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Annecy en Haute-Savoie, Blyes dans la Basse Vallée de l’Ain, les Salelles dans le pays des Vans en Ardèche. Les citoyens et élus opposés à l’exploitation des hydrocarbures de roche mère se rassemblent pour informer sur les permis, les demandes de permis, les projets des pétroliers.

Une semaine après l’élection présidentielle, démontrons que nous sommes en alerte là où les foreurs s’apprêtent à intervenir, là ou nous refusons que l’administration délivre de nouveaux permis d’exploration de Gaz de Schiste.

A la veille des législatives, interpelons les candidats et demandons-leur de se positionner clairement afin que la prochaine législature marque un vrai coup d’arrêt aux projets de recherche d’hydrocarbures. Ces projets sont coûteux, ils menacent nos sources, nos rivières, nos lacs et nos nappes phréatique déjà en grande souffrance. Ils contribuent à l’augmentation du réchauffement climatique et sont des gouffres financiers au mépris des demandes citoyennes : Le débat sur les questions d’énergie et d’environnement n’a pas eu lieu pendant la campagne présidentielle, réclamons-le à partir de nos territoires.

  • Le 12 Mai à Annecy (Le Pâquier) à partir de 11h00 : Rassemblement contre les Gaz de Schiste
  • Le 13 Mai à Blyes (01150) : De 10h00 à 16h00 Rassemblement au « Prieuré » (Syndicat de la Basse Vallée de l’Ain), stop aux gaz de schiste, stop aux forages d’hydrocarbures
  • Le 13 Mai aux Salelles (07) : De 11h00 à 20h00 Rassemblement, non aux forages hydrocarbures de roche mère, oui à la transition énergétique

NOUS CITOYENS ET ÉLUS LOCAUX N’AVONS JAMAIS ÉTÉ CONSULTES! NOUS DEMANDONS L’ARRÊT IMMÉDIAT DES PROJETS AUTORISÉS DANS LE CADRE DES PERMIS DÉLIVRÉS. NOUS DEMANDONS L’ARRÊT DE LA DÉLIVRANCE DE NOUVEAUX PERMIS;

Tracts, affiches : en téléchargement ici

Recherche d’hydrocarbures: Permis et demandes en Rhône-Alpes Nord où en est-on ?

Le positionnement des candidats à la présidentielle (téléchargement  3,6 Mo)

                                                                           

                ! !     RASSEMBLEMENTS : 12 MAI ANNECY (74)  –  13 MAI BLYES (01150)   ! !
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Lettre aux candidats à la présidentielle et leurs réponses   

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Malgré la pluie 1500 personnes ont défilé du champ de foire à la Préfecture de l’Ain : Habitants et élus de l’Ain rejoints par des citoyens de toute la région Rhône-Alpes ainsi que de Franche-Comté pour dire non aux forages dans la région.

Vigilance !

La vigilance est de mise puisque dans le cadre du permis des Moussières, la compagnie Celtique Petroleum envisage de procéder à un forage en 2012.  Par ailleurs le courrier adressé le 9 septembre 2011 par la compagnie au Ministère de l’Energie indique que Celtique entend opérer un forage sur le gisement de la Chandelière « censé pénétrer le réservoir à environ 1 500 mètres sous le niveau de la mer et rester dedans sur quelques centaines de mètres. » Pour se faire elle entend faire appel à « la technologie des puits hautement déviés voir horizontaux ».

Les foreurs à nos portes !

Dans le Haut-Bugey et le Haut-Jura la résistance est de mise : Citoyens élus, agriculteurs, professionnels du tourisme et des forêts se mobilisent. L’annonce de la venue prochaine d’une équipe de 4 personnes de la société Weatherford International Oil Services   a placé tout le monde en alerte.

  • Faut-il encore rappeler que les forages exploratoires effectués sur le même gisement dans le Haut-Bugey avaient conduit tous les deux à des pertes de forage au passage de cavités dans ce fragile sous-sol karstique ?
  • Faut-il encore rappeler que le forage opéré sur la commune de Lantenay à la fin des années 80 avait pollué les aquifères. Depuis la source qui alimentait la commune n’est plus utilisée et les habitants ont du être raccordés à l’ « eau du Rhône ».
  • Faut-il rappeler qu’il est d’une totale irresponsabilité d’envisager de forer à nouveau dans ces pays de montagne karstique ?

