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(!) Info minute revue de presse

Article de Noureddine LEGHELIEL – Paru le Dimanche 19 Mai 2013 dans le Quotidien Algérien L’Expression – Reproduit avec l’aimable accord de la rédaction

LES SIX REMARQUES QUI METTENT EN DOUTE UN RAPPORT ALARMANT

Ce rapport était destiné aux pays membres de l´Opep avec un message intimidant, du genre: «Gare à vous, la cavalerie yankee de John Wayne arrive!»

GAZ ...Il y a quatre jours, l´Agence internationale de l´énergie a publié un rapport sur le boom du pétrole et du gaz de schiste aux États-Unis d´Amérique. Un rapport alarmant et alarmiste prévoyant l´effondrement des cours des prix du pétrole et du gaz en raison d´un futur surplus de la production américaine de ces deux matières énergétiques. Ce rapport était destiné aux pays membres de l´Opep avec un message intimidant: «Gare à vous, la cavalerie yankee de John Wayne arrive!». Plusieurs journalistes qui ont pris l´habitude de vénérer et de ne jamais critiquer la parole «divine» des experts étrangers et qui sont aussi passionnés par le cocktail (polémique-sensation), se sont précipités pour mettre à la une de leur publication cette information. Sous des titre tout aussi alarmistes du genre: «L´Algérie et la transition énergétique mondiale» ou encore: «L´Algérie va droit au mur». Cependant, il convient de reconnaître que nos journalistes ont eu l´amabilité de nous transmettre, à la lettre et á la virgule près, le contenu de l´analyse des experts de l´AIE qui prévoit un lendemain apocalyptique pour l´économie algérienne.
Á travers le texte qui suit, j’ai tenté d’apporter des éléments de réponse selon lesquels ce rapport est loin de contenir des vérités certaines et que de ce fait, on a toutes les raisons du monde pour le mettre en doute et le critiquer.
Voici mon commentaire sur le rapport de l´AIE contenant six remarques:

1- La crédibilité des experts de l´AIE

Par le passé, les honorables experts de cette prestigieuse Agence se sont déjà trompés dans leurs analyses et leurs prévisions suite auxquelles ils sont revenus à maintes reprises pour revoir, tantôt à la hausse, tantôt à la baisse, les chiffres de la demande et de l´offre mondiales de pétrole. Cela s’est produit, pas une ou deux fois, mais plusieurs fois.

2-Une information déjà connue du grand public

Toute cette littérature à caractère publicitaire contenue dans le rapport de l´AIE concernant la découverte de gaz et de pétrole de schiste aux USA, est une histoire de déjà vue et connue depuis 2009 jusqu’à nos jours. J’ai lu au moins 50 articles publiés dans les plus grands quotidiens financiers américains et j´ai vu plusieurs programmes et interviews sur les chaînes économiques telles que Cnbc et Bloomberg sur ce sujet. D’ailleurs, certains médias sont allés jusqu’à affirmer que le gaz de schiste constitue la découverte du siècle. D’autres ont soutenu, en revanche, que c´est la seconde découverte après Internet. Mais les écoles de finance nous ont appris qu´une information déjà connue du grand public n´a pas d´impact sur le prix d´un actif financier ou sur le prix d´une matière première.

