dans la recherche d’hydrocarbures non conventionnels sur le territoire national ; nous demandons donc l’arrêt immédiat de ces travaux.

En effet, le collectif du pays fertois n’a eu cesse de dénoncer les allégations et mensonges d’Hess qui prétend aussi chercher du pétrole dans des formations classiques alors que de nombreux documents attestent que les forages antérieurs n’ont jamais détecté des réservoirs de pétrole conventionnel.

De plus, la Déclaration d’ouverture de travaux miniers, déposée par Toreador (alors titulaire de ce permis), en avril 2010, précise que le « …sous-sol est connu depuis longtemps, que les carottages ont été nombreux, que la roche-mère est riche en huile… ».

hess oil recherche pétrole schisteLes propos de B. Demont (1) l’attestent puisque sa société, très active dans l’exploitation de pétrole et gaz de schiste aux États-Unis «…compte découvrir (…) du pétrole de roche mère extractible sans fracturation…» ??? Méthode que le rapport de l’OPECST n’a pas –encore- présenté !

Ce forage vertical est donc la première phase d’une exploration de pétrole de schiste. Les deux suivantes sont encore interdites à ce jour : les drains horizontaux par arrêté préfectoral du 30 avril 2013 et la fracturation hydraulique depuis la loi Jacob du 13 juillet 2011, prohibant cette technique.

Le Conseil Constitutionnel qui doit statuer sur la validité des art. 1 et 3 de la loi Jacob(2) avant le 12 octobre prochain pourrait invalider ces art. ; la voie sera alors libre pour fracturer à Jouarre et ailleurs.

De plus, cette exploration est en totale contradiction avec les propos qu’aurait tenu, le Président F. Hollande, en présence de son ministre de l’Ecologie, P. Martin, au collectif du Gers, le 3 août 2013 à Auch ; « …qu’il n’y aurait pas d’exploration et d’exploration de gaz et pétrole de schiste… ».

Enfin, ce forage a fait l’objet d’une simple procédure de déclaration. Or, le Conseil d’État a jugé, le 17 juillet 2013, que ce type de forage ne pouvait être conduit sous ce régime et donc sans étude d’impact et enquête publique, en raison des risques graves qu’il présente pour l’environnement.

(1) AFP 6 août 2013.

(2) DODTM, avril 2010, chapitre 2, page 3 ; deux cartes légendées « Shale oil pilot wells, Château-Thierry permit » ; à gauche épaisseur de la formation de la roche mère liasique ; à droite profondeur de la formation.

Les collectifs directement signataires

Bastagaz Alès (30), Anduze (30), Pays Fertois (77), Gardonnenque – Petite Camargue (30), Lodévois (34), Plaines du Languedoc (LR), Causse Méjean (48), Florac (48), La Canourgue (48), Viganais (34), Bassin de Thau (34), Collectif-83, Nîmes anti schiste (30), Martel Non au gaz de schiste et de Houille (46), Narbonnais (11), FRAPNA 26, Entrecasteaux (83), Nord-Pas de Calais (59-62), Piémont cévenol (30), Grand Montpellier (34), Montpellier Littoral (34), Gazpart (02), Gignac (34), Collectif-07, Collectif-Gers (32), Pézenas (34), Garrigue Vaunage (30), Clapiers (34), Touche pas à mon schiste (07), Montélimar (26), Romans Nord Drôme des Collines (26), Association nationale No Gazaran ! Collectif-IdF, Roynac (26), Collectif Nord (59-62), Réseau Rhône-Alpes (01-07-26-38-69-74). Collectif47, Briard (77), Haut-Jura (39)

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Alors que le gouvernement s’applique à faire de jolis pas de deux avec le MEDEF, les travaux en vue de forages pour aller fouiller la roche mère à la recherche de pétrole de schiste se poursuivent dans le bassin parisien.
Comme prévu

Comme prévu par les ingénieurs généraux ayant conduit la « mission d’inspection » demandée par les ministres KosciuskoMorizet et Besson du gouvernement Fillon, la recherche d’hydrocarbures de roche mère poursuit son cours comme si de rien n’était.

