(!) Info minute – Revue de Presse

L’épopée polonaise visant l’exploitation du gaz de schiste arrive à son terme. Les compagnies d’État PGNiG et le raffineur de pétrole PKN Orlen ont annoncé mettre un point final à leurs projets de recherche.

L’aventure dans laquelle Donald Tusk avait engagé la Pologne il y a cinq ans prévoyait des débuts de production pour 2014. On parlait d’un « Eldorado » et de ressources qui allaient abreuver la Pologne et le reste de l’Europe en gaz stop-gaz-de-schiste-polognenaturel.

Ces projets de recherche de gaz de schiste avaient alors attiré les majors pétrolières telles que Chevron Corp, Exxon Mobil et TOTAL mais une à une les entreprises s’étaient retirées après des résultats décevants et face à la chute des prix du pétrole.

Les compagnies d’État polonaises dont PGNiG et PKN Orlen étaient les dernières à travailler sur les projets de gaz de schiste du pays. « La discussion et les projets liés au gaz de schiste sont une question close pour nous» a déclaré Miroslaw Kochalski, chef adjoint de PKN Orlen lors d’une conférence de presse ce mercredi.

Y faisant échos, Piotr Wozniak, directeur exécutif de PGNiG, à confirmé l’échec de la recherche du gaz de schiste en Pologne.

Source Reuter 12 octobre 2016

 

(!) Info minute – Revue de Presse

stop-tafta-cetaNON ! les négociations du TAFTA ne sont pas abandonnées !

OUI ! Le CETA risque d’être approuvé le 18 octobre par nos gouvernants !

OUI! Ces accords sont la porte ouverte à l’exploitation du gaz de schiste en Europe! (lire ou relire Gaz de schiste: Comment l’accord Europe – États-Unis pourrait encourager l’utilisation de la fracturation hydraulique 1  2  3  4  et  5)

Ces accords de libre échange (TAFTA entre USA et UE, CETA entre Canada et UE) mettent en danger fracking-global-frackdown-2016notre démocratie. Leurs enjeux sont  fondamentaux :

  • abandon de la compétence des tribunaux au profit « d’arbitrages privés » pour régler les conflits entre « investisseurs » et États,
  • abaissement des barrières tarifaires, amplifiant la concurrence débridée, empêchant la relocalisation des activités, ruinant des milliers de paysans…
  • nivellement par le bas des normes protégeant l’alimentation, la santé publique, les droits sociaux, l’environnement …
  • privatisation croissante des services publics.

Le Secrétaire d’État au Commerce français a récemment demandé l’arrêt des négociations du TAFTA. Simple effet d’annonce ! C’est l’UE et la commission européenne qui doivent décider !

Soyons tous mobilisés le Samedi 15 octobre 2016 !

- ANNECY: Manifestation à 14 heures (devant la Préfecture)

- LYON: DÉAMBULATION prévue entre 11 et 14h (RV à la fosse aux ours)

- VALENCE : Place Porte Neuve à 14h00
- LES VANS : Rassemblement à 10h00 autour du stand permanent lors du marché

(!) Info minute – Revue de Presse

Y-aurait-il un maniaque des forages profonds sur le plateau du Bugey ?

Alors que le Permis de recherche d’hydrocarbures des Moussières n’a pas été renouvelé, en raison des risques de contamination des ressources en eau par des forages profonds, le Maire d’Hauteville-Lompnès veut quand même faire un forage à 900 m de profondeur.

On ne peut plus rechercher des hydrocarbures ? Peu importe on ira chercher de l’eau chaude, toute hypothétique d’ailleurs ! Pour quoi faire ? Un centre « aqualudique » avec piscine, ou du chauffage géothermique…on ne sait pas bien, mais qu’importe pourvu qu’on fore !

Normalement ce genre de forage doit donner lieu à une autorisation de recherche de site géothermique à basse température aux termes du Code Minier et cette autorisation est délivrée par arrêté préfectoral après enquête publique pour une durée maximale de 3 ans. C’est d’ailleurs l’avis émis par la Direction Départementale du Territoire de l’Ain.