3 – L´efficience du marché pétrolier

Cette troisième remarque est sans aucun doute la plus pertinente, car elle illustre l´absurdité du raisonnement de certains experts de l´AIE. Ces gentlemen soutiennent que dans une durée de sept ans, les USA seront autosuffisants en pétrole et en gaz et ils détrôneront l´Arabie Saoudite de la première place. Tout cela à cause des grandes découvertes du pétrole et du gaz de schiste et grâce à cette future surabondance de l´offre américaine. Ainsi donc, ajoutent ces experts, les Américains viendront inonder les marchés pétroliers internationaux et par conséquent il y aura un effondrement des cours du brut.
Voilà un raisonnement tout simplement faux! Pourquoi et comment? Vu l´efficience du marché pétrolier, le prix du pétrole américain WTI a déjà intégré dans son cours cette information concernant un futur surplus de l´offre américaine. Néanmoins, il y a une nuance qu´il faut signaler: c’est que le marché a intégré l´information authentique qui reflète la vérité sur la future offre pétrolière américaine et non pas l´information fabulée des médias financiers. Pour preuve, voici quelques cotations: (vendredi le 17 mai 2013, Ndlr), le prix des contrats a terme du WTI du mois de juin 2020 se négocie a 82,32 dollars et le prix des contrats á terme du WTI du mois de juin 2013 se négocie à 96,14 dollars. Comme vous pouvez le voir, le contrat de 2020 se négocie avec une décote de presque 14 dollars et c´est cette décote de 14 dollars qui est la conséquence d´un futur surplus de l´offre américaine. Le contrat de 2020 se trouve sur une position appelée dans le langage du trading des matières premières, backwardation.. L´effondrement insinué en krach des cours du prix du pétrole prévu par les cadres de l´AIE à l’horizon 2020, ne pourra pas donc se produire.

4 – L´analyse fondamentale des experts de l´AIE

L´analyse fondamentale sert à analyser les fondamentaux du marché pétrolier et qui sont, l´offre, la demande, les réserves, la consommation etc…. Très populaire dans les années 1960 et 1970, hélas, cette analyse vient de perdre de sa pertinence au cours de ces dernières années et cela pour plusieurs raisons. Je vous en cite quelques-unes. Le marché pétrolier international d´aujourd´hui n´est plus entre les mains des pétroliers, mais il est sous la domination des financiers (banques d´affaires, les fonds des matières premières, les hedge fonds etc…). Dans les milieux financiers internationaux de ces cinq dernières années, le pétrole était considéré plus comme un actif financier qu´une matière première. Le baril papier (les contrats à terme et les contrats des options qui se clôturent avant la date d´échéance, c’est-à-dire sans livraison physique) est le plus négocié, la différence entre les volumes des échanges du baril papier et du baril liquide est très grande.
En 2011, les volumes d´échange du baril papier étaient 28 fois plus grands que ceux du baril liquide ou physique. A force de le constater, on pourra dire aussi, qu’aujourd’hui, ce n’est plus l´Arabie Saoudite, ni l´Opep, ni les présidents Poutine ou Obama, encore moins le président iranien Ahmadinejad qui décident du prix du baril, mais ce sont bel et bien les acteurs du marché pétrolier, identifiés comme financiers et pétroliers. Ce sont ces derniers qui fixent et décident du prix du baril. L´indice de la volatilité est devenu une composante du prix du baril. La hausse du prix du baril ne représente plus de risque pour l´économie américaine et ne montre presque aucune menace directe sur l´inflation aux USA (un prix de baril avoisinant les 100 dollars avec un taux d´inflation de 2%). Á titre explicatif, je vous cite un exemple pour vous montrer les limites de l´approche fondamentale.
Le 15 février 2008, le prix du baril du WTI américain se négociait á 86 dollars, le 11 juillet 2008 il avait atteint les 147 dollars et le 5 décembre de la même année, il s´est retrouvé à 34 dollars mais pendant tout ce périple, c’est-à-dire l´année 2008, la demande et l´offre mondiales du pétrole n´ont pas connu un grand changement, alors on peut se demander où sont passés les fondamentaux? Les honorables experts de la prestigieuse Agence internationale de l’énergie utilisent toujours l´analyse fondamentale comme instrument d´analyse et de prévision.

