Cette semaine en Rhône-Alpes: Agenda ici      SIGNEZ  LA PETITION !                           ( !) Info minute 
               > > >   ALERTE en cours dans le Gard et l’Ardèche: Cyberaction de soutien aux maires !  < < <
.

2 500, on a compté. Et ça s’entendait dans les rues d’une Aix-les-Bains peu habituée à une telle démonstration.

 – 7 demandes de permis en cours de rejet pour l’ensemble du territoire français. La réponse citoyenne locale est unanime :  « Bon début peut mieux faire« .

 – Le gouvernement ne doit pas omettre le rejet de trois demandes supplémentaires :

  • Permis de Blyes (en concurrence avec Lyon Annecy annoncé rejeté par F. Hollande)
  • Permis de Gex Sud (en concurrence avec Lyon Annecy annoncé rejeté par F. Hollande)
  • Permis PreAlpes : gigantesque et invraisemblable périmètre qui va de la Savoie aux Alpes du Sud en passant par le Trièves , le Vercors, le Diois …

 – Le gouvernement doit sérieusement considérer ne pas renouveler les permis de recherche des Moussières et de Gex.

2 500, on a compté. Et ça s’entendait dans les rues d’une Aix-les-Bains peu habituée à une telle démonstration.

 – Tout le monde n’est pas descendu des montagnes et plateaux.

 – Mais sur place, où l’ « on ne souhaite pas laisser faire n’importe quoi« , l’accueil des foreurs risque d’être frais.

 2 500, on a compté. Et ça s’entendait dans les rues d’une Aix-les-Bains peu habituée à une telle démonstration.

 – L’exploitation d’hydrocarbures « dans nos pays ça serait source de pollution et de conflits et ça ne rapporterait PAS UN job durable » (1)

 – « On ne nous achètera pas à coup de ronds points bitumés ou de tee-shirts pour les équipes de foot locales« .

2 500, on a compté. Et ça s’entendait dans les rues d’une Aix-les-Bains peu habituée à une telle démonstration.

 – Le débat décentralisé sur une transition énergétique énoncé dans la feuille de route nationale

 –  La relocalisation des choix et moyens de production énergétique telle que demandée par les Régions

OUI, discutons. MAIS sereinement. DONC après le rejet des demandes de PERH (2).

 Tout ceci fait l’objet d’un courrier en bonne et due forme destiné à Mme la Ministre de l’Écologie en charge de l’Énergie

(1) Nous reviendrons dans un tout prochain article sur cet argument mensonger manipulé par le Ministre du redressement, le syndicat des patrons, le patron du syndicat CGT, une certaine presse mal informée et le club des investisseurs court-termistes réunis… (3)

(2) Permis exclusif  de recherche d’hydrocarbure (liquide ou gazeux)

(3) Exploration exploitation des hydrocarbures de roche mère: « La création d’emplois locaux est jugée peu réaliste. Seules des entreprises hautement qualifiées, et essentiellement étrangères, interviendront dans les travaux miniers ; » page 56 du rapport de la mission d’inspection du CGEIET et CGEDD daté de février 2012.

Cette semaine en Rhône-Alpes: Agenda ici      SIGNEZ  LA PETITION !                           ( !) Info minute 
Rassemblements et manifestations le 22 septembre             ALERTE en cours dans le Gard et l’Ardèche !
.

Nous relayons l’alerte lancée par les gardois & ardéchois.    COMMUNIQUE DE PRESSE – lundi 17 septembre 2012

Conférence environnementale : quand il y a le flou, il y a un loup !

Nous ne pouvons pas nous satisfaire du rejet de ces seules 7 demandes de permis (Brignole, Lyon-Annecy, Beaumont de Lomagne, Cahors, Valence, Montfalcon, + extension de Montelimar), alors que 95 demandes sont en cours d’instruction dont 37 demandes identifiées hydrocarbures non conventionnels identiques à celles qui seraient annulées. Qu’en est-il également des permis accordés dont les gisements visés sont susceptibles d’être des gisements de roche mère comme pour le permis « Bassin d’Alès » où la compagnie titulaire, Mouvoil SA, prétend rechercher des hydrocarbures conventionnels à 2400m sous la surface de la terre et du permis de « Mairy » (à Ecury-sur-Coole dans l’Est du Bassin parisien) où la société Hess Oil prévoit de commencer des forages d’exploration fin 2012 ou début 2013 ? 