Un rideau de fumée est activé régulièrement par la nouvelle équipe aux affaires depuis les présidentielles de 2012. Le Président Hollande fait des déclarations largement reprises par la presse jurant que non au grand jamais les « gaz de schiste » de son vivant de Président, en France on n’y touchera pas !  Ce gaz de schiste essentiellement logé dans le sous-sol du Sud Est de la France où une forte résistance populaire et d’élus a vu le jour depuis fin 2010. Pas de « gaz de schiste » mais le Président n’a bien évidemment pas évoqué le pétrole de schiste qui attire les convoitises de sociétés Nord Américaines dont plusieurs sont déjà engagées dans des travaux d’exploitation de pétrole conventionnel.

Le rapport de la mission d’inspection du CGEIET et du CGEDD

Il suffit pourtant d’avoir à l’esprit ce rapport (public) de la mission d’inspection qui a décrit avec force détails le processus qui conduira à la fracturation hydraulique dans le bassin parisien. Pourquoi alors stopper ce processus alors même que de nombreux élus qui s’étaient prononcés contre ces projets en sont devenus les promoteurs avec au premier chef le Ministre Montebourg qui va jusqu’à évoquer la « fracturation écologique propre» ! Ce rapport des inspecteurs indique qui sera impliqué dans la recherche de pétrole de schiste en nommant notamment la société Hess[1]. Puis en son chapitre 4 de la page 115 à la page 124 il détaille par le menu « des expérimentations (à mener) en France » et précise que « pour les huiles de schiste, c’est-à-dire pour le Bassin Parisien, le nombre de forages déjà réalisés dans le cadre de l’exploitation pétrolière ces dernières décennies, le caractère relativement régulier de la géologie, la possibilité de transposer certains résultats d’autres bassins sédimentaires relativement similaires, peuvent permettre d’aboutir à un niveau de connaissance élevé dans un délai et avec des dépenses qui paraissent accessibles ; Hess et l’Etat français sont complices dans le mensonge » et que « Pour les gaz de schiste, qui se trouvent dans des zones moins explorées, et avec des géologies plus tourmentées, l’acquisition de connaissances est plus complexe». Les détails de l’expérimentation sont couchés sur le papier et le programme est finalement résumé par un schéma en page 124.

mission inspection roche mere expérimentations Alors que la mission envisageait la nécessité d’aménagements juridiques permettant de contourner l’interdiction de la fracturation hydraulique, le récent renvoi de la question prioritaire de constitutionnalité vers le Conseil Constitutionnel laisse imaginer que si ce dernier retoque la loi de juillet 2011, l’État pourra s’engouffrer en toute liberté dans cette faille avec ses complices auxquels il a accordé des permis de recherche.

C’est pour tout cela que les habitants de Jouarre seront épaulés par d’autres citoyens venus d’autres régions de France le 3 Août pour exprimer leur refus de ses travaux. Car c’est un vrai mensonge que l’État, l’exécutif et les sociétés pétrolières soutiennent lorsqu’ils affirment qu’il n’y a pas de recherche d’hydrocarbures de roche mère. Un mensonge que de dire que les sociétés « ont adapté leur projet« . Les ressources en hydrocarbures présentes dans les gisement conventionnels sont très largement connues et leur exploitation largement engagée et ce depuis longtemps. Ce qu’il se passe actuellement dans le bassin parisien, c’est bien la mise en œuvre de la recherche de pétrole de schiste. Or une seule technique existe actuellement pour  vérifier son existence et la « rentabilité » des gisements, c’est la fracturation hydraulique. Qu’on la nomme « fracking », « stimulation » ou « massage ». Qu’elle soit exécutée dans un forage vertical ou horizontal. L’exploitation de tels gisements ne peut se faire sans stimulation, il s’agit de réserves non conventionnelles comme définies par l’OPECST (2).