Les élections présidentielles et législatives approchent. Les citoyens sauront rappeler le moment venu à ceux qui les représentent leurs promesses et engagements.

En attendant ils sont déterminés à protéger leurs territoires qu’ils ne souhaitent pas voir devenir le terrain de jeu des pétroliers.


 


 

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Lettre aux candidats à la présidentielle et leurs réponses

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Pendant que le Président candidat fait des annonces* dont on espère qu’elles seront mises en application dans les prochains jours, les compagnies qui visent l’exploitation des hydrocarbures dans le sous-sol de nos territoires sont actives.

Une journée de la campagne électorale contre les permis maritimes

La forte mobilisation contre les permis d’exploration d’hydrocarbures en mer, relancée par l’accident sur la plateforme gazière Elgin (exploitée par TOTAL en mer du Nord*), est heureuse. L’exploitation des hydrocarbures sous le plancher des océans intervient de manière non contrôlée et dans un cadre juridique mal défini* autorisant les exploitants à prendre des risques inacceptables. Les conséquences de cette extraction massive d’hydrocarbures au plan mondial sont désastreuses : Elles ne font que précipiter la fin de la disponibilité de ces ressources, augmenter le réchauffement climatique, capturer les fonds d’une recherche qui pourrait servir le développement d’énergies renouvelables mais aussi participer à la déstabilisation de nombreuses régions, notamment en Afrique. Et ceci sans compter les projets les plus fous dans la course effrénée à l’exploitation du méthane fossile*.

Alerte dans l’Ain !

Le permis des Moussières a été délivré à la compagnie Celtique Energie en 2009. Il fait suite à des recherches déjà entreprises à la fin des années ’80 par Esso Rep qui avaient  vu la mise en œuvre de forages pétroliers exploratoires. « la géologie du Jura fait qu’il est très compliqué de creuser » indiquait déjà il y a plusieurs années le consultant français de la société Celtique. En effet le forage opéré sur la commune de Lantenay avait pollué les aquifères. Depuis la source qui alimentait la commune n’est plus utilisée et les habitants ont du être raccordés à l’ « eau du Rhône ». Résultat pour la commune et ses habitants : une perte de ressource et d’autonomie. La condamnation d’une source d’eau qui est à l’origine de l’implantation des habitants et du développement de leurs activités il y a bien des générations.  

Or depuis plusieurs mois la société Celtique a approché les services départementaux et régionaux en vue d’une déclaration de travaux pour effectuer un forage que la compagnie espère bien entreprendre en 2012. Aux dernières nouvelles le dossier n’était pas bouclé.

Le titulaire du permis est actif,   Alerte au foncier !

Le titulaire du permis est actif: Il y a quelques jours les SARL unipersonnelles portant les noms de Celtique Jura et Celtique Rhône-Alpes ont été enregistrées preuve que la compagnie mère Celtique Energie Petroleum entend opérer dans notre région.

Celtique pour entreprendre son forage a besoin d’occuper un terrain. Jusqu’à présent deux communes approchées (Corcelles et Lantenay où avaient eu lieu les forages à la fin des années ’80) ont refusé de donner satisfaction à cette compagnie. Les collectifs du Haut-Bugey et du Haut-Jura alertent sur le risque d’un accord pouvant intervenir entre Celtique et un particulier. A ce titre ils invitent l’ensemble des habitants à redoubler de vigilance et à immédiatement alerter les maires et les collectifs* s’ils étaient témoins de telles démarches.

Ouverture au débat

Dans la région, les citoyens et élus mobilisés contre ces projets sont ouverts au débat. Ils le demandent sans l’obtenir. Pour autant il ne s’agit pas de débattre des modalités de mise en œuvre d’un projet d’exploration puis d’exploitation d’hydrocarbures pour lequel ils n’ont jamais été consultés. Il ne s’agit pas de débattre dans l’urgence de la manière de satisfaire les exigences de la mise en œuvre d’un permis de recherche d’hydrocarbures délivré dans le cadre d’un code minier lequel fait la part belle aux exploitants. La fragilité des sous sols a été mise en évidence lors de l’accident du Forage de Juin 1989 à Chaleyriat (commune de Lantenay). Elle est rappelée par le titulaire lui même. Elle est mise en évidence par le rapport de la mission d’inspection sur les hydrocarbures de roche-mère.  Car entendons-nous bien, la cible du forage envisagé nécessite que la roche soit fracturée pour en retirer la précieuse huile. ALORS, STOP AU PROJET DE FORAGE ! Touche pas à ma roche mère ! Débattons de solutions énergétiques durables et de la protection de nos fragiles ressources en eau. Prenons le temps de la réflexion, il n’y a aucune urgence ni aucune nécessité à aller faire des trous dans le karst.