La seule alternative, eu égard aux enjeux écologiques et sociaux que font peser l’exploration et exploitation des gaz et huiles de schiste, eut été, pour le Président de la République d’annoncer purement et simplement le rejet de toutes les demandes en instruction et l’abrogation de tous les permis accordés : c’est ce que nous attendons et exigeons.

Lors de son discours d’ouverture de la Conférence environnementale du 14 septembre 2012, le Président de la République s’est prononcé contre l’utilisation de la fracturation hydraulique pour l’exploitation des gaz et huiles de schiste. Il n’ y a rien de nouveau dans cette déclaration, en effet, la loi du 13 juillet 2011 interdit déjà cette fracturation. Mais, cette loi ne définit pas juridiquement cette technique en tant que procédé industriel et, surtout, elle n’interdit nullement l’exploration et l’exploitation des gaz et huiles de schiste. 

Le Président de la République ne clôt pas définitivement le dossier comme beaucoup le pensent. L’exploration et l’exploitation des gaz et huiles de schiste sont donc toujours possibles, tant qu’une nouvelle loi ne les interdira pas, quelle que soit la technique employée pour les extraire.

Le discours présidentiel n’évoque, à aucun moment, le sujet des expérimentations scientifiques et le devenir de la commission chargée d’émettre un avis sur les conditions de leur mise en œuvre. Nous attendons que soient précisées les intentions du gouvernement quant à ces expérimentations car nous craignons que ce silence présidentiel n’ouvre la porte à d’autres techniques, plus « socialement acceptables» autorisant ainsi l’exploitation de ces ressources, Monsieur Montebourg ne déclarait il pas à l’issue de la première journée de la conférence, que « le débat ne fait que commencer et n’interdit pas selon lui d’examiner la possibilité de techniques qui permettraient d’ extraire les gaz de schiste sans nuire à l’environnement ».

La table ronde “Préparer le débat national sur la transition énergétique” s’accompagnait de quatre autres concernant la biodiversité, les risques sanitaires environnementaux, le financement de la transition/la fiscalité écologique et la gouvernance environnementale. La Conférence environnementale apparaît comme une tentative de corriger les débordements environnementaux, sanitaires et sociaux des tenants de la réhabilitation de la notion de progrès pour qui la compétitivité économique rime avec “développement durable”.

Les collectifs réaffirment que la meilleure façon d’écarter définitivement l’exploration/exploitation des gaz et huiles de schiste est de ne pas aller les chercher. L’avenir après pétrole exige la mise en œuvre, sans ambiguïté, d’une véritable transition énergétique.

L’ensemble des collectifs s’associeront, le 22 septembre 2012, à la journée mondiale d’action contre les gaz et huiles de schiste en se rassemblant à Saint Christol- lez- Alès ( Gard), à Tournan en Brie (Seine et Marne), à Aix les Bains(Savoie) et à Beaumont de Lomagne ( Tarn et Garonne). Les collectifs organisateurs de la journée internationale du 22 septembre 2012 contre les gaz et pétroles de schiste.

Cette semaine en Rhône-Alpes: Agenda ici      SIGNEZ  LA PETITION !                           ( !) Info minute 
Rassemblements et manifestations le 22 septembre             ALERTE en cours dans le Gard et l’Ardèche
.
==> Suite à l’annonce du Président Hollande, seules 2 demandes sont en voie de rejet. Celle de Lyon-Annecy et celle de Montfalcon.
Voir ici pourquoi. Voir ici pourquoi il est incohérent que seules ces deux demandes soient rejetées.

.

Petit récapitulatif qu’il ne faut pas hésiter à relayer dans les campagnes et dans les villes. Mise à jour du 15.09.2012 . Dernière version ici
Samedi 22 SEPTEMBRE MANIFESTONS A AIX LES BAINS (73)

voir également la synthèse nationale des permis et demandes en fin d’article

Les permis exclusifs de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux après l’annonce du Président Hollande le 14.09.2012 :

Rhône-Alpes Nord reste touchée par:

2 permis en cours de validité (Les Moussières et Gex): des autorisations de travaux peuvent être déposées à tout moment

3 demandes de permis jugée recevables (Blyes, Gex Sud) et 1 demande de permis en cours d’instruction (PréAlpes). Il semble que la demande d’Abondance n’ait finalement pas été jugée recevable.

