(!) Info minute – Revue de Presse

La transnationale pétrolière d’origine française TOTAL renonce à l’un de ses deux permis d’exploration de gaz de schiste au Danemark, a annoncé vendredi la Direction de l’énergie. Le groupe pétrolier indique que les recherches ont été infructueuses.

« Ils nous ont dit qu’ils allaient rendre le permis« , a indiqué un porte-parole de la Direction Ture Falbe-Hansen à l’AFP. Le chantier d’exploitation de Nordjælland situé à l’Ouest du pays, au Nord de la capitale Copenhagen, était controversé et les élus locaux avait tenté de le faire interdire, arguant que le procédé d’extraction par fracturation hydraulique risquait de contaminer la nappeDanemark permis gaz de schiste auquel renonce TOTAL phréatique.

Selon TOTAL, la fermeture du chantier est uniquement due aux mauvais résultats des forages d’essai. Les études ont montré que les couches de schiste se sont avérés très minces dans le Nordjælland. TOTAL n’est pas allé jusqu’au forage puisque les recherches géologiques par sismique réflexion ont prouvé la trop faible épaisseur des couches des schiste.

En avril, le ministre danois du climat et de l’énergie, Rasmus Helveg Petersen – dont le parti, les sociaux-libéraux, est opposé à la fracturation hydraulique – avait déclaré qu’il ne renouvellerait pas les permis d’exploitation terrestre du gaz de schiste et n’en délivrerait pas de nouveaux.

Début mai, les autorités danoises avaient arrêté un autre chantier d’exploration de TOTAL à Dybvad (sur le site de Vendsyssel-1, en référence au du nom de la région où il se trouve), dans l’extrémité nord du pays, à cause d’un produit non autorisé. L’exploitation devrait reprendre durant le week-end.

Le gaz de schiste est une forme d’hydrocarbure dite non conventionnelle. Le Danemark, avec d’autres pays européens comme le Royaume-Uni, la Pologne ou la Roumanie, fait partie des États favorables à l’exploitation de cette ressource que d’autres rejettent notamment par crainte pour les dégâts sur l’environnement. Toutefois, pour ce qui concerne la Roumanie et la Pologne, les recherches effectuées jusqu’à présent se sont révélées peu fructueuses et ne mettent pas en évidence l' »Eldorado » que décrivaient certains. Les majors ont récemment abandonné ces deux pays. La France elle-même interdit cette technique au nom de la protection de l’environnement, TOTAL et d’autres industriels n’ayant jamais réussi à convaincre le gouvernement.

Sources: AFP et TOTAL

(!) Info minute – Revue de Presse

Malgré une forte opposition locale, l’Agence Danoise de l’Énergie est prête à laisser le géant français poursuivre son entreprise controversée d’exploration de gaz de schiste dans le Northern Jutland sur le site de Vendsyssel.

Les responsables de l’Agence Danoise de l’Énergie ont annoncé mardi soir qu’ils allaient autoriser TOTAL à reprendre son forage d’exploration de gaz de schiste. Lafracking gaz de schiste reprise du forage TOTAL au Danemark semaine dernière, cette même agence avait ordonné l’arrêt immédiat des travaux après qu’il fut révélé que TOTAL avait utilisé le produit chimique Null Foam en violation de la réglementation locale. Celui-ci n’avait en effet pas été approuvé dans le cadre de l’étude d’impact environnemental.

Dans un communiqué de presse, l’agence a déclaré avoir reçu un rapport de TOTAL dans lequel la société « décrit comment elle fera en sorte qu’il n’y ait plus d’erreurs dans le futur » et a promis de mettre en œuvre de nouvelles procédures pour la manipulation de produits chimiques. Les produits chimiques comme Null Foam qui n’ont pas reçu l’approbation devront à l’avenir être clairement identifiés et entreposés séparément des produits chimiques approuvés… Bref, TOTAL s’engage à mieux ranger les bidons avant de forer et d’envoyer des produits chimiques dans le sous-sol!

TOTAL aura la permission de reprendre le forage dès que les responsables de l’environnement donneront leur feu vert définitif. Lundi, le Ministère de l’Environnement a annoncé qu’il allait renforcer le contrôle de l’exploration du gaz de schiste par TOTAL. L’opérateur aura désormais besoin de l’approbation de l’Agence danoise de protection de la nature (Naturstyrelsen) pour procéder à la fracturation hydraulique si du gaz de schiste est découvert lors du forage.