Rassemblement à Bourg en Bresse le 14 Avril 2012

C’est de tout cela que les citoyens et des élus locaux débattront et qu’ils viendront revendiquer à Bourg en Bresse le samedi 14.  Alors rejoignez-les !

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20000 puits sous les terres ou Gaz de schiste au Québec

D’une durée de 45 minutes, ce documentaire révèle l’impact sur les personnes vivant près des puits de gaz de schiste au Québec. La fracturation du sol pour libérer le gaz de schiste fracture aussi les hommes, les femmes et les enfants .

Fruit d’un travail d’une année mené par France Mercille et Luce Cloutier, ce documentaire donne la parole à des gens dont la vie a été chamboulée par la mise en place de forages de recherche de gaz de schiste au Québec.

A l’heure où la France voudrait s’autoriser la recherche de gaz et huile de schiste dans le bassin parisien et dans le Sud Est, ce film fait échos aux conséquences dramatiques de ces recherches sur la vie des ménages.

Les auteures rendent leur documentaire monté par François Grondin disponible sur le web.

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Accident sur une plateforme en mer du Nord

Depuis plusieurs mois TOTAL se fait fort de communiquer sur la sécurité et son savoir faire pour garder ses permis de recherche d’hydrocarbure et a permis de contrer la volonté parlementaire du printemps dernier d’interdire la recherche et l’exploitation des hydrocarbures de roche mère.

L’accident intervenu il y a deux jours sur une plateforme d’exploitation d’hydrocarbures appartenant à TOTAL en mer du Nord au large de l’Écosse vient rappeler que le risque dans ces projets reste majeur.

Alors qu’une importante fuite a conduit TOTAL à évacuer les 238 personnes à bord de sa plate-forme du champ Elgin dans la nuit de dimanche à lundi et à couper l’alimentation afin de limiter les risques d’explosion, les autorités ont mis en place une zone d’exclusion maritime et aérienne. Si l’on peut évidemment se réjouir que l’ensemble des employés ait pu être évacué sain et sauf, c’est une nouvelle pollution qui démarre.

6 mois pour combler les dégâts ?

Total estime que « les risques posés pour l’environnement sont à ce stade minimes ». On aimerait le croire alors que « selon BBC Scotland, on aperçoit le nuage de gaz à environ onze kilomètres au loin ». Or ce nuage c’est bien du méthane qui s’échappe dans l’atmosphère. Ce méthane fort gaz à effet de serre.

« Il y a deux options pour intervenir. L’une consiste à creuser un puits de secours, ce qui pourrait prendre environ six mois. L’autre est une intervention sur la plate-forme pour sceller le puits (…) ce qui serait une option plus rapide », a déclaré à Reuters David Hainsworth, responsable sécurité, santé et environnement chez Total Exploration & Production UK.

Sécurité off shore, Total héberge au même moment la rencontre annuelle des pétroliers

Pour la compagnie ça ne pouvait pas plus mal tomber. C’est en effet TOTAL qui héberge depuis Lundi (28 mars 2012) la rencontre annuelle des professionnel du offshore. Dans sa lettre d’invitation aux participants le Président de TOTAL EP indique que cette rencontre sera l’occasion d « améliorer notre position dans l’industrie offshore, en montrant notre engagement à favoriser le développement d’une exploitation sûre et propre du pétrole et gaz en offshore à travers le progrès technologique ».

Ces permis maritimes totalement fous

La même compagnie active dans un permis de recherche au large de la Guyane octroyé par l’État français a annoncé il y a peu y avoir découvert des hydrocarbures. 

Le dimanche de Pâques les collectifs du littoral à Fréjus, Marseille, Hyères opposés au permis de Rhône Martime organisent une grande manifestation, le Trafalgar des pétroliers.