Les permis de recherche d’hydrocarbures existants :
Le permis des Moussières :
– La compagnie Celtique Energy Petroleum s’est vue accorder ce permis par arrêté du 14 mars 2008. Le permis est valable pour 5 ans (renouvelables deux fois).– Le périmètre de ce permis inclus les départements de l’Ain, des deux Savoie et du Jura.– Sur la base des découvertes d’Esso Rep en 1998, Celtique envisage d’effectuer un forage exploratoire et a démarché des communes du plateau de Hauteville dans l’Ain.– Le périmètre de ce permis inclut les départements de l’Ain, des deux Savoie et du Jura.  Plus d’informations ici   et là
Le permis de Gex :
– La compagnie E-Corp est à la tête d’un consortium de trois sociétés qui s’est vu accorder ce permis par arrêté du 28 mai 2009. Le consortium est constitué de Edgon Resources (New ventures) Ltd (britanique) racheté par E-Corp, Eagle Energy Ltd Canadien) et Nautical Petroleum Plc: Société britannique. Le permis est valable pour 5 ans (renouvelables deux fois).– Les documents disponibles indiquent le souhait du titulaire de faire ses premiers forages en 2012 /2013.– Le périmètre de ce permis inclut les départements de l’Ain (Pays de Gex), des deux Savoie et du Jura.Plus d’informations ici   et là

–  On notera également que le périmètre du permis de Lons le Saulnier  inclut également des territoires du Nord de la Région Rhône-Alpes.

Les demandes de permis de recherche d’hydrocarbure recevables en cours d’instruction :

L’instruction des ces permis fait l’objet d’une accélération. Lire ici  et là . La délivrance de nouveaux permis est probablement très proche!

Le permis de Blyes :
– La compagnie Realm a déposé cette demande jugée recevable par les services de l’État.
– Cette demande est en concurrence la demande du permis Lyon-Annecy. Va-t-elle être accordée ?
– Le périmètre de ce permis inclut les départements de l’Ain, de l’Isère, du Rhône et des deux Savoie. Surface sollicitée : 3293 km2.Plus d’informations ici
Le permis de Gex Sud :
– C’est le consortium titulaire du permis de Gex qui a déposé cette demande jugée recevable par les services de l’État.
– Cette demande est en concurrence avec la demande du permis de Lyon Annecy. Va-t-elle être accordée?
– Le périmètre de ce permis inclut les départements des deux Savoie. Surface sollicitée : 1991 km2.Plus d’informations ici
Les demandes de permis de recherche d’hydrocarbure en cours d’instruction :
Le permis PréAlpes :
– C’est la société Continental Oil and Gas PTY Ltd qui a déposé cette demande en cours d’instruction au niveau des services de l’État.  Le pétitionnaire (une société australienne) .

– Le périmètre de ce permis touche la Savoie, Isère, Drôme, Hautes-Alpes.  Surface sollicitée : 5 378 km2.
Plus d’informations ici
Le permis d’Abondance :
– C’est la société Pétrosvibri qui a déposé cette demande en cours d’instruction au niveau des services de l’État.  Le pétitionnaire (une société suisse) a déjà fait un forage sous le lac Léman à partir de la Suisse en 2010 .

– Le périmètre de ce permis touche la Haute- Savoie et inclut la partie française du Lac Léman.  Surface sollicitée : 810 km2.
Plus d’informations ici   et là     Il semble que cette demande ne soit finalement pas recevable
IMPORTANT:
Selon le Ministère de l’Ecologie du Développement Durable des Transports et du Logement:Les permis de Lyon-Annecy, Blyes, Montfalcon, Valence extension et Montélimar visaient spécifiquement les GAZ de SCHISTE.Selon le rapport de la mission d’inspection menée par les experts du CGEIET à la demande des Ministres de l’Écologie et de l’Industrie en 2011, l’ensemble des demandes de permis recevables mentionnées dans cet article visent des gaz et ou huile de roche mère. (voir l’annexe III du rapport accessible sur le site de la documentation française  ou directement ici)