[1] Page 24 « Les huiles de roche mère : (…) A l’examen des déclarations d’ouverture des travaux miniers, il apparaît que deux opérateurs se proposent de réaliser des forages « tests » de production d’huile de roche-mère à partir d’un puits vertical : Toreador Energy France et Vermilion REP. Toreador, associé aujourd’hui à la société Hess, a obtenu en octobre 2010 un arrêté préfectoral encadrant ses travaux miniers pour le forage de trois puits de recherches sur son permis de recherche dit de « Château-Thierry ». Il a déposé d’autres déclarations de travaux pour son permis de recherche de « Mairy ». Des projets de forage d’exploration sont également formés pour le permis de recherches de Leudon-en-Brie. »

(2) définition des hydrocarbures non conventionnels comme « ceux ne pouvant être  extraits  par forage, et éventuellement pompage, sans nécessiter d’autres étapes de traitement »  (selon l’Etude de faisabilité du rapport de l’OPECST relatif aux techniques alternatives à la fracturation hydraulique)

Alerte!  en Pologne fil info ici       Rassemblement JOUARRE 3 AOUT   (!) Info minute revue de presse

balcombe26 Juillet 2013, la Police du Sussex procède à 14 interpellations sur un site de forage pétrolier près du village de Balcombe. La population locale et les militants anti-fracking avaient tenté de bloquer la livraison de machines à l’aide de troncs d’arbres et d’une chaîne humaine.

Dans ce comté situé au sud de Londres, la société Cuadrilla, dirigée par l’ancien chef de BP Lord Browne, a l’intention de commencer des essais de forage de pétrole de schiste dans les jours à venir.

S. une jeune française qui vit depuis plusieurs années en Angleterre est sur place et témoigne. Ce qu’elle raconte sur la finesse des méthodes employées par la police britannique pour contrer, isoler et stigmatiser une résistance pacifique est saisissant.

« Je viens de repasser une journée à Balcombe et je crois qu’une mise à jour est nécessaire. 

Le ton change. C’est subtil, mais très puissant. Côté manifestants, c’est toujours la même ambiance hippie-éclairée. Le nombre de gens présents n’augmente pas vraiment, mais il y a beaucoup de flux – autour de la vingtaine de personnes qui campe sur place, on trouve tout le temps de nouveaux visages. Pas tellement plus de hippies, mais de plus en plus de gens plus « classe », des conservateurs (Tories), et qui viennent de plus en plus loin. 

Mais côté police, c’est différent. Les unités s’organisent pour une présence « longue » avec des camions pour leur préparer à manger et un bureau de liaison. Les agents de liaison sont maintenant en bleu clair pour être reconnus plus facilement du public. Ils font toujours leur job de « good cop[1] » qui parlemente avec la population, mais en même temps ils essaient de collecter des informations sur les manifestants, ce qui n’était pas le cas avant. Bien sûr on était toujours filmés, mais maintenant c’est procédure systématique, identification discrète des véhicules, questions amenant à divulguer notre identité etc. 

Le jeu devient de plus en plus « dirty[2]« , avec des preuves de négligence de la police, de manipulation des lois pour parvenir à leurs fins, de mensonges avérés. 

frack off uk shaleCôté arrestations, le ton a changé aussi. Maintenant, à l’arrivée des camions de Cuadrilla, beaucoup de gens se massent devant le-dit camion pour l’empêcher d’avancer. Une rangée de policiers, juste devant le capot, repousse la masse de gens lentement jusqu’à les pousser de côté juste devant l’entrée. Ils n’arrêtent personne pour « obstruction de la voie publique » ou autre chose du genre, contrairement à leurs menaces jusqu’ici. Pourquoi ? Je ne sais pas, mais la conséquence directe c’est que ceux qui se font arrêter sont toujours le même public : 2 ou 3 hippies souvent venus de Brighton (la ville hippie du coin), jeunes, un peu mal sapés et que la presse désignera comme « chômeurs » ou « artistes ». Les dizaines d’autres, plus pacifiques, n’auront pas ou peu leur nom ou leur interview dans la presse – et les citoyens ne s’aperçoivent pas qu’il y a une majorité de gens comme eux dans la manif. J’ai vu la presse interviewer des gens très intéressants et ne jamais les citer dans les articles. On voit des journalistes choqués de ce qu’ils observent mais le ton des articles est toujours fade.