Info au cliquant sur l’image

 

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Le manque d’eau se fait sentir mais la fracturation hydraulique a le vent en poupe!

Alors que les premiers arrêtés sécheresse  sont tombés (en Mars !) et tandis que le BRGM indique qu’ « il faudrait probablement une dizaine d’années pour que le déficit des nappes puissent être comblé »  , le gouvernement s’enferre à soutenir les industriels en vue de la délivrance de permis de recherche d’hydrocarbures.

Aujourd’hui est publié au journal officiel de la république le décret portant création de la commission Théodule prévue dans la loi du 13 Juillet 2011. Le même jour apparaît discrètement sur le site du Ministère de l’Ecologie la version finale du rapport de la « mission d’inspection sur les hydrocarbures de roche-mère en France ».

Pour nous c’est toujours Non

Les collectifs opposés à l’exploitation des gaz et huile de schiste ont annoncé depuis longtemps que la loi était bancale. La proposition initiale visait à « interdire l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique et à abroger les permis exclusifs de recherches comportant des projets ayant recours à cette technique ». Dans ses articles adoptés en lecture finale au parlement, elle a été vidée de sa substance. Les collectifs citoyens exigent la suppression des permis de recherche d’hydrocarbure liquides ou gazeux ainsi que l’arrêt immédiat de la délivrance de nouveaux permis lesquels (l’Annexe III du rapport le confirme à nouveau) visent tous la roche mère. 

La Commission nationale d’orientation: chambre de validation des expérimentations

« La Commission nationale d’orientation » selon les auteurs du rapport n’est qu’un organisme de consultation de la société civile. La mission recommandant que des gens sérieux préparent les avis (« elle devra nécessairement s’adjoindre un Conseil scientifique qui préparera les avis qu’elle aura à formuler et qui sera la garantie scientifique de leur validité »).

Le rapport qui donne l’illusion d’une amélioration de la gouvernance suggère simplement -concernant la mise en œuvre de travaux physiques (lire ‘forages’) -d’allonger quelques délais d’information au public. Le mode décisionnel reste le même. La réforme en profondeur du code minier reste une nécessité. Le gouvernement et le parlement après bien des promesses laissent à la veille des élections un chantier non abouti.

Et le rapport de la mission de conclure:

« Il faut se donner les moyens de disposer rapidement d’une évaluation de la réserve basée sur des forages in situ pour mieux apprécier la géologie des bassins. A défaut, on ne pourra jamais escompter d’éléments pertinents sur la connaissance du sous-sol français dans le rapport que le gouvernement doit remettre annuellement au Parlement (article 4 de la loi du 13 juillet 2011) ».

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La bataille des gaz de schiste ne fait que commencer
Nous publions ici in extenso l’article paru sur le site du journal Le Monde le 21.03.2011. Ça n’est habituellement pas dans nos pratiques mais il nous semble utile de relayer largement ce papier d’opinion. Que leurs auteurs en soient remerciés.

En 2011, ils avaient dû faire profil bas. Les soutiers du gaz de schiste avaient été pris de court par la colère de citoyens furieux que l’État français envisage, et ce sans même leur demander leur avis, de vendre les richesses de leur sous-sol et d’hypothéquer leur cadre de vie. Le vote en juillet d’une loi interdisant la fracturation hydraulique – cette technique dispendieuse en eau et qui peut entraîner de graves pollutions des nappes phréatiques – fracassait leurs derniers espoirs de forer rapidement le quart du territoire concédé ou en passe de l’être. Total devenait la risée des industriels du secteur, puisqu’incapable de faire la loi – au sens propre comme au sens figuré – dans son propre pays.

En ce début 2012, le vent a tourné. Depuis l’abrogation en octobre dernier des trois permis emblématiques de gaz de schiste, les industriels du pétrole et du gaz essaient de reprendre la main. La balance extérieure de la France est plombée par les importations d’hydrocarbures et le nucléaire n’a plus autant la cote. Quant aux programmes d’efficacité énergétiques et de développement des énergies renouvelables, ils ont été torpillés. L’heure est donc propice pour lancer l’offensive. Objectif ? Rendre les gaz de schiste acceptables auprès de l’opinion publique. En novlangue, « faire passer la pilule » se dit « acceptabilité sociale ».