Mais Monsieur le Maire est pressé, ou alors il n’aime pas les enquêtes publiques. Il a donc déposé une déclaration de forage de recherche d’eau au titre du code de l’environnement, qui ne nécessite pas d’autorisation mais qui n’est pas prévue pour chercher de l’eau chaude à 900 m. Et Monsieur le Préfet de l’Ain a accepté ce détournement de procédure.

Et si on trouvait du pétrole (non conventionnel bien entendu) sur le plateau du Bugey, on dirait que c’est de l’eau ? Et froide, en plus, pour pouvoir l’exploiter sans permis !

JC

(!) Info minute – Revue de Presse

Si les pétroliers français sont encore en vacances (mais plus poumanif non forage gaz non conventionnel villeneuve noville suisse 3 septembre 2016r très longtemps…) ceux de Suisse envisagent déjà de rechercher du “gaz de réservoir compact”, donc par fracturation hydraulique puisqu’il n’y a pas d’autre technique opérationnelle (lire ici) à ce jour, sous le lac Léman (lire ici).
Le Collectif Non au Gaz de Schiste des Pays de Savoie et de l’Ain soutient donc le Collectif Halte aux Forages Vaud pour refuser la nouvelle demande de forage à Noville, nous sommes autant concernés que nos  voisins suisses.
Plus d’information sur gare aux forages

(!) Info minute – Revue de Presse

Il était un des premiers opposants Polonais à l’exploitation du gaz de schiste, Wieslaw Tryniecki est décédé la semaine dernière. Le réalisateur Lech Kowalski qui l’a accompagné pendant sa lutte a assisté à ses obsèques. Il nous raconte.

Wieslaw, paysan dit Non à l’exploitation du gaz de schiste sur les terres de son village

Son visage ne vous dira rien, son nom non plus. Il s’appelait Wieslaw Tryniecki et avait une toute petite ferme dans le village de Rogow, à côté de Zurawlow à deux pas de lastop gaz de schiste zurawlow Wieslaw Tryniecki frontière entre la Pologne et l’Ukraine. Lorsqu’il a appris que Chevron allait exploiter le gaz de schiste dans sa région, il a dit NON.

En 2008, sous le matraquage médiatique, la Pologne se rêvait un avenir d’Arabie Saoudite et d’indépendance énergétique vis-à-vis de Moscou. Le gouvernement de Donald Tusk délivrait des permis d’exploitations du gaz de schiste aux plus grandes multinationales de la planète dans l’opacité la plus totale (lire aussi ici). Wieslaw Tryniecki avec une poignée d’autres petits paysans de son village, se sont mobilisés contre Chevron, l’entreprise américaine qui entendait planter ses derricks dans leurs jardins.

Wieslaw entre en lutte et témoigne

Dès qu’il a appris que Chevron allait exploiter le gaz de schiste dans son village, Wieslaw Tryniecki ce petit paysan s’est efforcé de comprendre ce qui se passait et de mobiliser ses voisins. Envers et contre tous, il a réussi à convaincre que tout cela n’était qu’un mirage. Présent dans toutes les réunions où Chevron vendait du vent, il était là pour argumenter, discuter, critiquer  (lire aussi le récit de la lutte ici).

Lors des réunions publiques organisées par Chevron avec le soutien des autorités locales, stop gaz de schiste Occupy Chevron Żurawlów Pologneil fallait une sacrée dose de courage pour contredire ses hommes en costumes si sûrs d’eux-mêmes. Wieslaw n’en manquait pas et ses compagnons non plus. Mais aucun média ne relayait leur lutte, personne ne prêtait attention à leur entêtement et à leurs revendications à part une poignée de militant (lire aussi ici et ). Lech Kowalski, réalisateur du documentaire « Drill Baby Drill » avait raconté son combat. Des citoyens français exprimaient leur solidarité, bouteille jetée à la mer face à l’obstination du gouvernement polonais (voir ici).

Il y avait chez Wieslaw Tryniecki l’obstination des paysans de cette planète qui stop au gaz de schiste zurawlow pologne Wieslaw Trynieckirefusent avec leurs tripes l’accaparement de leurs terres. Wieslaw Tryeniecki a affronté de nombreux obstacles, pratiquement seul quand la plupart des polonais se laissaient bercer par la propagande pour le gaz de schiste. Ce paysan est un des premiers si ce n’est le premier à s’être levé contre l’exploitation du gaz de schiste en Pologne. Il avait apporté des photos de son village montrant des maisons lézardées par les secousses des camions vibreurs de Chevron. Sur d’autres images, l’eau des puits était noire. Une profonde détermination se dégageait de lui.