TOTAL a reçu l’autorisation pour l’exploration du gaz de schiste en Juin 2014 en dépit de vives protestations de la communauté locale et des associations dont Greenpeace et la Société danoise de protection de la nature. La pétition lancée par Greenpeace Danemark a été signée par plus de 30 000 personnes ce qui à l’échelle du Danemark est considérable.

Le Danemark reste l’un des rares pays européens aux côtés de la Grande-Bretagne, de la Pologne et de la Roumanie qui n’a pas encore interdit la fracturation hydraulique. Et cette semaine c’est à une voix près que l’adoption d’un moratoire de la fracturation hydraulique en Europe a échoué. Le vote du moratoire par la commission industrie a en effet reçu 30 voix « pour » et 30 voix « contre ».

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Source : The Local.dk Danish news in English

(!) Info minute – Revue de Presse

« Nous ne sommes pas venus faire des affaires », a insisté François Hollande. « Nous sommes venus pour, avec les Cubains, faire un développement économique qui puisse être utile à Cuba, à la France et à la zone Caraïbes ». Cette visite programmée il y a déjà quelques mois émeut la classe politique et intellectuelle ainsi que les éditorialistes tant cette île des Caraïbes revêt de symboles depuis qu’elle avait entamé sa révolution en 1959.

Cuba, qui depuis le 7 février 1962 et suite aux nationalisations expropriant des compagniesFrançois Hollande à CUBA américaines, a connu un très sévère embargo économique de la part des proches États-Unis, reçoit la visite du chef de l’État français. Celle-ci matérialise l’accélération du rapprochement entre l’Union Européenne et Cuba et s’est caractérisée par la signature d’un accord entre la multinationale TOTAL et CubaPetroleo (Cupet) pour l’exploration de pétrole offshore au large des côtes cubaines(*). C’est ce que rapporte la télévision cubaine.

Une douzaine d’entreprises étrangères ont exploré les eaux profondes de Cuba ces dernières années avec les forages de plusieurs puits. Ceux-ci se sont avérés êtrTOTAL va forer a Cuba offshoree des échecs. TOTAL dans le début des années 1990 avait forés deux puits sans succès avant de quitter la zone en 1995.

Cuba affirme que sa zone économique exclusive au large de la côte nord-ouest détient plus de 20 milliards de barils de brut à découvrir. De son côté le bureau d’études géologiques des États-Unis (US Geological Survey) estime que la région détient entre cinq et sept milliards de barils.

Au même moment, le lundi 11 mai 2015, le gouvernement américain autorisait le groupe pétrolier Shell à réaliser des forages de pétrole ou de gaz dans l’océan arctique.

La conférence sur le climat qui se tiendra à Paris en décembre 2015 est décidément très mal partie.

(*) Edit 12/05/2015 12:30: Les agences de presse citent un porte-parole de TOTAL qui dément la signature d’un accord pour l’explo offshore. Il s’agirait d « un accord d’extension d’une lettre d’intention concernant un projet dans le Marketing & Services« . Toutefois, l’accord pour l’exploration offshore a bien été mentionné par la TV cubaine ainsi qu’un membre de la délégation française. source ici . Voilà voilà, quoiqu’il en soit « Nous ne sommes pas venus faire des affaires » et Cuba n’intéresse sûrement pas TOTAL E&P.

Sources: International Business Times, Le Monde

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Alors que les industriels et leurs soutiens pro-gaz de schiste ont tant moqué « l’eau du robinet qui s’enflamme », cette image iconique issue du film Gasland de Josh Fox , des chercheurs de l’Université d’État en Pennsylvanie ont détecté des traces d’additifs dans l’eau du robinet des maisons voisines du champ de gaz de schiste de Marcellus. Une grande première qui serait due au procédé de fracturation hydraulique.

La fracturation hydraulique est une pratique courante pour extraire du pétrole ou du gaz naturel d’une roche trop dense pour l’utilisation d’un puits. Grâce à une injection pollution eau fracturation hydraulique gaz de schistede liquide sous pression, la roche peut se fissurer ou se micro-fissurer selon les cas. Néanmoins, cette technique n’est pas sans risque. Les impacts géologiques et la pollution des sous-sols et des nappes phréatiques sont encore des conséquences mal maîtrisées par les personnes qui pratiquent ce genre d’opérations.

Dans le bassin de Marcellus, dans l’état de New York, les chercheurs ont pour la première fois démontré que la fracturation hydraulique a causé la pollution des nappes phréatiques aux alentours.

Tout a débuté en 2012, lorsque les savants de l’Université d’État reçoivent des échantillons de l’eau du robinet de trois maisons situées à côté du champ de gaz de schiste de Marcellus, le plus important du monde en exploitation. Des habitants s’inquiétaient que leur eau fasse de la mousse… Mais jusqu’à aujourd’hui, aucun des composants de cette eau n’avait pu être identifié avec précision.