En quoi consiste cette stratégie marketing ? Comment donner envie aux Français que soit exploité « leur » gaz de schiste ? En leur racontant une belle histoire. En leur disant que la fracturation hydraulique « made in France » est une technique maîtrisée et maîtrisable à 100 % et que la mise en exploitation de milliers de puits n’aura que des impacts marginaux sur l’eau, l’air et les paysages d’Ardèche, du Jura ou du plateau du Larzac. En leur faisant croire que la mise à disposition de quantités colossales de gaz naturel représente une chance pour limiter les effets du changement climatique. En leur murmurant que le prix de l’énergie va mécaniquement chuter quand seront forés les premiers puits « français ». En expliquant, enfin, que gaz de schiste rime avec emplois et balance commerciale équilibrée. Mais tout cela n’est que mensonge, escroquerie intellectuelle et contre-vérités scientifiques.

Les États-Unis nous offrent un précipité sans concession des conséquences sanitaires des gaz de schiste. Plus de 500 000 puits y ont été forés en l’espace d’une petite dizaine d’années. Sans aucun contrôle. Car l’administration Bush fils avait tout corseté pour empêcher les autorités en charge de l’environnement de surveiller les conséquences de ces forages. « Pas d’analyse, donc pas de problème », auraient dit les Shadocks… Sauf que devant la multiplication des incidents, accidents et pollutions, des scientifiques émérites ont chaussé leurs bottes. Leurs conclusions sont accablantes. Nappes phréatiques souillées, bétails, poissons, hommes et femmes empoisonnés, terres contaminées, air corrompu ; les poisons que l’on injecte et qui remontent du sol ont stérilisé des régions entières.

Avec cette pseudo « révolution énergétique » des gaz de schiste, la limitation du réchauffement climatique à 2 degrés avant la fin de siècle sera définitivement balayée. Deux études publiées dans des revues scientifiques de premier ordre démontrent que son impact sur le climat est pire encore que celui du charbon, à cause des importantes fuites de méthane des puits. Sur le plan économique, les quelques poignées d’emplois très temporaires créés pour exploiter le gaz de schiste ne compenseront jamais les milliers d’emplois liés à l’agriculture et au tourisme et qui nécessitent de préserver la qualité des territoires. Sans oublier les dizaines de milliers d’emplois dans les énergies renouvelables. C’est donc à cela que pourrait ressembler, chez nous, le monde que sont en train d’essayer de nous vendre les industriels de l’énergie.

A la lecture des éditoriaux énamourés et des interviews complaisantes qui fleurissent ces jours-ci, cette stratégie du mensonge semble pourtant payante. Et les candidats à l’élection présidentielle, qu’en pensent-ils ? Les écologistes et le Front de Gauche sont résolument contre. Le président-candidat jure devant les caméras que « la fragmentation (sic) hydraulique, c’est non ». Mais les faits sont têtus : les permis du bassin de Paris, qui supposaient il y a quelques mois encore, l’utilisation de la fracturation hydraulique, sont toujours valides et l’administration française continue de délivrer des permis d’exploration pour du gaz et du pétrole de schiste. C’est que Nicolas Sarkozy compte parmi ses amis deux capitaines d’industrie très impliqués dans la partie : Albert Frère et Paul Desmarais. Le premier détient 5 % du capital de Total. Le second a des participations dans Arkema, fabricant de produits utilisés dans la fracturation hydraulique. Ensemble, ils ont la main sur 5,2 % de GDF Suez, dont le PDG Gérard Mestrallet estime « qu’il ne faut pas a priori fermer la porte pour toujours à l’exploitation de cette ressource, cela serait une erreur majeure ».

Une position à l’unisson de celle d’Eric Besson, ministre de tutelle, puisque l’Etat français est actionnaire de GDF Suez à hauteur de 35,7 %. De son côté, François Hollande ne veut insulter personne, et surtout pas l’avenir… Il y a quelques jours, il déclarait « qu’il ne faut jamais rien écarter, surtout si des recherches démontrent qu’on peut obtenir ce gaz sans nuire à la nature ». Une position qui démontre que le candidat socialiste n’a pas du tout saisi les urgences énergétiques, climatiques et écologiques qui se dressent devant nous.