Fin de la recherche de gaz de schiste en Pologne par Chevron

Le 31 janvier 2015 l’agence Reuter publiait un communiqué de presse annonçant questop gaz de schiste chevron quitte zurawlow pologne « l’entreprise Chevron va arrêter ses explorations de gaz de schiste en Pologne, un secteur qui n’a pas n’a pas été à la hauteur des espérances premières de transformer l’approvisionnement énergétique de l’Europe de l’Est…. Exxon Mobil, Total et Marathon Oil ont également mis un terme à leurs explorations en Pologne ». La victoire du pot de terre contre le pot de fer (lire aussi ici).

Dans la pauvreté extrême Wieslaw est contraint d’abandonner la lutte

On pourrait arrêter là l’hommage à Wieslaw Tryeniecki ce paysan polonais, qui grâce à son obstination a fait naitre la résistance contre le gaz de schiste en Pologne mais son histoire doit être racontée jusqu’au bout. C’est Lech Kowalski qui nous explique comment il apprit un soir que Wieslaw Tryniecki ne faisait plus partie de la lutte. Sa ferme ne lui permettait plus de faire vivre sa femme et ses trois enfants. Il avait dû se résoudre à accepter un emploi de vigile dans une agence de sécurité chargé de protéger un des sites de forage de …. Chevron.

Ce soir, accompagné de José Bové de passage dans cette région de Pologne orientale, une voiture les emmenait dans la nuit et dans le froid jusqu’à une petite maison bancale et grise. La lumière était encore allumée. Wieslaw les attendait. La porte s’est ouverte. Il les a fait entrer. Dans la cuisine à côté du poêle, il leur a dit la dureté de la crise qui dévaste les campagnes polonaises ; l’impossibilité de faire vivre une famille avec quelques vaches sur moins de 8 hectares, la douleur de devoir brader son lait, l’humiliation de n’avoir plus d’autres solutions que d’accepter ce travail….. Il ne se cherchait pas d’excuses.

Wieslaw Tryniecki a réussi à un moment de sa vie à gripper la machine.

Qu’il en soit remercié.

stop gaz de schiste occupychevron zurawlow

(!) Info minute – Revue de Presse

Pour faire taire les opposants locaux à l’extraction du gaz de schiste, le Royaume-Uni consentira de fortes indemnités aux communes et contribuables.

Promotion du gaz de schiste et suppression du ministère de l’environnement

Fraichement arrivée au 10 Downing Street, Theresa May qui a remplacé DavidTheresa May stop gaz de schiste Cameron au poste de premier ministre du Royaume-Uni semble vouloir hâter les forages et la production de gaz de schiste par fracturation hydraulique. Il existe dix zones ayant reçu un visa d’exploitation en Angleterre et au Pays de Galles et le nouveau gouvernement veut contrer l’opposition des habitants en leur accordant de fortes indemnités. L’une des dernières mesures de l’ancien ministère fut de supprimer les subventions à 36 entreprises se consacrant à la production de biomasse renouvelable. Dès la formation de son gouvernement, Theresa May a quand à elle supprimé le ministère dévolu à la préservation de l’environnement et au changement climatique. Ses prérogatives sont désormais vaguement dévolues au ministère du Développement économique, de l’énergie et de la stratégie industrielle. 

Des indemnités pour influer sur les maires réticents
Ce lundi, le gouvernement britannique dévoilait les détails d’un vaste plan d’indemnisation pour les zones de future extraction de gaz de schiste. Cela pourrait représenter en moyenne une somme rondelette de 13 000 livres par foyer (et jusqu’à 65 000 dans les localités très peu peuplées) pour les communes. Le but est bien évidemment d’influer sur les maires réticents, qui pourraient craindre pour leur réélection s’ils refusaient cette manne inattendue. Selon les nouvelles modalités envisagées, une partie de ces sommes pourraient être directement versée aux habitants. Le budget global représenterait près de 12 millions d’euros au cours actuel. Faire bénéficier les contribuables du voisinage des futures implantations industrielles (et polluantes) pourrait s’appliquer, à l’avenir, à d’autres types d’investissements.