Les scientifiques ont testé la composition du liquide en lui faisant passer des examens de chromatographie gazeuse, la séparation des molécules pour mieux les distinguer, puis de spectrométrie de masse, une analyse pour détecter des molécules par la mesure de leur masse.

Les résultats, publiés dans les PNAS, (le journal de l’académie de sciences aux Etats-Unis) ont fait l’effet d’une bombe. D’une précision rare, ils constituent la preuve officielle et indiscutable que les nappes phréatiques, et donc indirectement les eaux du robinet, ont été polluées par des opérations d’extractions de gaz dans les roches. Et ce malgré la profondeur des couches de schiste dans le sol.

« Cette découverte est importante parce que nous démontrons que les produits chimiques voyagent à travers plus de deux kilomètres de couches géologiques vers les puits d’eau potable. Les molécules chimiques que nous avons identifiées venaient soit des fluides de fracturation, soit des additifs utilisés pour les forages et ils se sont déplacés avec le gaz naturel à travers des interstices naturels dans la roche« , explique Susan Brantley, directrice de l’Institut de la Terre et de l’Environnement.

Cet institut demande d’ailleurs la généralisation de cette technique de détection à l’ensemble des cas de pollution déclenchés par des opérations en lien avec le gaz de schiste dans le monde.

Quoiqu’il en soit, la pratique de la fracturation du sous-sol pour exploiter les hydrocarbure reste un danger quelque soit la technique employée. Les fractures causées par la main de l’homme (il s’agit de provoquer des fissures et de les maintenir ouvertes avec des microbilles ou du sable) sont incontrôlables et à court ou long terme déboucheront sur la contamination de l’eau ou de l’air avec son lot de conséquences sur l’environnement, la santé humaine et animale.

Sources Le Vif, Science et Avenir, Pnas.org

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La multinationale TOTAL qui bénéficie d’un permis de recherche de gaz de schiste au Nord du Danemark, avait annoncé lundi le début du forage. Et ceci malgré une forte opposition locale. La foreuse installée ces dernières semaines allait commencer son travail de creusage du puits d’exploration. Mais TOTAL a été prise la main dans le sac à utiliser un produit chimique interdit.

Comme le rapporte l’AFP, les autorités danoises ont en effet indiqué ce mercredi avoir arrêté un chantier d’exploration de gaz de schiste du français Total dès le deuxième jour à causeAjout d'un agent anti-mousse dans le fluide de forage d'un puits d’un produit chimique interdit. « Ils ont utilisé un produit qui ne faisait pas partie de ceux autorisés », a indiqué à l’AFP un porte-parole de la Direction de l’énergie, Ture Falbe-Hansen, au lendemain de la décision.

Selon la télévision publique DR, le produit est appelé Null Foam, et jugé dangereux pour l’environnement. Cet agent chimique anti-mousse ne faisait pas partie des produits déclarés par TOTAL ni autorisés par l’autorité locale de régulation. « Cela me met très en colère » a déclaré Anders Sørensen Brandt, chef de la commission planification environnement de la municipalité. « Nous ne pouvons tolérer ce genre de violation de nos règles sur l’environnement. Que le Null Foam soit nocif ou pas pour l’environnement, si le forage devait reprendre, nous effectuerons des contrôles encore plus sévères », a déclaré Sørensen.

De son côté, un cadre danois de TOTAL interrogé par la chaîne, Henrik Nicolaisen, dit ne pas comprendre cette décision: « Nous avons été en dialogue avec le Conseil et l’Agence de l’énergie depuis Février et nous avons pensé que nous avions une compréhension commune (sic!) que le produit chimique pourrait être utilisé », a-t-il déclaré.

La compagnie TOTAL, qui s’est vue retirer le permis de Montélimar en France en 2011 et a quitté la Pologne en 2014 suite à des recherches de gaz de schiste infructueuses, maintient ses projets de fracturation hydraulique au Nord du Danemark. C’est en effet sur la petite commune de Dybvad que dans le cadre du permis de Nordjylland, la multinationale pétrolière entend mettre en œuvre la fracturation hydraulique nécessaire à l’extraction de gaz de schiste.

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Sources:

AFP et http://nyhederne.tv2.dk/

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Les forages effectués pour exploiter le pétrole et le gaz ont causé des dommages durables aux écosystèmes à travers le Canada et les États-Unis, c’est ce que documente une étude publiée le 23 avril 2015[1].

