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Ile de France, l’exploration du pétrole de schiste a commencé ! Mobilisation le 3 août 2013
 
JOuarre mobilisation 3 août 2013 photo collectif fertoisReconnaissant les impacts de la fracturation sur l’environnement et la santé, François Hollande a déclaré devant des millions de nos concitoyens le 14 juillet dernier : « …Tant que je suis président, il n’y aura pas d’exploration du gaz de schiste en France… » sans faire mention du  pétrole de schiste ni du gaz de houille ; le même jour, le pétrolier Hess Oil France est prêt à forer son troisième puits d’exploration à Jouarre, en Seine-et-Marne. Or, le permis de Château-Thierry a été reconnu « pétrole de schiste »  début 2011.
 
Les collectifs appellent donc à la manifestation organisée le 3 août 2013 à partir de 14 heures face à la plateforme située au lieu ditLa Petite Brosse, commune de Jouarre 77,pour protester contre le forage d’exploration de pétrole de schiste.
 
Les collectifs dénoncent les déclarations du Chef de l’État et du Gouvernement qui ne reflètent pas la réalité. En effet, le Conseil Constitutionnel est maintenant saisi d’une Question Prioritaire de Constitutionnalité visant à invalider la loi du 13 juillet 2011, interdisant la fracturation hydraulique, et doit se prononcer d’ici mi-octobre prochain au plus tard. En cas d’invalidation de cette loi, la fracturation hydraulique sera utilisable immédiatement pour l’exploration et l’exploitation, sur les cinquante sept permis et les 64 concessions accordés.
 
Sous la pression des industriels, le débat sur la Transition énergétique vient de s’achever sans orientation claire. Les collectifs rappellent l’importance de réduire notre dépendance aux énergies non renouvelables qui aggravent le dérèglement climatique, qu’elles proviennent d’ici ou d’ailleurs.
 
Ainsi, les collectifs réaffirment leur soutien à la légitime lutte des paysans polonais contre Chevron qui bénéficie de la complicité du gouvernement polonais.
 
Ils s’associent à l’ensemble des mobilisations du 22 juillet, « Journée internationale contre les projets miniers » ; ces projets impactent l’environnement et les populations à travers le monde, y compris sur le territoire français, par exemple sur le permis exclusif de recherche de mines (P.E.R.M.) de Tennie (Sarthe et Mayenne) récemment accordé.
 

(!) Info minute revue de presse

Traduction libre par nos soins de l’article paru sous le titre Fracking Economics Revealed as Shale Gas Bubble, Not Silver Bullet dans EcoWatch le 23 mai 2013

Alors que plusieurs projets de loi sur l’activité liée au gaz naturel sont en attente dans l’Etat de New York, aujourd’hui, les élus ont été informés sur les recherches qui en révèlent ses limites économiques.

Drill Baby DrillOrganisé par la campagne des citoyens pour l’environnement , Earthworks, Energy Policy Forum, Environmental Advocates of New York, Frack Action et le Post Carbon Institute , le briefing a porté sur deux tout nouveaux rapports publiés au printemps. En résumé, les analyses scientifiques et financières indiquent que les avantages à moyen et à long terme de l’exploitation du gaz de schiste peuvent-être une illusion plus semblable à la bulle immobilière qu’au miracle économique promis par l’industrie du gaz.

Les rapports, Drill Baby Drill[1]  du géologue spécialiste du charbon et du gaz David Hughes et Shale and Wall Street  (Le schiste à Wall Street)  de l’analyste financier Deborah Rogers évaluent la viabilité économique du boom du pétrole et du gaz de schiste qui balaye l’Amérique et pourrait toucher New York par la fracturation des bassins schisteux de Marcellus et de l’Utica. Ils offrent une analyse approfondie et une mise à jour des données sur plus de 60.000 puits de pétrole et de gaz ainsi qu’un examen complet de la situation financière des principales entreprises actuellement impliquées dans l’exploitation locale de ces énergies fossiles.