Une énergie bon marché… Une énergie moins émettrice de CO2. Une énergie exploitée « proprement ». Une énergie « made in France ». A les croire, ils auraient donc trouvé la nouvelle pierre philosophale. Comme n’importe quel conte merveilleux, une telle histoire s’appuie sur des opérations magiques et des événements miraculeux. Mais nous ne sommes plus des enfants et la réalité est cruelle. Et complexe. Face à la fin du mythe d’une croissance infinie, place aux véritables défis : ceux de la sobriété énergétique et de la résilience de nos sociétés. Pas de quoi remplir la poche des actionnaires mais une étape essentielle de la transition écologique. Pour réenchanter le monde. Et le réinventer.


Geneviève Azam, Attac ;

Emmanuel Poilane, directeur de la fondation France Libertés ;

Martine Laplante, des Amis de la Terre ;

Sandrine Mathy, présidente du Réseau action climat (RAC).

COMMUNIQUÉ DE PRESSELyon, lundi 19 mars 2012

Visite du gouverneur de Pennsylvanie en Rhône-Alpes. Les collectifs opposés à l’exploitation des gaz de schiste interpellent les élus

A l’occasion de la visite de Tom Corbett, gouverneur de Pennsylvanie à Lyon et dans notre Région du 19 au 21 mars, le collectif Stop au Gaz de Schiste 69 rappelle que la Région Rhône-Alpes s’est positionnée clairement depuis février 2011 contre l’exploitation des gaz de schiste.

Le collectif Stop au Gaz de Schiste espère que les élus sauront affirmer clairement à Monsieur Tom Gorbett que les projets de recherche et d’exploitation de gaz de schiste n’ont aucun avenir en Rhône-Alpes.

Le gouverneur Corbett s’est en effet positionné clairement en faveur des compagnies exploitant le gaz de schiste dans le Marcellus Shale aux États-Unis en souhaitant même que celles-ci soient exonérées de taxes.

  • Alors que le Préfet de Région indiquait la semaine dernière au journal Enviscope ne « pas regretter d’avoir signé l’arrêté autorisant les recherches pour les gaz de schiste »,
  • Alors que le journal le Monde indique que « la compagnie Shuepbach Energy a déposé un recours contentieux auprès du tribunal administratif de Lyon pour demander l’annulation de l’abrogation de ses deux permis de recherche en hydrocarbures non conventionnels : celui de Nant (Aveyron) et celui de Villeneuve-de-Berg (Ardèche) »,
  • Alors que l’instruction de nombreuses demandes de permis de recherche d’hydrocarbure touche à sa fin,

le collectif Stop Gaz de Schiste en appelle à la vigilance de l’ensemble des élus afin que les sirènes d’une industrie qui promet monts et merveilles aux communes ne viennent instiller le doute dans une période de crise économique.

L’exploitation des gaz de schiste n’est pas une solution, elle est polluante et hautement consommatrice en eau. Elle ne représente en aucun cas une source d’avenir en réponse aux défis énergétiques qui se posent à nos sociétés.

Le Collectif Stop gaz de schiste 69 invite citoyens et élus à se joindre au rassemblement organisé à Bourg-en-Bresse le samedi 14 avril 2012 à partir de 15H00.

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 (*) Permis exclusifs de recherche dhydrocarbures dans le Nord de la Région RhôneAlpes :

Permis en cours de validité:

Permis des Moussières : Superficie 3756 km2 départements Ain et Jura, (ainsi que Savoie, Haute-Savoie, Saône-et-Loire)

Permis de Gex : Superficie 932 km2 départements de l’Ain, de la Haute-Savoie et du Jura

Permis recevable dont l’instruction est achevée :

Permis LyonAnnecy : Surface sollicitée 3800 km2 départements du Rhône, de l’Ain, de l’Isère et des deux Savoie.

Permis recevable en cours d’instruction :

Permis de Gex Sud : Surface sollicitée 1991 km2 départements des deux Savoie.
Permis de Blyes : Surface sollicitée 3293 km2 départements de l’Ain, de l’Isère, du Rhône et des deux Savoie.
Permis de Montfalcon : Surface sollicitée 5792 départements de l’Isère et de la Drôme

Permis en cours d’instruction:

Permis d’Abondance : Surface sollicitée 810 km2 départements de Haute-Savoie