La dégradation des écosystèmes pourrait être irréversible

Publiée dans la revue « Science », l’étude examine l’impact de la production de pétrole et de gaz sur la croissance des plantes terrestres, en utilisant une mesure qu’on appelle la production primaire nette (PPN). La PPN peut être utilisée pour évaluer la santé de l’écosystème. Analysant des données satellitaires pour la période 2000-2012, les auteurs ont constaté que la production de pétrole et de gaz a induit une perte de PPN d’environ 4,5 Tg (ou mégatonnes) de carbone ou d’environ 10 mégatonnes de biomasse par la perte de la végétation qu’elle a engendré. Les terres cultivées ont perdu l’équivalent de 3,27 millions de tonnes de blé au cours de cette période – soit environ 13% de l’ensemble des exportations de blé des États-Unis en 2013 – tandis qu’on enregistrait une perte de végétation représentant plus de la moitié des terres de pâturage publics gérées par le Bureau of Land Management[2].

L’équivalent de la surface de la Région Languedoc-Roussillon occupée par les infrastructures liées à l’exploitation des hydrocarbures

La production de pétrole et de gaz américaine a explosé au cours des dernières années, et ce « boom » a encore de beaux jours devant lui. Aujourd’hui, l’étude constate qu’entre 2000 et 2012, les plateformes de forage, les routes et les installations de stockages construites pour l’exploitation du pétrole et du gaz occupent environ 3 millions d’hectares de terres – l’équivalent de trois parcs nationaux de Yellowstone (ou 30 000 km2 soit plus de la superficie totale de la Région Languedoc Roussillon, ou 70% de la surface de la région Rhône-Alpes). Et selon les auteurs, comme la demande en agro-carburants et pour l’agriculture augmente, les activités pétrolières et gazières risquent de se propager encore plus loin dans les zones de pâturages inutilisées. Les dommages écologiques déjà engendrés par cette activité pourraient être irréversibles.

impact de l'exploitation des pétrole et gaz de schiste Etats-Unis

Impact de l exploitation des petroles et gaz de schiste sur le paysage

Impact de l’exploitation des pétroles et gaz de schiste sur le paysage

Steve Running, professeur d’écologie forestière à l’Université du Montana et coauteur de l’étude précise : «ce sont des terres semi-arides, il ne s’agit pas de régions luxuriantes. Donc cette terre pourra rester ainsi pendant des siècles sans qu’il n’y pousse plus rien s’il n’y a pas une certaine remise en état et une re-végétalisation ».

Par le passé d’autres études avaient analysé les impacts environnementaux des forages de pétrole et de gaz aux États-Unis, mais la plupart portaient sur des régions ou des aspects de la biodiversité spécifiques, tels que la perte de surfaces dédiées à l’habitat ou de ressources en eau[3]. L’étude publiée dans Science prend une approche plus large, plus complète, englobant plus de 2 millions de puits de pétrole et de gaz à travers les États-Unis et le Canada. Et bien que d’autres aient utilisé la PPN pour mesurer la santé des écosystèmes touchés par le l’exploitation des combustibles fossiles, les experts disent que cette étude est la première faite à une si grande échelle.

Un « appel à l’action » pour les décideurs

L’administration Obama a vanté le développement de l’exploitation du pétrole et gaz de schiste comme un « moteur de la croissance économique et une étape importante vers la réduction de la dépendance américaine au pétrole étranger ». Mais à présent il faut faire face à des préoccupations majeures sur l’impact environnemental de l’industrie des combustibles fossiles, et en particulier pour ce qui concerne la fracturation hydraulique, ou le fracking. Face à l’incertitude généralisée sur les effets à long terme en matière de santé publique, l’administration fédérale, vient d’introduire une réglementation plus stricte pour les entreprises de fracturation (lire notre article ici). Toutefois cette nouvelle réglementation concerne uniquement les terres fédérales. Or 90% des opérations d’exploitation d’hydrocarbure aux États-Unis ont lieu sur des terrains privés, communaux qui échappent à cette réglementation. Toutefois, les chercheurs espèrent que les conclusions de leur étude stimuleront des débats politiques plus larges concernant le compromis entre la préservation de l’environnement et la production d’énergie.

En Europe, le désastre lié à la recherche et l’exploitation des pétrole et gaz de schiste n’est pas encore là.  Préservons-nous en!