 

. . . ou comment la définition d’une demande de permis de recherche « ciblant les gaz de schiste » varie au gré de la volonté des politiques et du lobby pro gaz de schiste

Le calme est revenu place d’Iéna dans le XVIe arrondissement de Paris. Tant devant le palais qui a hébergé la “Conférence environnementale” ces deux derniers jours que devant le musée Guimet ou avaient été parqués sous très haute surveillance policière une poignée de citoyens. Certains venus de la région nantaise,  d’autres du sud ouest de la France, ou encore du Var et de Rhône-Alpes. Des citoyens venus afficher leur désaccord et inquiétude vis a vis de projets variés tels que la construction de l’aéroport de ND des Landes, la poursuite effrénée de la politique nucléaire française mais aussi la problématique de la recherche et exploitation d’hydrocarbures de roche mère (Gaz et huile de schiste).

Sur la question des gaz de schiste comme (ou mieux que) N.Sarkozy, F.Hollande fait de la communication

En fin de matinée du 14 septembre, devant une assemblée plurielle réunie au Conseil Économique Social et Environnemental, le président Hollande annonce que la technique de la fracturation hydraulique est hautement polluante et qu’il n’y aura pas d’exploration ni d’exploitation des hydrocarbures de roche mère. Puis il enfonce le clou et poursuit « J’ai demandé à Delphine Batho, ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, de prononcer sans attendre le rejet de sept demandes de permis déposées auprès de l’Etat et qui ont légitimement suscité l’inquiétude dans plusieurs régions ». Le MEDEF et l’UFIP sont atterrés, les associations dubitatives, les représentants politiques sincères ou préoccupés par un renouvellement de mandat se réjouissent. Fermez le ban!

Dans les minutes qui suivent les média s’agitent. L’AFP relaye . SIPA Presse titre « Gaz de schiste: Hollande annonce le rejet de toutes les demandes de permis » et indique « Le président François Hollande a annoncé vendredi le rejet des sept demandes de permis d’exploitation de gaz de schiste déposés auprès de l’État,« . La presse reprend en boucle, le bruit médiatique fonctionne à merveille, bravo, les gaz de schiste c’est plié, n’en parlons plus !

En quoi une seule liste de 7 est incohérente?

Arrêtons-nous un instant sur un exemple. Dans le Nord de Rhône-Alpes. Le rejet annoncé (depuis bien longtemps déjà) de la demande de permis Lyon Annecy. Cette demande a déclenché deux demandes concurrentes (Blyes et Gex Sud) lesquelles couvrent le périmètre géographique de la demande Lyon-Annecy. Mieux, la demande du permis de Blyes figurait dans la liste du MEDDTL « ciblant le gaz de schiste ». Pourquoi ces trois demandes jugées recevables et portant sur le même périmètre ne sont pas traitées de la même manières ? Il est à parier que dans peu de temps, des explications toutes plus obscures les unes que les autres viendront étayer ce choix incohérent.

<– La liste « des demandes ciblant le gaz de schiste » publiée sur le site du MEDDTL au printemps 2011 a mystérieusement disparu depuis peu.

Combien de permis toujours en cours de validité, combien de demandes toujours pas rejetées ?

Ne nous méprenons pas, ça en ferait déjà sept de moins et tant mieux. Toutefois  à ce jour, il reste une centaine de demandes de permis de recherche d’hydrocarbures. Parmi lesquelles pas moins de 46 demandes de permis  qualifiés de non conventionnels figuraient dans le rapport de la mission d’inspection menée par le CGIEET. Ce même conseil général de l’industrie qui valide les demandes de permis. 

Puisque le Président a parlé de permis « non conventionnels », pourquoi alors que les gisements d’hydrocarbures conventionnels sont déjà connus et en exploitation ne pas:

  • d’une part rejeter les autres demandes de permis
  • d’autre part annuler des permis existant lesquels pour la majorité ciblent très clairement la roche mère et pour d’autres visent des hydrocarbures sous le plancher marin en grande profondeur (Guyane) avec les risque énormes liés à l’exploitation d’hydrocarbures liquides, gazeux voire solides.