Les journaux conservateurs anglais favorables au Brexit vantent les avantages de l’extraction par fracturation et les retombées favorables constatées au États-Unis en se gardant de pointer les désastres sanitaires et environnementaux. Rappelons également que la géologie européenne n’est pas comparable à la nord-américaine. De même le modèle d’exploitation très invasif par la multiplication des forages n’est pas applicable dans une Europe où la densité de la population est beaucoup plus élevée que chez l’oncle Sam.

Source: Blastingnews

(!) Info minute – Revue de Presse

Les asthmatiques ont jusqu’à quatre fois plus de risques d’avoir une crise s’ils vivent près de puits de gaz de schiste extrait par fracturation hydraulique. Telle est la conclusion d’une recherche publiée lundi et réalisée à partir de patients vivant en Pennsylvanie.

Les asthmatiques priés de ne pas vivre près des exploitations de gaz de schiste

Comme le rapporte une dépêche AFP citant l’étude parue dans la revue médicale asthme stop gaz de schiste impact santeaméricaine JAMA Internal Medicine (consulter le résumé de l’étude), les risques augmentent comparativement à ceux résidant à de plus grandes distances.  Cette étude vient ainsi conforter d’autres travaux liant ces exploitations à des problèmes de santé, soulignent les auteurs de la faculté de santé publique de l’université Johns Hopkins à Baltimore.

La mise en exploitation de plus de 9000 puits rend l’air nocif

En Pennsylvanie (Est des États-Unis) où l’industrie de la fracturation hydraulique a mis en exploitation plus de 9000 puits en ces dix dernières années, les responsables sanitaires sont préoccupés par les effets de ce type de forage sur la qualité de l’eau et de l’air, ainsi que sur le stress pour ceux qui résident près des puits. Il peut y avoir par exemple plus d’un millier de passages de camions par jour sur des routes rurales normalement peu fréquentées.

Première étude d’ampleur à se pencher sur l’effet  de l’exploitation du gaz de schiste sur l’asthme

« Notre étude est la première à se pencher sur l’asthme et cette activité, mais nous avons déjà plusieurs recherches suggérant des effets néfastes sur la santé liés à la fracturation hydraulique« , relève un des auteurs, Sara Rasmussen, chercheuse au département de la santé environnementale à l’université Johns Hopkins.

Les scientifiques ont analysé les dossiers médicaux d’un groupe d’assurance maladie entre 2005 à 2012 dans plus de quarante comtés dans le nord et le centre de la Pennsylvanie, où se concentre l’exploitation des gaz de schiste. Les auteurs ont trouvé plus de 35’000 patients asthmatiques âgés de cinq à 90 ans. Pendant cette période, ils ont identifié près de 21’000 attaques d’asthme bénignes requérant seulement une ordonnance pour des corticoïdes, 1870 crises plus fortes nécessitant d’aller aux urgences et 4782 cas où les patients ont dû être hospitalisés.

Un risque de crise d’asthme entre 1,5 et quatre fois plus élevé près des puits

Ces scientifiques ont établi une carte des endroits où vivaient les malades par rapport aux emplacements des puits, la taille de ces derniers, leur nombre ainsi que leur phase d’exploitation, leur profondeur et le volume de production. Les asthmatiques qui vivaient au plus près d’un grand nombre de puits ou des plus actifs, avaient un risque de crise d’asthme entre 1,5 et quatre fois plus élevé. La probabilité d’une crise est d’autant plus grande que les puits sont dans une phase de production, qui peut durer de nombreuses années.

Impact de l’exploitation du gaz de schiste désastreux pour la santé des populations

Ces résultats ont été confirmés après avoir pris en compte d’autres facteurs pouvant exacerber l’asthme comme la proximité d’un grand axe autoroutier, des antécédents familiaux ou le tabac. Des études ont aussi suggéré que le stress pouvait nettement accroître le risque de crise d’asthme.

De précédentes recherches (lire ici) ont déjà lié les activités de fracturation hydraulique à des problèmes de reproduction, des naissances prématurées et à un poids plus faible des nouveau-nés ainsi qu’à une variété de symptômes cutanés et respiratoires.

Source: AFP / Romandie