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[1] D’après “The oil and gas boom has devastated ecosystems across the US” publié le 23 Avril 2015 http://www.theverge.com/2015/4/23/8481845/oil-gas-fracking-ecosystem-damage-study
[2] Bureau of Land management : Le Bureau de Gestion du Territoire est une agence américaine qui fait partie du Département de l’Intérieur des États-Unis et qui gère les terrains publics. Ces terrains couvrent environ 1 070 000 km2. Ces terres sont situées en grande partie dans l’ouest du pays. L’agence emploie près de 9 000 personnes à plein temps et environ 1 000 à temps partiel ce qui représente 105 km2 par employé. Ses missions visent à préserver la santé, la richesse de la diversité et la productivité des terres qui sont exploitées en préservant celles-ci pour les générations futures.
[3] On notera que bien souvent les études ont été financées par l’industrie du pétrole et du gaz elle-même voir à ce sujet ce qui se dit de ce qu’on appelle frackademia http://public-accountability.org/2015/02/frackademia-in-depth/

(!) Info minute – Revue de Presse

Note établie à partir de la dépêche publiée par Bloomberg[1] le 22 avril 2015

La moitié des 41 entreprises de fracturation hydraulique opérant aux États-Unis aura fermé ou été vendue en fin d’année en raison de la réduction des dépenses faites par les compagnies pétrolières. C’est ce que prévoit un dirigeant de la société Weatherford International Plc[2].

Rob Fulks, un dirigeant de Weatherford, déclarait dans une interview en marge de la conférence du IHS CERAWeek à Houston (Texas) equipement de fracking marcellus shale gaz de schistecette semaine que «seules pourraient rester environ une vingtaine de sociétés opératrices de fracturation hydraulique». La demande de services de fracturation hydraulique -technique permettant l’exploitation des hydrocarbures dits « de schiste » qui a généré le boom des pétrole et gaz de schiste au États-Unis est en perte de vitesse au fur et à mesure que les clients abandonnent des puits non achevés à cause de la chute des prix des hydrocarbures.

Début 2014, on comptait 61 fournisseurs de services de fracturation aux États-Unis, le plus grand marché du monde dans ce domaine. Les fusions acquisitions chez les plus gros opérateurs ont commencé avec Halliburton Co. et l’annonce faite en novembre 2014 du rachat de Baker Hughes Inc. 34,6 milliards de dollars, ainsi que le rachat de l’activité pompage sous pression de Nabors Industries Ltd par C & J Energy Services Ltd.

Toujours selon M. Fulks, Weatherford, cinquième opérateur du fracking aux États-Unis, a été contraint de réduire « considérablement » les coûts face à la baisse de la demande. De plus la compagnie a été en mesure de renégocier à la baisse les prix d’acquisition du sable utilisé comme agent de soutènement des fissures effectuées par la fracturation hydraulique et nécessaires à la libération des hydrocarbures prisonniers dans les roches compactes.

Globalement, les compagnies pétrolières ont réduit de plus de 100 milliards de dollars les dépenses au niveau mondial après la chute des prix. PacWest, puits de fracturation fracking gaz de schistesociété de consultants spécialiste des marchés liés à l’exploitation pétrolière, anticipe une chute de 35% du prix de la fracturation hydraulique cette année. Pour Alex Robart, un cadre de PacWest, « alors que beaucoup de grandes sociétés souhaitent acquérir des entreprises de fracturation hydraulique, l’écart entre les prix d’acquisition et de cession est encore trop important pour l’instant ».

De son côté M.Fulks a refusé de dire si Weatherford cherchait à acquérir d’autres entreprises de fracturation ou leurs équipements avant d’ajouter « partout où nous allons nous voyons de l’équipement parqué et à l’arrêt. Ce n’est jamais bon pour une machine de rester inutilisée, qu’il s’agisse d’une voiture, d’un avion ou de compresseurs pour la fracturation hydraulique ».

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[1] Bloomberg LP est un groupe financier américain spécialisé dans les services aux professionnels des marchés financiers et dans l’information économique et financière aussi bien en tant qu’agence de presse que directement, via de nombreux médias (télévision, radio, presse, internet et livres) dont les plus connus sont probablement ses propres chaînes de télévision par câble/satellite. http://fr.wikipedia.org/wiki/Bloomberg_LP

[2] Weatherford est une compagnie para-pétrolière américaine. Son siège opérationnel se situe à Houston au Texas, et son siège social et fiscal en Suisse depuis 2014 : http://www.weatherford.com

Agence americaine de l energie forages hydrocarbures rapport avril 2015puits d'hydrocarbures non achevés schiste USA

En bonus, une belle image d’une opération de fracturation hydraulique. Cliquer dessus pour l’agrandir et compter camions et compresseurs

fracking fracturation hydraulique gaz de schiste 2

innovoil.co.uk