5- Le double langage des analystes de l´AIE

Dans leurs analyses pétrolières, les experts de l´AIE ont toujours mis l´accent sur l´état des conjonctures économiques des grandes nations industrielles obéissant au raisonnement classique qu´une crise économique engendre une baisse de la demande pétrolière et une relance économique est toujours liée á une augmentation de la demande pétrolière.
Si on va se référer aux principes de ce raisonnement nous serons en face d´un paradoxe. D’une part, nos amis experts prévoient un effondrement des cours du brut dans un futur proche et d´autre part, nous sommes sur le chemin d´une reprise économique mondiale et c´est l´indicateur boursier qui nous le prouve. Le rebond boursier de ces derniers mois est annonciateur de l’imminence d’une reprise économique á l´échelle mondiale. Il ne faut pas oublier que la Bourse est toujours en avance sur l´économie d´un intervalle de temps de six mois á une année. Alors, pourquoi cette contradiction de la part de nos amis de l’AIE?

6-Les vérités sur le marché du gaz aux États- Unis

Sans trop entrer dans les détails, contentons-nous de commenter le rapport de l´AIE qui mentionne une partie réservée au gaz de schiste aux USA. Les cadres de l´AIE partagent les mêmes opinions que les médias financiers américains.
Ces derniers ont fait couler beaucoup d’encre sur cette affaire des découvertes du gaz de schiste et de leur démarche marketing; il faut avouer qu’ils ont réussi á créer toute une littérature sur l´abondance du gaz naturel en Amérique et ils ont aussi misé sur une éternelle baisse du prix du gaz aux USA et á travers le monde puisqu’ils prévoient que les Yankees vont se doter des méthaniers géants qu´on a déjà surnommés (pipes lines flottants) pour acheminer le GPL des USA vers le Japon, l´Europe et la Chine. Mais comme d´habitude, on doit se poser cette question: peut-on croire ce que les médias financiers racontent pour connaître la vérité? Pour répondre à cette question, on doit se rappeler de l´expression française selon laquelle «il vaut mieux avoir affaire à Dieu qu’à ses saints». Qui décide en fait du prix du gaz aux USA? Les médias ou les acteurs du marché du gaz? La réponse est claire: ce sont bien les acteurs.
Mais que pensent ces mêmes acteurs sur l´avenir du prix du gaz aux USA? Eh bien, on va être étonnés de voir que les acteurs du marché du gaz aux USA sont d´un avis diamétralement opposé à celui des médias sur la question du prix futur du gaz. Les acteurs du marché du gaz américain prévoient une hausse et non pas une baisse du prix du gaz dans l´horizon des années 2020. Comme preuve à l´appui, on constate que les prix des contrats à terme du gaz naturel pour les 10 années à venir se trouvent sur une position appelée Contango.
Le prix du contrat à terme du mois de juin 2013 se négocie aujourd´hui à 4,05 dollars le Mbtu et le prix du contrat à terme du mois de janvier 2022 à 5,98 dollars le Mbtu. Conclusion: le célèbre économiste américain, le nommé Robert Shiller, auteur d´un best seller en 1998 (L´exubérance irrationnelle) disait dans son livre que les médias arrivent souvent en retard sur un événement censé faire bouger un marché financier et ici, dans notre texte, on retrouve la validité de la parole de cet éminent économiste. Donc, l´avènement du gaz de schiste au Etats-Unis n´est plus un événement.

Cette semaine en Rhône-Alpes: Agenda ici                                                                       (!) Info minute
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C’est un article paru début octobre dans le journal Libération[1] qui révèle une information qui finalement sera restée plutôt confidentielle avant de réapparaitre sous forme de scoop lors de la visite d’État Nicole Bricqde François Hollande en Algérie[2]. La France cherche un terrain pour tester la «fracturation propre». Que dit Libération ? Fin septembre Nicole Bricq une des porte-étendard de la lutte contre la fracturation hydraulique et l’exploitation des hydrocarbures piégés dans les réservoirs non conventionnels est en visite en Algérie avec un petit groupe d’entrepreneurs français parmi lesquels figure le patron de Saltel Industries « jeune entreprise high-tech basée en France et figurant comme le leader mondial des technologies d’expansion par packer gonflable ». Cette société compte à son actif plusieurs inventions offrant « des solutions à la fois simples et rentables pour toute une variété d’applications » telles que  :

  • Colmatage de perforations et fermeture de zones de production d’eau ou de gaz
  • Réparation de casings / tubings endommagés ou corrodés
  • Colmatage des zones de pertes totales lors du forage
  • Isolation de zones en Open Hole

Voici donc cette fameuse « technique de fracturation propre » tant vantée pour rendre la poursuite de l’exploitation de ces ressources fossiles acceptable!

