| Cette semaine en Rhône-Alpes: Agenda ici NANTUA 16 MARS 2013 (!) Info minute revue de presse |
Lettre ouverte à:
M Jean-Claude Lenoir, Sénateur de l’Orne, Sénat
M Christian Bataille, Député du Nord, Assemblée Nationale
Objet : Étude de faisabilité d’un rapport de l’OPECST sur les « techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste »
Monsieur le Sénateur, Monsieur le Député,
Alors que la nation française débat sur son avenir énergétique, vous avez semble-il déjà tranché en faveur des hydrocarbures non-conventionnels. En effet, le titre de votre étude de faisabilité est éloquent puisque les conclusions sont déjà écrites. Il n’y a pour vous pas le moindre débat de société, mais simplement la question suivante: comment allons nous pouvoir extraire les gaz de schiste et autres hydrocarbures non-conventionnels dans un pays qui a selon vous interdit sans réfléchir la fracturation hydraulique?
Messieurs, vous insultez la démocratie et le peuple dont vous êtes les élus directs ou indirects. Comment expliquez-vous votre impatience ? Avez vous tellement peur des conclusions sans appel des populations de nos régions que vous méprisez et injuriez ainsi?
Messieurs, seriez vous donc sourds et aveugles? Monsieur le député, élu du peuple, n’entendez donc vous pas le peuple hurler son refus d’être sacrifié sur l’autel des intérêts de l’industrie des hydrocarbures? Monsieur le Sénateur, élu des élus, n’entendez-vous pas les maires épaulés par leurs populations vous dire leur refus de voir leur territoire saccagé? Messieurs, vous foulez au pied notre démocratie, votre mandat parlementaire ne vous donne pas carte blanche sur notre avenir.
Messieurs n’êtes vous donc pas conscients que la fracturation de la roche mère est en elle même dangereuse pour l’eau, l’air le sol et le climat car nous ne maitrisons rien? Vous n’avez aucune notion de géologie et encore moins d’hydrogéologie et prétendez rendre un rapport scientifiquement recevable sur des techniques qui bouleversent le sous-sol? Êtes vous donc omniscients?
Messieurs, n’êtes vous pas conscients du dérèglement climatique qui fait peser une terrible menace sur l’humanité toute entière? N’êtes vous pas conscient que se lancer dans l’aventure des hydrocarbures non-conventionnels empêchera nos états européens de réaliser leur transition énergétique et de décarboner leurs économies? Mais peut-être est-ce justement cela que vous souhaitez empêcher?
Messieurs, vous sacrifieriez 5 % de la surface agricole utile d’un tiers du territoire national pour construire plateformes et dessertes routière pour au mieux trois décennies de consommation de gaz?
Messieurs sacrifieriez-vous toute une économie tournée vers l’agriculture labellisée, l’industrie agroalimentaire et le tourisme? Sacrifieriez-vous des dizaines de milliers d’emplois bien réels pour des chimères? Sacrifieriez vous toute la structure sociale de nos régions du sud?
Messieurs, vous qui êtes au crépuscule de votre vie n’avez pas le droit d’entraîner toute une nation dans une nuit que vous ne verrez pas! Lorsque nous récolterons les fruits amers du désastre que vous nous souhaitez, vous ne serez plus là pour être jugés.
Messieurs, vous avez vécu et sans doute fort bien, il est temps de laisser les générations auxquelles vous avez légué les déchets nucléaires et l’angoisse du dérèglement climatique décider elle mêmes de leur avenir. Vous avez fait votre temps, ayez au moins la sagesse et l’humilité de le reconnaitre et laissez la place à ceux qui ont encore la vie devant eux.
Messieurs, vous qui semblez si sûrs de vous, soyez sûrs d’une chose, nous nous battrons et vous chasserons de nos territoires, vous et ceux que vous soutenez contre le peuple, car nous sommes le peuple.
Eric Féraille, Villeurbanne le 5 février 2013






Madame la Ministre de l’Ecologie semble considérer, dans le « 


Vendus les chercheurs ?
Que les industriels, qui bénéficient de fait des avancées de la recherche fondamentale, soient sollicités pour y contribuer financièrement, cela n’a rien d’illogique. Mais par l’impôt !
Alors il y a les chercheurs qui s’efforcent de résister, refusant les allégeances trop contraignantes, et doivent se réfugier dans une neutralité précaire, s’interdisant les sujets trop polémiques pour ne pas se retrouver sans financement. Et puis il y a les serviles, les vénaux qui courent au-devant des industriels pour leur concocter des instituts sur mesure pour servir leurs intérêts mercantiles. Ceux qui prétendent nous démontrer que ce ne sont pas les émissions de CO2 humaines qui réchauffent la planète, que les centrales nucléaires ne présentent aucun danger ou que l’exploitation des hydrocarbures profonds ou de roche mère nous permettra de retrouver le plein emploi et la croissance.