Les 22 septembre retrouvons-nous pour la journée mondiale. Nous ne sommes pas dupes, pour le Nord de Rhône-Alpes, demandons le rejet immédiat des demandes de permis de « Gex sud« , « Blyes » et encore le dernier en date « Préalpes » et l’abrogation des permis de « Gex » et de « Moussières« .

Le Président de la République a annoncé lors de son discours d’ouverture de la conférence environnementale le rejet de 7 demandes de permis de recherche d’hydrocarbure. Mais qu’en est-il des 39 autres permis clairement identifiés « hydrocarbures de roche mère » en annexe 3 du rapport « Les Hydrocarbures de roche mère en France » publié en mars 2012 par le CGIET et le CGEDD (http://www.developpement-durable.gouv.fr/Mission-d-inspection-sur-les-gaz.html).

Les demandes de Brignole, Lyon-Annecy, Beaumont de Lomagne, Cahors, Gréoux les Bains, Valence, Montfalcon, + extension de Montelimar devraient être, à la demande du Président de la République, prochainement rejetés par la Ministre de l’Ecologie.

Les Collectifs Stop au gaz de schiste ne peuvent se satisfaire de cette déclaration qui oubli les 39 demandes de permis identifié hydrocarbures de roche mère toujours en cours d’instruction. Pourtant le Président de la République déclare dans ce discours « personne ne peut affirmer que l’exploitation des gaz et huiles de schiste par fracturation hydraulique, seule technique aujourd’hui connue, est exempt de risques lourd pour la santé et l’environnement. »

Qu’en est-il également des permis accordés dont les gisements visés sont susceptibles d’être des gisements de roche mère comme c’est le cas du permis « Bassin d’Alès » où la compagnie titulaire, Mouvoil SA, prétend rechercher des hydrocarbures conventionnels à 2400m sous la surface de la terre ?

Pour les Collectifs, cette déclaration vise avant tout à désamorcer et désolidariser la mobilisation citoyenne contre les gaz et huiles de roche mère. Elle nous rappel étrangement l’annonce par l’ancien Président Sarkozy de l’abrogation des permis de Villeneuve de Berg, Montélimar et Nant lors de sa venue dans les Cévennes. Le changement c’est pareil qu’avant !

Les Collectifs demandent :

– Le rejet de l’ensemble des demandes de permis identifiés « roche mère » tel que signalé dans l’annexe 3 du rapport « Les Hydrocarbures de roche mère en France » publié en mars 2012 par le CGIET et le CGEDD.

– Un moratoire sur les permis accordés pour permettre de vérifier la réalité des objectifs poursuivis par les titulaires.

– Plus d’autonomie des territoires dans la gestion et les choix politiques énergétiques et plus largement la mise en œuvre d’une transition énergétique sans énergies fossiles et fissibles.

Une journée de mobilisation internationale est prévue le 22 septembre 2012. En France des rassemblements sont prévu :

A Beaumont de Lomagne (82)

· À Saint Christol lez Alès (30) · À Tournon en Brie (77) · Paris · Aix les Bains (74)

Les collectifs Stop au gaz et huile de schiste

 

 

 

Avec le soutien du collectif Figeac Non aux gaz de schiste, Stop au pétrole et gaz de schiste Rhône-Alpes, Convergence citoyenne pour la transition énergétique, reLOCALisons !

-Communiqué de presse du 13 septembre 2012-

Conférence environnementale : La sobriété… maintenant !
Paris, le 13 septembre 2012 : Alors que le président de la République introduira les débats de la conférence environnementale, des associations, des syndicats et des collectifs citoyens organisent, place d’Iéna, du vendredi 14 septembre à 09h00 jusqu’au samedi 15 à 16h00, le premier marathon de la sobriété énergétique. Parallèlement à ce rassemblement, une cyber-manifestation est prévue sur le site www.30h.fr (mis en ligne à partir de 09h00 le vendredi 14 septembre pour une durée de 30 heures).

Plusieurs centaines de manifestants sont attendus devant le palais d’Iéna pour participer à cette vigie citoyenne dont la vocation est de rappeler aux négociateurs l’impérieuse nécessité de changer de vision et réduire notre consommation d’énergie.