« Jeune ministre » de l’écologie, Nicole Bricq avait pris le risque de stopper les autorisations données à Shell pour effectuer des forages de recherche pétrolière offshore au large de la Guyane. Ceci lui avait valu son porte feuille[3]. Maintenue au gouvernement Ayrault II en charge du commerce extérieur, cette ancienne sénatrice spécialiste du budget aura tôt fait de rentrer dans le rang. En moins de six mois la voila qui facilite le développement de la recherche de gaz de schiste (interdite en France faute de technologie appropriée) en Algérie.

Aux défenseurs des nobles causes, nous sommes désolés de ne pas être en mesure de vous servir meilleur conte de Noël pour cette année.

Communiqué de presse

Paris, 21 décembre 2012

Contrairement à leurs vibrantes prises de position sur ce dossier avant les dernières élections présidentielles, une fois au pouvoir, les socialistes et leurs alliés montrent leur vrai visage. Alors que François Hollande s’est publiquement engagé en septembre dernier à ne pas permettre l’exploitation des gaz et pétrole de schiste au nom de la défense de l’environnement, son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, cité par le Point[1], déclarait hier qu’un accord était en cours de signature avec l’Algérie. Ce dernier ferait de l’Algérie un laboratoire que la mobilisation citoyenne sans précédent a rendu plus difficile à mettre en place en France : celui des expérimentations d’alternatives à la fracturation hydraulique. Seule technologie actuellement rentable pour exploiter les hydrocarbures de schiste, la fracturation hydraulique est interdite sur le territoire français depuis le 13 juillet 2011.

Au moment où commence le débat sur la transition énergétique convoqué par François Hollande, l’annonce de Laurent Fabius révèle le cynisme de ce pouvoir qui n’a aucun scrupule à contredire par les actes ses discours plaidant en faveur des énergies renouvelables et de la préservation de l’environnement. En effet, quelle que soit la technique utilisée pour libérer les minuscules concentrations de gaz ou de pétrole, la roche-mère doit être fracturée et les fissures gardées ouvertes, à l’aide de particules injectées par un liquide porteur. Les risques de remontée à la surface des contaminants naturellement présents dans la roche (métaux lourds, arsenic, éléments radioactifs, etc.) restent donc inchangés. De même, ni la fracturation au méthane, ni la fracturation pneumatique, ni la facturation par arc électrique, ni la fracturation au CO2, techniques extrêmement complexes en soi, ne permettront d’éviter les fuites de méthane et n’inverseront la tendance à l’aggravation de l’effet de serre. Loin de renoncer à la dépendance vis-à-vis des énergies fossiles, le gouvernement persiste dans le modèle productiviste et extractiviste, obsolète et mortifère pour la planète.

Enfin, la déclaration de Laurent Fabius est aussi un signal clair quant à la vraie nature de la politique étrangère de l’Etat socialiste. Ainsi, pendant que, devant les projecteurs, le Président avoue la responsabilité de l’ancienne métropole d’avoir instauré en Algérie un système colonial «profondément injuste et brutal»[2], dans la réalité, la France considère toujours ses ex-colonies comme des laboratoires pour les sales besognes impossibles à mener sur le territoire national[3].

Les Algériens peuvent remercier les dirigeants français et algériens qui s’entendent sans vergogne pour envisager ces projets au mépris de leur avenir. Mais nous considérons que leur avenir est aussi le nôtre. Les collectifs citoyens français en lutte contre l’exploitation et l’exploration des gaz et pétrole de schiste se joignent aux Algériens et à tous les Maghrébins pour dénoncer haut et fort cet accord et se déclarer solidaires avec la déclaration d’Oujda[4].