Les procédures d’arrestation s’accélèrent aussi, et dans la mêlée de gens c’est impossible de suivre ce qui se passe réellement. Bien sûr il y a des témoignages disant que telle personne n’a pas été informée de ses droits ni de son chef d’accusation (ce qui est illégal), ou de violence exagérée. Mais comment le prouver ? 

Les personnes arrêtées vendredi ont été relâchées à 2 h du matin dans la ville de Crawley. Quelques courageux s’étant portés volontaires les attendaient à la sortie pour les ramener chez eux. J’ai parlé à l’un de ces « chauffeurs », qui dit que tous ces gens étaient traumatisés par leur expérience. Une dame allaitante avait été gardée des heures sans pouvoir voir son bébé. 

balcombe pic frackoffIl y a aussi des rumeurs d’infiltration de la police parmi les manifestants, jouant le rôle des provocateurs. Des histoires concernant d’autres opérations de police où des officiers auraient sciemment séduit jusqu’à avoir des enfants (!) avec des personnes uniquement pour leur mission, ainsi qu’activement aidé des personnes à des actes ensuite jugé au tribunal sont ressorties. Alors les gens commencent à douter. Parmi ceux arrêtés vendredi, certains ont été inculpés et interdits de revenir sur les lieux, d’autres pas. Évidemment, c’est suspect, vu qu’ils étaient tous assis au même endroit ! 

Alors ce qui se passe, c’est l’insidieuse perte de confiance. Ça n’est pas encore flagrant, mais c’est le poison le plus comparable à ce que Cuadrilla compte mettre dans l’eau. La peur de la police et de son pouvoir, à elle seule, est paralysante. 

Bref, voilà le changement de ton… » 


[1] Trad. : Bon flic

[2] Trad. : Sale

Edit: ce 31 Juillet 2 activistes de sont « encollés » avec de la « super glue » bloquant l’accès au site.

pic frack off people superglued Balcombe 31 july 2013

Ile de France, l’exploration du pétrole de schiste a commencé ! Mobilisation le 3 août 2013
 
JOuarre mobilisation 3 août 2013 photo collectif fertoisReconnaissant les impacts de la fracturation sur l’environnement et la santé, François Hollande a déclaré devant des millions de nos concitoyens le 14 juillet dernier : « …Tant que je suis président, il n’y aura pas d’exploration du gaz de schiste en France… » sans faire mention du  pétrole de schiste ni du gaz de houille ; le même jour, le pétrolier Hess Oil France est prêt à forer son troisième puits d’exploration à Jouarre, en Seine-et-Marne. Or, le permis de Château-Thierry a été reconnu « pétrole de schiste »  début 2011.
 
Les collectifs appellent donc à la manifestation organisée le 3 août 2013 à partir de 14 heures face à la plateforme située au lieu ditLa Petite Brosse, commune de Jouarre 77,pour protester contre le forage d’exploration de pétrole de schiste.
 
Les collectifs dénoncent les déclarations du Chef de l’État et du Gouvernement qui ne reflètent pas la réalité. En effet, le Conseil Constitutionnel est maintenant saisi d’une Question Prioritaire de Constitutionnalité visant à invalider la loi du 13 juillet 2011, interdisant la fracturation hydraulique, et doit se prononcer d’ici mi-octobre prochain au plus tard. En cas d’invalidation de cette loi, la fracturation hydraulique sera utilisable immédiatement pour l’exploration et l’exploitation, sur les cinquante sept permis et les 64 concessions accordés.
 
Sous la pression des industriels, le débat sur la Transition énergétique vient de s’achever sans orientation claire. Les collectifs rappellent l’importance de réduire notre dépendance aux énergies non renouvelables qui aggravent le dérèglement climatique, qu’elles proviennent d’ici ou d’ailleurs.
 
Ainsi, les collectifs réaffirment leur soutien à la légitime lutte des paysans polonais contre Chevron qui bénéficie de la complicité du gouvernement polonais.
 
Ils s’associent à l’ensemble des mobilisations du 22 juillet, « Journée internationale contre les projets miniers » ; ces projets impactent l’environnement et les populations à travers le monde, y compris sur le territoire français, par exemple sur le permis exclusif de recherche de mines (P.E.R.M.) de Tennie (Sarthe et Mayenne) récemment accordé.