L’action de l’Etat doit s’inscrire dans la durée et reposer sur une logique et une cohérence dont les maîtres-mots sont « sobriété » et « efficacité énergétique ». Chaque décision ayant pour conséquence d’accroître durablement notre consommation d’énergie tout en favorisant les industries polluantes devra être dénoncée car elle a pour effet de créer le doute quant à l’ambition effective de l’Etat.

Les associations, syndicats et collectifs citoyens dénoncent ainsi les trop nombreuses décisions (ou non-décisions) qui ont ou auront pour conséquences de soutenir les pollueurs et gaspiller l’énergie : baisse du prix de l’essence, forage pétrolier au large de la Guyane, tentative de passage en force pour imposer l’aéroport de Notre Dame des Landes, criminalisation des militants opposés à la ligne THT Maine-Cotentin et poursuite du chantier de l’EPR, ballon d’essai sur les gaz et huile de schiste en vue de relancer un faux débat, multiples propos ministériels présentant le nucléaire comme une énergie d’avenir, soutien implicite aux agro-carburants, projets autoroutiers maintenus, etc.

Face à l’urgence climatique et à la menace nucléaire, un dialogue environnemental doit reposer sur une véritable cohérence politique, faute de quoi la crise écologique et sociale ne pourrait que s’aggraver.

Les associations, syndicats et collectifs citoyens exigent l’abandon du projet d’aéroport dit de Notre-Dame des Landes ainsi que les projets autoroutiers actuellement inscrits au Schéma national des infrastructures de transport, une décision politique immédiate de sortie du nucléaire (à commencer par l’arrêt immédiat du chantier EPR et la fermeture de Fessenheim), l’interdiction, quelle que soit la technique utilisée, de la recherche et de l’exploitation des gaz et huile de schiste. Parallèlement à ce coup d’arrêt à la destruction de notre environnement, à l’accaparement et l’artificialisation des terres, des mesures de soutien et d’accompagnement à la mise en œuvre d’une transition énergétique et écologique doivent être prises rapidement.

Cette transition ne pourra être mise en œuvre que sur la base d’une réelle relocalisation des activités et des niveaux de prise de décision. Dans ce sens, une série de mesures immédiates ou à moyen terme pourrait être prises. Du soutien à l’agriculture biologique aux filières courtes aux productions locales, à la création de monnaies locales, de banques éthiques aux initiatives de financement solidaires en passant par la gestion de l’eau en régies publiques, la sobriété énergétique et écologique, c’est possible !

Collectif Non au gaz de schiste Pays de Savoie et de l’Ain

47, Route de Reignier 74800 ARENTHON

à Monsieur Jean Jack Queyranne

Président de la Région Rhône-Alpes

Arenthon le 13/09/2012

Monsieur le Président,

Nous apprenons avec plaisir que vous avez été désigné par le Gouvernement comme membre du Collège des élus dans la table ronde pour « préparer le débat national sur la transition énergétique » dans le cadre de la Conférence environnementale.

Nous ne doutons pas que les prises de position de la Région en matière de politique énergétique, et tout particulièrement son opposition claire à toute exploitation de gaz et pétroles de schiste, aient été déterminantes dans cette désignation.

C’est pourquoi les Collectifs qui luttent contre l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste dans notre Région comptent sur vous pour affirmer clairement l’opposition déterminée des citoyens de Rhône-Alpes et défendre leurs exigences :

  • Interdiction de la recherche et de l’exploitation de tous les hydrocarbures non conventionnels, quelle que soit la technique envisagée,
  • Mise à jour du Code minier, incluant une consultation obligatoire et contraignante des populations concernées par tous les projets miniers,
  • Moratoire sur tous les permis accordés à ce jour et leur réexamen dans le cadre du Code minier ainsi aménagé.

Par ailleurs, nous vous demandons d’être notre porte-parole pour exiger que le débat national sur la transition énergétique ne se résume pas à des tables rondes entre élus, professionnels et associations. Ce débat, dont nous attendons qu’il débouche sur une nouvelle politique énergétique basée sur la sobriété, l’efficacité et les énergies renouvelables, doit être porté devant tous les citoyens qui doivent recevoir une information pluraliste pour pouvoir y participer activement, et faire l’objet in fine d’une authentique consultation populaire.

