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Cette semaine en Rhône-Alpes: Agenda ici                                                                 ( ! ) Info minute

Lyon le 26 Novembre 2011 : Comme il l’indiquait déjà dans la presse spécialisée cette semaine, M. de Margerie a confirmé publiquement aujourd’hui l’intention du groupe TOTAL d’attaquer l’abrogation des permis de recherche de gaz de schiste. Dans le cadre du forum « Les nouvelles frontières » se tenant à Lyon les 25, 26 et 27 novembre, M. Christophe de Margerie déclare que « Total va remettre en cause l’abrogation des permis pour le gaz de schiste par le gouvernement » et qu’ » Il est dommage de se priver de cette énergie en attendant mieux » .

Abrogation

Au mois d’octobre, lors d’un déplacement dans les Cévennes, le président de la République M. Sarkozy avait annoncé l’abrogation de trois permis attribués en 2010 à des opérateurs Texans et français (Nant et Villeneuve de Berg attribués à Schuepbach et Montélimar attribué à Total).

La presse et une partie du monde politique relayaient en fanfare une victoire des citoyens mobilisés depuis le début de l’année. Les collectifs citoyens prudents et réalistes annonçaient ne pas baisser la garde face à ce qu’ils considéraient comme une simple annonce. L’arrêté du 12 octobre 2011 portant publication de la liste des permis abrogés dans le cadre de la mise en œuvre de la loi du 13 Juillet interdisant la fracturation hydraulique avait rendu furieux le conseil général de l’industrie de l’énergie et des technologies (CGIET). Celui-ci anticipant la réaction du groupe pétrolier. Le CGIET missionné en février par le gouvernement pour conduire une mission d’inspection a par ailleurs été reconverti le 14 novembre  en conseil général de l’économie de l’industrie de l’énergie et des technologies (CGEIET).  Les conclusions de la mission d’inspection initialement prévues avant l’été tardent à venir, un rapport préliminaire a néanmoins été rendu au mois d’avril lequel indique la nécessité de poursuivre la recherche.

Recherche

Les scientifiques quant à eux sont nombreux à réclamer que la recherche appliquée soit poursuivie. La réunion thématique organisée hier 25 novembre à Grenoble par Environalp et l’Institut des sciences de la Terre le confirme.  Un panel d’universitaires nord-américains et français faisait un état des lieux de la recherche sur les gaz de schiste. Cette rencontre scientifique à laquelle étaient invités des étudiants, des élus, des scientifiques, des représentants de l’industrie ainsi que de simples citoyens a permis de faire le point sur l’exploitation en Amérique du Nord, les conséquences environnementales et sanitaires ainsi que sur les risques géologiques induits par l’injection des eaux de forages en grande profondeur.  Le constat est sans appel: l’industrie répète à l’envie qu' »il ne faut pas se priver d’une ressource disponible » et les chercheurs que les risques liés à l’exploitation nécessitent d’être mieux investigués par la mise en œuvre de forages tests. Et cela nous n’en voulons pas.  Pourquoi aller investir dans une recherche coûteuse sur l’exploitation polluante de réserves limitées d’hydrocarbures dont l’utilisation contribuera au réchauffement climatique?  Pourquoi engager maintenant de tels investissements au détriment de la recherche française en matière de production d’énergie renouvelable? La rencontre de Grenoble fut une étape instructive, le débat est lancé en Rhône-Alpes. Il faut le poursuivre et l’ouvrir sur la nécessité d’une relocalisation de moyens diversifiés de production d’une énergie propre et renouvelable. Et l’exploitation des hydrocarbures de roche mère n’est sûrement pas la bonne réponse.

Pour les collectifs, les gaz et huile de schiste, c’est ni ici, ni ailleurs, ni aujourd’hui ni demain!

Jeudi soir 22 septembre 201! Gasland au Cinéma Comoedia Lyon suivi d'un débat  info ici

                                 ( ! ) Info minute ici

  M. Fillon refuse de répondre à la demande de retrait des permis d’exploration du « gaz de  schiste »,  vers un recours  devant le Conseil d’État ?

Communiqué de presse
Lyon, le 14 septembre 2011

            Alors même que les pétroliers ont annoncé il y a quelques mois que la seule méthode connue pour effectuer recherches et exploitation du gaz était celle de la fracturation hydraulique, ils confirment au moment de rendre leur rapport au gouvernement qu’ils seront en mesure de faire une exploitation « propre », grâce à une méthode « acceptable ».

             Nous affirmons par ailleurs que la loi promulguée le 14 juillet ne règle en rien la question des « gaz de schiste », c’est une loi en trompe-l’œil, cherchant, par la voie législative, à dédouaner le gouvernement de sa responsabilité. Le dépôt d’une nouvelle proposition de loi à l’automne en est une preuve mais renvoie de nouveau à la représentation nationale la responsabilité de trancher cette question.

             Le code minier prévoit que ce que l’administration fait elle peut le défaire si les conditions ne lui semblent pas réunies, appliquant ainsi une forme de « principe de précaution ». Or, dans le cas présent les plus vives inquiétudes concernant la santé de la population, la protection des  ressources en eau et la préservation de l’environnement persistent.

             A l’initiative de Muriel Bodin, avocate spécialisée en droit public et droit de l’environnement membre du collectif 69 « Stop au gaz de schiste », une lettre demandant le retrait des permis Borloo a été adressée au premier Ministre François Fillon le 14 juillet. L’envoi de cette lettre ouvrait un délai de deux mois pour obtenir une réponse du premier ministre et, le cas échéant, engager un recours devant le Conseil d’État.

            Cette lettre a été envoyée accompagnée des 100 premières signatures de citoyens engagés contre ces permis. Depuis plus de 5500 citoyens ont soutenu cette action inquiets des conséquences sanitaires et environnementales de ce « nouvel eldorado qui rend dingo » (Cf. Le Canard Enchaîné).

             Nous prenons ce jour acte de l’absence de réponse du gouvernement et allons maintenant concerter les collectifs et les citoyens qui soutiennent cette action afin de décider si nous formons recours devant le Conseil d’État.

             Nous vous tiendrons informé de la suite de notre démarche le jeudi 22 septembre 2011 à 19h au cinéma le Comoedia à Lyon à l’occasion d’une projection du film « Gasland » et d’un débat public organisé par le collectif 69.

 Références

La pétition et le texte de la lettre : http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/presentation.php?id=342

Le site du collectif 69 et Rhône-Alpes nord : https://nonaugazdeschistelyon.wordpress.com/