Ensemble, les auteurs concluent que plutôt que d’offrir à la nation un siècle d’énergie pas cher et la prospérité économique, le fracking (la fracturation hydraulique) fournira seulement une décennie de gaz et d’abondance de pétrole, tout au plus, et la création d’une nouvelle bulle financière fragile qui est déjà en train de se dégonfler. Les autres conclusions des recherches discutées lors de cette réunion d’information sont les suivantes:

  1. Les booms du gaz et du pétrole de schiste ont été survendus. Selon les données de production des puits disponibles dans de nombreux États, les réserves de gaz de schiste et de pétrole de schiste ont été surestimées par les opérateurs de 400 à 500 pour cent.
  2. En coulisses Wall Street a joué un rôle clé en surévaluant le boom du schiste par le biais de fusions et acquisitions et des frais transactionnels, selon les mêmes principes observés dans le boom immobilier qui a conduit à la crise financière.
  3. La productivité élevée dans les gisements schisteux est rare. Cinq gisements de gaz et deux gisements de pétrole représentent à eux seuls 80 pour cent de la production de ces sources d’énergie, et alors même que les zones les plus productives de ces principaux gisements constituent de relativement petites «zones»[2].
  4. Les taux de récupération sont déjà en déclin dans de nombreux sites d’exploitation de schiste. Les taux élevés d’investissements par puits nécessaires au maintien de la production signifient que la production de gaz de schiste américain a peut-être déjà atteint son apogée et le maintien de la production exigera un taux élevé de forages coûteux et potentiellement non rentables.

Marcellus déclin de production « L’exploitation des gaz et pétrole de schiste a toujours été présentée à New York et dans le pays comme un moyen de générer des retombées économiques et la création d’emplois, avec un risque limité d’impacts environnementaux et de santé publique« , explique Deborah Rogers. « Mais les chiffres ne mentent pas. Dans toutes les régions où l’exploitation du gaz de schiste a lieu, aucune stabilité économique n’a été prouvée alors que la dégradation de l’environnement et ses conséquences, elles, sont bien réelles « .

« Sur la base de notre recherche et de ce qui apparaît de plus en plus évident sur ces sites d’exploitation de gaz et de pétrole, un nouveau dialogue sur l’énergie est clairement nécessaire au niveau national et dans les États comme New York, » indique David Hughes. « Étant donné le potentiel existant, ses limites ainsi que les coûts financiers et environnementaux de cette énergie que l’industrie et ses promoteurs au niveau gouvernemental vantent comme une panacée, il sera tout simplement impossible d’atteindre « l’indépendance énergétique » en forant et en fracturant à tout va.« 


[1] La phrase anglaise « Drill, baby, drill! » , qui peut être traduite en français par « Fore, chéri, fore ! », est un slogan de campagne du parti républicain pendant l’élection présidentielle de 2008 aux États-Unis. Ce slogan exprime le soutien de ce parti à l’intensification des forages pétroliers en vue d’augmenter les ressources en énergie

[2] Notre suggestion : lire ou relire Gaz de schiste la naissance de Frankenstein première partie et deuxième partie l’interview du Dr Anthony Ingraffea sur l’invraisemblable mitage du paysage,  l’occupation des terres agricoles et les conséquences sociale, sanitaires et environnementales.

(Re)Lire également : Gaz de schiste les nouveaux subprimes Sylvain Lapoix

Chez votre libraire, demandez Le Mirage du Gaz de schiste Thomas Porcher. Que se passerait-il si la France décidait d’exploiter son gaz de schiste ? Y aurait-il des créations d’emplois, une baisse du prix de l’énergie ou un retour de la compétitivité ? Accéderions-nous au Graal de l’indépendance énergétique ? Thomas Porcher propose une étude inédite sur les conséquences d’une ouverture législative à une telle exploitation. En s’appuyant sur l’expérience américaine et en prenant en compte les spécificités juridiques et économiques de la France, il vient contrebalancer point par point une information largement dominée par les lobbies et apporte des réponses cruciales en plein débat sur le gaz de schiste en France.
Thomas Porcher est docteur en économie, professeur en marché des matières premières à l’ESG-MS et chargé de cours en économie internationale à l’université Paris-Descartes. Ces analyses sur l’énergie ont été reprises dans plusieurs rapports du gouvernement et de l’Assemblée nationale.

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Lettre aux candidats à la présidentielle et leurs réponses

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Accident sur une plateforme en mer du Nord

Depuis plusieurs mois TOTAL se fait fort de communiquer sur la sécurité et son savoir faire pour garder ses permis de recherche d’hydrocarbure et a permis de contrer la volonté parlementaire du printemps dernier d’interdire la recherche et l’exploitation des hydrocarbures de roche mère.

L’accident intervenu il y a deux jours sur une plateforme d’exploitation d’hydrocarbures appartenant à TOTAL en mer du Nord au large de l’Écosse vient rappeler que le risque dans ces projets reste majeur.

Alors qu’une importante fuite a conduit TOTAL à évacuer les 238 personnes à bord de sa plate-forme du champ Elgin dans la nuit de dimanche à lundi et à couper l’alimentation afin de limiter les risques d’explosion, les autorités ont mis en place une zone d’exclusion maritime et aérienne. Si l’on peut évidemment se réjouir que l’ensemble des employés ait pu être évacué sain et sauf, c’est une nouvelle pollution qui démarre.