Nous espérons pouvoir annoncer à nos militants lors du rassemblement prévu à Aix-les Bains le 22 septembre à l’occasion de la Journée Mondiale contre la fracturation hydraulique et les gaz de schiste que vous avez su défendre avec succès leurs demandes.

Dans cette attente nous vous prions de croire, Monsieur le Président, au soutien vigilant des citoyens de la Région Rhône-Alpes dans cette lutte.

Pour le Collectif, son Coprésident

Jacques Cambon,

Cette semaine en Rhône-Alpes: Agenda ici      SIGNEZ  LA PETITION !                           ( !) Info minute 
Rassemblements et manifestations le 22 septembre                                                                                           Communiqué de presse des collectifs réunis les 8 et 9 septembre 2012

COMMUNIQUÉ DE PRESSELyon, lundi 10 septembre 2012

Le collectif stop gaz de schiste 69 demande au président du Conseil Régional Rhône-Alpes de porter les inquiétudes et souhaits des citoyens auprès du Président Hollande

Au début du mois de Juillet, les collectifs Rhônalpins avaient écrit au président du Conseil Régional Rhône-Alpes pour saluer l’engagement du Conseil Régional à leurs côtés dans la lutte contre l’exploration et l’exploitation des gaz et huiles de schiste sur son territoire. Toutefois les collectifs exprimaient leur inquiétude suite aux signaux alarmants du début de l’été notamment après l’éviction de Nicole Bricq du Ministère de l’Ecologie. Alors que les 22 présidents de Région seront reçus par le Président de la République le 12 septembre 2012 au palais de l’Élysée, le collectif Stop Gaz de Schiste 69 demande au Président du Conseil Régional Rhône-Alpes de porter les inquiétudes et souhaits des citoyens auprès du Président Hollande. Il s’agit à la veille de la « conférence environnementale » organisée par le gouvernement de :

1 – lui rappeler l’opposition formelle de la Région Rhône-Alpes aux projets d’exploration et d’exploitation de « ressources » d’hydrocarbures non-conventionnels sous toutes leurs formes,

2 – demander au gouvernement un projet de loi visant à interdire l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures non-conventionnels sur l’intégralité du territoire national dans l’esprit de la proposition de loi rejetée par le parlement en octobre 2011,

3 – demander au gouvernement que soit mises en œuvre les conditions réglementaires et légales relatives au droit minier en les intégrant au code de l’environnement et en définissant la responsabilité pénale des entreprises et de leurs sociétés mères pour leur activité en France comme à l’étranger. 

 A la veille d’une « conférence environnementale » assiste-t-on à un revirement de l’actuelle majorité par rapport à ses engagements de 2011 ?

Durant l’été, plusieurs membres du gouvernement ont lancé des signaux contradictoires mais souvent très inquiétants concernant la recherche et l’exploitation des gaz et huile de schiste. Des positions souvent prises en contradiction avec les discours et propositions de l’année ayant précédé les élections présidentielles et législatives. Les citoyens regroupés en collectifs n’acceptent pas ce jeu de dupe qui dévalorise la politique alors que celle-ci et les débats qui devraient l’accompagner doivent être à la base d’un processus de transition énergétique favorisant les énergies décarbonées et renouvelables. Le collectif stop gaz de schiste 69 reste vigilant et appelle le Conseil Régional à renouveler fermement son engagement à s’opposer par tous les moyens à la recherche et l’extraction d’hydrocarbure de roche mère sur tout son territoire quelques soient les techniques utilisées.  

Vigilance

Le collectif Stop Gaz de Schiste 69 en appelle à la vigilance des maires et des populations des territoires concernés et notamment dans l’Ain afin qu’aucune convention d’occupation de terrains communaux ou privés ne soit signée avec les titulaires de permis délivrés sans consultation des intéressés.

Mobilisation

Le Collectif Stop gaz de schiste 69 invite citoyens et élus à se joindre aux rassemblements qui se tiendront lors de la journée mondiale contre le fracking le samedi 22 septembre. Deux grands rassemblements se tiendront dans le Sud-Est de la France : L’un à Saint Christol-lez-Alès, l’autre à Aix-les-Bains à partir de 10H00.