Ni ici, ni ailleurs – ni chez vous ni chez nous !

Ni aujourd’hui, ni demain !

NON, c’est NON, quelle que soit la technique !

Premiers signataires: Collectif citoyen Ile-de-France « Non au gaz et pétrole de schiste », Collectif Carmen (02), Collectif ALDEAH, Collectif Briard (77), Collectif Non au pétrole de schiste Bocage gâtinais (77), Collectif pays fertois (77), Collectif 92, Quartiers en transition, Collectif Rochecolombe contre le gaz de schiste (07), Collectif Causse Méjean « Gaz de Schiste NON ! » (48), Les Collectifs Isérois (38), Collectif Citoyen du Narbonnais (11), Collectif Stop au Gaz de schiste 69, Collectif Roynac (26), Collectif Barjac (30), Collectif Auzonnet, Cèze et Ganière (30), Collectif viganais contre le gaz de schiste (30), Collectif Bastagaz Alès (30), Collectif Gardonnenque (30), Collectif Hautes-Cévennes du Gard (30), Collectif Stop gaz de schiste Anduze (30), Collectif Cigalois (saint-Hippolyte-du-Fort Gard, 30), Collectif Vigilance Hautes Cévennes (30), Collectif Orb-Jaur (34), Collectif Sète (34), Inter-collectif 22 septembre sud. Toutes les signatures sur www.aldeah.org

CP


[1] Le Point. http://www.lepoint.fr/confidentiels/exclusif-gaz-de-schiste-la-france-va-explorer-en-algerie-20-12-2012-1604170_785.php

COMMUNIQUE DU RESEAU RHONALPIN DES COLLECTIFS OPPOSES À L’EXPLOITATION DES GAZ ET HUILES DE SCHISTE

Selon l’hebdomadaire le Point (1), « un accord permettant d’expérimenter une alternative à la fracturation hydraulique sur le territoire algérien sera signé » entre la France et l’Algérie.
Une expérimentation sans valeur

Les Collectifs opposés aux explorations et exploitations des gaz de schiste dénoncent depuis plus de deux ans la faiblesseFH Boutef des filières de contrôle des installations qui existent en France. En souhaitant mener ces expérimentations en Algérie, le gouvernement reconnaît implicitement le peu d’importance qu’il donne à ces contrôles. Le seul objectif de ce gouvernement est bien d’exploiter les gaz de schiste ailleurs, puis en France.

Nous pouvons aussi légitimement nous poser la question de la valeur de ces expérimentations au regard des milieux géologiques, naturels et socio-économiques profondément différent de la réalité française.

Ces expérimentations n’aurait comme seul objectif que de présenter une évolution de la fracturation hydraulique comme propre afin d’obtenir l’agrément des citoyens français.

Des airs de déjà vu…

déclanchement 3ième bombe française  Reggane SaharaDans la droite ligne de l’héritage colonial, 55 ans après avoir effectué les premiers essais nucléaires dans le Sahara algérien, la France s’apprête à nouveau à tester ses technologies controversées en territoire nord africain. Cet accord avec l’Etat Algérien est en totale contradiction avec le discours de François Hollande pour un « partenariat d’égal à égal », jeudi 20 décembre 2012.

Les Collectifs ne peuvent que renouveler leur opposition ferme à l’exploration et à exploitation des gaz et huiles de schiste. Ni ici, ni ailleurs.

 (1) http://www.lepoint.fr/confidentiels/exclusif-gaz-de-schiste-la-france-va-explorer-en-algerie-20-12-2012-1604170_785.php

 

RESEAU RHONALPIN DES COLLECTIFS OPPOSES À L’EXPLOITATION DES GAZ ET HUILES DE SCHISTE