6 mois pour combler les dégâts ?

Total estime que « les risques posés pour l’environnement sont à ce stade minimes ». On aimerait le croire alors que « selon BBC Scotland, on aperçoit le nuage de gaz à environ onze kilomètres au loin ». Or ce nuage c’est bien du méthane qui s’échappe dans l’atmosphère. Ce méthane fort gaz à effet de serre.

« Il y a deux options pour intervenir. L’une consiste à creuser un puits de secours, ce qui pourrait prendre environ six mois. L’autre est une intervention sur la plate-forme pour sceller le puits (…) ce qui serait une option plus rapide », a déclaré à Reuters David Hainsworth, responsable sécurité, santé et environnement chez Total Exploration & Production UK.

Sécurité off shore, Total héberge au même moment la rencontre annuelle des pétroliers

Pour la compagnie ça ne pouvait pas plus mal tomber. C’est en effet TOTAL qui héberge depuis Lundi (28 mars 2012) la rencontre annuelle des professionnel du offshore. Dans sa lettre d’invitation aux participants le Président de TOTAL EP indique que cette rencontre sera l’occasion d « améliorer notre position dans l’industrie offshore, en montrant notre engagement à favoriser le développement d’une exploitation sûre et propre du pétrole et gaz en offshore à travers le progrès technologique ».

Ces permis maritimes totalement fous

La même compagnie active dans un permis de recherche au large de la Guyane octroyé par l’État français a annoncé il y a peu y avoir découvert des hydrocarbures. 

Le dimanche de Pâques les collectifs du littoral à Fréjus, Marseille, Hyères opposés au permis de Rhône Martime organisent une grande manifestation, le Trafalgar des pétroliers.

Info au cliquant sur l’image

 

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Gaz de schiste : Ces demandes de permis de recherche d’hydrocarbures que l’on découvre par hasard

L’information disponible sur les permis et demandes de permis de recherche d’hydrocarbure est décidément éparse et confuse. Les sites Internet et bulletins de l’administration manquent de lisibilité, et il faut que des citoyens tenaces et persistants mènent un vrai travail d’archéologue pour sortir des placards et des tiroirs une information qui devrait pourtant être à la portée de tous, un peu plus simplement. Le sous-sol que nous devrions considérer avec plus de respect est notre bien commun et celui des générations futures, les projets qui le concernent devraient être plus clairement exposés. Mais un an après la première grande manifestation nationale qui a sonné le début  de la mobilisation citoyenne contre les gaz et huile de schiste, l’opacité règne toujours.

La demande de permis dites « d’Abondance », le grand projet pour forer sous le Lac Léman

Il faut remonter au bulletin mensuel d’information du Bureau Exploration Production des Hydrocarbures de l’été 2009  pour découvrir que la société Suisse Petrosvibri a déposé cette demande de permis de forer auprès de l’Etat français. Contactée par des citoyens, l’administration indique que la demande est (toujours) en cours d’instruction. Cette demande a cette particularité qu’elle correspond à un projet beaucoup plus vaste qui consiste à aller forer sous le Lac Léman à la recherche de gaz. Petrosvibri titulaire d’un permis en Suisse a déjà effectué un forage vertical suivi de trois puits diagonaux à partir de la commune de Noville. Les résultats de ces forages sont en cours d’analyse (il s’agit semble-t-il de tight gas) et des questions se posent sur le traitement des boues de forages, nous y reviendrons.

Le « gaz de schiste » et l’Eau d’Evian font-ils bon ménage ?

A moins que le Groupe Danone ne projette de céder l’Eau d’Evian à Nestlé pour renforcer sa gamme d’eaux gazeuses (Perrier),  on peut imaginer quelque inquiétude sur les bords du Lac d’Evian. Les sources Cachat et des Cordeliers seront-elles bientôt gazeuses ou polluées par les effluents de forage hydrocarbures? La municipalité d’Evian et le propriétaire de l’eau éponyme voient-ils d’un bon œil la mise en place de plateformes de forage d’hydrocarbures nichées entre lac et montagnes ?

Les cures de soins, de bien-être ou de remise en forme au beau milieu des plateformes de forage voilà un nouveau concept touristique qui devrait inspirer habitants, élus et professionnels du tourisme. Des noria de camions et des torchères, ça nous changera du jet d’eau et des voiles qui glissent sur le lac au gré du vent.

 Mais on nous dit que dans « la Yaute », on ne se laissera pas faire …

La Haute Savoie est concernées par le permis dit de Gex, les demandes de permis de Gex Sud, Abondance, Lyon Annecy

Source: http://ownipolitics.com